Les Damnés
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58 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 28 novembre 2007
"Les Damnés" (1969) de Luchino Visconti relate le quotidien décadent d'une famille bourgeoise qui se déciment par ses différences, ses mégalomanies durant la montée du nazisme d'avant-guerre. Si le tout est une pure fiction, le réalisateur italien enrobe son récit d'évenements historiques parcourant l'Allemagne des années 30, comme cette triste 'Nuit des longs couteaux'. On dira ce que l'on voudra sur ce Macbeth transposé, mais on ne peut enlever la beauté décorative et singulière chère au cinéaste. Le seul souci, non moins négligeable, est que l'on s'ennuit poliment. "Le Guépard" (1963) n'était déjà pas ma tasse de thé, mais cette fois ci ce sentiment d'ennui s'est décuplé. Appelons ça le syndrome Visconti! Car le cinéma italien de ses compatriotes Fellini, Antonioni ou Passolini est selon moi son opposé : une parfaite maîtrise de rythme et d'accessibilité pour le spectateur. Et lorsque l'on est dans la déception, les défauts apparaissent plus facilement : Car des SS qui parle l'anglais, cela reste un détail, mais c'est un aspect dommageable à l'oeuvre même. Donc sans être un détracteur de ce film 'culte' somme toute utile, je fais partie de ceux pour qui la mayonnaise ne prend pas.
A v
A v

7 abonnés 31 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 avril 2019
"Les Damnés" de Visconti est pour moi l'un des meilleurs film du réalisateur Italien avec dans un registre différent "Mort à Venise". Ce chef d'oeuvre sur fond de nazisme nous comtes l'histoire d'un jeune homme dominé par sa mère et hanté de désirs incestueux, une femme ambitieuse et son amant meurtrier, un S.S. fanatique : voici l'orgueilleuse famille sur laquelle règne un patriarche tout puissant. Des destins liés à l'histoire de l'Allemagne, au cours de cette période fatale qui vit la monté du nazisme et l'avènement d' Hitler. La démence et la mort rôde dans cette fresque magistralement réalisé par Luchino Visconti.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 décembre 2024
Ça n'a jamais fait bon genre que de le dire, mais j'en ai vraiment rien à faire. Je vais dire les choses telles que je les ai toujours pensées : dès 1969, soit l'année de sa sortie, acclamer ce film relevait de la pure fumisterie. Visconti a beau être un des maîtres du cinéma, ce n'est pas pour autant qu'il fallait à chaque fois lui décerner le sésame. Et pourtant, l'idée était d'enfer : la désintégration d'une famille (fictive, précisons-le) marchande des canons au moment de l'avènement du Régime Hitlérien, avec au passage une référence plus qu'appuyée à la nuit des longs couteaux. Sauf qu'à l'écran, c'est d'un ennui abominable. Que de personnages inintéressants qui vont et viennent comme des ombres. Pas de réels enjeux, ou alors si mollement exposés que l'on n'y prête même pas attention. Pour ne rien arranger, le père Luchino se perd dans une mise en scène balourde qui ne se résume qu'à une interminable suite de gros plans, et tout ça sur 2h30. Je vous laisse imaginer le tableau. Sans oublier quelques manoeuvres douteuses pour appâter, en usant d'un érotisme voyeur et bon marché digne des productions fauchées qui verront le jour dans les années 70. Généralement, quand un film me déplaît autant, j'essaie au moins de sauver les acteurs. Même ça, ça n'est pas possible. C'est un véritable crève coeur que de voir des légendes telles Dirk Bogarde et Ingrid Thulin jouer aussi mal. Quant à ceux de second pla, c'est encore plus mauvais. Oui les amis, même quand on s'appelle Visconti on peut se planter sur toute la ligne.
Serge K
Serge K

21 abonnés 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 juin 2023
Long, ennuyeux, scénario compliqué, le film est sauvé par des décors et des costumes superbes et une photographie excellente, excellente prestation de tous les acteurs,
Jahro
Jahro

67 abonnés 684 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 novembre 2014
Visconti, c’est une Palme d’Or à Cannes, un Lion d’Or à Venise, des chefs d’œuvre à la pelle et une filmo presque exclusivement composée de classiques. Voilà, ça pose le décor. Le maître, puisqu’il faut bien appeler un chat un chat, croque ici des magnats de l’acier germanique, en pleine effervescence depuis qu’Adolf est devenu Führer. La dynastie est disparate : l’intègre, la perfide, le déviant, l’ambitieux, le vieux loup, l’innocente, l’éventail des courants qui la secouent est riche. Et il faut dire, magnifiquement mis en images. Les acteurs au toucher théâtral rivalisent de prestance et de tempérament dans le décor d’époque, enluminé de compositions symboliques tout en clair-obscur. Un cadre où chaque élément, son, grain, prise de vue, performance s’accorde pour alimenter les rayons des écoles de cinéma. Oui, sauf que devant ce cadre, il y a l’intrigue, équivoque, dérangeante, oppressante. C’est qu’il n’est pas que des héros chez ces collabos par naissance. Alors bon, évidemment, tout ça paraitra probablement un peu vieillot aux yeux du jeune spectateur d’aujourd’hui. Un demi-siècle après sa sortie, pensez, l’impact s’est quelque peu émoustillé. Il n’empêche, c’est dans ce cinéma, puissant, amoral et beau, qu’on reconnait le véritable septième art.
lhomme-grenouille

3 615 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 janvier 2014
Décidemment, j’ai vraiment du mal avec le cinéma italien. Pas un seul instant je n’ai ri face à cette comédie plombée par l’outrance du jeu des acteurs et le simplisme de la réalisation. A croire que c’est culturel. N’empêche, me concernant, le résultat est là : l’ennui.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 septembre 2009
Un film sur les années 30 qui dépasse largement la dimension historique : un film qui parle de l'humanité en racontant la perte d'humanité. L'horreur en art a besoin d'être belle... "Il n'est point de serpent ni de monstre odieux / Qui par l'art imité ne puisse plaire aux yeux"
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 avril 2023
Très grand film du très grand Visconti, tragédie grecque dans l’histoire tragique de l’Allemagne nazie, grande fresque sur une famille de marchands de canons qui fera toujours primer ses intérêts devant ses (faibles) convictions… quand elle en a.
Tout y est remarquable : la mise en scène somptueuse, le montage fluide, les cadrages, la photographie, les dialogues, la direction d’acteurs magnifiques, tout particulièrement Helmut Berger et Ingrid Thulin.
Le genre de film qui démontre pourquoi le cinéma est devenu le 7e art.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 août 2016
Comme il filmait la décadence d'un roi avec Ludwig, Visconti filme ici la décadence d'un peuple, représenté par une famille plutôt malsaine dans un pays habité par le fléau du nazisme. Un film mi-historique, mi-drame baroque assez brutal dans son message, immoral même mais fascinant sur son style.
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juin 2020
En 1933, l'avènement des Nazis est diversement accueilli par les membres de la riche entreprise familiale Von Essenbeck. A partir de l'incendie du Reichstag, l'Histoire va s'accélérer et la famille Von Essenbeck imploser...

Les Damnés est un drame Germano-Italien de Luchino Visconti de 1969.
Il s'agit d'une fresque historique et familiale remarquable qui montre comment le destin de cette famille va se retrouver étroitement associé à celui de l'Allemagne dans une fuite en avant pour aboutir à un règne qui devait durer Mille ans. Ce sont les Femmes et les Hommes qui font l'Histoire, Visconti le démontre très bien avec les damnés.

Une famille divisée
Chez les Von Essenbeck, chacun joue une partition différente. Joachim Von Essenbeck (Albrecht Schonals), le père riche industriel, est un homme âgé qui n'apprécie pas les Nazis. Il est assassiné et celui qui est accusé n'est autre que son beau fils, Herbert Thalmann (Umberto Orsini), opposant déclaré aux Nazis. Constantin Von Essenbeck (René Koldehoff), implanté chez les SA d'Ernst Rohm se voit nommé directeur mais il perd rapidement le poste au profit de Friedrich Bruckmann (Dirk Bogarde), le directeur falot de l'usine, fiancé à la fille (Ingrid Thulin) de Joachim Von Essenbeck. Et puis, il y a Martin (Helmut Berger), le petit fils, que personne ne prend au sérieux, surtout lorsqu'il se travestit en Lily Marlène...
Toute cette famille va s'affronter sous le regard d'un cousin, Aschenbach (Helmut Griem). Celui ci est membre des SS.

Les damnés est une chronique familiale qui serait inspirée de celle des Krupp, industriels implantés dans la RUHR. Le film met parallèle le destin des membres de la famille et les épisodes historiques (Nuit de cristal, Nuit des longs couteaux...) qui parachevèrent l'avènement du régime Nazi et la prise de pouvoir totale par Adolf Hitler. Manipulations et jalousies sont les moteurs de cette fresque familiale contrariée brillamment mise en scène par Luchino Visconti.
Les damnés alterne les scènes intimistes et celles d'actions, ce qui le rend moins statique que certaines autres oeuvres de Visconti.

Aschenbach, l'Ange de la perdition de la famille Von Essenbeck
Aschenbach , remarquablement interprété par Helmut Griem, est le "grain de sable" qui va monter les membres de cette famille les uns contre les autres pour arriver à ses fins. Historiquement, le régime Nazi va s'entourer continuellement d'un semblant de légalité. Face à l'opposition entre l'armée allemande et les SA, les SS vont parier sur l'armée, indispensable pour leurs projets d'expansion à venir. Les SS élimineront les oppositions (SA et Libéraux) durant la nuit des longs couteaux.

La réalisation "au cordeau" et l'interprétation magistrale de l'ensemble du casting concourent à la qualité du film.
La bande originale est de Maurice Jarre.

J'ai vu ce film pour la première fois alors que j'étais adolescent et il m'avait marqué. Les damnés est mon film préféré de Luchino Visconti.
cylon86

2 833 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2011
Visconti met en scène sa vision de l'Allemagne nazie à travers le destin tragique de cette famille où personne n'est reluisant. Tous les personnages sont pourris que ce soit par l'ambition, par leurs pulsions ou par l'idéologie nazie et le scénario de cette fresque est brillament écrit, avec ce qu'il faut de trahisons et de coups bas. Quant à Visconti, il s'arme d'une superbe photographie et de somptueux décors pour souligner la décadence de cette famille, l'éclairage est soigné et le seul défaut vient de la mise en scène en elle-même où le cinéaste s'autorise des zooms affreux sur les personnages. L'ensemble est froid mais colle parfaitement à l'ambiance du film porté par de fabuleux interprètes, Dirk Bogarde et Helmut Berger en tête.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 8 mai 2012
Un peu pompeux, parfois ampoulé et trop théatral, Les Damnés reste néanmoins une oeuvre d'une grande richesse, un échiquier familial et politique dans la période troublée d'avant-guerre. La tension psychologique palpable, la virtuosité de certains passages (l'orgie des S.A par exemple) et le sens du détail permettent une bonne immersion. A noter la présence d'une bien jeune Charlotte Rampling.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 juillet 2008
Réalisateur lyrique et incontournable du cinéma italien, Luchino Visconti se prononce cette fois pour un thème qui lui est très personnel. A savoir le nazisme. Mais là où beaucoup se vautre dans la démonstration où l'histoire cosmétique laisse sur le carreau la réflexion de son public, il est évident que ce piège nécessite à l'auteur un temps assez important pour écrire cette histoire qui ne se voudra d'ailleurs jamais historique. Elle ne sera que romance laissant à son inventeur les libertés d'un passé qui impose fatalement ses limites narratives. Mais le choix judicieusement choisi par le réalisateur sera à la hauteur de son long-métrage. En effet, Les Damnés est un film aussi riche que suggestif. Ce qui demeure pour tout arts l'un des exercices plus difficiles. Mais l'un des plus beaux et des plus respectables. Et partant de cette forme magnifique, Luchino Visconti tisse une famille qui se perd peu à peu dans le piège d'une époque faisant inévitablement tomber ce cabinet des antiques en une ruine de cendre et de poussière. Dès lors, les personnages deviennent des symboles. Fatidiquement, la frontière s'installe et l'oppose à la réalité. C'est néanmoins le choix du cinéaste. Cependant, même si certaines scènes sont finalement assez discutables, l'ensemble est d'une rare puissance. Dans Les Damnés, la pédophilie se marie avec suicide, le capitalisme se lie avec la solitude, et la vie se confond avec la mort. Et tout cela sur un fond de nazisme prenant pour cible une famille assez riche pour transformer cette maladie en une peste aussi inévitable pour sa généalogie que pour sa société. Autodestruction d'une société et d'une classe, Les Damnés aspire à un sens neuf, à un cinéma nouveau. Passionnant.
Trelkovsky
Trelkovsky

82 abonnés 264 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2011
Pour mettre en images sa vision de l'Allemagne nazie, Luchino Visconti prend un parti audacieux ; il ne nous parle ni de la guerre (on dénote à peine quelques allusions à la futur expansion du troisième Reich), ni d'antisémitisme. Exit également les rangs de soldats bien rectilignes, l'organisation de fer des troupes hitlériennes : il s'agit pour le cinéaste italien de peindre les tableaux d'une décadence, de mettre en scène la bêtise crasse d'une ideologie et de son élite et l'absurdité d'un mouvement qui s'autodétruit, tout en analysant avec une réelle acuité le pourquoi et le comment de sa venue au pouvoir. Sorte de danse macabre d'une beauté visuelle ténébreuse et obscène, l'oeuvre s'avère d'une puissance sans équivoque.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 juillet 2007
La métaphore des Damnés est une toile d'araignée. L'araignée et le pouvoir et plus précisemment le pouvoir totalitaire et absolu. Chaque personnage va se coller sur cette toile inconsciemment ou consciemment et va s faire détruire par sa soif de pouvoir. La machination, l'hypocrisie, l'inceste, la pédophilie, le nazisme autant de courants d'air qui emporteront les personnages sur la toile d'araignée avec qu'un seul désir le pouvoir. Martin, incarné par Helmut Berger, est le seul à instrumentaliser le pouvoir pour sa vengeance. Il ne veut pas le pouvoir de diriger mais le pouvoir de détruire et c'est en ça sa compréhension du national-socialisme. En ça il a surpassé sa mère dont le pouvoir de corruption s'est révélé inefficace face à la frénésie maléfique de son fils.
Mort à Venise est la maladie du désir sans retour, Le crépscule des dieux est la folie du désir sans limite, Les damnés est la marche au tombeau du désir sans vertue.
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