Ce film mérite 5* sans la moindre hésitation.IL est parfait et ne pas l'avoir vu est une faute pour les cinéphiles.Visconti est le plus grand cinéaste italien et il est dans ce film avec "le guépard"au sommet de son art.On peut détester ce film pour son climat morbide,sa morale effroyable et sa froideur absolue mais on ne peut qu'admirer sa beauté permanente,l' émotion artistique qui se dégage dans les pires moments et sa diabolique intelligence.Du très,très grand cinéma et une leçon de vie pour tous les jeunes adultes.
Probablement un des dix monuments cinématographiques du XXème siècle. Une atmosphère à couper au couteau, un jeu d'acteurs extraordinaire, un scenario de première, une mise en scène d'un Visconti (fort bien assisté) au sommet de son art. Qui veut comprendre quelque peu une partie de l'histoire des années nazies se doit de voir ce film.
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4,0
Publiée le 7 octobre 2014
Luchino Visconti est un maestro! Ce dernier nous offre en 1969 "The Damned", film capital pour la comprèhension de cette pèriode! Le metteur en scène de "Il Gattopardo" nous montre les interrelations unissant le grand capital et le fascisme, à travers l'analyse d'une famille fortunèe! Les rivalitès et les destructions à l'intèrieur d'une même famille nous sont montrèes dans toute leur cruautè implacable, en parallèle avec les diverses actions et grands moments du règime fasciste! Visconti nous donne là l'un de ses meilleurs films car c'est encore la dècomposition d'un monde que le cinèaste italien dèpeint dans "The Damned", mais sous une forme beaucoup plus violente, plus atroce et plus tragique! Le rècit retrace l'anèantissement d'une famille entièrement possèdèe par la volontè de puissance et de jouissance! Le chef de cette famille, Joachim von Essenbeck, qui est le dèpositoire des traditions et des privilèges de sa classe, va mourir de mort violente! En fait, la mort est prèsente tout au long du film! On assiste une fois encore au "crèpuscule des dieux" s'achevant sur la violence, la faiblesse et la lâchetè. "The Damned" a le mèrite de montrer très clairement le rôle et le destin de la grande bourgeoisie allemande, allièe privilègièe de Hitler et du nazisme, facilitant la venue au pouvoir du fascisme pour tenter de se survivre à elle-même, ce que l'histoire est appelèe à juger impitoyablement! Tous les acteurs sont exceptionnels (Dirk Bogarde, Helmut Berger, Ingrid Thulin...) et la fameuse nuit des Longs Couteaux est un fracassant moment de cinèma...
Une fresque baroque pour la chronique d'un désastre, comment une famille noble allemande sera finalement détruit par son argent, et son adhésion à un régime qui tel chronos finira par dévorer ses enfants,
Quelques longueurs, et des erreurs chronologiques, mais autrement il n'a pas vieilli d'une ride et reste une oeuvre magistrale !
Film a grosse réputation, comme nombre de films de Visconti, le récit Politico historique est intéressant, mais la forme du film qui est un gros téléfilm bavard en costume, manque de lumière, de légèreté et d'aération et est un peu indigeste sur le plan esthétique. On préfère Louis 2. A comparer avec le fabuleux "Les 4 Cavaliers de l'Apocalypse" de Minelli ou apparait aussi ingrid Thulin, beaucoup plus récréatif et plaisant
Les films mêlant Histoire et destins d'une famille sont souvent l'occasion de grandes fresques avec un souffle passionné, bouillonnant. Et là, Visconti offre une mise en scène très classique, très sobre, très froide, où les événements s'enchaînent avec une lenteur fracassante mais qui nous retiennent pendant deux heures et demi. Une mise en scène complètement à l'image de ces personnages prenant aussi les traits de cette décadence humaine incarnée par le nazisme. Les personnages se détruisent par le meurtre pour le pouvoir et l'argent, la pédophilie, l'inceste. Le plus impressionnant est l'évolution du personnage d'Helmut Berger, véritable écorché vif, souffrant du désamour de sa mère et prenant à la fin les traits de l'officier SS, glacial et stoïque. Personnage dominé par sa mère au début et la dominant à la fin en la poussant jusqu'au suicide. Dans ce rôle-là, le comédien crève l'écran par sa présence, sa sensibilité puis sa froideur. Visconti dresse un tableau impressionnant où chaque personnage de la famille incarne un destin différent face à la montée du nazisme : l'ennemi politique exilé, la femme déportée, le SS "arriviste" prenant du galon ou les nazis convaincus depuis toujours mais détruits par le pouvoir, à l'image du SA et toute la reconstitution de la Nuit des Longs Couteaux. Chef-d'oeuvre.
Signalons d'abord le mélange déroutant entre allemand et italien, qui nuit à la force de la narration. Cependant l'intrigue nous propose une tragédie digne des plus sanglants mythes de l'Antiquité pour dessiner le délitement funeste d'une famille autant que la prise de pouvoir du nazisme en s'appuyant sur les bas instincts de l'Homme sans empathie ni retenue (séquence cynique du massacre des SA). Dans une symétrie inversée, la maitrise individuelle et la tyrannie collective se croisent, alors que la déchéance morale, les passions, la lâcheté, laissent au régime des machiavéliques roués toute latitude, rendant une quelconque alternative impossible. Exploitant les connotations des couleurs ainsi que l'excellence des choix de casting et une mise en scène millimétrée, le récit conserve une belle dynamique, détails ou symboles en révélant autant que les dialogues. Une fresque implacable.
Enfin vu ce film qui doit faire partie des 100 films à voir avant de mourir. Ou qu’un cinéphile doit voir.
Malheureusement, mon rendez-vous avec « Les Damnés » a été décevant. Moi qui signe pratiquement mes réflexions par « A voir en V.O si possible », j’ai vu ce Visconti en V.F. Je n’ai pas pu faire autrement, la version proposée était italienne ! Et comme la plupart des productions italiennes de ces années-là, avec des acteurs étrangers, le doublage est navrant. Les voix ne sont pas seules en cause, la post-synchronisation donne la sensation d’un doublage extérieur et plaqué sur les personnages.
La version française sonne un peu mieux, car il y a des voix qui me rappellent mon enfance dans des films ou séries ; si si des séries comme « Amicalement Vôtre », « Les Envahisseurs », « Les Mystères de l’Ouest », «Mannix », « Colombo » et j’en passe. Seulement là aussi, comme la version italienne, l’enregistrement sonore des voix est une catastrophe. Sans compter une bande son par moments dissonante. A croire que la copie proposée était endommagée. Bref, étant sensible au jeu des acteurs, j’ai visionné « Les Damnés » dans de très mauvaises conditions. A cela s’ajoute un jeu très théâtral dont les expressions me renvoient au cinéma muet et le doublage renforce encore plus ce jeu d’un autre temps ! Une torture pour mes oreilles. Puis il y avait une incohérence dans cette copie proposée, la longue scène de la nuit des Longs Couteaux se déroule en version originale. Ainsi, l’acteur qui interprète Konstantin s’exprime soudainement dans la langue allemande ! Plus de version française !
J’ai bien tenté de me concentrer que sur le récit, j’ai bien tenté d’oublier la version française, j’ai excusé le jeu des acteurs malmenés par la V.F… en vain.
Grand industriel dans l’acier, et patriarche de la famille von Essenbeck, Joahim de son prénom, refuse de servir les intérêts d’Hitler. Pourtant, il lui faut trouver une solution car son empire bat de l’aile. Cet assassinat mystérieux permet d’élaguer les têtes ambitieuses et fait surtout le jeu d’Aschenbach, un cousin de la famille inféodé au parti nazi. La manipulation d’Aschenbach (Helmut Griem) pour amener l’entreprise à servir le régime nazi était intéressante. Combines, intrigues, compromis, tout était bien amené. Le récit souffre quand même de quelques longueurs à mon goût comme cette fameuse nuit des Longs Couteaux. Evidemment le film a vieilli par moment, en partie à cause de la direction d’acteurs et de quelques lignes de dialogues que j’ai trouvées naïves ou malvenues. Certainement la faute à cette satanée version française !
Je n’ai aucune envie de mal noter « Les Damnés », je lui réserve tout juste la moyenne.
Plus que jamais, à voir en V.O, mais quelle V.O ?! Sur le plateau parlait-on une seule langue ? Je n’en suis pas certain. Et c’est bien dommageable…
Ayant adoré le Guépard grande fresque sur toile de fond historique j’attendais beaucoup « des damnés » qui allait raconter la montée et la chute du nazisme au travers de l’histoire d’une riche famille industrielle. Visconti y dresse le portrait de la décadence d’une famille, qui s’écroule et se déchire pour conserver son pouvoir. Car la puissance économique est montrée comme une source de pouvoir sans la moindre équivoque et les arrangements et agréments de la famille Von Essenbeck envers les nazis sont un moyen de conserver et d’assoir leur position dominante. Si une nouvelle fois chez Visconti le décorum est utilisé à merveille, j’ai trouvé l’histoire trop vaste pour tenir sur les deux heures et demie, j’ai souvent eu l’impression que des raccourcis étaient employés ce qui est toujours gênant avec ce type de sujet. Les damnés est un film baroque par moment théâtral sur une autodestruction de groupe et sur les chemins qui mènent à l’horreur.
Les damnés qualifient les membres d'une famille de la bourgeoisie industrielle allemande à l'heure où Hitler s'empare du pouvoir. Dès lors, ce n'est de la part des uns et des autres que déchirements, trahisons et meurtres pour s'emparer de la direction de l'aciérie familiale. Tous sont prêts à vendre leur âme au Diable, au nazisme. Bien que Visconti se défende d'avoir réalisé un film historique, nul doute que la famille von Essenbeck symbolise la proximité de la bourgeoisie allemande avec le nazisme. Chacune de ses composantes semble en effet caractériser une posture et une implication par rapport au nouvel ordre du Reich, consécutivement aux dates historiques qui jalonnent l'exercice du pouvoir par Hitler. Le sujet n'est pas inintéressant, initialement. Mais la mise en scène de Visconti ne m'a pas convaincu. L'atmosphère tragique et funèbre, violente et shakespearienne, du film est déterminante. Pour autant, je n'ai pas trouvé les personnages captivants, pas plus d'un point de vue humain que sociologique ou symbolique. D'autant que la relation, féroce et vénéneuse, que tisse chacun d'eux avec les autres relève de sentiments hystériques et outranciers plus ou moins obscurs. Mais je reconnais que je ne suis pas un grand fan du cinéma de Visconti.
Un film d'excellente facture, avec un superbe casting, sur la descente aux enfers par la face nord d'une famille de grands industriels pendant la montée du nazisme, entre ambition égoïste, vanité et haine. On peut regretter un petit manque de nuance dans les réactions des personnages tout de même.
GE 3 - nov 15 revu en grand écran ce Visconti excellent mais pas aussi somptueux comme le Guépard ou Mort à Venise. aucun lueur d'espoir dans cette évocation de ce que peut devenir une grande famille dynastique dans un secteur clé (l'armement aujourd'hui?) lorsque la guerre et/ou le totalitarisme pointe le nez. Thullin et Rampling crèvent l'écran de beauté, vénéneuse pour la première, innocente pour la deuxième. D. Bogard m'a moins convaincu. M. Jarre délivre une bande son parfois surprenante, avec des réminiscences de Dr Jivago (??). Le cousin nazi est glaçant à souhait. Le règlement de comptes entre SA et SS ferait penser pourquoi pas aux affrontements sunnites contres chiites, mais je m'égare...La guerre est un thème éternel de pouvoir et de trahison. La qualité obsessionnelle des décors de Visconti est parfaitement rendu avec cette version rénovée.
DVD 2 - janv 10 de la chair et des canons, compétition de cynisme entre puissants et nazis décadence théâtralisée, un ballet irréel et mortuaire
Un très bon film qui retrace l histoire et surtout la descente en enfer d une famille d d'industriel allemand les eissenbenk. A l Aube de la seconde guerre mondiale le patriarche va subitement mourir, cette tragédie va précipiter la fin d un règne et nous voyons peu à peu les membres de cette famille se déchirer car dysfonctionnelle en amont Cette bourgeoisie qui va sans cesse être dénigré et attaqué à chaque film de visconti, va atteindre son paroxysme,.en effet possédant de nombreuses usines les nazis vont manipuler cette famille pour acquérir ces trésors et a la fin vont être complice du diable en quelque sorte un très bon film mention spéciale à la scène de reconstitution de la nuit des longs couteaux
Le film est une transposition de Mac Beth au sein de la famille des grands industriels allemands Krupp au moment du nazisme. Au fur et à mesure de la montée en puissance du personnage de Martin Von Essenbeck on a aussi l’impression d’une réminiscence de l’histoire de l’empereur Néron (surtout à la fin, avec l‘affrontement et l‘inceste mère fils). Sur le plan politique c’est une illustration de la thèse marxiste de la complicité entre capitalisme et fascisme. Esthétiquement Visconti a su allier son sens du fastueux habituel avec celui du glauque, du malsain. C’est resté le modèle dominant pour évoquer le nazisme.