Un hui-clôt en forme de thriller, dans lequel Polanski joue avec son spectateur. De manière "classique" d'abord, en oscillant entre mensonge et vérité, doute et certitude. Puis de façon plus malsaine en jouant avec nos désirs et nos instincts les plus bas, c'est horrible, mais on veut entendre Sigourney Weaver nous raconter ce qu'elle a subie. Tout au long du film, le suspense est habillement maintenu, jusqu'à cette fin, terrible et très dérangeante.
Polanski continu de lorgner sur son péché-mignon : les pièces de théâtre. Pour cette adaptation, j'ai du mal à trouver mon compte. Il faut le dire, scénaristiquement il y a une épaisse couche de mystère qui enveloppe le destin de la femme interprété par Sigourney Weaver. S'en prendre au premier venu pour régler ses comptes avec le lit conjugal et son passé. Sauf qu'à trop vouloir confiner sa mise en scène dans cette maison sur côte, au milieu de rien, assez lambda, la dynamique du film reste sur le point de vue théâtrale. D'où un l'intérêt quasi nul d'en fabriquer un objet de cinéma.
Impressionnant. Roman Polanski nous emmène dans un huit clos saisissant. Sigourney Weaver est exceptionnelle comme souvent d'ailleurs. Le scénario mêle une envie de vengeance mais le faire reviendrait a devenir soit même un monstre... Presque un chef d'oeuvre.
Huis clos maîtrisé certes, mais huis clos parfois un peu long. Heureusement, le suspense est bien présent et la prestation des 3 acteurs est remarquable.
Un huis-clos tout en émotion. Même si ce film revête des imperfections, le sujet reste douloureux et on ne peut y être indifférent. Sigourney est égale à elle-même à savoir fragile et forte à la fois
Un huis clos qui tiens à la gorge jusqu'au bout. Acteurs très bon, histoire franchement pas mauvaise. Un ensemble inpeccable mais à voir une fois nettment pas 36.
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0,5
Publiée le 17 avril 2021
La Jeune Fille et la Mort raconte une histoire déchirante qui n'est pas censée être agréable. Mais même il y a une différence entre raconter une histoire désagréable et créer une expérience cinématographique désagréable et malheureusement le réalisateur Roman Polanski ne maintient pas cette distinction avec ce film. Nous voyons dans cette production morbide la règle du relativisme moral du début des années 90. Le docteur maléfique n'a jamais appris à établir des relations avec les femmes et donc dès qu'il en a eu l'occasion il a exercé sa sordide vengeance sur ses captives sans défense. Et il a était pardonné pour ces atrocités parce qu'il disait je les aimais. L'autre homme de l'histoire le mari froussard est l'exemple de l'homme banal qui est un avocat bien sûr et il a ses propres problèmes paralysants en essayant d'imposer la raison et la loi sur des questions de relation et donc il ne peut ou ne veut pas défendre sa femme. Et il croit apparemment que ces deux crapules ont une justification pour leurs motivations de haine des femmes et il choisit de subir les conséquences en silence. Où se cachaient les féministes lorsque ce film est sorti...
Un huit clos plutôt efficace, le suspense est bien mit en scène (spoiler: bien que j'ai rapidement donné raison à Paulina, alias Sigourney Weaver ) et le face à face est de qualité. Le film est par contre un poil long et je me suis par moments un peu ennuyé.
Film intéressant car il donne à réfléchir sur la vérité et la subjectivité. La vérité est ici insaisissable car connue seulement de deux personnages, dont on ne pénètre pas l'intériorité. Mais le film trouve aussi ses limites dans la focalisation sur l'unique question de la culpabilité ou de l'innocence du Dr Miranda. Il devient alors plus anodin, malgré la cruauté et l'horreur évoquées.
Polanski est le maitre du huis-clos théatral et ici il est tout simplement génial. Pourquoi la vengeance ? une perte de statut de juré au détriment d'une partie civile ? la douleur justifie t-elle le fait que l'on devienne meurtrier à son tour ? mais si l'on ne se venge pas que fait la société ? réponse : rien, nous sommes bien dans l'absurde. Ce film, qui n'est en fait qu'un flash-back, est un des plus grands Polanski. Les acteurs, la mise en scène, le scénario, sont époustouflants, on peut le regarder tous les jours sans se lasser. Quand le cinéma s'y met : çà fait mal !
La réussite du film tient entièrement sur la très grande performance de Sigourney Weaver. Malgré un sujet très dur et scabreux, Sigourney Weaver parvient miraculeusement à garder ce film sur les rails jusqu'au dénouement avec un grand Ben Kingsley pour lui donner la réplique. L'ambigüité sur la culpabilité du tortionnaire est maintenue jusqu'à la scène finale et le film réussit à traiter d'un sujet aussi difficile avec beaucoup d'intelligence et d'invention. Les changements de plans et de lumières incessants de Polanski accompagnent la dramaturgie et les affres que traversent les différents personnages. Le film illustre l'impossibilité de trouver une solution satisfaisante pour les victimes de tels crimes et la folie des tortionnaires et des victimes à laquelle conduit de telles situations.
Superbe huis-clos psychologique, un thème de prédilection pour Polanski qui filme à merveille l'ambiance de ces lieux fermés au monde extérieur où toutes les passions (et ici elles sont tragiques) font surface. Un suspense tendu où l'on attend férocement de connaître la vérité.......jusqu'à cette fin énigmatique et presque cruelle......
Polanski confronte tortionnaire et victime (interprétés brillamment par le duo Kingsley/Weaver) dans un huis-clos étouffant, à l'issue toujours incertaine, rythmé par le sublime quatuor de Schubert. 3,75
"La jeune fille et la mort" dispose d'un scénario très emballant avec une mise en scène relativement simple, mais néanmoins très appréciable. Le maître Polanski nous livre un huis-clos saisissant où les dialogues, les prestations, et ce petit jeu de propre justice feront toute la différence.
Un huit clôt de Polanski brillant avec une tension qui monte crescendo et un trio d'acteur impeccable. Une ancienne opposante politique au régime de Pinochet (Sigourney Weaver) se retrouve confrontée à son ex tortionnaire (Ben Kingsley) qu'elle séquestre en voulant des aveux, lui nie tout en bloc. Son mari (Stuart Wilson) se retrouve confronté à un dilemme, qui croire dans cette histoire ? Leur maison se transforme alors en un tribunal de la vengeance où l'on ne sait qui défendre, on est sur le fil du rasoir tout le long du film, jusqu'à un dénouement final superbement interprété par Kingsley. Un très bon film, passionnant et éprouvant.