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vinetodelveccio
89 abonnés
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3,5
Publiée le 18 juillet 2013
Un film plutôt réussi et maîtrisé, mais finalement assez insignifiant. Avec une histoire de vengeance, somme toute assez classique, Roman Polanski prend le parti original de réaliser un huis-clos étouffant en lieu et place des habituelles courses-poursuites propres à la thématique. Ce style lui va comme un gant et grâce à un rythme parfaitement distillé et à une mise en scène au cordeau, il parvient à instaurer une certaine tension. Malgré tout, les dialogues sont assez lourdement écrits et à vouloir montrer la brutalité toute nue, il en enlève l'horreur et bascule dans une démonstration appuyée un brin maladroite. Bref le film fait preuve d'un certain manque de finesse pour traiter les questions ardues de la vengeance, de la culpabilité et du pardon. Les acteurs sont excellents, mais le film est sans doute à regarder en VO, le doublage étant absolument catastrophique.
L'histoire de ce supposé médecin violeur sous un régime répressif qui ne veut pas avouer son identité face à une de ses victimes armée qui l'a reconnu est intéressante, et nous tient jusqu'au bout pour savoir ce qu'il en est. Va-t-elle le tuer ? Est-il vraiment le monstre décrit ? On ne le saura qu'à la dernière minute ! Mais, si le film est assez envoutant (comme la somptueuse musique La Jeune fille et la mort, dont le film tire son nom, et qui nous est donnée à écouter quelques fois), il accuse une certaine longueur, due à la répétition de certaines scènes (il arrive ponctuellement que l'interrogatoire piétine...) et surtout au cloisonnement des acteurs presque exclusivement en une pièce, ce qui donne une impression de pièce de théâtre assez bavarde, sommes toutes. Mais l'interprétation des acteurs est audacieuse, le sujet se tient, et malgré la longueur on parvient à être surpris au bout du compte. Un peu longuet, aux allures de pièce de théâtre bavarde, mais dont les acteurs sont bons et l'intrigue intéressante.
Dans les années 70, Polanski aurai sûrement accouché d'un immense film avec pareil sujet. En l'état, il livre un huis-clos oppressant porté par des comédiens exemplaires et par un final ambigüe.
Un thriller à huis-clos à l'ambiance malsaine et trouble bien dans le style de Roman Polanski. Si Sigourney Weaver est impressionnante dans un rôle à la limite de la folie paranoïaque, je ne peux pas m'empêcher de lui préférer Ben Kingsley inoubliable d'ambiguïté dans le rôle d'un médecin (d'apparence seulement ?) sympathique. L'intrigue est assez bien mené même s'il manque un aspect vraiment tortueux comme dans les plus grands films du réalisateur qui ne lui évite pas un certain côté préfabriqué. Enfin, on reconnaît tout de même grandement la patte unique du grand cinéaste et c'est déjà cela de gagné.
Sigourney Weaver se interprète à merveille dans son rôle où sa froideur physique colle parfaitement au personnage et renforce le réalisme. Malgré tout, si une bonne intrigue peut parfois tout à fait remplacer la dose habituelle d'action dans les films, ici, l'intrigue, peut-être à cause du sujet, ne réussit pas à pallier le manque d'action. Mais pour le genre et ceux qui l'apprécient, ce film est sans aucun doute une réussite.
"La jeune fille et la mort", film important dans la carrière du réalisateur. En résumé, l action se déroule dans un pays non cité d'amérique latine, ce pourrait être l Argentine ou le Chili. C est en tous cas dans un pays qui a recouvré la démocratie après une période de dictature ou l on a torturé les opposants. Une femme mariée à un responsable politique qui va être chargé de présider une comition d enquête sur les crimes commis pendant la dictature pense reconnaître, dans la personne d un médecin un de ses tortionnaires. Elle décide de lui faire avouer ses crimes. Mais, ne se trompe t elle pas de personne ? Il s agit ici d un huis clos. Le film est très bien interprété par les trois acteurs, Sigourney weather notamment. Le film est glaçant et porté par son sujet. Il est une tentative réussie de s aventurer sur les rivages noirs de l ame humaine. C'est un film qui laisse des traces dans l esprit du spectateur longtemps après la projection et qui nourrit la réflexion. A voir.
Porté par trois acteurs époustouflants – Sigourney Weaver et Ben Kingsley en tête – La jeune fille et la mort est un huis-clos étouffant, à l'atmosphère crépusculaire, dans la plus pure tradition d'un Roman Polanski qui adopte ici un discours directement politique – la torture pratiquée sous une dictature sud-américaine – qui n'est pas sans rappeler le style de Costa-Gavras. Une remarquable réflexion sur la culpabilité, la vérité, la légalité, le droit à la défense, la vengeance...et un face-à-face psychologique d'une intensité rare, ponctué par la troublante musique de Schubert.
Polanski revient ici à son cadre de prédilection : le huis clos, à la différence près que celui-ci semble plus ouvert à une réflexion politique car il prend les dictatures sud-américaines des années 1970 - 1980 comme toile de fond. Une ancienne opposante au régime se trouve donc confrontée à son ex-tortionnaire qu'elle séquestre et qu'elle veut juger. S'ouvre alors, dans la maison de la vengeresse et de son mari une mise en scène de procès qui confrontera les notions de justice et de revanche, de vérité objective et de ressentis affectifs, de légalité et de légitimité. Polanski ne tranche jamais véritablement dans ces oppositions que lui-même dispose et au lieu d'apporter des réponses, celui-ci préfère poser des questions ouvertes. La fin, aussi peu rassurante que possible, préfère opter pour une hypothèse peu probable quoique terrifiante. Sigourney Weaver compose un personnage constamment sur le fil du rasoir, oscillant entre désir de vendetta et souci d'impartialité ; trouvant un difficile équilibre entre la retenue dramatique et l'hybris tragique.
Un grand thriller. Une très bonne mise en scène, un scénario original et perturbant et des acteurs excellent, en partie Sigourney Weaver qui est exceptionnelle. Polanski nous fait douter jusqu'à la fin et nous oblige à prendre un parti. Un film qui joue brillament avec nos nerfs et qui sait se montrer émouvant.
Une intrigue pesante, menée avec lourdeur, et à laquelle s'ajoute la fausseté du jeu de l'actrice principale... le noeud de l'histoire perd de plus en plus en crédibilité, et je me suis lassée de démêler le vrai du faux, car il devient difficile, au bout d'une heure de dialogues plats et de répétition à outrance de ce qui a pu se passer, d'accrocher encore. En voulant faire un film "universel", celui-ci n'est alors plus traversé que par un sujet glauque et moins intéressant que les raisons de l'insurrection... ...c'est un peu dur d'accepter que le Grand Polanski est derrière la caméra !
Un seul mot: la classe. Réunis dans un huis-clos diabolique, 3 acteurs au sommet de leur art se livrent à un bras de fer interminable et se martyrisent jusquà lépuisement physique et mental. Sur un fond de musique classique ennivrante (quatuor à cordes de Franz Schubert), une seule question hante le spectateur, celle de savoir si "il" est réellement coupable ou si "elle" est paranoiaque. Le suspense ne désenfle jamais, et le verdict tombe à lultime scène. Le cinéma, cest ça.
Un grand film. Certainement un des meilleurs de ce brave Polanski. Les dialogues fusent, on se laisse prendre au jeu et on se fait trimbaler par le scénario animé. C'est une véritable pièce de théâtre que le trio d'acteur nous joue là. Et la sauce prend, assurément.