Jean Pierre-Jeunet et Marc Caro étaient alors à leur apogée niveau inventivité, et cela se ressent quasiment à chaque instant. Univers unique, couleurs délirantes, cadrages invraisemblables, personnages inoubliables : tout est réuni pour nous offrir un spectacle unique en son genre, à la fois très beau et très riche, aussi bien visuellement que dans l'écriture. Après, je l'avoue : les deux compères se permettent parfois une poignée de dérapages que je trouve très dispensables et même d'assez mauvais goût. De plus, ces derniers nous proposent tellement de choses d'un coup qu'il est difficile d'accrocher autant à tout. Reste qu'à peser le pour et le contre, c'est largement le positif qui l'emporte, tant ce rêve (cauchemar?) sait constamment nous surprendre, nous emmener vers des chemins totalement imprévus, nous offrant nombre de trognes inoubliables (Ron Perlman, Daniel Emilfork, Dominique Pinon, Jean-Claude Dreyfus, Rufus, Ticky Holgado, Serge Merlin... Qui dit mieux?!) à travers plusieurs scènes assez sensationnelles... Difficile en tout cas de résumer une telle expérience, qu'on y adhère ou pas, mais pour le savoir, il faut d'abord que vous franchissiez le pas : personnellement je ne le regrette pas un instant. Et peux vous jurer qu'aucune critique au monde ne saura trouver les mots exacts pour expliquer notre ressenti face à cette œuvre totalement à part : vous savez ce qu'il vous reste à faire...
Les personnages sont très originaux, tout comme l'histoire et l'univers. Tous les acteurs, surtout les nombreux enfants, sont attachants et jouent à merveille, Miette en particulier. Il y a quelques petits bijoux d'inventivités et quelques bandes de personnages bien trouvés, notamment les cyclopes et la manière dont ils enlèvent les enfants et le matériel qu'ils utilisent pour le son et l'image. J'ai adoré !
Sûrement l'œuvre la plus fantastique de Jean-Pierre Jeunet. Avec son univers à la fois glauque et féérique, peuplé de cyclopes extrémistes, de savants fous, de clones et d'orphelins, La cité des enfants perdus est un film étrange, à la fois moderne et suranné, loufoque et morbide, mais toujours empreint d'une certaine poésie enfantine. Car l'enfance est au cœur du long-métrage, à travers les songes, les cauchemars, l'innocence et l'espoir. Pour leur seconde collaboration, Jeunet et Caro arrivent donc à créer un espace intemporel, repoussant les limites de la technologie tricolore avec des décors irréalistes, des cadrages fantasmagoriques propres aux deux metteurs en scène qui explorent chaque recoin de l'image comme un futur Fincher, des costumes délurés imaginé par Jean-Paul Gaultier et surtout des effets spéciaux hallucinants pour l'époque, confectionnés par notre Pitof national au sein de la firme BUF. Et au centre cet univers déroutant, une histoire d'amitié émouvante entre une sale gosse débrouillarde, Miette (impressionnante Judith Vittet), et un géant de foire au grand cœur (Ron Perlman, comme d'habitude monstrueux), tentant tous les deux de retrouver le "petit frère" de ce dernier, enlevé par un savant fou sur une plateforme secrète. Campé par l'inénarrable Daniel Emilfork, cet ennemi attachant s'avère être au final un des méchants les plus charismatiques qu'il soit, se nourrissant des cauchemars d'enfants. En somme, une perle rare du cinéma français interprété par la crème des crèmes des "gueules" du genre, de Perlman à Emilfork en passant par Mireille Mossé et l'inévitable Dominique Pinon, acteur fétiche des deux réalisateurs, qui campe ici une multitude de clones au service du savant fou. Inspiré par des œuvres telles que Frankenstein, M le Maudit ou encore Freaks, ce second long-métrage est d'une poésie terrassante à voir absolument.
Je pense que ce film, c'est on aime, ou on n'aime pas ! Dans mon cas -> je n'ai pas du tout aimé ! L'ambiance est très très particulière, le film est long, l'histoire est... décousue. Il n'y a pas vraiment d'histoire, tout est bizarre, irréel... morbide ! Chacun doit se faire un avis sur la question... le mien est fait ! A éviter ?
C'est Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro qui ont fait ce truc-là ? Ouais ben j'ai envie de penser qu'ils n'étaient pas dans leur état normal. Comment les auteurs du remarqué et réussi "Delicatessen" ont pu accoucher d'un immondice pareil ? Parce que moin je ne vois rien qui plaide en la faveur de cette "Cité des enfants perdus". Son histoire de vol de rêves, alléchante sur le papier, est complètement incompréhensible à l'écran. Ça n'a ni queue, ni tête. C'est carrément super chiant à suivre. Quant à l'atmosphère, je n'en parle même pas. Tout était là pour donner un climat unique, quelque chose de fort. Encore une fois, c'est un échec. Rien ne ressort de ces décors sinistres et brumeux. Jeunet et Caro n'exploitent rien du tout. Le mec qui a bossé sur les décors a du avoir bien la rage, car clairement, il a bossé pour rien. Quant aux couleurs très vives, on sait très bien que c'est le style de la maison. Seulement, si dans "Delicatessen", ça marchait bien, là, c'est juste écoeurant. A côté de ça, le "Querelle" de Fassbinder (comparaison exercée à cause de la couleur orange) passerait pour un noir et blanc de chez Bergman. Quant aux effets spéciaux, ils sont carrément dépassés et mal torchés. On se croirait dans un film bis des années 80. Et, s'il y en a qui sont perdus, ce sont bien les acteurs... Rufus, Dreyfus, Perlman,Emilfork, pour ne citer qu'eux sont d'un ridicule absolu. Même Dominique Pinon est mauvais, c'est dire. Ce qui aux yeux de beaucoup de personnes passe pour une référence de notre cinéma, est aux miens un gros navet. Un gros navet de luxe, de par les moyens déployés, mais un gros navet quand même.
Je n'ai vraiment accroché à rien dans ce filml étonnement. J'ai trouvé la direction artistique moche, les acteurs mauvais voire agaçants, l'histoire donc difficile à suivre ( à vrai dire je ne saurais meme pas dire de quoi ça parle).
Emberlificoté, verbeux, brumeux (comme les "extérieurs" portuaires), encombré de pseudo-références (contes de fées, mythes divers, légendes du Père Noël, histoires de pirates, Nautilus, bande de gamins volés et dressés à chaparder, sous la férule d'un Fagin femelle en double - siamoises, etc.), tirant vers un fantastique "expressionniste"glauque et même malsain, volontiers violent, mal joué (la palme pour les gamins qui ânonnent leurs répliques, rendues en plus inaudibles du fait de la musique tonitruante, et pour l'Américain Ron Perlman, alias le Costaud de foire, One, qui a dû apprendre son texte en phonétique, sans en saisir une bribe). C'est le spectateur qui est "perdu", largué. Qui s'ennuie au bout de 15 minutes, puis s'endort (ou fait cesser ce supplice "auteuriste", en arrêtant le "streaming" sur le net, ou le DVD). 4 (dont les 2 réalisateurs, qui vont arrêter là leur duo - on les comprend...) pour écrire un scénario abscons, fumeux, bourratif : MM. je ne vous félicite pas !
La Cité des enfants perdus réalisé par Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro en 1995. *Les points que j'ai appréciés → • L'idée de base (une ville-égouts
*Les points que je n'ai pas appréciés → • L'histoire décousue • Le fait que c'est trop loufoque • Les personnages (entre le grand qui a du mal à s'exprimer et les enfants énervants...
*Conclusion → Je n'ai pas aimé, c'est original pour un film français mais trop pour moi. 2/10.
Le film est un décor avant tout. Visuellement très réussi. Après c'est au niveau des personnages que ça se gâte. Une sorte de défilé de personnages laids à la Fellini qui rend pénible toute cette histoire. Rajoutez en plus les gros plans et les mimiques de certains franchement grotesques , cela rend l'ensemble assez indigeste. Bref le côté poétique est effacé
Chef d'oeuvre visuel certes mais pas vraiment autre chose de plus. Conçu pour être un film pour les enfants (l'esprit du conte, pas mal de bambins au casting) et aussi pour les adultes (une certaine profondeur au niveau des personnages, un peu de violence), le scénario n'arrive pas à se décider et se révèle assez bâtard en ce sens. Les acteurs sont tous très bons (y compris les enfants, dont certains épatent), la mise en scène est parfois virtuose, la direction artistique est une réussite du genre (quasiment inégalée à l'intérieur de nos frontières d'ailleurs) mais le scénario patine parfois un peu, le rythme est trop inégal et l'accumulation de "gueules" lasse. Si "Delicatessen" m'avait franchement plu, la 2nde collaboration du duo Caro-Jeunet m'a laissé sur ma fin malgré une réelle ambition mais avec un scénario pas très réussi et une certaine répétition avec leur précédent opus. D'autres critiques sur
L'odieux Krank ne rêve plus, alors il fait enlever des enfants pour leur voler leurs rêves. Un conte de fées fantastique, noir et poétique à l'imagination folle et aux décors somptueux de ville mortifère. Un bijou.
On en prend plein les yeux, une vraie claque visuelle. Les décors, les costumes la photographie et les effets spéciaux servent admirablement ce conte fantasmagorique. J’affirme d’ailleurs avoir davantage apprécié « La Cité des Enfants Perdus » pour sa technicité que pour son scénario, bien que celui-ci soit original et empreint d’une certaine poésie. Outre son esthétisme, le son et la musique ont également une place de choix dans ce film signé Caro et Jeunet. Et puis Dominique Pinon en multiples exemplaires, ça l'fait bien...
Terreurs enfantines ! Plongé dans cette ville portuaire verdâtre, on se laisse happer par des personnages particulièrement attachants, même les "méchants". Chacun souffre à sa manière et tente de combattre cette souffrance. One cherche son petit frère, Miette cherche un père et/ou un grand frère, les autres petits orphelins cherchent des parents et le chemin du coeur de leur meneuse, les 6 clônes cherchent l'original, l'inventeur cherche à retrouver la mémoire, les cyclopes cherchent à retrouver la vue, et Krank cherche à faire de jolis rêves. Tout ce petit monde qui s'agite va construire un récit tonitruant empreint d'un humour absolument inclassable, mais bigrement efficace. On retrouve un univers désenchanté, limite glauque, qu'on prend un plaisir non dissimulé à voir s'agiter devant nous. Jeunet et Caro ont un don pour faire rêver, et le plus étonnant, c'est qu'ils y parviennent en nous plongeant dans un monde cauchemardesque. Chapeau bas messieurs.
Un film très original où on est plongé dans un univers sombre et glauque. L'histoire est très belle et les personnages sont marquants, c'est un film très spécial.