12405 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
229 critiques spectateurs
5
76 critiques
4
67 critiques
3
31 critiques
2
32 critiques
1
9 critiques
0
14 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 novembre 2018
Une belle œuvre artistique avant tout à l’effet visuel venue d’une autre époque, le 19eme siècle de l’industrie, de l’inspiration des romans de Jules Verne dont « Vingt mille lieux sous les mers ». Le film ne contient pas d’histoire propre, des personnages bizarres, ne cherchant pas à comprendre. Le grotesque est à l’honneur, il y a un air poétique par delà les photographies, le changement inversé des âges et du temps.
Un fim qui est loin d'êter mauvais mais dont l'univers complexe peut en rebuter plus d'un. Pour ma part, je n'ai pas adhéré à l'univers de "La cité des enfants perdus" et ceci malgré un bon casting, une bonne réalisation,.... A voire pour se faire une idée.
Un conte noir à l'univers hallucinant, qui aurait presque de quoi renvoyer Burton se rhabiller. La cité des enfants perdus mélange et brouille tous les repères ontologiques sur l'enfance, l'âge adulte, le développement de soi, souvent de façon très perturbante. Ici, tous ne sont que monstres, figures déformées ou bâtardes. On se croirait parfois plongés, par l'incohérence, la multiplicité et le remodelage constant de cet univers, dans un cauchemar en rien effrayant mais sans cesse étonnant. En rien apologue, cette deuxième co-réalisation de Jeunet (mise en scène) et Caro (direction artistique) est tout sauf un conte pour enfants. Détachée de la capacité de l'enfance à sans cesse s'illusionner, embellir ou remodeler le Monde pour voir en tout et rien un objet merveilleux, cette oeuvre dresse sans doute un constat bien triste ; c'est que l'adulte a bien du mal à rêver au sens figuré, indépendamment des visions nocturnes qui toute notre vie nous suivront. Heureusement, il reste le cinéma, et La cité des enfants perdus le rappelle également. Il faut dire que pour immerger au sein d'une telle vision, la photographie du très bon Darius Khondji - notamment connu pour son travail sur Se7en, mais récemment remarqué par James Gray ou Woody Allen, par exemple, et déjà là sur Delicatessen des mêmes réalisateurs - aide énormément. Maintenant, j'ai quand même quelques réticences, notamment sur le scénario, pas très bien tenu à mes yeux. Je veux dire que forcément, avec ce parti pris onirique, la construction peut très vite sembler arbitraire puisque tout est possible, et qu'on aurait je pense pu imaginer plus marquant, plus dense, notamment en insérant d'autres pistes de lecture. Maintenant, il est vrai que le complexifier à l'extrême aurait été quelque peu dénaturer le projet qui vise avant tout je crois, à mettre en scène un univers cauchemardesque dans sa simplicité à la fois dérangeante, macabre et poétique. Et Judith Vittet, ni femme ni enfant, est à chaque instant plus troublante. Je préfère Delicatessen, mais suis donc quand même plutôt satisfait de voir Jeunet conserver son particularisme si intriguant au sein d'un cinéma hexagonal souvent trop normatif.
L’histoire se déroule dans un monde ressemblant au XIXe s où un vieil homme, Krank (Daniel EMILFORK) qui vit sur une plate-forme marine, entourée de mines, vole les rêves des enfants pour ne pas trop vite vieillir. Les réalisateurs ont su créer un monde imaginaire original d’une grande richesse esthétique : la photographie est de Darius KHONDJI (déjà présent sur le tournage de « Delicatessen »), les costumes de Jean-Paul GAULTIER et les décors de Jean RABASSE (César en 1996 et également complice pour « Delicatessen »). Malheureusement, on a du mal à s’intéresser à l’histoire où la forme l’emporte sur le fond, où les personnages secondaires, certes sortant de l’ordinaire, sont trop nombreux (Rufus, les sœurs siamoises, Jean-Claude DREYFUS et ses puces, les Cyclopes) et n’apportent pas grand-chose à l’intrigue qui manque de rythme, d’autant que certaines scènes sont mêmes soporifiques. Une déception !
Durant les vingt premières minutes, j'étais tentée de changer de chaîne, je ne l'ai pas fait et ne le regrette absolument pas aujourd'hui ! J'ai beaucoup aimé l'ambiance Glauque du film, typiquement Jean Pierre Jeunet et le scénario qui donne l'eau à la bouche dès les premières lignes ! En plus de cela, on nous livre des acteurs époustouflants, parfaitement à leur place et juste (Dominique Pinon est génial) et enfin, une bonne dose d'humour qui ne peuvent que nous laisser enchantés à la fin ! Comme quoi, Virgin17 ne diffuse pas que des navets inspides !
6 ans avant Amelie Poulain mais déjà sa photographie (rouge, vert, jaune) et une collection de tronches pas possibles dans un conte pour adultes...Original mais aussi lassant avec son overdose de vert et de gros plans sur visages grimaçants. Trop d'originalité nuit.
Avec ce second long métrage, Jeunet et Caro poursuivent le travail commencer avec Delicatessen et nous livre un film à l'univers visuel très travaillé et à l'univers sombre. L'histoire de son coté est aussi plus complexe et développé ce qui permet au 2 cinéastes de créer un monde plus complet et plus étrange, rempli de personnages tous plus singuliers les uns que les autres. Visuellement, on retrouve le style "verdâtre" de Delicatessen, qui donne à cet univers steampunk un coté vraiment étranges et sombre. Une vraie réussite qui confirme, en 1995, le talent de ces deux réalisateurs et qui marque la fin de la collaboration Jeunet-Caro.
Un très bon film, un scénario très réussi, c'est visuellement magnifique, les acteurs jouent plutôt bien ... Et je trouve ça plutôt rare dans le cinéma français .
Dans la continuité de ce qu'ils avaient montré dans "Delicatessen", Caro et Jeunet nous offrent avec un bijou visuel, où chaque plan a été pensé et stylisé, d'autant qu'ils ont pu abusés d'effets spéciaux particulièrement novateurs pour l'époque. Au niveau du scénario, il s'agit d'un conte non-recommandé aux enfants qui se rapproche du style de Burton mais en étant encore plus farfelu ce qui est à la fois un avantage et un défaut. La profusion d'idées décalées nuit un peu au film car il en devient un peu lassant. Je regrette que la paire Caro-Jeunet n'ait su canaliser un peu leur créativité pour en faire un film un peu moins extrême, tout en conservant cette richesse visuelle qui les caractérisent.
Je me suis franchement ennuyée devant ce film. Ce n'est pas vraiment l'atmosphère qui m'a dérangé, ni l'histoire qui a son charme, mais le film manque de rythme, entre un début très long, et un milieu qu'on a envie de passer pour regarder directement la fin. Seule cette fin m'a semblé convenable. Les acteurs sont bons, Dominique Pinon en tête. Grâce à lui les clones sont attachants, et il réussit à inculquer la bonne folie à "l'original". La relation entre Miette et One ne m'a pas touché plus que cela, elle m'a même semblé un peu bizarre, même si la fillette ne manque pas de maturité et d'assurance. Le petit frère est tout mignon, il est la petite touche "cute" du film. C'est un genre qui passe ou qui passe pas, et pour moi, l'ennui fut le problème.
Véritable plongée dans un monde fantastique glauque, sombre et malsain, La Cité des enfants perdus repose pour une large part sur l'originalité de ses décors et costumes, qui posent un cadre captivant, duquel se détache la beauté de son personnage principal, incarné par Ron Perlman, qui s'est joliment glissé dans la peau d'un géant au grand cœur pour se faire protecteur des enfants, poétique et doucereux à souhait. Le voyage est extraordinaire mais manque malheureusement une destination pour totalement l'apprécier. Les outils sont beaux, certes, mais le fond manque de consistance, si ce n'est qu'il faut à tout prix préserver l'innocence enfantine malgré le temps qui passe et les épreuves qui nous écorchent en vieillissant. Si tel est bien le message de cette œuvre, il est beau, pour sûr, mais il reste assez mollement défendu malgré tous les outils et le savoir-faire évident des réalisateurs. C'est un peu comme s'ils avaient tant focalisé leur attention sur l'esthétique qu'ils en avaient négligé la face morale du film. D'autre part, les répliques et le ton de la petite fille qui joue le rôle de Miette sonnent comme des clichés, trop crus et catégoriques pour être crédibles, ce qui vient malheureusement jeter un grand jet d'eau froide dans le bain de fantastique dans lequel on tente de s'immerger. Au final, La Cité des enfants perdus est un incontournable du cinéma français et vaut le coup d’œil, ne serait-ce que pour en admirer l'univers.
Je retire de ce film une impression en demi-teinte. D’un côté j’ai été séduis par l’aspect très esthétiquement recherché du film au niveau de l’ambiance, des décors, des personnages qui ont de vraies gueules et dont les caractères sont loufoques pour tous et vraiment inquiétants pour les méchants. Par contre je suis plus réservé pour l’histoire qui met beaucoup de temps à démarrer et qui manque cruellement de rythme, du coup je me suis un peu ennuyer et ne me suis ranimé qu’à partir du moment où les héros prennent pied sur la plateforme. Bref le film bénéficie du savoir faire de Jeunet pour les ambiances, les décors et les personnages mais malheureusement pour celui-ci, le scénario n’accompagne pas ce soucis esthétique d’où un film un peu monotone et mou.