Sans aucun doute le meilleur film réalisé par Jean-Pierre Jeunet. Certes on retrouve ici toute la clique dont aime à s'entourer le réalisateur de "Delicatessen", Dominique Pinon en tête et Ron Perlman, mais cette impression de déjà vu, de musique déja entendu s'estompe à mesure que le film se déroule et prend sa vitesse de croisière. Au final, la poésie finit par l'emporter et à nous faire oublier que l'orchestre sera bientôt de nouveau en tournée pour un autre projet ("Alien" ou "Un long dimanche de fiancailles")... La faute, ou plutôt la grâce en revient aux enfants, à ce parti pris de mettre ces chères petites têtes blondes au coeur de l'histoire, comme le grand Spielberg sait si bien s'y prendre. Le résultat est saisissant. L'histoire, pour une fois un moins alambiquée que d'habitude, tient la route et permet de passer un agréable moment de cinéma.
Terreurs enfantines ! Plongé dans cette ville portuaire verdâtre, on se laisse happer par des personnages particulièrement attachants, même les "méchants". Chacun souffre à sa manière et tente de combattre cette souffrance. One cherche son petit frère, Miette cherche un père et/ou un grand frère, les autres petits orphelins cherchent des parents et le chemin du coeur de leur meneuse, les 6 clônes cherchent l'original, l'inventeur cherche à retrouver la mémoire, les cyclopes cherchent à retrouver la vue, et Krank cherche à faire de jolis rêves. Tout ce petit monde qui s'agite va construire un récit tonitruant empreint d'un humour absolument inclassable, mais bigrement efficace. On retrouve un univers désenchanté, limite glauque, qu'on prend un plaisir non dissimulé à voir s'agiter devant nous. Jeunet et Caro ont un don pour faire rêver, et le plus étonnant, c'est qu'ils y parviennent en nous plongeant dans un monde cauchemardesque. Chapeau bas messieurs.
La Cité des Enfants Perdus, 1995, de Jeunet et Caro, avec Ron Perlman, Judith Vittet (Miette), Dominique Pinon (les clones), Jean-Claude Dreyfus (jouait le boucher de Delicatessen), Rufus, Ticky Holgado, plus la voix de J. L. Trintignant. Un gentil lutteur et des orphelins tentent de libérer des enfants enlevés par un mutant qui les séquestre pour voler leurs rêves. Univers glauque d’une sorte de port et d’une plate-forme en pleine mer perdue dans le brouillard. On retrouve l’univers de Delicatessen, mais en plus fou et moins construit (pour l’histoire), avec les acteurs fétiches. Il y a des moments drôles (le cerveau qui désobéit dans son aquarium) mais c’est un peu long et trop « Alien », lequel, Alien, La Résurrection se fera 2 ans plus tard. Conte noir, avec beaucoup (trop) d’effets spéciaux, loin, très loin de la fraîcheur d’Amélie Poulain, même si on repère des thèmes récurrents. Du ciné fantastique, imaginatif, mais il manque une dimension poétique.
Jeunet et Caro, après Delicatessen, inventent un monde verdâtre, complètement décalé, dans lequel l'incroyable Krank, voleur de rêves, sévit. Très poétique, certes un peu rocambolesque, le film est une œuvre majuscule, unique en France, dans un style proche de Terry Gilliam dans ses meilleures heures. A découvrir avec une âme de grand enfant.
Jean-Pierre Jeunet s'attèle à un film à l'ambiance très noire et underground au point même de l'embarrassant,toujours dans son style propre etaccompagné de ses acteurs fétiches.Bien sûr le casting est complété de nouveaux,qui méritent bien leur place dans la confrérie "Jeunet" par leur travail.L'humour anecdotique légendaire du réalisateur ne manque bien évidemment pas à l'appel.Mais la grosse faille est sans nul doute dans le développement scénaristique,qui a tendance à partir dans une complexité non assumée.Intéressant,mais trop fouilli en plus d'une ambiance qui n'aide pas à garder les idées claires.
La cité des enfants perdus est bien le résultat du travail de réalisation de Jean Pierre Jeunet, on peut l'observer notamment à l'aide de l'ambiance trés imprégné des précédents films de Jeunet. Un film fantastique ou les gros plans font bon ménage avec les faces monstrueuses de ces personnages évoluant en pleine mer sur une plateforme. Probablement inspiré de Lynch pour la réalisation, Jeunet reste Jeunet et ne nous offre pas de nouveautés. Malgré tout le choix des acteurs reste intéréssante et je tiens à féliciter Judith Vittet.
Jeunet et Caro réalisent ici un ovni dans le cinéma français. Ils réinventent le fantastique dans l'héxagone, un fantastique très personnel qui rebutera plus d'une personne. Malgré tout, ce film possède une âme et une richesse visuelle incomparable.
Un film dont je n'ai malheureusement pas beaucoup de souvenirs mais auquel je donne 4 étoiles pour l'impression que j'en garde. Une atmosphère très spéciale typique Jeunet avec une scène mémorable, lorsque la barque vogue au milieu des mines aquatiques. Un régal !
Comme pour "Delicatessen", deux visions sont absolument nécessaires pour prendre la pleine mesure de ce conte moderne, poétique et original mais difficilement accessible, les réalisateurs ayant du mal à faire pénétrer le spectateur dans leur univers.
Un bon film avec un Univers vraiment interressant, film esthétisant à voir, d'anthologie, a clairement influencé de nombreux films de SF fait après, meme matrix en partie, je pense
Quelques longueurs mais une ambiance oppressante et intéressante...Un univers crée de toute pièce complètement décalé mais palpable! Sans parler du jeu d'acteur qui est magnifique! Le genre de film ou on acroche énormément ou pas du tout...Pour moi, c'est un grand film tant la réalisation est de qualité!