Delicatessen a été un film fondateur d'une audace qui n'existait pas. On retrouve dans celui-ci plus de moyens mais toujours quelque chose de très froid, bizarre, avec une profusion de trognes filmées en courte focale. Mais l'ensemble finit par être fatiguant, et le Blu-Ray 4K est décevant : il propose certes une belle colorimétrie et des plans bien définis mais le film est gangrené de plans trés bruités (au point même que ces points blancs induisent une sorte de clignottement).
Un grand moment de cinéma qui pourra décontenancer certains qui éprouveront des réticences à entrer dans cet univers parallèle si particulier. Cette œuvre qui ne ressemble à aucune autre - si ce n'est à l'excellent Delicatessen , des mêmes auteurs - est probablement au programme de toutes les écoles de cinéma tant elle rend évident pour tout un chacun à quel point un metteur en scène et un éclairagiste peuvent imprimer leur " patte " sur un film. Vous l'adorerez ou vous le détesterez, mais ce film ne vous laissera jamais indifférent et restera pour longtemps gravé dans vos mémoires !
Je viens de revisionner le film La Cité des Enfants Perdus et franchement, je n’ai pas du tout accroché. Visuellement, on sent bien la patte de Jeunet et Caro, avec des décors travaillés et une atmosphère sombre assez unique. Mais au-delà de l’aspect esthétique, j’ai trouvé l’histoire beaucoup trop abstraite et confuse. Les personnages sont étranges, parfois même grotesques, et au lieu de servir l’intrigue, ils m’ont complètement perdu. Tout paraît volontairement bizarre, mais sans réelle cohérence, ce qui finit par lasser. L’ambiance oppressante est bien là, mais elle ne mène à rien de concret, et je n’ai ressenti aucune émotion ni attachement pour les protagonistes. Même la musique, pourtant signée Angelo Badalamenti, m’a semblé pesante et répétitive. Ce mélange de conte noir et de science-fiction aurait pu être fascinant, mais pour moi, ça vire surtout au brouillon prétentieux. Beaucoup trop abstrait, trop décalé, et au final, impossible d’y trouver un vrai plaisir de cinéma. Ma note : 1/5.
Grosse déception, ni scénario, ni intrigue ou sentiments, les secondes deviennent des minutes et les minutes des heures, que ce fut long et mou, quatre personne ont quittés la salle avant la fin et je me dit que j'aurais mieux fait de les suivre. Ce film insultes les deux premiers volets rien a sauver, sauver au moins votre portefeuille et épargnez vous ce supplices
Il faut voir le film rien que pour les décors..Splendide et comme on les aiment dans les film de Jeunet. Je trouve que le film a vieilli notamment sur la fin.
On se croirait dans un film de Tim Burton... mais en plus étrange. Je ne pensais pas que c'était possible ! Sauf que, autant j'apprécie les films du metteur en scène américain, autant là j'ai passé un mauvais moment. Les effets spéciaux sont remarquables mais la noirceur du propos (qui peut avoir l'idée de voler des rêves d'enfants ?!), les enfants qui pleurent, les personnages malaisants, l'image sombre, m'ont dérangé du début à la fin. J'ai même eu de la peine à comprendre certaines répliques, par défaut d'articulation des acteurs. Et ce gamin qui rote face caméra, quel est le message ?! Un point la réalisation et l'originalité, mais je n'aurai jamais envie de le revoir. À réserver à un public d'amateurs du genre.
La poésie brocanteuse de La Cité des enfants perdus, qui cultive la bizarrerie d’un lieu, la déformation des angles, l’hétéroclite des objets, le décalage des costumes – en particulier le phénomène de foire habillé d’un pull en laine qui se défait tel le fil d’Ariane dans un labyrinthe industriel – ne laisse pas assez d’espace au spectateur pour y projeter sa propre sensibilité. Un effet de saturation esthétique croît à mesure que s’enchaînent les péripéties, et cela nuit à son immersion : il ressemble ainsi à l’antagoniste qui vole les rêves des autres par incapacité à rêver lui-même. Dit autrement, l’imaginaire de Jeunet et Caro n’ouvre pas assez de zones de flottement qui seraient autant de prises pour le public, et dans lesquelles engouffrer ses désirs, ses peurs et ses espoirs ; il diffèrent en cela de Querelle (Rainer Werner Fassbinder, 1982), drame portuaire qui se saisissait de l’attente comme d’un temps d’exploration identitaire à mi-chemin entre rêve et réalité. Le film souffre de longueurs, réhaussé par les premières et dernières vingt minutes remarquablement mises en scène, qui trouvent un dynamisme adéquat et une confusion des tonalités des plus singulières. Quelques scènes restent en mémoire, à l’instar d’un chant de Noël déclamé par un Père Noël psychopathe à une horde de bambins terrifiés. Une curiosité absurde qui vaut davantage pour le superbe livre de plans composé que pour la capacité des images à signifier et à assurer la marche du récit. Sans oublier la très belle partition musicale d’Angela Badalamenti.
"La cité des enfants perdus" est une sorte de conte cauchemardesque (par opposition au conte merveilleux), non pas qu'il soit effrayant ou macabre, mais dans le sens où des enfants sont menacés -par des adultes aux mines patibulaires- dans un univers baroque, glauque et poisseux, un univers dépourvu de tendresse. Le méchant est ici un créateur de clones et un kidnappeur d'enfants à qui il veut voler leurs songes. Pour autant, cette idée poétique n'est pas précisément développée et ne donne pas le ton du film, lequel séduit surtout par son formalisme fantastique et insolite fait de décors et de lumières complètement artificiels. Le théatre de l'action est un port plein de recoins et de caches, dont le sous-sol abrite une cité marine futuriste (pour l'époque d'un Jules Verne) qui n'est pas sans rappeler le décor des aventures du capitaine Nemo. La réalisation -technique, artistique- est absolument remarquable, qui confère à l'histoire son étrangeté et sa personnalité. Très visuel, le film associe à l'extravagance des personnages celle des lieux et des objets. En revanche, l'action menée par les différents protagonistes s'en trouve affectée à mon sens. L'image et la photographie, les partis-pris artistiques, pour séduisants qu'ils sont, ne sauraient remplacer une idée directrice, que j'ai vainement cherchée ici. A cause de quoi, je n'ai pas réussi à m'immerger complètement dans le monde et l'esthétique singuliers de Caro et Jeunet.
On en prend plein les yeux, une vraie claque visuelle. Les décors, les costumes la photographie et les effets spéciaux servent admirablement ce conte fantasmagorique. J’affirme d’ailleurs avoir davantage apprécié « La Cité des Enfants Perdus » pour sa technicité que pour son scénario, bien que celui-ci soit original et empreint d’une certaine poésie. Outre son esthétisme, le son et la musique ont également une place de choix dans ce film signé Caro et Jeunet. Et puis Dominique Pinon en multiples exemplaires, ça l'fait bien...
Il y a beaucoup d'idées, une qualité d'image irréprochable et travaillée mais je n'ai pas accroché à cet univers et à la façon dont est exploité le sujet. Peut-être le revoir un jour mais c'est trop trituré et torturé pour moi 3/5
Le film vaut surtout par son ambiance fantastique et steampunk originale aux décors et à la mise en scène soignée. Je n'ai cependant pas trouvé la narration lumineuse, la nature des relations entre les différents sous-groupes tardant à être explicitée. Les voix de certains personnages (le géant, Miette, le savant sans rêve) étant exagérément déformées ou hachées rendent certains dialogues incompréhensibles. C'est un peu dommage car le film regorge de trouvailles, de poésie, de peur