Derniers Avis : La Cité des enfants perdus - Page 5
La Cité des enfants perdus
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Kloden
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3,5
Publiée le 10 décembre 2014
Un conte noir à l'univers hallucinant, qui aurait presque de quoi renvoyer Burton se rhabiller. La cité des enfants perdus mélange et brouille tous les repères ontologiques sur l'enfance, l'âge adulte, le développement de soi, souvent de façon très perturbante. Ici, tous ne sont que monstres, figures déformées ou bâtardes. On se croirait parfois plongés, par l'incohérence, la multiplicité et le remodelage constant de cet univers, dans un cauchemar en rien effrayant mais sans cesse étonnant. En rien apologue, cette deuxième co-réalisation de Jeunet (mise en scène) et Caro (direction artistique) est tout sauf un conte pour enfants. Détachée de la capacité de l'enfance à sans cesse s'illusionner, embellir ou remodeler le Monde pour voir en tout et rien un objet merveilleux, cette oeuvre dresse sans doute un constat bien triste ; c'est que l'adulte a bien du mal à rêver au sens figuré, indépendamment des visions nocturnes qui toute notre vie nous suivront. Heureusement, il reste le cinéma, et La cité des enfants perdus le rappelle également. Il faut dire que pour immerger au sein d'une telle vision, la photographie du très bon Darius Khondji - notamment connu pour son travail sur Se7en, mais récemment remarqué par James Gray ou Woody Allen, par exemple, et déjà là sur Delicatessen des mêmes réalisateurs - aide énormément. Maintenant, j'ai quand même quelques réticences, notamment sur le scénario, pas très bien tenu à mes yeux. Je veux dire que forcément, avec ce parti pris onirique, la construction peut très vite sembler arbitraire puisque tout est possible, et qu'on aurait je pense pu imaginer plus marquant, plus dense, notamment en insérant d'autres pistes de lecture. Maintenant, il est vrai que le complexifier à l'extrême aurait été quelque peu dénaturer le projet qui vise avant tout je crois, à mettre en scène un univers cauchemardesque dans sa simplicité à la fois dérangeante, macabre et poétique. Et Judith Vittet, ni femme ni enfant, est à chaque instant plus troublante. Je préfère Delicatessen, mais suis donc quand même plutôt satisfait de voir Jeunet conserver son particularisme si intriguant au sein d'un cinéma hexagonal souvent trop normatif.
Un film très original où on est plongé dans un univers sombre et glauque. L'histoire est très belle et les personnages sont marquants, c'est un film très spécial.
"La Cité des Enfants Perdus" est un énorme délire steampunk, réalisé de manière très personnelle par Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro. A travers cette histoire d'enfants enlevés dans une ville portuaire, de rêves volés et de manipulations génétiques, les metteurs en scène nous livre un conte des plus baroques. On y retrouve des couleurs criardes et cauchemardesques, des décors inventifs, des cadrages improbables (gros plans, grands angles, plans débullés, non respect de la règle des 180°...), et une galerie d'acteurs au physique très marqué : Dominique Pinon, Ron Perlman (qui, ne parlant pas français, a du apprendre ses répliques phonétiquement !), Daniel Emilfork, Jean-Claude Dreyfus, etc. Quant à lui, le scénario mélange le style des conte pour enfants, avec des idées très noires. Ainsi, "La Cité des Enfants Perdus" est un film inspiré, et l'une des rares réussites dans le domaine de la SF pour le cinéma français.
Difficile de ne pas Spoiler donc on fait court ! Le style est spécial, mais l'ambiance et l'histoire comme les acteurs sont frais et bien dirigés. On le regarde comme un conte mais faut il encore aimer !
Bref un de mes préférés !!!! Et Une fois n'est pas coutume un film français qui est bon !!!!
Un film très intellectuel qui marque la séparation entre Jeunet et Caro. Une esthétisme très marqué, mais un scénario décousu, le tout sous une musique omniprésente et tonitruante. Un éloge des gueules cassés servi par des très bon acteurs. Un film dont on a beaucoup de mal à accrocher mais qui est à voir pour comprendre d'ou provient cet univers de Jeunet qu'il saura perfectionner par la suite avec Amélie Poulain.
"Le grand génie a du mépris, le grand génie pousse de hauts cris, le grand génie est bien mal parti..." Tels sont quelques uns des premiers mots que semblent prononcer un cerveau prisonnier d'un aquarium dans une mystérieuse station où une gargouille vole les rêves des enfants pour survivre... Jean Pierre Jeunet et Marc Caro ont offert en 1995 ce qui manque aujourd’hui le plus au cinéma français : des univers originaux, riches, inventifs et magnifiques... De la prestation des comédiens (qu'il soient grimés en monstres ou soient des enfants diablement doués) à la direction artistique en passant par la photo de Darius Khondji à la musique envoûtante d'Angelo Badalamenti, TOUS dans ce film pourrait bien redonner de belles étoiles dans les yeux de tous ceux qui sont passés à côté de ce chef d'oeuvre... A condition d'accrocher à l'univers bien entendu....
un film visuellement époustouflant, qui reste l'un, si ce n'est Le meilleur film SF francais. un univers black steampunk qui ne laisse pas indifférent et des personnages aussi charismatiques qu'extraordinaires! à voir absolument...
Emberlificoté, verbeux, brumeux (comme les "extérieurs" portuaires), encombré de pseudo-références (contes de fées, mythes divers, légendes du Père Noël, histoires de pirates, Nautilus, bande de gamins volés et dressés à chaparder, sous la férule d'un Fagin femelle en double - siamoises, etc.), tirant vers un fantastique "expressionniste"glauque et même malsain, volontiers violent, mal joué (la palme pour les gamins qui ânonnent leurs répliques, rendues en plus inaudibles du fait de la musique tonitruante, et pour l'Américain Ron Perlman, alias le Costaud de foire, One, qui a dû apprendre son texte en phonétique, sans en saisir une bribe). C'est le spectateur qui est "perdu", largué. Qui s'ennuie au bout de 15 minutes, puis s'endort (ou fait cesser ce supplice "auteuriste", en arrêtant le "streaming" sur le net, ou le DVD). 4 (dont les 2 réalisateurs, qui vont arrêter là leur duo - on les comprend...) pour écrire un scénario abscons, fumeux, bourratif : MM. je ne vous félicite pas !
Un film qui n'est pas tout jeune mais qui a le mérite d'avoir un univers propre et qui est presque mélodique. J'ai beaucoup aimé et le recommande vivement.
une claque visuel déjà avec delicatessen le nivau était donné , là c'est de l'orferverie avec cet univers fantasmagorique entre reve enfantin et raisons d'adultes c'est sombre et mélancolique , Jeunet est un fin technicien du cinema y a peut etre un peut trop de filtres j'adore les personnages de ce film surtout les frangins énorme un de mes films de chevet
une claque visuel déjà avec delicatessen le nivau était donné , là c'est de l'orferverie avec cet univers fantasmagorique entre reve enfantin et raisons d'adultes c'est sombre et mélancolique , Jeunet est un fin technicien du cinema y a peut etre un peut trop de filtres j'adore les personnages de ce film surtout les frangins énorme un de mes films de chevet
une claque visuel déjà avec delicatessen le nivau était donné , là c'est de l'orferverie avec cet univers fantasmagorique entre reve enfantin et raisons d'adultes c'est sombre et mélancolique , Jeunet est un fin technicien du cinema y a peut etre un peut trop de filtres j'adore les personnages de ce film surtout les frangins énorme un de mes films de chevet
L'originalité et l'univers de Jeunet me touchent. C'est si beau de voir un tel réalisateur en France. C'est homme est un génie et ce film vraiment excellent. Je conseille aussi Delicatessen, qui est aussi génial !
Jean Pierre-Jeunet et Marc Caro étaient alors à leur apogée niveau inventivité, et cela se ressent quasiment à chaque instant. Univers unique, couleurs délirantes, cadrages invraisemblables, personnages inoubliables : tout est réuni pour nous offrir un spectacle unique en son genre, à la fois très beau et très riche, aussi bien visuellement que dans l'écriture. Après, je l'avoue : les deux compères se permettent parfois une poignée de dérapages que je trouve très dispensables et même d'assez mauvais goût. De plus, ces derniers nous proposent tellement de choses d'un coup qu'il est difficile d'accrocher autant à tout. Reste qu'à peser le pour et le contre, c'est largement le positif qui l'emporte, tant ce rêve (cauchemar?) sait constamment nous surprendre, nous emmener vers des chemins totalement imprévus, nous offrant nombre de trognes inoubliables (Ron Perlman, Daniel Emilfork, Dominique Pinon, Jean-Claude Dreyfus, Rufus, Ticky Holgado, Serge Merlin... Qui dit mieux?!) à travers plusieurs scènes assez sensationnelles... Difficile en tout cas de résumer une telle expérience, qu'on y adhère ou pas, mais pour le savoir, il faut d'abord que vous franchissiez le pas : personnellement je ne le regrette pas un instant. Et peux vous jurer qu'aucune critique au monde ne saura trouver les mots exacts pour expliquer notre ressenti face à cette œuvre totalement à part : vous savez ce qu'il vous reste à faire...