Un des plus réussi de Besson et un Jean Reno au mieux de sa carrière semée de gros navets. Les personnages sont charismatiques et le film ne souffre d'aucun temps mort.
La musique et certains éléments de la mise en scène sont appréciables mais c'est tout. Ce film contient beaucoup de défauts. Le personnage Norman Stansfield est atroce. Il manque de crédibilité, il est exagéré et tombe dans le cliché du méchant fou et sanguinaire. Les monologues qu'il tient sur la musique classique avant ses meurtres manquent cruellement de subtilité et de raffinement. Le personnage de Léon avait du potentiel, qui est resté inexploité et les rôles de soutient vont de moyens à mauvais. Ensuite, le scénario. Il est simple, et cela aurait pu être efficace, mais si prévisible. Une formule vue et revue, maintes fois mieux exécutée. Sans mentionner les nombreuses incohérences. Avec tout ça le film est déjà coulé, mais il y a pire. Il y a matière à malaise dans ce film. Le personnage de Mathilda (Natalie Portman) est dérangeant. Il faut savoir que Natalie Portman offre une excellente performance et qu'elle est victime du rôle qui lui a été donné par Luc Besson. Connaissant le passé de ce dernier, on a l'impression qu'il met ses fantasmes déviants sur écran. Bref le film inspire le malaise et, au lieu d'être appréciable, il devient un enjeux moral.
Les premières minutes sont aussi simples qu'efficaces, où on nous présente les protagonistes. Evidemment Léon/Reno tueur à gages réputé et secret, la famille de Matilda/Portman qui reste une famille problématique pas aidé par un père escroc, puis un groupe de policier qui n'ont rien des forces de l'ordre qui semblent tous plus psychopathes que ceux qu'ils sont censés pourchasser. C'est ensuite une sorte de comédie de moeurs singulière entre un tueur façon ours mal léché resté paradoxalement enfantin et une jeune orpheline plus mature que son âge pourrait le laisser penser. Le vrai et seul soucis du film réside dans la relation justement équivoque et volontairement ambigüe entre Léon et Matilda. SPOILERS voir site ! Mais la version longue permet aussi de traiter plus en profondeur le désir de vengeance de Matilda. Le dernier acte du film est une des meilleures fins du genre, explosif, décomplexé et tragique. Le cinéaste place aussi quelques clins d'oeil ou références plutôt sympa, comme le "Macguffin" qui renvoie évidemment au concept phare de Alfred Hitchcock. Luc Besson signe avec ce film le dernier de ses trois chefs d'oeuvres. Site : Selenie.fr
Très bon film,en grande partie grace à la préstation Réno-Portman-Karyo,car il faut admettre que la réalisation de Besson n'a rien d'extraordinaire... Son meilleur film cependant avec "Jeanne d'arc".
Quelques années après le « carton » de « Nikita », Luc Besson reprend le personnage du « nettoyeur » qu'il avait confié à Jean Reno et lui donne le rôle titre de son nouveau film. Pour y parvenir, il étoffe largement son nouveau « héros » en lui donnant une réelle dimension psychologique... située quelque part entre le philosophe populaire et l'autiste qui ne parle qu'à sa plante verte. Il lui adjoint une petite fille totalement déjantée mais pleine de profondeur et il confronte cet étrange couple à toute la misère du monde. Le scénario est ensuite agréablement « boosté » aux hormones guerrières ce qui donne un résultat étonnamment fort et agréable à suivre. Il faut dire que le casting est tout bonnement incroyable, chaque acteur (trice) délivrant une partition absolument parfaite... quelque soit son âge ou l'importance de son rôle. Évidemment, « Léon » est devenu culte depuis longtemps, mais il garde une place à part dans l'esprit des spectateurs Français dont beaucoup le considère comme le meilleur film de son réalisateur... C'est d'ailleurs probablement le cas, pour l'instant en tout cas !
Léon reste à ce jour saisissant graphiquement. Bichonnant ses acteurs dans des séquences cultissimes, l'interprétation de Jean Reno face a la révélation Nathalie Portman reste encore à ce jour l'un des plus beaux duo du cinéma. Indémodable et culte.
La grande époque de Luc Besson, aujourd'hui ratatiné les 3/4 à écrire des scénarios a la pelle et produire des films commerciaux pour le studio "Europacorp", un réalisateur plutot visionnaire comme nous le montre "Léon", un film d'action touchant et poignant sortit en 1994 !! Ce long métrage raconte deux personnes, un tueur professionnel et une jeune fille de 13 ans dont sa famille est froidement assassiné par un groupe de policiers ripoux dont le chef est un allumé psychopathe. Les deux personnages vont se cotoyer, lui en apprenant a lire, elle a connaitre les bases du métier de tueur à gages, des moments de tendresses et de poésie humaine. Des séquences d'actions très bien orchestrées et une police corrompu comme le glacial déglingé incarné par un Gary Oldman stupéfiant. Jean Reno trouve là un de ses meilleurs roles de sa carrière, un parallèle du personnage de Victor dans "Nikita" que son ami Luc Besson a retravaillé le mème type de personnage en plus étoffé. Et puis il y a la petite Natalie Portman , premier role au cinéma et mème age que moi (1981), parfaite et à l'époque, je suivais son parcours au cinéma qui lui a sourit récemment avec un Oscar pour "Black Swan". Eric Serra signe une envoutante musique .
Avec LEON, le réalisateur Luc Besson signe un très bon film d'action aussi palpitant qu'attachant. Et il offre à Jean Reno, grand acteur français souvent mésestimer mais au charisme indéniable un rôle à sa hauteur, et à Natalie Portman sa première apparition remarquée. Un film génialement mise en scène.
Ostraciser Luc Besson,c'est désormais facile.Sauf qu'à l'époque,on avait à faire à un maître,en témoigne cette fable romantique et violente."Léon"(1993),c'est l'improbable rencontre new-yorkaise entre un tueur à gages taiseux et une gamine de 12 ans débrouillarde.D'abord glaçant,Léon s'humanise fortement au contact de Mathilda,qui de son côté,tombe amoureuse pour la première fois.La réunion de ces 2 âmes en peine est revigorante,même si l'on devine rapidement que leur quiétude ne résistera pas à la vendetta d'un flic totalement fêlé.Gary Oldman incarne ce mal à l'état brut,un psychopathe à la duplicité radicale.Jean Reno,parvient à donner beaucoup de sensibilité et de ténacité à Léon.Quant à Natalie Portman,pour sa première apparition fulgurante,elle est ahurissante de justesse,à la fois spontanée,déterminée et émouvante.Besson,mine de rien,à tricoté un scénario complet,et ses scènes intimistes entre Mathilda et Léon n'ont rien à envier aux scènes d'infiltration.Certains plans sont très marquants,comme la vue subjective d'un Léon vacillant ou Léon regardant Mathilda en pleurs dans son oeil de boeuf.L'amour latent et interdit entre Léon et Mathilda est suffisamment évoqué pour qu'on comprenne que leurs 2 destins sont liés à jamais,et aussi que le monde extérieur est d'une cruauté sans limites.Encore une superbe orchestration d'Eric Serra et un titre de Sting désarmant.
Sans doute le meilleur film de Luc Besson. Sorte de spin-off qui ne dit pas vraiment son nom de "Nikita" (avec lequel il partage notamment le personnage du "nettoyeur" impitoyable et un gout certain pour les scènes musclés old shool), "Leon" surprend par sa subtilité et la qualité de sa réalisation. C'est à se demander comment le même homme a pu réaliser un tel film et produire, par la suite des machines sans âme comme "Le transporteur", "Banlieue 13" et autres "Taken". Car tout est saisissant dans "Leon". La photographie, tout d'abord, qui offre une vision superbe de New-York. L'excellente BO, ensuite, signée par l'inévitable Eric Serra qui a su se faire discret pour mieux magnifier l'intrigue. Le scénario est également une grande satisfaction puisque, loin de se vautrer dans une stupide et prévisible histoire de vengeance bas de gamme, il noue une relation aussi atypique que bouleversante entre un tueur solitaire et une gamine qui prend le pas sur les scènes d'action sans pour autant les sacrifier. Le relation entre ces deux âmes en peine s'achève d'ailleurs par un final terriblement spectaculaire et monstrueusement émouvant qui restera comme la grande claque du film. Le casting est d'ailleurs le meilleur atout du film. Comment Jean Reno a-t-il pu passer à côté du César avec cette fantastique prestation d'assassin professionnel à la limite de l'autisme ayant pour seule compagne une plante verte ? Aussi terrifiant dans l'action qu'émouvant dans sa solitude, l'acteur nous livre surement sa meilleure performance. A ses côtés, on découvre une future star qui bouffe déjà l'écran du haut de ses 13 ans, Natalie Portman. Sa détermination et sa maturité ne sont pas sans rappeler la Jodie Foster de "Taxi Driver" et laissaient déjà augurer de l'immense talent de la demoiselle. Enfin, comment oublier le numéro époustouflant du génial Gary Oldman, qui campe un méchant fantastique qui mériterait largement sa place au Panthéon des grands bad guys du cinéma. Tout n'est pas parfait dans "Leon", à commencer par les quelques petits trous d'air narratifs (lorsque Besson s’intéresse un peu trop à la vie privée de ses héros au détriment de l'intrigue) et une évolution de la relation entre Leon et Matilda qui dérape parfois sur des sentiers glissants (ce qui n'était pas forcément indispensable). Pour le reste, "Leon" restera comme l'un des films dont Besson peut être le plus fier. Il ne peut pas en dire autant de ses productions récentes qui sont malheureusement venu ternir l'image d'un artiste désormais sous-estimé... à commencer par lui-même !
Première apparition cinématographique de Nathalie Portman entourée par un Jean Reno impeccable dans le rôle de ce tueur illettré protecteur. Une mise en scène implacable du grand génie Luc Besson qui montrait à l’époque tout son savoir faire. Cependant une perte de rapidité à la fin donne un coup de mou au film, dommage