Léon est un film que j’ai beaucoup aimé. Je lui mets 4 sur 5, parce qu’il a su me toucher là où peu de films y parviennent. C’est sans doute l’un des meilleurs de Luc Besson, et l’un de ceux qui reste longtemps en tête après le générique. Natalie Portman, pour son tout premier rôle, est déjà excellente. Jean Reno est parfait dans ce personnage mutique, discret, brut mais profondément humain. Et Gary Oldman, dans le rôle du méchant, est totalement habité.
Bien sûr, il y a quelques excès. Léon tue tout le monde avec une facilité parfois absurde, ce qui enlève un peu de crédibilité à certaines scènes. Mais ce n’est pas ça qu’on retient. Ce qui fait la force du film, ce qui m’a vraiment marqué, c’est ce lien inattendu, quasi filial, entre Léon et Mathilda. Cet homme seul, enfermé dans une vie vide, sans horizon, sans attache, va découvrir grâce à une enfant ce que c’est que de protéger, transmettre, aimer. Il devient une sorte de père, malgré lui. Et cette transformation, lente mais profonde, m’a bouleversé.
Je me suis retrouvé dans ce personnage. Ce désir d’être père, ce besoin de donner du sens à sa vie en s’occupant d’un autre que soi… ça m’a parlé. Il y a dans leur relation quelque chose de vrai, de brut, qui dépasse les mots. Ce n’est pas une histoire d’action, c’est une histoire de sauvetage mutuel. Et c’est ça qui rend le film inoubliable.