103 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
18 critiques spectateurs
5
3 critiques
4
8 critiques
3
5 critiques
2
2 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
EricDebarnot
241 abonnés
1 262 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Bien sûr, la simplicité naïve de l'intrigue de cet "Agent X-27" déroutera le spectateur actuel, habitué à des thrillers d'espionnage bien plus complexes : pas de coup de théâtre ici, si ce n'est celui, essentiel, de l'Amour, qui est la plus grande trahison tout en étant - pour Von Sternberg - l'ídeal ultime. D'aucuns diront que les poses provocantes et les minauderies outrées de la Dietrich ont aujourd'hui un goût de kitsch insupportable, mais ceux-là se tairont vite tant la sensualité brûlante de LA star (absolue) irradie l'écran. Car, comme toujours, Von Sternberg sublime sa Marlene au-delà de ce que le cinéma a jamais su faire, faisant de son visage l'expression ultime de la féminité : à la fois cruellement froide et finalement incendiaire, elle reste l'incarnation parfaite de l'intelligence et de la beauté miraculeusement révélées en une femme. On saura aussi jouir violemment de l'utilisation magnifique des clairs-obscurs, du rythme serien mais implacable des plans, et, bien sûr, du glamour inatteignable de la conclusion.
L'ennemi intime. Troisième des sept collaborations (tournées en six ans !) entre le pygmalion Josef von Sternberg et sa muse "Galatée" Marlene Dietrich, entamées avec le mythique "L'ange bleu" (29) et achevées en apothéose avec "La femme et le pantin" (35). Comme souvent, Marlene Dietrich joue une femme fatale à l'amour inaccessible, à l'origine d'un des personnages centraux dans les films noirs à venir. Vienne, 1915. L'Empire austro-hongrois est en bien mauvaise posture... Le Ministère de la Guerre utilise une prostituée, sous le nom de code X 27 (Marlene Dietrich), pour tenter d'extorquer des informations à l'ennemi russe... Dès les premiers instants, l'ombre de la mort plane sur cette oeuvre crépusculaire. Josef von Sternberg nous offre l'un des plus splendides fondus enchaînés de l'histoire du septième art, en superposant un voile de trépas... au visage de Marlene Dietrich.