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1,0
Publiée le 7 mai 2021
Pour commencer par l'évidence le film se déroule au pôle Nord ou à proximité en novembre alors qu'il fait nuit 24 heures sur 24. Même à 80 degrés de latitude nord il y a moins de deux heures de lumière du jour en novembre. Pourtant l'équipage qui part à la recherche du vaisseau spatial accidenté semble avoir beaucoup de lumière du jour pour travailler. Il n'y a pas de sas sur les portes de la station polaire les gens entrent et sortent en valsant. Les chiens de traîneau sont laissés dehors la nuit même si quelqu'un mentionne une température de -60°. Le vaisseau spatial qui s'est écrasé est décrit comme pesant 20 000 tonnes et affectant les boussoles sur des centaines de kilomètres à la ronde. Cela semble être beaucoup de métal mais les cuirassés pèsent beaucoup plus que cela et les boussoles fonctionnent très bien même si l'un d'entre eux est à proximité. Si l'on se base sur la taille et le poids d'autres aéronefs un vaisseau spatial en forme de disque de 20 000 tonnes ferait environ 300 pieds de diamètre de plus s'il était fait de quelque chose comme le titane. Pourtant lorsque l'équipe de recherche se déploie et se tient autour du périmètre du vaisseau elle ne fait qu'un cercle de 30 mètres. Un vaisseau de cette taille ne pèserait que quelques centaines de tonnes au maximum. Pourquoi n'ont-ils pas simplement décrit l'objet écrasé comme étant hautement magnétique et fait en sorte qu'il reste irrémédiablement collé à l'empennage lorsqu'une personne essaie d'en retirer des copeaux. C'est sans doute le plus grand nombre d'erreurs dans un seul film...
Une série B des années 1950, sans grand intérêt et dont le principal atout est qu'elle a inspiré un remake devenu grand classique du cinéma d'horreur, "The Thing" de John Carpenter. Cependant ce n'est pas du tout désagréable, il faut l'avouer. La mise en scène n'est pas mauvaise, et si on tiens compte du budget et de l'année de ce film, on se dit qu'il est relativement réussi. Les acteurs n'ont rien a se reprocher, le seul défaut du film en fait, c'est la manière dont il raconte l'histoire : Le début est lent mais devient vite intéressant, et une fois la chose trouvée, une fois la chose disparue, le suspens ne sera pas vraiment élevé, et le scenario va trainer jusqu'aux dernières minutes ou cela redevient intéressant. Que ca soit clair, ca traine sans ennuyer ! M'enfin ca traine quand même.
On est loin du chef d’œuvre de Carpenter lui-même inspiré de cette « préquelle » dont on dit que le grand Howard Hawks aurait supervisé quelques plans. Bien sûr on retrouve le charme suranné des films de SF de l’époque teintés d’un anti-soviétisme primaire (comment ne pas voir le démon communiste caché derrière cette chose venue d’un autre monde ? ) mais dans le genre on a fait mieux notamment avec les films de Jack Arnold comme « Tarentula » ou «L’étrange créature du lac Noir » . Tout cela se laisse voir sans déplaisir malgré et à cause du jeu dramatisé à l’extrême des acteurs que l’on peut juger disproportionné quand on regarde la créature qui ressemble à un Boris Karloff sauce années 50 . L’ambiance générale est bon enfant avec une petite bluette glissée à l’intérieur de l’affrontement entre les mondes militaires et médicaux au sujet du sort à réserver à la bête. Bien sûr c’est le militaire qui l’emporte faisant le choix de détruire la bête au profit de l’humanité (merci l’oncle Sam). Carpenter a su reprendre à son compte cette petite série Z pour la hisser au niveau d’un chef d’œuvre de l’horreur.
Un classique du cinéma SF entré dans la légende aussi bien pour l'efficacité de sa mise en scène que pour le look désarçonnant de sa créature. Le récit joue en effet la carte du mystère et du suspense en huis clos avec un sens du rythme et de la suggestion sans faille. Dommage alors que cette ambiance étouffante et menaçante se voit un peu évaporée dès lors que la créature ose se montrer à l'écran : son design peu réussi atténue malheureusement l'impression de dangerosité qu'on avait si bien créé jusque là.
Huis clos au milieu de nul part, c'est un trés bon film fantastique que j'ai vu il y a longtemps mais je me souviens que c'est un film "bavard" mais trés captivant. Moins flippant que "la mommie" des années 30. Tout amateur de fantastique devrait y trouver son compte. A ne pas manquer non plus le remake de 1982 qui est une réelle reussite.
Gros point pour la B.O Jazz. Les discours sont ultra confus au debut c'est chaud. Un peu de droite... critique les autochtones et les femmes mais visiblement c'est l'humour de l'époque . Le film gagne en intérêt après l'éveil de l'alien. Malgré certains dialogues le film reste quand même cohérent et réaliste malgré son côté Sc-Fi. La morale est quand même problématique ,en faveur de l'armée contre la science. C'est un film de référence sur la paranoïa mais il est moins bien réalisé que « The Invasion of the Body Snatchers».
du grand pour ce film plus vieux que mes parents même si le rythme n'est pas le même que pour un film récent, ce film-ci comme la plupart des vieux film m'a tenu en "angoisse" pendant tout son long bref un grand film !!
Voici donc l'ancêtre de de Thing de Carpenter. Je pensais qu’il s'inspirait lui-aussi des montagnes Hallucinées mais rien du tout, il est adapté du roman Who goes there ?
On suit trois pilotes de l'armée de l’air américaine et un journaliste qui rejoignent une base américaine au pôle nord, suite à une chute d’un aéronef. Quand ils arrivent sur place ils endommagent l’aéronef, seul reste le pilote qui est ramené à la base dans un bloc de glace. A la suite d’un accident, il se réveille et s'enfuit. Les militaires veulent attendre tandis que les scientifiques veulent l'étudier.
Tout y est prêt pour un film d’atmosphère d’hiver, la base loin de tout, les chiens, le bois, ca serait presque douillet sans le monstre… Les scientifiques et les militaires sont enfermés avec le monstre qui seul peut se sortir, réapparaître et se nourrit de sang. Le cadre en huis clos est étouffant car ce sont les passions humaines qui sont aussi menaçantes que le monstre entre les scientifiques qui privilégient la science (sans la conscience) et les militaires qui veulent empêcher le monstre de se développer.
Pleins de choses font que le film est malin, agréable à regarder et très moderne dans son approche, le compteur Geiger est, je pense, l’inspiration pour le détecteur de mouvement d’Alien, le côté film de survie fonctionne également très bien (le lance flamme improvisé, le piège électrique, quand le monstre sabote le la machine à fioul).
Il y aussi d'autres choses qui m’ont fait sortir du film, le fait de trop en montrer sur le monstre, un monstre de Frankenstein version plante verte, le son qui sonne comme son époque. En revanche le côté laboratoire est assez bien fait surtout l’élevage d'embryons du docteur Cornwhaite qui est assez effrayante. Mais quand on y pense, cette version en montre beaucoup moins que le The Thing de Carpenter qui ira plus loin dans le gore.
Que dire de ce film ? Il a eu j’imagine une portée immense tout en étant un film bien ancré dans son époque, un film à voir ne serait-ce que pour les fans du maître Charpentier !
Alors, attention les yeux avec ce film des années 50 qui utilise absolument tout les codes de ce cinéma SF de l’époque. En effet, l’histoire elle même est une vraie pépite de la SF. Un extraterrestre végétal (en gros un monstre/homme/plante…et oui ) est recueilli congelé dans la banquise par les membres d’une base américaine en Alaska. Les militaires veulent le détruire, mais les scientifiques penchent pour l’étude (conflit on ne peut plus classique). C’est alors que la chose se réveil…
A mis chemin entre « L’invasion des profanateurs de sépultures » et « Le jour des Triffides », « La Chose venue d’un autre monde » fait parti de ces films novateurs à l’époque et qui fonctionnent encore parfaitement aujourd’hui.
Malgré quelques longueurs, le suspense est au rendez vous. Entre le lieu totalement isolé, les coupures de courant et de chauffage, les bruits étranges…Ce film à beau avoir plus de 60 ans, il promet encore quelques sursauts et ce, sans avoir recours à de grands effets spéciaux. Et oui, nous sommes tout de même en 1951 donc il ne faut pas être trop regardant sur l’aspect visuel du film. Même si, selon moi, cela ajoute un véritable charme au film.
Avec un scénario solide et des dialogues extraordinaires (« Que tous ceux qui écoutent actuellement ce récit disent autour d’eux [...] surveillez le ciel, de jour et de nuit [...] surveillez sans cesse le ciel ») le réalisateur Christian Niby livre un vrai grand film que les amateurs de la premier heure apprécierons sans aucuns doutes.
Datant de 1951, ce film est un monument du cinéma, et a engendré de nombreux long-métrages mettant en scène des bébêtes et autres monstres. Il faut voir en effet le nombre de films de SF ou Fantastiques qui sont sortis dans les années 50/60. Bien sûr les effets spéciaux sont d'époque mais cela a un effet rétro recherché par de nombreux spectateurs. Film à voir sans hésiter avec ses yeux d'enfants.
Très divertissant pour celui ou celle qui aime voir des films des années cinquante, l'humour et la bonne humeur règne dans une situation qui ne s'y prête vraiment pas, j'adore ce style de réalisation, ces huis clos, haletant ou non d'ailleurs. En plus le film est recommandé par Martin Scorsese, ce qui m'a poussé à le regarder, j'avoue.
Film réalisé dans les années cinquantes et donc sans les trucages et les possibilités numériques des films actuels. Malgré cela, le film tient en haleine et bénéficie, après un début un peu long, d'une réalisation très aboutie, probablement très en avance sur les films de cette période... La direction des acteurs semble optimale. Un grand classique