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Bruno François-Boucher
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5,0
Publiée le 26 mars 2015
Indémodable, incontournable, et toujours aussi bluffant par ses audaces de narration. Hitchcock a fait d'un bon roman de Boileau-Narcejac une oeuvre puissante qui passe entièrement par son regard. La vision d'un maître qui a connu toutes les évolutions du cinématographe pour arriver à la perfection. Les cinéastes du monde entier se sont inspirés de ce film. Il ne se passe pas une seule décennie sans qu’on retrouve l'influence de « Vertigo » dans de nombreuses productions. Ce film-ci démontre tout particulièrement que pour Hitchcock une oeuvre est un tout, une partition dans laquelle s'imbrique le moindre élément : la construction du scénario, le rythme dans l'agencement des plans, le jeu des acteurs, la lumière, le stylisme, le montage, l'utilisation du son et de la musique. L'extraordinaire partition de Bernard Herrmann ne fait qu’une fois de plus renforcer encore davantage ce trouble profond qui envahit le film, et qui ne cessera jamais de nous hanter. Une œuvre sortie du temps et de la mémoire fonctionnant comme une sorte de rêve ou de cauchemar, l’une des plus représentatives qui soient sur les zones de l’inconscient.
Une intrigue et un scénario a la Hitchcock. Bien écrit, bien réalisé, mené de main de maitre. Sortie de cela, les mamours longuets et les embrassades langoureuses de l'époque, fait que le film a tout de meme vieilli.
Vertigo en anglais . Au final il s’agit pour moi du chef d’œuvre ultime d’Hitchcock. Tout y est du suspense, à la maîtrise de la photographie en passant par la direction d’acteurs. Stewart est à son meilleur en flic obsessionnel qui finit par trouver le dénouement de l’intrigue en laissant libre court à sa névrose. Hitchcock réussit un tour de force en nous livrant l’intrigue au 2/3 du film et relançant son propos grâce à ce final grandiose où Stewart cherche à faire revivre celle dont il croit être responsable de la mort. L’ambiance est cotonneuse à souhait et on accompagne avec délice Stewart dans sa filature. Kim Novak est pulpeuse comme ce n’est pas permis .Vraiment on a rarement fait mieux.
Nous avons à faire, à un classique du cinéma ! Que dire de ce film de Hitchcock ! Une histoire palpitante où on est très surpris par son avancé au fur et à mesure. Je dois dire que je ne m attendais pas à ça. Je trouve tout de même qu'il a un poil vieilli par rapport à certains de ces films, mais en aucun cas cela fait baisser le niveau du film !
Un thriller culte et séduisant, un remarquable travail de mise en scène de la part d'Hitchcock et un couple James Stewart/Kim Novak classe et sublime. Chronique d'une descentes aux enfers psychologique, le scénario raconte la nouvelle enquête d'un détective privé engagé par un vieil ami pour suivre sa femme qui l'inquiète depuis quelques temps, une intrigue qui pousse l'ambiguité, la passion et la folie a son extrême et garde son suspense jusqu'au bout, même si les moments de creux sont constants. Acteur fétiche (parmi d'autres) d'Hitchcock, James Stewart incarne la fascination avec une certaine perfection, il se laisse subjugué par la grâce d'une Kim Novak sublime et filmé comme une reine par une Hitchcock admiratif de sa beauté. Comme "Fenêtre Sur Cour" et son chef d'oeuvre "Psychose", Alfred Hitchcock transforme le monde de son personnage en une sorte de rêve indescriptible et qui plonge le spectateur dans la psyché d'un homme qui plonge au fond du gouffre. Un thriller remarquablement tenu, porté par un duo gracieux et un Hitchcock galvanisé et admiratif de son couple de stars.
Sueurs froides, incontournable de Hitchcock, vaut effectivement le détour pour son scénario sous tension brillamment imaginé, ses interprètes inspirés, ses personnages terriblement torturés et ses effets de style inimitables. Vertigo est un classique indémodable qui des décennies plus tard fait toujours un effet naturel et inédit.
Cet incontournable de la filmographie d'Alfred Hitchcock, que je n'avais pas vu depuis bien longtemps et dont je n'avais gardé que très peu de souvenirs est bon. Juste bon. Effectivement, au risque de heurter plus d'un fan, "Vertigo" n'est clairement pas mon préféré du réalisateur. Adapté ou inspiré du roman "D'entre les morts", le film raconte l'histoire d'un détective privé qui doit suivre une jeune femme qui inquiète de plus en plus son mari. En effet, elle déambule dans les rues sans but précis et ne semble pas se souvenir de tout ce qu'elle fait. Ça ce n'est que le point de départ puisque le détective va découvrir une sombre histoire de famille. Enfin bref, je dirai que le film a tout simplement un peu mal vieilli, du moins concernant son intrigue. Le thriller étant pourtant le genre de prédilection du réalisateur, je trouve ici qu'il ne parvient pas à instaurer une intrigue réellement haletante. Et ce n'est pas parce-que j'ai déjà vu le film (encore une fois, je ne m'en souvenais plus), je trouve tout simplement l'intrigue trainante. Ainsi, on a du mal à rester concentré car ce n'est jamais vraiment passionnant. Et puis alors, ça traine encore plus en longueur dans la seconde partie alors que l'on a très bien compris où le film voulait en venir ; je dirai même que c'est la partie de trop qui prend presque ses spectateurs, autant que son héros, pour des débiles même si j'ai aussi bien conscience que c'est l'époque qui veut ça. Et puis, c'est dans cette seconde partie que le titre "Vertigo" prend tout son sens, c'est-à-dire qu'il ne fait pas uniquement référence à l’acrophobie du héros mais également à la perte totale de contrôle quant à la jeune femme qu'il rencontre, le fameux "vertige de l'amour" comme le chante si bien Alain Bashung. En revanche, il n'y a rien à dire concernant la mise en scène qui est, comme d'habitude, excellente ! Ici, nous retiendrons surtout une mise en scène posée, prenant le temps de nous offrir de très beaux plans de composition et des mouvements de caméra assez doux, tranchant avec les fameux travelling compensés ou encore l'effet Vertigo puisqu'utilisés ici pour la première fois et on aurait tendance à l'oublier mais cette idée relève tout simplement du génie ! On retiendra également les acteurs principaux, Kim Novak et James Stewart qui sont excellents. Ainsi, même si j'ai eu du mal à pleinement accrocher à l'intrigue de "Sueurs froides", j'en reconnait tout de même la mise en scène particulièrement soignée.
Très bon film, Vertigo est certainement une des oeuvres les plus abouties d'Hitchcock. Pourtant le film a eu du mal à traverser les années, d'ailleurs la séquence d'introduction montrant une poursuite sur les toits a vraiment vieilli, les effets sont ratés et sont malheureusement trop exhibés pour que l'on passe à côté de ça. Bien entendu il serait très réducteur de ne résumer le film qu'aux quelques effets qui ont vieilli, surtout quand ce même film se révèle être brillant sur tant d'autres aspects. Puis je chipote sur l'introduction mais le générique qui le précède est excellent, on plonge à ce moment-là dans une atmosphère étrange qui nous rattrapera à plusieurs reprises dans Vertigo. Ce film c'est avant tout une histoire d'amour obsessionnelle qui nous conduira d'ailleurs dans un tourbillon passionnel où le désir du personnage principal règne, un désir fondé sur les apparences d'ailleurs. James Stewart campe un inoubliable Scottie, personnage troublant, énigmatique, dont on pourrait réaliser 30 analyses à son sujet tant il est intéressant à étudier. L'ambiance de ce film est très envoûtante, les passages où Scottie suit Madeleine à travers les rues de San Francisco sont très accrocheurs. De plus il y a une mise en scène globalement très réussie, avec quelques surprises (le passage "très coloris" au milieu du film), quelques ratés (concernant les effets surtout) mais quelques grands instants de cinéma. Le plan de Madeleine face au Golden Gate est un des plus beaux plans de l'histoire du cinéma, la scène du rêve est également magnifique et la scène finale est aussi un grand moment. D'ailleurs j'ai ressenti un grand frisson à ce moment-là
spoiler: Quand la nonne monte l'escalier, on croirait voir la mort arriver. J'ai rarement autant frissonné
j'ai été pris dans le film du début à la fin en tout cas. La deuxième partie du film est époustouflante, prenante et très riche. Il y a toujours cette ambiance fascinante, à cela se rajoute un caractère oppressant. L'étau se resserre de plus en plus, le scénario nous surprend, l'histoire devient même presque malsaine. Hitchcock parle d'énormément de choses, de l'amour, de l'art... C'est un film très riche dont je n'aurais pas saisi toutes les subtilités et que je reverrais avec plaisir pour tout ce qu'il a à dire et toutes les émotions qu'il m'a procuré. C'est un grand film qui a pris un sacré coup de vieux mais qui marque durablement, un jeu de pistes sur fond de désir, du grand Hitchcock .
Un classique. Scénario machiavélique, perversité des personnages et BO au poil pour un des "plus grands films de l'histoire". C'est un monument de mise en scène et une véritable démonstration du maître, aussi bien dans sa dimension divertissante qu'artistique.
Un des plus grands films du cinéaste et un des chefs d'oeuvres incontournable du cinéma. Vertigo représente la deuxième face d'Hitchcock, la plus sombre, tourmentée et littéraire. La mise en scène touche au sublime. Un gestion de l'image qui donne au film un indéniable côté romanesque allié à la recherche des plus noirs mystères de l'âme humaine et de la manipulation. Un très grand sens des cadrages et des mouvements de caméra (voir comment Hitchcock invente au niveau des zooms arrières avant que Spielberg ne les copie dans Jaws) et qui donne idée du vertige ressenti par le héros, une nouvelle fois une fragile victime qui aura un comportement limite lors de son obstination pour retrouver son fantôme adoré, car c'est une oeuvre perverse, voir nécrophile, la recherche d'une morte pour la baiser. Sueurs froides est l'autre versant de l'oeuvre d'Hitchcock, La mort aux trousses, plus un "divertissement classique" en est le point opposé. La musique est d'une sublime efficacité, Bernard Herreman livre ici une de ses meilleures compositions qui fait parfaitement corps avec les images. James Stewart, en américain moyen, est l'autre prototype du héros plus glamour joué par Cary Grant . il est remarquable dans ce film, peut être un de ses meilleurs avec l'Appât. La très belle et mystérieuse Kim Novak dans un faux double rôle est impressionnante, bien habillée de vêtements et de mystère. Saul Bass a composé un des meilleurs génériques de l'oeuvre d'Hitchcock de même que des scènes oniriques à faire palir Salvador Dali. La scène d'ouverture est probablement ce qu'il m' a été permis de voir de plus magnifique au cinéma dans un prologue. La mort de la femme est brutale et imprévisible (pour l'héroïne, la vision de la soeur, telle une sanction, provoque sa mort et la guérison du détective libéré de sa nécrophilie ou de sa phobie du vide). La scène des arbres géants traduisant l'immortalité et la petitesse de la vie humaine est magnifique... De grands cinéastes resteront marqués par Vertigo tels David Lynch (voir Lost Highway et Mulholand drive -film très proche de celui-ci, voir le revirement aux deux tiers de la projection), Brian de Palma (Femme fatale et pleins d'autres) ou bien des films de Claude Chabrol..
"Vertigo" est inconstablement le meilleur des Hitchcock, celui ci est époustouflant du début à la fin et démontre aux spectateurs toutes ses qualités de metteur en scène (esthétisme, créativité, intelligence de l'écriture cinématographique). L'oeuvre est mystérieuse, originale voir même innovante, intelligente, passionnée et très bien écrit.
Ce film n'est pas un Hitchcock au sens propre du terme. Etonnant et parfaitement construit en deux séquences distinctes et très différentes. Néanmoins, la première partie est parcourue de longueurs pénibles et de dialogues mous. La seconde redonne un rythme intéressant à l'intrigue.
Si l'on peut reprocher quelques longueurs, et scènes de parlottes parfois trop longues, "Vertigo" est l'un des Hitchcock les mieux maitrisé dans son découpage et sa narration, ainsi que dans sa mécanique de suspense, twisté à fin mais ou l'on a une longueur d'avance sur le personnage de James Stewart, en proie aux vertiges de l'amour. A noter l'excellente partition du compositeur fétiche du réalisateur Bernard Hermann, dont le thème principal est rentré dans la légende.
Fascinant. Si je ne devais choisir qu'un adjectif pour qualifier cet authentique chef-d'oeuvre, ce serait celui-là. Pur objet de fascination, en effet, que ce "Vertigo" qui s'apparente tout d'abord à un très grand film d'atmosphère. La synergie entre toutes ses composantes esthétiques (photographie aux couleurs flamboyantes et irréelles, cadrages et travellings à se damner, découpage à la précision affolante, partition de Bernard Herrmann obsédante par son caractère tour à tour menaçant et romantique) crée un climat unique, entre lyrisme et onirisme, une sensation de rêve éveillé qui permet au spectateur, au fil des minutes et des rebondissements, de pénétrer un peu plus le film, jusqu'à l'habiter complètement. "Vertigo", c'est aussi une histoire d'amour (spoiler: rendue impossible par l'appât du gain, le souvenir de Madeleine ou tout simplement la fatalité - voir le terrible "deus ex machina" final ) entre deux acteurs au sommet de leur art: James Stewart, habité par son rôle, époustouflant dans ses nuances de jeu, et Kim Novak, pur bloc de présence, irradiante de mystère et de sensualité mêlés, aussi sublime que sublimement filmée. Impossible cependant d'épuiser en une critique la richesse d'un tel film, à la fois inquiétant, envoûtant et bouleversant (notamment à travers le personnage, secondaire mais magnifique, incarné par Barbara Bel Geddes). D'une intensité inégalable, émaillé de scènes absolument monstrueuses (le cauchemar de Scottie, le célèbre baiser suivant la "transformation" de Judy), le film, comme toutes les œuvres majeures, nous laisse sidéré, hagard, exténué devant tant de beauté. Grandiose !
Un style impeccable... un style imité jusqu'à nos jours. Tout cela dans un environnement également impeccable sur San Francisco. Un thriller de référence sans bagarre il faut le préciser. Pas de temps mort dans cette intrigue originale et de référence de la filmographie Hitchcockienne. Avez vous vu Hitchcock ? Sur le port ?