15705 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
477 critiques spectateurs
5
206 critiques
4
156 critiques
3
66 critiques
2
33 critiques
1
15 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Séance de minuit
75 abonnés
156 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 30 septembre 2025
Vertigo (1958) conjugue suspense, mélancolie et vertige existentiel. Plus qu’un simple thriller, c’est une exploration obsessionnelle du désir et de l’illusion, servie par une mise en scène hypnotique, une photographie envoûtante et la musique lancinante de Bernard Herrmann. Derrière l’intrigue policière, le film dissèque la manipulation et la fragilité de l’amour, jusqu’à l’abîme. Un classique aussi troublant que fascinant.
Un thriller mystérieux qui nous tient en haleine tout au long du film. Une histoire d'amour sous-couverte d’acrophobie, et empreinte d'angoisse, qui nous laisse découvrir une intrigue sombre et intense. Il y a un joli travail cinématographique, une belle puissance visuelle, des dialogues et une musique parfaitement maitrisés. "Sueurs Froides", plus connu sous le nom de "Vertigo", constitue encore une belle œuvre du maître du suspense !
Ce film représente la pure quintessence hitchcockienne. Un homme tombe amoureux d’une femme qui se suicide. Un jour il croit la reconnaître dans la rue. Sosie ? Revenante ? Hallucination ? Non : complot. Vertigo est un grand film paranoïaque, nécrophage, vampirique, infernal sur notre monde d’apparence et sur la représentation de l’amour comme force destructrice. Un film inépuisable et désespéré, l’un des plus grands de toute l’histoire du cinéma.
Même si le film a triplé ses frais au box office, il n’a pas connu un succès critique à sa sortie. D’ailleurs, il n’a obtenu que deux nominations à la 31e cérémonie des Oscars, une pour le son et l’autre pour la direction artistique. Soixante ans plus tard, plusieurs cinéphiles considèrent ce film comme un chef-d’œuvre jusqu’à le mettre au sommet d’un top 100. Comment expliquer ce revirement ? Il y a dans toutes les œuvres d’Hitchcock un potentiel vintage. Cela passe souvent par le gros fil qui tisse le thriller ou par la naïveté des effets utilisés pour tourner certaines séquences, dont plusieurs d’entre elles sont devenues des pièces d’anthologie. Le scénario inspiré d’un roman de Boileau-Narcejac est alambiqué mais efficace. Le mystère qui se dégage de la filature qui occupe la première partie du film fait en sorte que le spectateur se sent pratiquement assis sur le siège du passager. La séquence dévoilant le crime arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, mais cela fait partie de la méthode du réalisateur. Lui et James Stewart forment un duo parfait puisque les deux abordent le cinéma et l’interprétation comme un jeu. Même dans les situations les plus dramatiques, Stewart semble toujours jouer avec un clin d’œil. Ce qui le rend si génial. Sa partenaire Kim Novak perce l’écran, mais n’a pas su apporter les nuances nécessaires lorsqu’elle retrouve l’identité de Lucie. Si cela avait été le cas, le film aurait monté d’un cran… mais de là à devenir le plus grand chef d’œuvre de la cinématographie…
Et si Vertigo était tout simplement la synthèse du cinéma d'Hitchcock ? Le sommet d'un immense metteur en scène qui compte un peu plus d'une cinquantaine de films achevés et l'oeuvre où il pousse le plus ses limites ? En tout cas, on n'en est pas loin et, à l'heure où le maître du suspense était de plus en plus ambitieux et innovant, il sort en 1958 cette oeuvre fascinante, défiant l'épreuve du temps et dont un seul visionnage ne suffit pas à en cerner tous les contours.
On peut y déceler plusieurs niveaux de lecture tant Vertigo est d'une immense richesse, d'abord d'écriture mais surtout de mise en scène. Le titre d'origine est d'ailleurs représentatif de l'oeuvre tant Hitchcock nous entraîne dans un vertige émotionnel. Assez vite il rend son oeuvre intrigante, notamment grâce aux personnages, d'abord James Stewart en ex-policier puis surtout la magnifique et troublante Kim Novak qui, dès sa première apparition, nous envoûte et permet à Hitchcock de mettre en place une atmosphère de plus en plus obsédante, fascinante, dérangeante, hypnotique et complexe. Il nous immerge dans son oeuvre, nous fait sentir proches des personnages et péripéties et arrive à nous faire passer par tout un panel d'émotion, tout en laissant un parfum envoûtant planant du début à la fin de son oeuvre.
Entre amour, acrophobie, angoisse et perversité, le maître rend son film haletant, nous entraînant dans ce vertige étrange, parfois complexe et renversant. La construction du récit (divisé en deux parties) est en tout point remarquable, Hitchcock débordant d'idées et renforçant peu à peu l'ambiguïté des enjeux et personnages, faisant poser beaucoup de questions aux spectateurs et en y distillant intelligemment les réponses. Il joue avec les peurs, névroses et obsessions des personnages, ainsi que l'illusion de chacun et leur capacité, ou non, à se sortir des pièges tendus. C'est aussi avec le spectateur qu'il joue, ne lui donnant que le point de vue de James Stewart et, avec cet unique angle, il est impossible de définir tout ce qui entoure celui-ci. L'amour reste régulièrement au cœur du récit, qu'il soit morbide ou non et, derrière les jeux de dupes et de manipulations, masqué par la vision de la femme idéalisée. L'intensité est de plus en plus forte jusqu'à atteindre son paroxysme lors de séquences époustouflantes dont le final.
La puissance dramatique et narrative est doublée d'une remarquable puissance visuelle où Hitchcock accentue l'atmosphère de fascination et de mystère grâce à une photographie adéquate et son utilisation des couleurs. Derrière la caméra, et en plus de diriger merveilleusement de formidables acteurs, il est, là aussi, au sommet de son art, enchaînant de magnifiques travellings (notamment ceux compensés), des plans de toute beauté ainsi que son lot de scènes mémorables, et ce dès l'introduction de l'oeuvre. Et enfin n'oublions pas de mentionner le travail musical de Bernard Herrmann qui ne fait que renforcer l'atmosphère mystérieuse, romantique et obsédante de Vertigo.
Hitchcock, alors au sommet de son art et à un tournant de sa carrière, nous immerge dans un vertige émotionnel et fascinant où il met en place une tragique et obsédante histoire d'amour, le tout servi par une ambiance angoissante et glaciale, une remarquable mise en scène, une écriture d'une intelligence rare et de formidables interprètes. Une oeuvre d'art qui n'en finit pas de hanter le spectateur. Éblouissant.
Franchement avant d'avoir vu ce film, je ne m'attendais pas à ce qu'il soit à ce point sombre et glauque. De ce que j'ai pu voir d'Hitchcock c'est mon préféré : l'ambiance est vraiment froide et morbide, le scénario est vraiment très bien ficelé, empruntant divers chemins et trompant à plusieurs reprises son spectateur, les acteurs sont excellents (mention bien sûr au duo James Stewart/Kim Novak), la réalisation est maitrisée et novatrice (on parle du premier film à avoir utilisé le travelling compensé, qui consiste à reculer la caméra tout en zoomant), et même si quelques effets visuels prennent un petit coup de vieux, ça reste plus que correct, surtout pour l'époque. Les personnages sont vraiment très réussis : Hitchcock s'intéresse cette fois-ci à leur psychologie (avec Psychose ça doit être un de ses films les plus réussis au niveau psychologique) mais ne néglige ni le suspens, ni la tension, surtout présente dans l'incroyable fin. Voilà, c'est un film vraiment incroyable dans la filmographie de son réalisateur, peut-être son plus abouti.
Du grand cinéma, il faut le reconnaître, tout est très fluide et bien soigné, avec l'utilisation d'une BO géniale. Partant d’une histoire classique de manipulation et de faux-semblants, Hitchcock joue constamment avec le spectateur en ne lui donnant qu’un seul point de vue sur l’histoire racontée. Ce seul angle d’attaque n’est bien sûr pas suffisant, car, selon Hitchcock, la réalité est toujours bien plus complexe qu’elle ne semble au premier abord. Son personnage principal, magnifiquement interprété par James Stewart, est aveuglé par ses obsessions, peur du vide et amour morbide envers une défunte qui réapparaît de manière fantomatique. Le cinéaste approfondit ici ses thèmes préférés sur la manipulation par les images, mais aussi sur l’amour sublimé et la femme idéalisée. Son personnage féminin est un être divisé en deux, atteint par une folie qui rappelle celle de "Psychose" Le tout est magnifiquement mis en scène, enrobé dans de superbes images de Robert Burks et magnifié par la BO vertigineuse de Bernard Herrmann. Assurément, voici l’une des œuvres les plus abouties du maître du suspense.
Vertigo ? Attention film culte. On ne touche pas à une institution. D’autant que Vertigo ferait partie des 10 meilleurs films de tous les temps selon des cinéphiles initiés. On aime, c’est normal. On n’aime pas, soit c’est de l’inconscience, soit c’est du ressort de l’indigence intellectuelle, soit c’est du snobisme. Vieille K7 ressortie d’un carton, j’ai décidé de revoir le film, qui dans les années 80, semblait m’avoir plu. Et là quelle désillusion, je m’y suis ennuyé. Faut-il avoir honte de ne pas apprécier un chef d’œuvre ? Le chef d’œuvre c’est comme la beauté, comme les goûts et les couleurs et les films : ça vous parle ou ça ne vous parle pas ; ça vous touche ou pas, bref, c’est subjectif. Désolé, mais ce film a vieilli par certains côtés de mise en scène, d’intention, d’attitude ; et même si l’étreinte entre James Stewart et Kim Novak avec ce mouvement de caméra circulaire plonge Scottie dans le passé est bien fichu, l’ensemble est assez plombant. Et surtout la fin me semble précipitée. Il y a une ambiance, une bonne musique mais Vertigo ne me donne pas le vertige. Ne me donne plus de Sueurs froides.
Si on met de côté la romance entre Stewart et Novak peu crédible tant elle est mal amenée et précipitée, l'intrigue est plutôt intéressante malgré le lot habituel de facilités qui mettent quelques peu à mal sa crédibilité. Le scénario tient relativement la route jusqu'à la révélation de Judy, le flashback et la lettre — aussitôt déchirée — qui arrivent comme un cheveu sur la soupe ce qui casse le travail effectué précédemment. Les 30 dernières minutes apparaissent ensuite comme un supplice tant l'histoire peine à trouver un second souffle, et ce jusqu'à un dénouement final raté, beaucoup trop abrupt. C'est dommage car le potentiel était là mais le résultat final manque de consistance, d'homogénéité, et ne parait pas totalement abouti, en tout cas pas assez pour prétendre à être un des meilleurs du réalisateur ou du cinéma en général. Comme souvent chez Hitchcock, pas grand chose à reprocher à la mise-en-scène ou à la réalisation. Mention spéciale tout de même à la bande-originale signée Bernard Herrmann, excellente, qui souligne parfaitement l'atmosphère intrigante de Vertigo.
Et dire que je pensais qu'il allait être dur pour moi de préférer un autre Hitchcock à "Psychose", que je trouve absolument magique! Si je pensais ça, c'est parce que je n'avais pas encore vu "Sueurs Froides", qui est pour moi encore meilleur! Quelle gestion du suspens, quelle ambiance! Mystérieuse, étrange, parfois paranormale mais toujours parfaitement gérée... Après 3 films vu, je pense que c'est pour moi le mot qui défini le mieux les films du 'Maître' ; Parfait! Hitchcock nous attrape au début du film et ne nous lâche pas avant la fin, et pendant plus de deux heures, il fait ce qu'il veut de nous, il joue avec nos émotions, avec nos sentiments. Et dire que ce n'est qu'un film! Mais quel scénario! On croit tout avoir vu quand le suicide est 'éluicidé', mais le film se poursuit, avec un comportement étrange du héros principal. On ne comprendra ce comportement qu'à la toute fin du film, où tout prend alors un sens différent et nous fait vivre autrement ces 20 petites minutes de flottement ( celles où John Ferguson essaye de faire ressembler Judy Barton à Madeleine Elster ), qui semblent assez longues par rapport au reste du film, qui passe, lui, à une vitesse phénoménale. Puis il y a ces 10 dernières secondes, qui clouent littéralement sur place! Niveau acteurs, rien à dire, James Stewart, dont c'est la 4ème collaboration avec Alfred Hitchcock, après "La Corde", "Fenêtre sur cour" et la deuxième version de "L'Homme qui en savait trop" donne la réplique à la magnifique Kim Novak. Cette dernière n'était pas prédestinée au rôle, qu'Hitchcock voyait plus pour Vera Miles. Après le tournage, Hitchcock déclara que ce changement de casting lui a fait perdre tout interêt pour le personnage et pour le film en lui-même! Finalement, "Vertigo" est un véritable chef d'oeuvre dont on ne sort pas indemne!
Il y a sans doute quelques longueurs au début et quelques blablas, mais sinon tout est bon. Le film se compose en fait de deux parties, la première étant destinée à embrouiller le spectateur, la seconde établissant sa complicité (en ayant donc une longueur d'avance sur Stewart). Quant au vertige il est omniprésent que ce soit du générique jusqu'aux bouclettes de Kim Novak en passant par quelques mouvements de caméra subjective assez fabuleux. On notera aussi une très belle séquence onirique. La direction d'acteurs est remarquable et Kim Novak particulièrement mise en valeur. Le rôle attribué à Barbara Bel Geddes est très astucieux puisqu'il permet de permet de souffler un peu entre les moments de tension et d'en apprendre plus sur la personnalité de Stewart. Bonne musique (Bernard Herman). Un excellent film (mais de la à dire comme le font certains qu'il serait le meilleur de tous, faut peut-être pas exagérer non plus)
Très bon film, si seulement il n'était pas si long... En effet, beaucoup de longueurs, de moments qui s'éternisent alors qu'il semble manquer des scènes tel spoiler: la "longue" (apparemment) convalescence de John et son retour à la vie normale , d'autres relatant sa relation avec son ex Marjorie, ou encore ce qui mène à son spoiler: amour pour Madeleine . Il est vrai que dans nombre d'anciennes œuvres on tombe amoureux sans trop de circonvolutions, et là on sent mieux les sentiments du couple, aussi bien au début qu'après. Néanmoins je trouve que le rendu est trop surfait, sûrement parce qu'il est trop attendu. Je rappelle quand même que Madeleine est censée être la femme de son ami, donc un peu d'hésitation serait de mise. Hormis ces longueurs, et une musique répétitive bien que bonne, rien de mauvais à signaler, au contraire. Le film est bien servi par les acteurs, jouant très juste, dans un registre très hitchcockien (c'est assez reconnaissable), l'histoire est géniale, la trame originale (on a comme deux fins en un long métrage), la mise en scène efficace, les décors sont bons, les effets spéciaux (notamment quand John divague) passent bien, le rythme se tient, les dialogues servent l'intrigue comme il faut, bref une réussite sur tous les plans. Je le conseillerais pour ceux qui doutent de l'appellation "Maitre" pour le sieur Alfred, ou du suspens qu'il peut amener. Si comme moi vous avez douté de lui avec Psychose, Vertigo et la mort aux trousses vous réconciliera avec cette réputation.
Au risque de me faire lyncher, Sueurs Froides est loin d'être convaincant. De la part de Hitchcock je m'attendais à beaucoup mieux. Il s'agit pour beaucoup, du film le plus abouti d'Hitchcock, mais c'est aussi pour moi l'une de ses oeuvres où le manque de rythme se fait très fortement ressentir. Le génie d'Hitchock n'opère pas, le suspens est absent, malgré une ou deux surprises dans l'intrigue. Déçu donc...
Après un générique fort prometteur accompagné de cette sublime musique, je me suis retrouvé devant un film dont les fondations reposent sur une intrigue qui m'a malheureusement fort ennuyé. Comme dans beaucoup de films, ces longueurs peuvent être compensées par une dernière partie surprenante, mais ici, et malgré la qualité de l'histoire, je suis resté de marbre face au traitement des fameuses "révélations" et de ce final absolument incompréhensible. J'aimerai pouvoir ressentir ce qu'apparemment un nombre pas croyable de gens ont ressentis, mais mon petit esprit étriqué n'y trouve que trop peu de raison. Au suivant.
J'ai adoré la première partie du film, avec le fameux "la je suis né, là je suis morte", la seconde partie du film je l'ai trouvée un peu plus molle, mais ce film reste l'un des grands classiques du maître du suspens