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guillebotis
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2,0
Publiée le 17 janvier 2022
25 ans d'écart entre James Stewart et Kim Novak alias Scottie et Madeleine, (l'inaltérable James encore plus défraîchi l'année suivante avec la munificente Grace Kelly dans Fenêtre sur cour) relation oedipienne d'un père-amant et d'une femme-enfant, rêve éveillé administré à la sauvage par Scottie sur Madeleine qui évoque une certaine chambre de son enfance, prête à accéder au souvenir traumatique... L'allusion à la psychanalyse qui fascinait Hitchkock s'arrête à la morale d'airain des années cinquante : une catin est une catin condamnée d'avance, l'amant floué s'autorise alors à traîner brutalement la traînée dans l'escalier, et si la catin est de plus complice d'un crime, elle ne mérite que la mort. L'oeuvre d'Hitchkock est mythique, sacrée, un monument historique du cinéma à lui seul. Aujourd'hui nul n'oserait ficeler une intrigue aussi cousue de gros fil. Pourtant cette oeuvre demeure, et en cela elle a toute sa légitimité, un cinéma du dimanche soir, à regarder pelotonné dans son canapé calfeutré, avec un After Eight. So British.
Ça, un chef-d'oeuvre ? Il serait bon de redéfinir ce terme employé à tout bout de champ et, ici, de manière particulièrement incompréhensible. Car enfin, qu'y a-t-il à sauver dans ce film ? Rien, ou pas grand-chose. On s'ennuie la plupart du temps, le suspense est pour ainsi dire inexistant. Bien décevant de la part du maître en la matière qui avait habitué son public à des productions de bien meilleure qualité. Où est passée sa verve légendaire ? Pas étonnant, dès lors, que le film ait reçu un accueil mitigé à sa sortie, avant de voir sa cote d'amour inexplicablement grimper au fil des années. A croire que les spectateurs de l'époque savaient, eux, distinguer les vrais chefs-d'oeuvre, ceux qui font l'unanimité, pas cette chose banale et sans intérêt.
Eh bien. Dire qu'on considère ce film comme le meilleur d'Hitchcock me fait doucement sourire. Certes j'ai une aversion assez poussée envers les œuvres du monsieur mais là n'est pas la question. J'avais été surpris et emballé par Psychose mais ici, c'est tout simplement l'ennui qui domine. Aucune tension, des acteurs mauvais et pas convaincants, une histoire d'amour bien molle et inintéressante et surtout, on dit Hitchcock le maitre pour jouer avec le spectateur mais honnêtement, j'avais capté la fin au milieu du film. Bref, je suis vraiment pas fan du travail d'Hitchcock et c'est pas ce film qui m'aura fait changer d'avis.
Je pars du principe qu'on ne peut pas mettre un 0 pointé à un film du Maître Hitchcock mais je dois avouer que ce classique que j'ai seulement découvert il y a peu m'a profondément ennuyé, à peine si je regardais ma montre, c'est dire. L'intrigue peine à démarrer, de longues scènes sans dialogue et au bout du compte une fin assez abrupte et dénuée de surprise. Alors 1 étoile pour la légende et pour les acteurs, mais tout juste.
Classique du genre. Thriller d'une efficacité remarquable selon les dires. Mais je n'ai pas accroché pour ma part. Le film manque de vie, c'est mou et lent. Je pense que ce n'est tout simplement pas mon style de film.
Histoire d'amour, meurtres, manipulations, tout ce mélange sous l'œil du tout aussi manipulateur Alfred Hitchcock. James Stewart et Kim Novak forment un couple à l'amour impossible, pour de multiples raisons. Hitchcock parvient à créer une ambiance étrange et mystérieuse. Néanmoins le film a pris un terrible coup de vieux et la dernière demie heure est très lente...
Je m'attendais clairement à une claque, comme Psychose... mais cela a été tout autre. Tout d'abord, ce film est d'une lenteur affligeante. Ok, on va dire qu'on se focalise sur les détails et que ca rend le film encore plus puissant et maintient le suspens. N'importe quoi ! Tout traîne en longueur, sauf la révélation, le dénouement qui nous ai projeté, d'un coup à la figure. L'histoire est vraiment intéressante, bien emmenée mais le dénouement m'a paru si rapide, bâclé que j'ai eu du mal à m'en remettre. Pourtant on s'imagine en détective, à deviner qui est Madeleine, a démêler le vrai du faux. Le twist aurait pu être fameux dans un autre contexte. Ici, du fait des longueurs, du manque de dialogues et profondeurs, ca ne prend pas. Je suis mitigé, où d'un côté j'ai été pleinement convaincu par l'histoire (si on exclu la romance), et d'un autre côté, complètement aseptisé par un faux rythme et une révélation bâclée qui perd définitivement le film. Un film à voir, malgré tout, mais qui ne mérite clairement pas le statut de chef d'œuvre ni de référence en matière de thriller.
L'histoire est bien au départ mais la seconde partie me laisse perplexe, un semblant d'inachevé. Ce n'est pas mon favori parmi les A. Hitchcock. Beaucoup de longueurs et des personnages délaissés sans que l'on ne sache réellement ce qu'ils deviennent.
Si le scénario est très réfléchi, la mise en scène exemplaire, ce film souffre d'un vieillissement hors-normes. Il reste un classique mais qu'est-ce qu'il a mal vieilli, c'est effroyable!
"Sueurs froides" n'est pas le meilleur Hitchcock. Le début n'est pas trop mal, puis on est plongé dans l'ennui et le manque de suspense, jusqu'à ce qu'arrive une fin longtemps devinée.
Comme la plupart des films d'Hitchcock la musique de Bernard Herrmann est omniprésente, redondante avec l'action. Dans de nombreuses scènes l'utilisation de la transparence se voit. Dans "Sueurs froides", le jeu des deux acteurs principaux est calamiteux, et l'intrigue pas crédible une seule seconde. Ce film a vieilli énormément.
Un des meilleurs Hitchcock avec un duo de choc et une superbe réalisation. Les effets spéciaux sont discutables mais ils commencent à dater! Un coup de maître du à une équipe très inspirée
Contrairement à beaucoup de personnes, j'ai trouvé la première partie vraiment ennuyante par rapport à la deuxième. La femme est complètement transparente, en même temps c'est voulu mais on a l'impression que le personnage de James Stewart parle au mur pendant 1h tandis que la deuxième partie elle, au moins à le mérite de se montrer plus distrayante en révélant une par une chaque pièce du puzzle. Je rajoute de plus que ces genres de films, les films cultes et datant de pas mal d'années perdent beaucoup de leur effets de surprises car ils ont influencé beaucoup de films par la suite. Du coup Sueurs Froides est moins surprenant certainement aujourd'hui que lors de sa sortie mais comme tous les Hitchcock, l'analyse du scénario est toujours assez intéressante. Ce n'est donc pas mon film préféré d'Alfred Hitchcock et je pense que Fenêtre sur Cour ou Psychose ont de bonnes chances de rester en tête.
Si vertige il y a, c’est celui d’un amour interdit, prohibé par les bonnes mœurs, qui trouve sa satisfaction dans la jouissance du corps inerte que l’on peut, à notre guise, posséder, déshabiller puis revêtir : ainsi les préliminaires s’effectuent-ils à distance, entre ces deux voitures que la plan embrasse comme ses deux polarités entre lesquelles le vide. L’homme marche sur un fil, le fil de ses désirs qui prennent le pas sur la réalité au gré des fondus enchaînés faisant cohabiter, l’espace d’un instant, deux images. Tout réside dans l’œil bleu tranchant de James Stewart qui vient lire dans les yeux de Kim Novak la déformation infinie de sa soif d’idéal, au risque de changer la femme remplaçante en poupée qu’il convient d’habiller pour ramener la morte à la vie ; réalité et fiction tournent, valsent dans une danse sans fin que le générique illustre déjà. Construction d’une passion brûlante, consommation dans la noyade et reconstruction, par l’artifice, de la jouissance perdue. Tout cela détenu derrière une image a priori dénuée de tout reproche moral. Il fallait un maître pour y arriver. Avec Hitchcock, c’est chose faite.