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Un visiteur
5,0
Publiée le 15 décembre 2011
Décrit comme l’une des plus fascinantes histoires d’amour du cinéma et considéré comme « le film le plus abouti » du génie et regretté Alfred Hitchcock (A qui l’on doit le parfait « Psychose » mais également son lot de films cultes, Fenêtre sur cour, Les Oiseaux, Frenzy, Mais qui à tué Harry ?, L’homme qui en savait trop et bien d’autre encore). Ainsi fan de ce diable d’Alfred Hitchcock après seulement deux films à savoir Psychose et Les Oiseaux, on ne peut qu’attendre un chef d’œuvre de sa part. Est-ce le cas avec ce Sueurs Froides (Vertigo, de son nom original) réalisé en 1958 et résultant de l’adaptation cinématographique d’un roman français intitulé « D’entre els morts » et écrit par deux auteurs : Boileau et Narcejac, devant leur renommé après avoir écrit le film à suspens « Les Diaboliques ». Ainsi mettant en scène John Ferguson (James Stewart) un ancien détective sujet au vertige, qui va reprendre du service pour le compte d’un ami, ce dernier lui demandant de suivre sa femme à priori suicidaire. Seulement, l’homme va vite s’éprendre de la belle Madeleine (Kim Novak) en détresse. Ainsi commençant par une bande sonore d’exception de Bernard Hermann (Compositeur de plusieurs films d’Hitchcock comme Psychose) puisque je pense que Sueurs Froides n’est en aucun cas Sueurs froides sans cette bande sonore qui les rend inséparables, et par une intro forte accrocheuse et visuellement déjà intéressante. Le scénario s’avère d’une extrême justesse, et à l’instar du cultissime Psychose, le scénario en plus d’être efficace, se révèle extrêmement bien construit, et disposant d’un twist-end plus qu’inattendu qui ici utilisera une technique peu conventionnelle, puisqu’une fois le twist-ending révélé, le spectateur sera le seul détenteur de ce « secret », pas le personnage principal qui continue de rester dans l’ombre et la tourmente (A l’extrême, quoi que vers la fin, son degré de percution est assez poussé certes), nous laissant alors entre autre dans le schéma de la série télévisé « Inspecteur Derrick » puisque dedans, l’identité du tueur est révélé dès le début étant donné qu’on est installé dans son intimité au début, mais pas les détectives qui découvriront petit à petit, avec des indices, comme dans ce Sueurs Froides, quoi qu’heureusement le spectateur se laissera vite envahir par ce mystère permanent et vraiment bien mené et travaillé (Jusqu’à la moindre réplique et au comportement) et ces révélations n’interviendront qu’un peu avant la fin. Et finalement, c’est ça qu’on adore et qui nous fascine chez Hitchcock, son côté ultra-perfectionniste (Peut-être encore plus que Kubrick) allant de sa systématique apparition encore dans ce long-métrage, que l’invention sur le plateau du tournage de l’utilisation simultanée des techniques du zoom avant et du travelling arrière, pour appuyer et souligner la sensation de vertige de John Ferguson. Seulement un léger défaut, la puissance du récit et des acteurs est tel qu’absorber par le film et par chaque détails on reste vraiment sur notre fin, là où finalement, et c’est bien là rare fois ou sa m’arrive, que j’aurais espérer une touche finale conventionnelle, et finalement c’est là qu’Hitchcock intervient pour nous rappeler que c’est bel et bien son film et lui le réalisateur. Alors est-ce une façon de contourner les codes ? Ou était-ce dont il voulait depuis le début ? Peu de gens le savent finalement. Sueurs froides est également un film qui propose à des acteurs incroyables des rôles plus qu’adéquates, puisqu’ici la relation Stewart-Novak fonctionne à merveille, émut, fais sourire, fascine et passionne. En effet, tout deux délivrant des interprétations quasi-parfaite, cela viendra s’ajouter à la longue liste des qualités de ce film, notamment avec la mise en scène vraiment soignée et travaillée, toujours cette magnifique façon de filmer qui lui est propre nous offrant une large palette de plans d’une pertinence déconcertante et d’une beauté rare, comme ces superbes idées au montage apportant une touche assez onirique au film pour traiter de la mélancolie et de la tristesse du personnage principal, arrivé un stade du film. Une belle photographie et des dialogues minutieusement écrits sont également au rendez-vous. Non vraiment ce film est un chef d’œuvre ! D’ailleurs bien qu’il reste un peu inférieur à Psychose, beaucoup de similitudes avec ce dernier sont à remarquer comme quelques plans (dans la voiture) ou encore l’intérieur de l’hôtel ressemblant étrangement à la maison de Norman Bates et sa mère. Voulait-il faire mieux avec ce film ? Corriger? Ou bien estimait-il cela comme la meilleure façon de traiter le sujet ? Bref, Sueurs Froides est un film inratable (considéré comme l'un des 10 meilleurs films Américains de tout les temps), un vrai chef d’œuvre ! Merci monsieur Hitchcock !
Vertigo ? Attention film culte. On ne touche pas à une institution. D’autant que Vertigo ferait partie des 10 meilleurs films de tous les temps selon des cinéphiles initiés. On aime, c’est normal. On n’aime pas, soit c’est de l’inconscience, soit c’est du ressort de l’indigence intellectuelle, soit c’est du snobisme. Vieille K7 ressortie d’un carton, j’ai décidé de revoir le film, qui dans les années 80, semblait m’avoir plu. Et là quelle désillusion, je m’y suis ennuyé. Faut-il avoir honte de ne pas apprécier un chef d’œuvre ? Le chef d’œuvre c’est comme la beauté, comme les goûts et les couleurs et les films : ça vous parle ou ça ne vous parle pas ; ça vous touche ou pas, bref, c’est subjectif. Désolé, mais ce film a vieilli par certains côtés de mise en scène, d’intention, d’attitude ; et même si l’étreinte entre James Stewart et Kim Novak avec ce mouvement de caméra circulaire plonge Scottie dans le passé est bien fichu, l’ensemble est assez plombant. Et surtout la fin me semble précipitée. Il y a une ambiance, une bonne musique mais Vertigo ne me donne pas le vertige. Ne me donne plus de Sueurs froides.
Du grand cinéma, il faut le reconnaître, tout est très fluide et bien soigné, avec l'utilisation d'une BO géniale. Partant d’une histoire classique de manipulation et de faux-semblants, Hitchcock joue constamment avec le spectateur en ne lui donnant qu’un seul point de vue sur l’histoire racontée. Ce seul angle d’attaque n’est bien sûr pas suffisant, car, selon Hitchcock, la réalité est toujours bien plus complexe qu’elle ne semble au premier abord. Son personnage principal, magnifiquement interprété par James Stewart, est aveuglé par ses obsessions, peur du vide et amour morbide envers une défunte qui réapparaît de manière fantomatique. Le cinéaste approfondit ici ses thèmes préférés sur la manipulation par les images, mais aussi sur l’amour sublimé et la femme idéalisée. Son personnage féminin est un être divisé en deux, atteint par une folie qui rappelle celle de "Psychose" Le tout est magnifiquement mis en scène, enrobé dans de superbes images de Robert Burks et magnifié par la BO vertigineuse de Bernard Herrmann. Assurément, voici l’une des œuvres les plus abouties du maître du suspense.
Eh bien. Dire qu'on considère ce film comme le meilleur d'Hitchcock me fait doucement sourire. Certes j'ai une aversion assez poussée envers les œuvres du monsieur mais là n'est pas la question. J'avais été surpris et emballé par Psychose mais ici, c'est tout simplement l'ennui qui domine. Aucune tension, des acteurs mauvais et pas convaincants, une histoire d'amour bien molle et inintéressante et surtout, on dit Hitchcock le maitre pour jouer avec le spectateur mais honnêtement, j'avais capté la fin au milieu du film. Bref, je suis vraiment pas fan du travail d'Hitchcock et c'est pas ce film qui m'aura fait changer d'avis.
L'un des meilleurs Hitchcock, "Vertigo" continue d'inspirer les plus grands réalisateurs grâce aux trouvailles techniques dont le film regorge (séquences de rêve, plan de malaise,...), à son scénario fouillé et saisissant, et à son ambiance hors du commun. Vertigo est une expérience inoubliable. A voir au plus vite!
Grand film. Mais Hitchcock nous à habitués à des chef-d'oeuvre, donc on peut dire que ce film est un peu moins bon que d'autres qu'il a fait. Le scénario est beaucoup moins vertigineux que La mort aux trousses et les révélations sont un peu plus attendus. Pas le meilleur d'Hitchcock.
En revoyant l'autre jour ce monumental et virtuose "Vertigo", après l'avoir déjà regardé et apprécié plusieurs fois au cours ma vie, je me suis rendu compte de deux choses : 1) (appréciation générale) L'histoire d'amour entre Kim et James est l'une des plus originales et intenses qui n'a jamais été filmée ; 2) (appréciation personnelle) Ce film est un élément constitutif de ma personne, ni plus ni moins.
Très bon film ! Alfred Hitchcock marque encore une fois l'histoire du cinéma, surtout grâce à son introduction d'une intensité rare. La bande-son est magistrale, et d'une efficacité rare ! Le scénario est plutôt bien ficelé, et les personnages sont biens développés (surtout Madeleine, j'ai adoré son côté femme fatale). Un film à voir !
Pour un film de 58, la retournement final et la réalisation est très bonne. Un très bon James Stewart ! Mon premier Hitchcock, avant les autres maintenant !
LE chef d'oeuvre d'Alfred Hitchcock. Il est de loin mon film préféré du maître du suspense : scénario parfait malgré quelques longueurs par moments, un suspens parfaitement dosé, de nombreuses scènes exceptionnelles sublimées par la performance des acteurs, un James Stewart incroyable livrant selon moi la meilleure performance de sa carrière, et la méconnue Kim Novak qui livre elle aussi une composition plus que convaincante. Immanquable!