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Kouto
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5,0
Publiée le 22 novembre 2025
Plus qu’un thriller donnant le vertige à la mise en scène implacable « Sueurs froides » est avant toute chose une tragique histoire d’amour concoctée par le maitre du suspense Alfred Hitchcock qui fait preuve de virtuosité pour troubler le spectateur avec cette histoire de femme possédée par son aïeul grâce à la maestria de sa mise en scène aux accents psychédéliques, le tout sublimé par la composition musicale de Bernard Herrmann. Haletant jusqu’à son final diaboliquement retors, ce « Sueurs Froides » emmené par l’excellent James Stewart fait partie des réussites incontestables du cinéaste alors à l’apogée de son talent.
Je sais que ce film est considéré comme l'un des plus grands chef d'oeuvres du septième art et l'un des plus grands films cultes de tous les temps mais, même si j'ai plutôt apprécié le film, mon avis reste assez mitigé dessus. En fait, je trouve la première partie de "Vertigo" absolument extraordinaire : la réalisation de Hitchcock est vraiment intéressante, le scénario est intéressant et très bien interprété et les musiques du film sont vraiment géniales. Mais, malheuresement, le film se perd un peu dans sa seconde partie : on s'ennuie un peu, tout fonctionne moins bien et la fin est un peu poussive. Donc, j'ai bien apprécié ce "Vertigo" même si j'en attendais un peu plus notamment du point de vue de son statut culte.
Un thriller psychologique magistral d’Hitchcock, à la mise en scène vertigineuse et envoûtante. Entre obsession, illusion et tragédie, un sommet du suspense et une œuvre fascinante sur la manipulation.
D'une lenteur à gâcher le film, de magnifiques plans, une bonne musique et un jeu de lumières et de couleurs fabuleux, mais l'histoire ne méritait pas de s'étendre sur plus de deux heures, notamment sur des scènes parfois superflues (pas la peine de s'éterniser à filmer la conduite des personnages, ça n'en finissait pas)
Oeuvre magistrale d'Alfred Hitchcock que j'ai vu tellement de fois que je ne compte plus les visionnages, et même en connaissant cette fin renversante, c'est toujours avec autant d'ardeur que je revois. Scénario ingénieux, mise en scène impeccable, couple charismatique à l'affiche, suspense bien dosé dans la deuxième partie du film surtout, thème musical grandiose et San Francisco qui vaut le coup d'oeil en Technicolor.
J'ai revu ce film de nombreuses fois. Même si on connaît le scénario, c'est le climat général qui me semble le plus important. Hitchcock est génial dans sa capacité à nous placer sans cesse dans le même malaise que vit Scotty. Quant à Madeleine, comment ne pas être subjugué par Kim Novak ? Les deux parties du film, qui nous placent dans des points de vue différents, sont soutenus par une musique envoûtante (je crois qu'elle est de Bernard Hermann) tout à fait adaptée à l'ambiguïté ambiante. Même si on sait que c'est un thriller, les trois quarts du film ne le laissent pas montrer. Ce film fait partie de mon top 5.
Uns des meilleurs Hitchcock de tout les temps, acteurs merveilleux, le suspense est garantis, les personnages sont marquants, et les musiques font frissonner. Un des meilleurs thriller.
Je n'ai pas grand chose à en dire, à part que j'ai eu du mal à me mettre dans l'univers d'Hitchcock dans ce film, et à comprendre l'essence. Comparé à 2 autres films de lui que j'ai récemment regardé, je le trouve assez décevant, et très ennuyeux. Et au final, le film montre tout sauf les peurs du protagoniste, ou elles sont très peu montré, je cherche encore...
Contrairement aux intrigues courantes d'Hitchcock, celle qu'introduit "Sueurs froides" n'a pas de motif policier ni criminel, Lorsque l'ex-flic Ferguson entreprend, à la demande de l'époux, la filature d'une jeune femme, ce n'est pas pour découvrir une quelconque culpabilité mais pour comprendre le comportement étrange de Madeleine. Longtemps, le suspense du film n'est "que" psychologique, et il faut attendre la dernière partie du film pour que l'énigme change de nature et prenne un autre tour. Encore que le cinéaste s'intéresse avant toute chose, indépendamment de l'ingéniosité scénaristique du dénouement, à la partition psychanalytique passionnante qu'il décline à traversspoiler: l'amour fou que Ferguson éprouve désormais pour Madeleine. Hitchcock est assez habile pour faire ressentir l'intense et émouvante passion de son personnage. Le sujet principal du film -adapté d'un roman de Boileau-Narcejac, cocorico!- est le détective et pas sa cible. En soi, cette direction que prend le film, avec ses méandres psychologiques d'une grande richesse dramatique, est probablement plus intéressante que le mystère autour de Madeleine -duquel le réalisateur feint de se préoccuper dans la majeur partie du film- parce qu'on y sent l'intérêt profond et supérieur que lui porte Hitchcock.
J’avais pris une si grosse claque cinématographique avec Psychose, j’ai continué avec Vertigo. Par respect pour M. Hitchcock je dirai simplement que ce film n’a pas été à mon goût et que je n’ai pas passé un bon moment devant
Si on devait résumer "Vertigo" ("Sueurs froides" en version française) en un seul mot ce serait "hypnotique". Les images sont hypnotiques, la musique est hypnotique, la manière de filmer est hypnotique, avec la première utilisation au cinéma de l'effet vertigo, qui consiste à reculer la caméra tout en zoomant créant un effet de vertige - c'est donc grâce à Hitchcock qu'on retrouve cet effet partout aujourd'hui, on y fait même plus attention. L'histoire est hypnotique, Hitchcock n'est pas "le maitre du suspense" pour rien, avec dix fois rien il crée une tension insoutenable alors qu'en soit, bien que l'histoire soit belle, intéressante et riche, il n'y a pas de quoi sauter de son siège. Pour renforcer cet effet d'hypnose notre ami Alfred -oui je l'appelle par son prénom, il m'a dit que j'avais le droit- nous manipule inconsciemment : design avec tourbillons, caméra qui tourne, chignons bouclés, répétitions de plans et de scènes à différents endroits du film, obsessions du personnage. Le côté captivant et même envoûtant du film nous fait passer outre les effets spéciaux atrocement vieillis (le rêve de Scottie, les personnages qui chutent), les décors en carton, les quelques faux raccords, et les prestations d'acteur beaucoup trop britanniques. spoiler: Parlons aussi du personnage principal un peu douteux : non seulement il n'est pas discret, il file sans prendre beaucoup de distance ni même tenter de se cacher, mais en plus il trompe ses amis et a une relation en quelque sorte nécrophile - c'est qu'il l'aime vraiment la madame ! A la fin il change vraiment d'humeur beaucoup trop vite et fort mais ça se pardonne aussi.
Adaptée d'un roman, l'histoire commence avec du surnaturel puis bascule sur de la romance et du crime. spoiler: L'idée d'un personnage qui sort avec une femme qui lui rappelle son ex, sans savoir que c'est vraiment elle, c'est juste géniale, ça nous interroge sur les causes de l'amour et ses conséquences.
Autre idée intéressante : la clé du mystère révélée bien avant la fin, et à notre grande surprise, avant même le personnage principal. James Stewart et Kim Novak sont deux acteurs qui font plutôt bien leur job mais le plus beau est l'alchimie qu'il y a entre eux. La scène d'amour entre les deux juste avant la fin est sans conteste sublime. La musique qui l'accompagne, très largement plagiée par Ludovic Bource dans le film "The artist", est une des plus belles partitions de Bernard Herrmann, et il faut également mentionner le thème qui introduit le film "Prelude and rooftop", thème angoissant et entêtant, repris par Lady Gaga pour introduire sa chanson "Born this way". Herrrmann porte pratiquement tout le film sur ses épaules avec ce score qui hante. Les scènes d'introduction, de la noyade, de l'escalier, sont également des scènes d'une intensité folle, quant à la scène finale Hitchcock nous fait le coup d'une fin malheureuse et incertaine pour qu'on ait du mal à digérer le film, technique très largement répandue parmi les réalisateurs de talent, spoiler: mais ici on peut facilement interpréter ce final par l'hypothèse que Judy a cru voir Gavin, a perdu l'équilibre et est tombée, triste ironie du sort. En parlant de Gavin c'est un méchant qui avait beaucoup de potentiel même si son interprète est fade, mais qui malheureusement a été extrêmement sous-exploité, il apparait peut-être dix minutes en tout ? Je ne trouve pas forcément que "Vertigo" soit à la hauteur de sa réputation de meilleur film de tous les temps selon je ne sais quels magazines mais il s'agit en effet d'une d'un chef-d'oeuvre riche en terme d'art et de mise en scène pour son ambiance noire et fascinante, saupoudrée d'une très belle histoire d'amour.
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5,0
Publiée le 9 septembre 2024
Phènomène unique dans l'histoire du cinèma, Alfred Hitchcock nous a offert avec "Vertigo" (1958) son meilleur film! Brillant, troublant, audacieux...il n'y a pas assez d'adjectifs pour dècrire cette histoire d'amour impossible! James Stewart est parfait dans le rôle du dètective sujet au vertige tandis que Kim Novak se fond à merveille dans un double rôle de femme froide et tènèbreuse! Devant la technique, la splendeur du rècit, le cadre et la musique hypnotique composèe par Bernard Herrmann, on ne peut que se lever pour applaudir! Evidemment on pourrait, en grattant un peu, dècouvrir un profond pessimisme devant ce couple maudit, et même du dèsespoir, une èmotion vraie! Mais on prèfère garder le souvenir plus durable de l'èmerveillement de Scottie et Madeleine qui redècouvrent la simplicitè, bref : leur premier et long baiser face à l'ocèan! Avec une remasterisation 4K et un nouvel ètalonnage des couleurs d'une clartè prodigieuse (le Golden Gate de San Francisco n'a jamais ètè aussi beau qu'ici), "Vertigo" reprend vie, composè d'images mèmorables! Immense film...
Ça a plutôt bien viellit bien que ça reste un peu longuet. Il y a diverses pistes de lecture intéressante, et le film est globalement beau et à une belle esthétique. Le mystère est plutôt bien géré, il y a un même un plot twist assez sympa. C'est une formule que je dirais classique mais globalement efficace, ça satisfera une grande partie des gens.
Découverte de l'énorme film d'Alfred Hitchcock et le moin qu'on puisse dire est que le film est à la hauteur de sa réputation. Mais mon problème avec ce genre de film vendu comme "film novateur", "l'un des plus grands chef-d'œuvre de l'histoire de cinéma" ou autre, je met la barre très très haute dans les attentes. Pour Citizen Kane, j'ai été très déçu mais pour Vertigo j'ai vraiment beaucoup aimé mais je pensais apprécier encore davantage et en parler comme un chef-d'œuvre. Objectivement c'est sûrement le cas mais pour moi ce n'est par exemple pas son meilleur film. J'ai été tellement plus surpris et j'ai tellement plus retenue "Le crime était presque parfait". Donc dans Vertigo John est chargé de surveiller Madeleine, mais durant les deux premiers tiers du film, je n'ai cessé de me dire mais où est sa discrétion, il la suit en voiture à une dizaine de mètres à peine, et au musée il se tient debout bien en évidence. Elle aurait pu le voir à de nombreuses, mais bon c'est quelque chose dont on peut comprendre un peu la raison plus tard. En tout cas, Vertigo, c'est un grand film dans l'histoire du cinéma et notamment avec ce plan vertigo où l'on recule avec la caméra tout en zoomant. Je pensais que cet effet était utilisé uniquement dans les escaliers dans l'église mais il est utilisé dès la première scène au dessus du vide. La force de Hitchcock n'est pas seulement d'avoir un inventé cet effet, mais c'est surtout de lui donner un sens.
Le maître du suspense Hitchcock, qui réussirait à capter notre attention en filmant les gestes les plus banals du quotidien, réalise avec sobriété et intelligence une enquête d'apparence mystique, très originale dans le fond, et aboutie dans la forme.
L'invention du travelling compensé – aussi appelé "effet Vertigo", en référence à ce film – pourrait suffire à considérer Sueurs froides comme un chef-d'œuvre sur le plan technique. Si l'on ajoute à cela la terrible efficacité des raccords plans larges / plans rapprochés, l'usage nourrissant de la profondeur de champ, les teintes vertes disséminées ici et là – dont on questionne le sens, mais que l'on peut rapprocher à la présence de Madeleine – et la séquence psychédélique osée, on obtient un produit fini et quasi irréprochable techniquement.
L'intrigue, elle, instaure un mystère, nous tient en haleine d'un bout à l'autre, même lors des scènes où Scottie suit Madeleine en voiture, scènes pourtant rasantes sur le papier. On se doute que la thèse de la réincarnation ne tient pas la route ; et, d'un autre côté, on ne saurait totalement la réfuter. Jusqu'au moment où l'on découvre la vérité, et l’obsession dans laquelle sombre Scottie. spoiler: Désireux de retrouver la fougue de ses premières amours, il s'obstine à récréer la femme qu'il a aimé naguère. Mais la douleur est d'autant plus grande, à la fin, que Madeleine meurt une seconde fois, devant ses yeux. Dénouement hypnotique et imprévisible.