Un classique magistral du maître du suspense, scénario affûté comme un rasoir à l'intelligence diabolique aux dialogues savoureux, finesse de l'interprétation, mise en scène majestueuse (on dirait qu'une seule séquence compose le film).
Un huis-clos dont la mise en scène ne vaut pas "fenêtre ..." et dont le scenario est tres inférieur à "Le crime était ...". Reste quelques grands moments notamment la scène finale. En fait c'est peut-etre le film le plus experimental d'Hitchcock. C'est egalement l'un des tres rares films où Hitchock n'apparait pas, même 1 seconde.
Construit à partir de sept plans-séquences habilement rattachés ensemble (même si l'artifice est aujourd'hui voyant comme le nez au milieu de la figure), "La corde" est un exercice de style parfaitement orchestré par le maître du suspense, huis-clos passionnant qui parvient à maintenir notre attention dans un même lieu pendant près d'une heure et demie, où cette fois l'intérêt n'est pas de découvrir l'identité des meurtriers (on le sait dès les premiers plans) mais bien de voir comment ils vont s'en sortir face à un James Stewart impérial.
Le maitre réussit un tour de force avec cette oeuvre d'une virtuosité remarquable. Certe ce n'est pas pas son meilleur film à cause d'un scénario un peu trop simple mais il merite dêtre vu avec en plus la présence toujours trés classe d'un james stewart.
Malgré qu'Alfred Hitchcock considère cette œuvre comme un gâchis on ne pourra pas nier que La corde est l'une de ses meilleurs œuvres. Avec son scénario qui au départ est très intéressant, sa construction des personnages qui est (surtout pour l'époque) assez incroyable, ou sa réalisation qui donne l'impression que le film est filmé en un seul plan, La corde est un chef d'œuvre. Le film a toutes les qualités qu'on puisse imaginer : il est philosophique et pertinent, et reste toujours divertissant, et donc ne perd jamais le spectateur. Ce film est donc court, passionnant, et très agréable.. Le film parfait quoi (ou presque) !
Incontestablement original sur le plan technique (malgré quelques maladresses, cf la coupure avec les glaces) et scénaristique. Les dialogues sont pas inintéressants, du moins dans la première partie du film. En revanche, pour le suspense il faudra repasser un autre jour. Plus grave, on s'emmerde dès la moitié du film, alors que celui-ci ne dure qu'1h17. Enfin, les deux acteurs principaux ont un jeu trop théâtralisé ce qui les rend peu crédibles.
Très décevant. L'histoire est longue bien que le film ne dure qu'1h20. L'histoire n'est pas mauvaise mais il y a peu de suspense. Tout est plus ou moins prévisibles mis a part un fin assez bien. La tension ne monte réellement que les 10 dernières minutes et c'est dommage surtout quant on connait Hitchcock.
« Le meurtre est un art », mais le dialogue du film est également une oeuvre d’art finement ciselée et diablement cynique. Autour de ce coffre fusent des idées qui sont autant de petites piques pour le spectateur qui voit avancer le suspense avec intensité jusqu’à son apogée: la scène de l’étui...C’est excellent.
Réalisé en huit plans séquences qui semblent n’en constituer qu’un, un huit-clos machiavélique et teinté d’humour noir, techniquement très abouti, mais un peu trop bavard.
Sorti en 1948, "La Corde" constitue un long-métrage des premières pour Alfred Hitchchock. Premier film en couleurs et surtout première collaboration avec James Stewart. En cela il constitue un jalon incontournable de son oeuvre. Le maître démontre avant tout l'étendue de son savoir faire technique. Les onze plan séquence qui jalonnent le film sont d'une précision d'orfèvre, soutenus par une écriture ciselée et des acteurs impeccables. Comme dans nombre de ses films ultérieurs, le cinéaste se plaît à montrer des criminels de manière attachante, quitte à rendre le spectateur complice de leurs méfaits. En dehors de ses prouesses techniques, "La Corde" vaut aussi pour le discours qu'il sous-tend. On l'a souvent qualifié à ce titre de film nietzschéen ; l'oeuvre restitue justement la pensée initiale du philosphe quant au surhomme et son interprétation complètement faussée par les nazis. Tout cela est enfin synthétisé en une heure et vingt minutes passionnantes. Magistral.
S'appuyant sur un parti pris de huis clos par la volonté d'imiter la fluidité d'un plan séquence le film nous entraîne dans le cynisme effrayant d'un meurtrier amoral dont la stratégie dissimulatrice se teint d'une paradoxale revendication vaniteuse à laquelle John Dall prête son dérangeant charisme. Cependant quelques accros se manifestent tant dans des maladresses de coupes (sur le coffre notamment!) que sur les tendances au surjeu de James Stewart lui-même. Néanmoins humour et satire s'entremêlent plaisamment dans une mise en abyme qui dénonce le simplisme de la condamnation des livres ou de l'art dans les accès furieux de personnalités déséquilibrées. Dommage d'avoir cédé au didactisme si alourdissant de la dernière scène qui cède à la bien-pensance explicite alors que les échanges du dîner auraient suffi à faire comprendre qu'aucune apologie du crime ne se fait évidemment jour. Un manque de finesse regrettable!
"Rope" est un des Hitchcock que j'aime le moins. Le suspense est au final assez mince et à la fin on se dit: "Tout ça pour ça!". Hitchcock nous parle du bout des lèvres d'homosexualité, forcément très tabou à l'époque. Les deux assassins jouent avec le feu en invitant des convives à une petite soirée mondaine avec le macabée cachée en dessous de la nappe de la table. C'est un peu énervant tout ça et on se demande bien où cela va en venir, le soufflé qui n'a jamais gonflé n'a pas besoin de redescendre, la fin est plate et sans surprise. Un Hitchcock que je n'aime pas vraiment, on peut juste saluer la belle performance de James Stewart.