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Un visiteur
4,0
Publiée le 16 avril 2014
La jambe dans le plâtre, L.B. Jeffries, un jeune reporter-photographe, n'a guère occupation que de jouer les voyeurs et d'espionner les moindres faits et gestes de son voisinage. Une nuit il remarque quelque chose d'inhabituelle provenant de chez Lars Thorwald. Alfred Hitchcock est le maître du suspense et le prouve encore une fois avec ce huis-clos aux allures de polar et de thriller. Le début a, il faut bien le reconnaître, un peu du mal à décoller mais une fois la machine lancée plus rien ne peut l'arrêter. Ce n'est pas le meilleur film de Hitchcock mais il vaut largement le coup d’œil.
Tout comme pour "Vertigo", autre classique d'Hitchcock tourné dans les 50's, je reste dubitatif devant les critiques dithyrambiques... Il faut bien dissocier la mise en scène, magistrale, et le déroulement du récit, lent et sans surprises. Le célèbre réalisateur réussit certes un tour de force avec ce huis-clos, dans lequel il parvient à donner vie à cette arrière-cour entièrement reconstituée en studio (une trentaine d'appartements!) par le biais de voisins hétéroclites symbolisant tout un pan de la société américaine. L'utilisation de ces champs-contrechamps était alors innovante, et les plans sont souvent millimétrés. En revanche, le scénario est une vraie déception : une intrigue linéaire sans surprises, un dénouement bâclé, aucun coup de théâtre, quelle déception venant du Maître du suspense. Ajoutez à cela une musique jazzy agaçante car quasi ininterrompue, un James Stewart dont le génie ne saute pas aux yeux, une durée interminable, et vous comprendrez qu'on est loin du chef d'oeuvre tant célébré. Heureusement que Grace Kelly est au sommet de son art.
Hitchcock signe un thriller ultra prenant porté par 2 acteurs immenses et dont l'alchimie fonctionne à merveille. Dans le plus simple des décors, Hitchcock signe un vrai blockbuster qui vous tient en haleine, démontrant toute sa maitrise de la mise en scène, extrêmement précise et captivante. C'est formidable, ça se regarder sans faim.
Aujourd'hui encore, Rear Window reste l'une des oeuvres les plus célèbres d'Alfred Hitchcock, voire même de l'histoire du cinéma et ce n'est pas pour rien. Le maître du suspense réalise un véritable tour de force et nous enferme dans un appartement donnant sur une cour ouverte, au côté de James Stewart pour d'abord passer le temps puis observer les activités plus ou moins douteuses de certains voisins.
La construction du récit est en tout point remarquable, Hitchcock prenant d'abord son temps pour mettre en place l'histoire et nous présenter les personnages, d'abord le photographe, puis sa fiancée et sa concierge, remarquant d'ailleurs les penchant voyeuristes de celui-ci. Hitchcock bénéficie d'une excellente qualité d'écriture, tant dans l'avancement que dans les personnages mais surtout les dialogues, d'une incroyable justesse et finesse. Le maître du suspense propose surtout une plongée dans l'obsession et le voyeurisme, tout en exploitant à merveille le cadre de l'histoire et le lieu qu'il a à sa disposition.
Car oui, l'une des plus grandes réussites du film se trouve ici. Le projet de base est aussi ambitieux qu'il est casse-gueule, Hitchcock n'usant que d'un seul lieu et d'un unique protagoniste handicapé et incapable de se déplacer. Pourtant, il arrive à rendre son oeuvre passionnante et palpitante, à tenir le spectateur en haleine tout le long du métrage et à proposer un suspense tenant de bout en bout, devenant même insoutenable dans la dernière partie. Il met en place en atmosphère lourde et de plus en plus tendue, tout en usant avec brio du cadre de l'histoire avec l'appartement de James Stewart donnant sur une cour accessible à tous les résidents. Le maître du suspense nous immerge au cœur de l'histoire, on a peu à peu l'impression de se retrouver au côté de James Stewart et d'être le voyeur, ressentant les mêmes soupçons, incompréhensions et sensations. La tension ne redescend jamais, bien au contraire tant elle monte crescendo, tout comme la fascination et l'ambiguïté.
Hitchcock semble s'imprégner de son époque où, en ces temps de guerre froide et de maccarthysme, la paranoïa était plus forte et poussait à avoir des soupçons sur chaque être vivant, qu'il soit proche ou non. D'ailleurs on peut y trouver plusieurs thématiques et sous-entendus différents, à l'image des rapports que vont entretenir James Stewart et la magnifique Grace Kelly (tous deux formidables par ailleurs, rentrant à merveille dans la peau de leur personnage) tout le long du film. Pendant qu'il observe les querelles et problèmes des couples dans son entourage, il se refuse toujours à elle. La façon dont Hitchcock capte chaque mouvement, geste et posture des personnages révèlent d'une extraordinaire science du détail, où la richesse du film se trouve aussi dans sa forme où tout est millimétré, notamment dans la pièce qu'occupe Stewart qu'on ne quitte que pendant de très courtes séquences.
Hitchcock nous plonge dans l'obsession et le voyeurisme et signe une oeuvre inoubliable, tendue, au suspense de plus en plus insoutenable et dont la puissance ne fait que monter au fur et à mesure que le récit avance, où chaque détail compte et il bénéficie d'excellents interprètes et d'une solide reconstitution. Un bijou.
Dans la famille films connus de Hitchcock je voudrais Fenêtre sur cour : bonne pioche ! Jusque là assez dubitatif sur la légende du "maître du suspense", celui ci m'a beaucoup convaincu. Huis clos hyper efficace, scénario solide quoique simple mais nous tenant toujours en haleine. Réalisation millimétrée, direction de James Stewart et Grace Kelly qui forment un couple new yorkais très attachant. Gros coup de maître.
Un des chefs-d’œuvre de l'histoire du cinéma. 1) La forme est parfaite - cadres, valeurs des plans, montage, etc., bref l'écriture, la mise en scène. Le spectacle, "l'entertainment", le plaisir du spectateur, passent en premier. Hitchcock filme, construit, d'une façon absolument brillante. Tout est parfait. Le panoramique d'ouverture est quasiment un manifeste hitchcockien de ce que doit être le cinéma. 2) Par ailleurs, la réflexion sur le cinéma et le spectateur comme voyeur est passionnante - nous regardons quelqu'un qui regarde un meurtre, comme dans tant d'autres films nous regardons un meurtre. Le génie d'Hitchcock, c'est que cette réflexion est systématiquement induite par la forme et l'action qui sont seules directement visibles à l'écran. C'est ce qu'on voit qui fait sens, le discours sur le cinéma est dans le cinéma, et non pas plaqué, didactique. Et si on "s'arrête" à la seule vision première , on a un plaisir pur venant d'un filmage parfait.
À l'origine, il y a une courte nouvelle de Cornell Woolrich (alias William Irish), parfaitement adaptée par le scénariste John Michael Hayes dont c'est la première collaboration avec Hitchcock. Suivront trois autres films associant les deux hommes : La Main au collet, Mais qui a tué Harry et L'Homme qui en savait trop. La matière dramatique de Fenêtre sur cour est un petit bonheur d'équilibre, délicieux cocktail d'humour et de suspense, composé de dialogues souvent irrésistibles (notamment la conversation sur le mariage moderne, au début du film). Structurée en mode huis clos, cette brillante comédie policière a d'abord constitué un défi technique pour Hitchcock : il a fallu construire un immeuble entier dans les studios Paramount, aménager une dizaine d'appartements et surtout orchestrer une narration fluide en partant de l'appartement du personnage principal, puis en essaimant vers la cour d'immeuble, de fenêtre en fenêtre. Le réalisateur a ainsi déployé une virtuosité technique qui n'a d'égale que sa direction d'acteurs. Tout est habile, lentement et posément maîtrisé. Le divertissement est élégant, amusant, captivant. On y retrouve deux thèmes fétiches d'Hitchcock : la dialectique innocence/culpabilité et le jeu sur les apparences, trompeuses ou pas, en matière criminelle comme en matière amoureuse. Le tout traité avec une ironie qui trouve son expression la plus jubilatoire dans la conclusion du film, ou plutôt dans les conclusions de chaque petite histoire développée au sein des appartements observés. Mais ce qui fait réellement de Fenêtre sur cour un grand film, ce qui transcende ce divertissement au demeurant excellent, c'est la double mise en abyme proposée par son dispositif narratif. D'une part, Hitchcock fait du personnage central un double du spectateur. Ce que L. B. Jeffries contemple dans la cour d'immeuble et les appartements est ce que nous contemplons à l'écran. En portant son intérêt d'une fenêtre à l'autre, il fait aussi comme le spectateur de télévision zappant d'une chaîne à l'autre. Le réalisateur nous tend ainsi un miroir, nous confronte malicieusement à notre propre voyeurisme, notre propre désir d'intrigues romanesques, qui devient parfois addiction, en brodant sur la notion de spectacle. D'autre part, Hitchcock se met lui aussi en scène, en quelque sorte, à travers ce même personnage central, installé dans un fauteuil face à une scène, un téléobjectif à la main, imaginant des drames dans un esprit obsessionnel et logique... Ou comment faire du métacinéma de façon intelligente et ludique à la fois. Enfin, la qualité du film doit beaucoup au charme de ses interprètes principaux : James Stewart et ses yeux bleus, Grâce Kelly et sa blondeur, son élégance, son classicisme, pure incarnation du fantasme personnel et professionnel du réalisateur... On notera aussi que le personnage du voisin suspect est interprété par Raymond Burr qui s'illustrera par la suite dans des séries TV, incarnant notamment L'Homme de fer et Perry Mason.
Fenêtre sur cour est un excellent huis-clos voyeuriste inspiré par les oeuvres d'Edward Hopper. Il n'y a que Hitchcock qui est capable de réaliser un tel film sans nous ennuyer, car malgré une idée superbe il faut avouer que le scénario reste simple mais efficace et il y a beaucoup de dialogues et très peu d'action. Et on ne s'ennuie pas! On reste captivé grâce à une réalisation et une mise en scènes dignes de la perfection. En effet, Hitchcock filme toujours depuis l'appartement du protagoniste, et donc le spectateur a le même point de vue de James Stewart et mène l'enquête comme lui. Comme James Stewart, on espionne les voisins, on essaie d'avoir des indices, d'analyser les comportements. C'est génial! Le spectateur est un acteur du film, il participe à l'enquête. La caméra de Hitchcock est notre jumelle. En plus il y a quelques touches de comédie et les scènes finales sont excellentes, riches d'un suspens inégal. Malgré un scénario simple, mais grâce à un travail parfait de Hitchcock et aussi à ne pas oublier de bons acteurs, ce film est un classique du genre, voir même un classique du cinéma. On atteint la perfection. Chef-d'oeuvre.
Pourquoi j'adore: Quand on regarde une production du maître incontesté Alfred Hitchcock, il y a plusieurs facteurs à prendre en compte. On abandonne l'idée de déguster du Coca pop-corn pour savourer cette oeuvre comme le bon vin ancien, soigneusement conservé dans une cave à température ambiante. Hitchcock au sommet de son art, avec un film où se mélangent intrigue criminelle et voyeurisme, ainsi qu'une bonne dose de cet humour subtil qui caractérise les meilleurs films du réalisateur. Le scénario est solide, mais la réalisation d'Hitchcock le porte à un tout autre niveau : ces enchaînements de champ-contrechamp (l'attention de Stewart est attirée par quelque chose ; le spectateur le découvre en même temps que lui ; la réaction de Stewart) sont une leçon de cinéma pur, tout comme ces nombreux écrans dans l'écran, d'une mise en scène impeccable, probablement aussi jubilatoires à filmer qu'à regarder. James Stewart est grandiose (comme à chaque fois qu'il joue pour Hitchcock) et Grace Kelly est sans doute la plus belle blonde filmée par le réalisateur, et l'une des plus charismatiques du cinéma. "Fenêtre sur cour" est incontestablement le plus personnel du réalisateur. Si tant est qu'on puisse parler d'un film parfait, alors celui-ci en est presque un.
Très bon film d'Alfred Hitchcock comme d'habitude , l'histoire est intrigante et très prenante , le suspense a certes un peu de mal a décoller au début mais une fois lancé on ne décroche plus l'écran . Les acteurs sont excellent et la mise en scène soignée sous forme d'un huit clos . A voir absolument
Filma assez plaisant à suivre, mais la fin déborde d'un cruel manque d'imagination, là où on est en droit d'attendre un twist final de toute beauté tel que Hitchcock est pourtant capable d'en réaliser !
Cette plongé dans l'obsession et le voyeurisme signé Alfred Hitchcock, le tout dans un unique cadre est captivante et fascinante. On y suit Jeff, un photographe de presse à la jambe cassée, cloué dans son fauteuil roulant, il use son temps à "espionner" ses voisins. Sa fiancé et sa concierge lui font remarquer que c'est du voyeurisme. Peu à peu, il se met à suspecter un de ses voisins qui aurait assassiner sa femme. Puis tombant peu à peu dans l’obsession, il va se renfermer sur lui même. L'idée est excellente et le scénario très bien construit, nous offrant une fin très réussi. Ce qui frappe, c'est la reconstitution, elle est sublime que ce soit dans la chambre ou la cour, avec toutes les fenêtres qui s'ouvrent sur une vie et qui racontent une histoire. Fenêtre sur cour est captivant, chaque détails est important, la mise en scène de Hitchcock est excellente, les personnages sont fascinant et chaque fait et geste de leur part nous intéresse. Le duo d'acteur est formidable, Grace Kelly n'aura jamais été aussi séduisante et James Stewart est impeccable. Un très grand film, fascinant par la mise en scène, l'intrigue et le charme de ses interprète principaux. Un très grand film.
Un synopsis minimaliste mais un suspense qui atteint des sommets, une intrigue extrêmement maline et prenante, un thriller en forme d'exercice de style très réussi. James Stewart et Grace Kelly sont très bons. Une acclamation de la critique pleinement justifiée ou comment faire un chef d'œuvre avec un minimum de décors et un maximum d'inventivité.
Petite leçon de cinéma de la part de notre grand Alfred . Le suspense et le sujet ce melange a merveille . La fluidité des dialogues . La patience du réalisateur a vouloir observer tout les voisins . Le calme avant la tempete . En conclusion , film culte.