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Biche7
4 critiques
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4,5
Publiée le 10 septembre 2026
Un film qui montre à quel point Hitchcock savait créer du suspense avec presque rien. L’idée est simple mais terriblement efficace, et James Stewart nous entraîne complètement dans son obsession. Toujours aussi prenant et élégant.
Un des chefs d'oeuvre d'Hitchcock, le maître du suspense. Le plus incroyable c'est qu'il y a plusieurs histoires dans l'histoire, c'est un tableau humain exceptionnel, des traces de vie visible juste à travers une fenêtre, et c'est là toute la beauté de ce film. Le duo James Stewart et Grace Kelly fonctionne parfaitement, l'alchimie entre les deux est naturelle. J'avoue avoir deviné la trame principale de l'histoire assez rapidement, mais ce suspense, cette tension finale, ce dernier quart d'heure est somptueux. Certes en 2026 le film a un peu vieillit ce qui est compréhensible car il date de 1954, notamment pour les effets spéciaux, le rythme est assez lent dû également au fait qu'il s'agisse d'un huit-clos. Malgré ses petites imperfections dû à son âge, Fenêtre sur cour reste un classique du cinéma qui était en avance sur son temps, certains sujets abordés restent d'actualité comme celui concernant le voyeurisme (surtout maintenant avec les réseaux sociaux) et la solitude qui est toujours un des fléaux de notre époque
Du grand Hitchcock : simple, bonne mise en scène avec des plans bien éclairés. Un James Stewart, au personnage immobilisé dans le plâtre et qui s'occupe pour passer son temps à jouer le voyeur en observant les différents occupants des appartements donnant vue sur la cour intérieure. Une Grace Kelly toute en beauté qui aide James Stewart dans son enquête sur l'éventuel assassinat d'une voisine par son mari.
De nos jours en terme de Thriller on a franchi un certain cap autant dans les idées que dans le jusqu'au-boutisme des situations, genre Gone Girl. Mais ici il faut reconnaître le génie de la mise en scène de Hitchcock. Quel force incroyable, aujourd'hui encore c'est bluffant, les différents travellings du tableau de différents personnages. Le personnage de James Stewart quant à lui est irritable au possible. Grace Kelly en prends plein le beignet pour pas un rond et parfois ça nous sort un peu du texte tant c'est appuyé. Les personnages sont pas très bien employés dans la première partie du film. Maintenant le dernier quart d'heure est un sommet de suspense et même plus de 70 ans après.
"Fenêtre sur cour" n’est ni le film d’Hitchcock avec le meilleur scénario, ni celui qui procurera le plus de frissons. Et pourtant, on se prend très vite au jeu : tout comme James Stewart, immobilisé devant sa fenêtre, on observe avec insistance la vie des appartements d'en face pour découvrir ce qui s'y trame. C’est là que la réalisation se révèle brillante. Chaque fenêtre fonctionne comme un petit écran dans l'écran : de la danseuse au compositeur, en passant par le couple d'âge mûr ou le mystérieux voisin, chaque décor et chaque geste participent à nourrir notre suspicion et à nous captiver. Au final, c'est un huis clos en plein air particulièrement réussi.
Chef d’œuvre dont on ne se lasse jamais. Encore découvert de nouveaux éléments. Hitchcock n'a pas son pareil pour nous amener à trembler jusqu'au bout du suspense.
En 1955 un film tout à fait Hitchcockien avec deux de ses acteurs vedettes James Stewart et Grace Kelly. Le suspense est à l'oeuvre dans ce qui l'un de ses films les plus emblématiques mélange de mystères, d'émotions et de questionnements.
Jumelles à la main, on croit tuer le temps et surveiller la cour mais dans l'ombre du fauteuil, c'est Hitchcock qui nous épie. Le film ne se contente pas de montrer un voyeur : il en fabrique un, nous, jusqu'à ce qu'on se surprenne à espérer un vrai meurtre pour ne pas avoir maté pour rien. Quand Stella lâche que « nous sommes devenus une race de voyeurs », c'est encore, en 1954, un trait d'esprit sur la manie de coller l'œil au trou de la serrure. Soixante-dix ans plus tard, à l'heure des réseaux où chacun épie chacun, la boutade s'est faite prophétie : ce n'était pas une plaisanterie, c'était un diagnostic.
Le vrai tour de force, c'est d'inverser l'enquête : on ne cherche pas qui a tué, on doute qu'il y ait seulement eu un mort. Ce doute, voilà la vrai trouvaille. Oui, c'est assez lent, mais cette lenteur n'est pour moi pas un accident. Jeff s'ennuie, alors on s'ennuie avec lui, et c'est justement cet ennui qui pousse à épier. Heureusement, ça pétille sans arrêt, entre le marivaudage de Stewart et Kelly et le franc-parler de Stella. Que dire du décor ! Totalement légendaire : tout un immeuble reconstitué en studio, un village qui grouille de vies, un seul lieu qui en contient dix. Comme Jeff, on n'entend rien d'en face ; tout passe par le regard et le montage, et ces fenêtres sont autant d'écrans qu'il scrute en cinéaste, double avoué d'Hitchcock. Ce bon vieux Alfred, manipulateur qui joue de nos nerfs avec une gourmandise qu'on lui pardonne parce qu'on adore ça.
Stewart joue du visage seul, cloué, condamné à réagir sans jamais agir, et il fait passer toute la fébrilité (la lâcheté aussi) qui nous ressemble un peu trop. Le plus troublant, c'est qu'il faut que Lisa devienne une image épiée de loin pour que ce corps immobilisé se décide enfin à la désirer, comme s'il ne savait aimer que ce qu'il regarde à distance. Tout le film nous a appris à faire d'elle une image, puis il retourne la donne. Grace Kelly est éblouissante, et gagne en envergure à mesure que le film avance. C'est elle qui mène la danse : elle traverse la cour, prend tous les risques, pendant que l'homme reste cloué à sa fenêtre, réduit à voir. Et à la fin, Hitchcock nous a fait passer deux heures le nez à la fenêtre des autres, avant de nous prendre la main dans le sac : le regard collé à la vitre, un peu honteux, rangeant discrètement nos jumelles comme si de rien n'était.
Un film particulier dans sa conception, mais qui place le spectateur dans une situation inconfortable. Cela donne à l'histoire un ton unique et fait monter la tension durant tout le film.
Un grand classique du cinéma à la hauteur de sa réputation.
Alfred Hitchcock, que l'on ne présente plus depuis belle lurette, nous livre ici - une fois encore - l'un de ses meilleurs polar. Scénario original et captivant, véritable casse-tête de réalisation (comment commander une telle équipe d'acteurs sur un décors aussi complexe ?) et génie du montage sont à pied d'oeuvre dans cette ouvrage qui a marqué et marquera encore indubitablement l'histoire du septième art.
fenêtre sur... coté! C'est lent, il ne se passe pas grand chose, ça ne fait pas peur, pas de tension. Par contre l'idée du voyeur paralysé et du tueur acculé mériterai un remake, mais dans un style plus agressif et inquiétant.
Hitchcock arrive parfaitement à retenir notre attention alors que l'intégralité du film se déroule... au bord d'une fenêtre avec vue sur la cour ! Plus de 80 ans après, le film n'a pas pris une ride, alors que James Stewart en avait déjà !
Fenêtre sur cour est une véritable leçon de mise en scène. Hitchcock place le spectateur au même niveau que son héros, faisant de nous des voyeurs malgré nous. On partage ses doutes, ses hypothèses, ses peurs, sans jamais avoir plus d’informations que lui. Le suspense est d’une efficacité redoutable.
Ce qui frappe aussi, c’est l’humour. En plein cœur de l’intrigue, les dialogues sont vifs, parfois ironiques, et apportent une légèreté bienvenue à une histoire pourtant tendue. Le huis clos est brillamment exploité, chaque fenêtre devenant un petit théâtre humain fascinant.
James Stewart et Grace Kelly sont impeccables, et l’ensemble n’a rien perdu de sa force. Seule la conclusion paraît un peu plus simple que le reste. Mais Fenêtre sur cour reste un film captivant, troublant et toujours aussi moderne.