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Cinémax
4 abonnés
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3,5
Publiée le 18 mars 2024
« Fenêtre sur cour » fait partir des incontournables du cinéma et de la filmographie d’Hitchcock et, même si le résultat est génial, je doute qu’il fasse partie des meilleures réalisations Hitchcockiennes. Ici, le maître du suspens nous plonge dans un huis clos aux côtés d’un reporter obligé de rester chez lui dans un fauteuil à cause d’une jambe cassée. Le gaillard trouve donc une occupation fort réjouissante : celle d’épier les agissements de ses voisins par la fenêtre. Ce jeu prend une toute autre tournure quand il soupçonne son voisin d’en face d’avoir tué sa femme… D’un point de vue cinématographique, le film est excellent ! Hitchcock parvient à nous captiver malgré un personnage inerte et un décor unique qu’il rend vivant et dont on connaît toutes les subtilités une fois le visionnage achevé. Il alterne les prises de vue, changeant entre des plongées, des plans rectangulaires ou ronds pour rappeler les jumelles. C’est très astucieux d’utiliser le voyeurisme pour nous plonger dans l’intrigue car on garde cette observation pointue tout le long et on découvre les atmosphères qui se créent dans chaque demeure, comme des tableaux indépendants. De plus, les dialogues sont très bien écrits et prêtent souvent à rire avec finesse et le jeu d’acteur du fantastique James Stewart et de la splendide Grace Kelly fonctionnent à merveille. Néanmoins, j’ai trouvé que le film mettait du temps à démarrer et à faire avancer son intrigue qui commence à nous saisir avec tension vers la fin. Je pense qu’il aurait peut-être été plus judicieux d’en faire un court-métrage dans lequel toute l’enquête (un peu bâclée lors du dénouement) serait restée intacte. On assiste à certaines longueurs, à des dialogues, certes souvent drôles, mais parfois inutiles et à une fin décevante après tout ce que le film nous a fait miroiter.
Un film vraiment à part. On se prend au jeu du voyeurisme avec une telle facilité… déconcertant. Pour selon que le film soit un huis-clos total, on ne s’ennuie pas un instant. Un départ en douceur agréable pour poser le cadre et puis une tension qui va crescendo jusqu’à un climax saisissant. Ce n’est certes pas le plus rocambolesque et palpitant des films d’Hitchcock mais le développement de l’intrigue est parfait, tout comme l’utilisation du champ-contrechamp. Le spectateur parvient ainsi à s’impliquer lui-même directement aux côtés des acteurs. James Steward est toujours au top et que dire de la divine Grace Kelly… rien que pour sa présence le film mériterait un 5/5 !
Wahou, le scénario ! J'ai découvert cette histoire par le biais des Simpsons et j'ai découvert un film monstrueusement qualitatif sur tous les points. James Stewart est super comme d'habitude, Grace Kelly est aussi belle que convaincante. En deux mots TROP BIEN
Fenêtre sur cour est un des meilleurs films d'Hitchcock et son titre résonne dans de nombreuses têtes d'ailleurs. Pour autant et bien que l'histoire soit basée sur une nouvelle de W. Irish, il peut être difficile de plonger dans ce film à 100% car il n'y a que peu d'action: tout est tourné en studio, notamment avec l'arrière cour qui est filmée pendant la totalité du film, et avec le petit appartement du photographe qui ne laisse guère de place à des plans larges. Le couple Stewart-Kelly reste magique, Kelly est magnifique. Il y a bien sur un peu de suspense, et de tension, et l'étau se resserre petit à petit sur "l'homme de fer" mais j'avais espéré un peu plus de tout ça.
Nouvelle masterclass pour le précurseur Alfred Hitchcock qui nous livre ce coup ci un modèle de huit-clos et réussit à nous passionner durant presque 2h planqués dans un appartement (de studio). Il met déjà le doigt sur l'une des nombreuses tares de notre triste époque : le voyeurisme. James Stewart est tellement obnubilé par les agissements de ses voisins qu'il laisse en friche la somptueuse Grace Kelly qui n'attend pourtant qu'un signe. Quelle sacrée image également lorsqu'il réussit à convaincre sa prétendante ainsi que sa kiné de se joindre à lui, si déçu soit-il quand à priori tout va bien dans son immeuble ... Évidemment il y a quelques creux mais c'est contrebalancé par des dialogues amusants et des plans très intéressants. Hitchcock tape juste une fois encore et distille son suspens avec une pointe d'humour assez remarquable. Une réussite de plus dans la longue et superbe filmographie du maître du suspens.
Quand on revoit ce film longtemps après, le suspense a évidemment disparu. Mais n'est-ce pas le propre de tous les films de Hitchcock ? Ce qui est amusant souvent c'est de déceler comment Sir Alfred a tenté de nous embarquer sur de fausses pistes. Ce n'est pas le cas dans ce huis clos qui de ce fait rappelle "la corde" et ses plans séquences, mais dans une ambiance totalement différente. Le Stewart de "the rope" était un professeur dogmatique dépassé par ses étudiants psychopathes. Ici, le même James se laisse embrasser longuement et amoureusement par une ravissante Grace Kelly de vingt ans plus jeune que lui. Il est vraiment dommage que Rainier ait empêché Grace de faire un nouveau film avec Hitchcock quand on voit le parti que le Maître a su tirer de cette actrice de feu malgré ses airs de future princesse, que ce soit aussi dans "le crime était presque parfait" ou "la main au collet". Aucun autre metteur en scène, je pense au "train sifflera trois fois" ou "mogambo" ne saura la mettre autant en valeur que Hitch. "Fenêtre sur cour" est plaisant, outre ce magnifique duo d'acteurs, par son style cinématographique, sa façon de raconter une histoire, son humour, ses scènes secondaires pittoresques qui rendent bien le climat de cette cour d'immeuble et qui justifient que le photographe handicapé pour tromper son désoeuvrement mate au téléobjectif et à la jumelle son environnement humain. Certaines trouvailles de mise en scène sont intéressantes : le flash dans les yeux de l'assassin bien entendu mais surtout l'ouverture sur la rue qui permet de donner du mouvement et de communiquer avec les personnages. Sir Alfred s'est fait plaisir à filmer en gros plan les yeux bleus, bleus , bleus, de Grace et James, mais aussi du copain flic et de régiment de James. Tous les personnages secondaires sont bien campés, dont Thelma Ritter l'infirmière qu'on retrouvera dans "les misfits" de John Huston. Voilà, c'est tout de même un super film.
Alfred Hitchcock a mis en œuvre ce qui est le voyeurisme, il a fait correctement avec des plans bien précis et distinct. Cela peut paraître dérangeant et non respectueux d'observer son voisinage toute la journée comme passe-temps.
Les premières 45 minutes ont été ressenti comme un peu longue, ennuyeuse et en manque d'actions qui va faire que l'histoire avancera plus vite. La partie la plus intéressante fut celle de l'accusation faite par Jeffries contre son voisin Thorwald du meurtre de sa femme. L'action et le suspense étaient présent et ont permis d'être concentré sur l'intrigue et du comment ça allait terminer.
C'est un bon thriller dans l'ensemble, un peu déçue que les premières minutes furent ennuyeuses et en manque d'actions plus marquantes à l'esprit et qui aurait pu rajouter une touche de suspense en plus.
Certainement pas le meilleur des Hitchcock, mais indéniablement un des plus culte, qui vaut finalement plus sur la forme que sur le fond. On aime cette galerie de protagonistes élégants, que l'on regarde évoluer en huis clos. Ici les fameux appartements de briques new-yorkais, si cinématographiques, se présentent à nous comme dans un décor de théâtre. Ce qui s'annonce comme un thriller se traine cependant en longueur. On attend le cliffhanger quand le suspens s'accélère dans le dernier quart d'heure, on se dit que nos héros auront romancé leur fantasmes de voyeurs, et finalement tout retombe banalement, comme un soufflet...
Hitchcock est un grand réalisateur et son nom suffit à influencer les spectateurs. Car franchement, ce film n'est pas un chef d'oeuvre dans sa filmographie. Il a trop de défauts, trop d'incohérences et il devient ennuyeux parce que le suspense n'est pas au rendez-vous. Pour sa défense, il a été réalisé en 1954. S'il était proposé aujourd'hui dans une salle, nul doute qu'il ne ferait pas un carton.
C'est un film très intéressant car c'est un des premiers films bon marchés. Une cour comme décor. Une cour de New York à Los Angeles. Le réalisateur, le grand maître du suspens. Un film qui me viellit pas.
Ça commence un peu comme un film de Tati (que je déteste) et puis l’histoire se poursuit de façon tout à fait prévisible. Le scénario est trop évident pour soulever l’intérêt. Ce théâtre filmé en studio est lassant. Le « plus grand film d’Hitchcock » ? Quelle imposture !
Acteurs superbes (le sémillant James Stewart et la sublime Grace Kelly en tête), dialogues géniaux (notamment les joutes entre hommes et femmes à cette époque !), cadre incroyable (« Rear window » est un huis clos dans un appartement donnant sur une cour d’immeuble) font de ce film du grand Sir Alfred un classique du genre et arrivent même à faire oublier le fait qu’on y parle plus qu’on agit ! Un long-métrage réalisé par un virtuose de la caméra, mais pas le meilleur du maître à mon sens.
Un vrai tour de force de la part d'Hitchcock de faire tenir un tel synopsis sur 110 minutes. La mise en scène est à ce sujet exemplaire car elle exploite au maximum le décor du film (un appartement) sur tout ses angles possibles. Le réalisateur parvient également à nous intriguer sur des événements au départ tout à fait banals et fait monter crenscendo le suspense jusqu'à un final mémorable. Un grand classique à voir !