Fenêtre sur cour
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ChroniqueMécanique
ChroniqueMécanique

350 abonnés 214 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mars 2013
Personnellement, "Fenêtre sur cour" n'est pas mon Hitchcock préféré, ce qui induit donc que je ne trouve pas qu'il soit le meilleur de son auteur. Je suis bien plus friand de "Vertigo", "Psycho", "Les oiseaux", "Les 39 marches" ou "L'homme qui en savait trop" (version de 56) dans sa riche et excellente filmographie. Cependant, je ne pense pas non plus que celui-ci soit mauvais, loin de moi cette idée, c'est dire le talent du bonhomme à la silhouette mythique. Mais là je ne vous apprends rien. On ne peut dénigrer, dans "Fenêtre sur cour", la nouvelle leçon de mise en scène que Sir Alfred nous donne. Absolument tout se déroule en huis-clos, dans l'appartement d'un excellent James Stewart cloué à son fauteuil par la force des choses, et qui passe son temps à épier la vie dans l'immeuble d'en face, soupçonnant qu'un meurtre s'y est tramé. Avec ces fenêtres qui représentent des cadres au sein même du cadre, le film se voit comme une métaphore du cinéma : Stewart est le spectateur rivé à son fauteuil, et ses voisins sont les acteurs du spectacle. La façade de l'immeuble peut même se voir comme la grande toile blanche. Les joutes verbales entre l'acteur principal et la sublime Grace Kelly sont savoureuses, l'opposition hommes/femmes mise en exergue aussi, et le Maitre du Suspense prouve une nouvelle fois son attrait pour les scénarios aussi bien ficelés qu'intelligents, jouant sur le mystère et la suggestion. Mais, puisque l'on parle de suspense, ce film-ci n'est pas son plus intense, n'est pas son plus prenant, et le rythme, peut-être trop théâtral à mon gout pour du Hitchcock, n'est pas des plus nerveux. Et puis il est a noté également, vers la fin du film, quelques erreurs très rares de la part du cinéaste britannique pour être soulignées (des images restées accélérées alors qu'elles n'auraient pas du l'être !). Mais "Fenêtre sur cour" reste un très bon film, un thriller incontournable du cinéma classique Hollywoodien.
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Benjamin A

806 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mai 2017
Aujourd'hui encore, Rear Window reste l'une des oeuvres les plus célèbres d'Alfred Hitchcock, voire même de l'histoire du cinéma et ce n'est pas pour rien. Le maître du suspense réalise un véritable tour de force et nous enferme dans un appartement donnant sur une cour ouverte, au côté de James Stewart pour d'abord passer le temps puis observer les activités plus ou moins douteuses de certains voisins.

La construction du récit est en tout point remarquable, Hitchcock prenant d'abord son temps pour mettre en place l'histoire et nous présenter les personnages, d'abord le photographe, puis sa fiancée et sa concierge, remarquant d'ailleurs les penchant voyeuristes de celui-ci. Hitchcock bénéficie d'une excellente qualité d'écriture, tant dans l'avancement que dans les personnages mais surtout les dialogues, d'une incroyable justesse et finesse. Le maître du suspense propose surtout une plongée dans l'obsession et le voyeurisme, tout en exploitant à merveille le cadre de l'histoire et le lieu qu'il a à sa disposition.

Car oui, l'une des plus grandes réussites du film se trouve ici. Le projet de base est aussi ambitieux qu'il est casse-gueule, Hitchcock n'usant que d'un seul lieu et d'un unique protagoniste handicapé et incapable de se déplacer. Pourtant, il arrive à rendre son oeuvre passionnante et palpitante, à tenir le spectateur en haleine tout le long du métrage et à proposer un suspense tenant de bout en bout, devenant même insoutenable dans la dernière partie. Il met en place en atmosphère lourde et de plus en plus tendue, tout en usant avec brio du cadre de l'histoire avec l'appartement de James Stewart donnant sur une cour accessible à tous les résidents. Le maître du suspense nous immerge au cœur de l'histoire, on a peu à peu l'impression de se retrouver au côté de James Stewart et d'être le voyeur, ressentant les mêmes soupçons, incompréhensions et sensations. La tension ne redescend jamais, bien au contraire tant elle monte crescendo, tout comme la fascination et l'ambiguïté.

Hitchcock semble s'imprégner de son époque où, en ces temps de guerre froide et de maccarthysme, la paranoïa était plus forte et poussait à avoir des soupçons sur chaque être vivant, qu'il soit proche ou non. D'ailleurs on peut y trouver plusieurs thématiques et sous-entendus différents, à l'image des rapports que vont entretenir James Stewart et la magnifique Grace Kelly (tous deux formidables par ailleurs, rentrant à merveille dans la peau de leur personnage) tout le long du film. Pendant qu'il observe les querelles et problèmes des couples dans son entourage, il se refuse toujours à elle. La façon dont Hitchcock capte chaque mouvement, geste et posture des personnages révèlent d'une extraordinaire science du détail, où la richesse du film se trouve aussi dans sa forme où tout est millimétré, notamment dans la pièce qu'occupe Stewart qu'on ne quitte que pendant de très courtes séquences.

Hitchcock nous plonge dans l'obsession et le voyeurisme et signe une oeuvre inoubliable, tendue, au suspense de plus en plus insoutenable et dont la puissance ne fait que monter au fur et à mesure que le récit avance, où chaque détail compte et il bénéficie d'excellents interprètes et d'une solide reconstitution. Un bijou.
AlphaWolf
AlphaWolf

91 abonnés 887 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 mars 2013
Rear Window vaut surtout pour deux choses. La première, c'est la maitrise indéniable de la réalisation et de la mise-en-scène, toutes deux excellentes, Hitchcock oblige. La deuxième, c'est le concept novateur sur lequel s'appuie l'histoire, à savoir le huis-clos voyeuriste.
Mais qu'on se le dise, le scénario n'est pas à la hauteur. L'intrigue est vraiment beaucoup trop téléphonée du début à la fin: on tente d'échafauder des théories plus ou moins farfelues, on cherche d'hypothétiques indices, alors que finalement il n'y a aucune surprise puisque tout ce que le personnage de Jefferies s'imagine s'avère être la réalité. Le dénouement apparait donc comme une réelle déception tant l'ensemble était cousu de fil blanc.
Ajouter à cela de nombreuses longueurs avec certaines scènes de voyeurisme inutiles ou des discussions certes bien écrites et plutôt drôles mais qui n'apportent rien au récit, et vous obtenez un pseudo thriller peu rythmé, sans suspense ni tension, qui se démarque plus par sa forme que par son fond.
lhomme-grenouille

3 611 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 janvier 2014
A mes yeux, Hitchcock est peut-être le premier cinéaste moderne, notamment pour ce « Fenêtre sur cour ». Pour ceux qui ne comprennent pas comment la construction de l’image peut enrichir le déroulement d’une intrigue, ce film est juste un cas d’école. Même vieux de plus d’un demi-siècle, le suspense de ce film fonctionne toujours sur moi à 100%. Les mécaniques du thriller sont certes ici un peu plus mollassonnes que ce dont on à l’habitude aujourd’hui, mais c’est finalement au service de l’ambiance générale. Surtout que le tout est compensé par une mécanique narrative sans faille et incroyablement huilée. Ce film ne connaît pas les rides me concernant, c’est juste impressionnant.
Roy Batty
Roy Batty

197 abonnés 215 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 septembre 2014
"Fenêtre sur cour" ou la virtuosité selon Hitchcock. Sa mise en scène met le spectateur au même niveau que le personnage principal, si bien qu'il devient lui-même un voyeur. On est alors plongé au cœur du problème, on est aussi perdu que les personnages (on n'en sait pas plus et pas moins qu’eux) et on est même invité à tenter de trouver une solution à cette intrigue redoutablement bien ficelée. Hitchcock prend son spectateur par la main et l’emmène au cœur de l’intrigue, sans le perdre et sans relâcher une seule seconde son attention. Captivant ! Le suspense est donc efficace, mais, là où c’est fort, c’est qu’en plus, c’est très drôle ! Hitchcock manie de main de maître l’humour des dialogues (percutants et pertinents) et le comique de situation (avec ces trois personnages attachants qui s’improvisent détectives et espions) et ce, en plein milieu d’une histoire sérieuse et d’un suspense prenant. En cela, on peut bien dire que Hitchcock est l’inventeur du blockbuster. Finalement, seule la fin est un peu décevante, car trop simpliste, alors que le reste du film était aussi complexe que facile à suivre. James Stewart (l’acteur fétiche du cinéaste, avec Cary Grant) et Grace Kelly (celle-ci venait la même année de tourner "Le Crime était presque parfait", toujours pour Hitchcock, qu’elle retrouvera plus tard pour "La Main au collet") sont excellents, tout comme les habitants qu’ils observent de la fenêtre (dont l’inoubliable Raymond Burr). "Fenêtre sur cour" est un film troublant, fascinant, qui n’a pas vieilli, comme la plupart des films du maître. Une œuvre intemporelle, un chef d’œuvre du huis-clos et l’un des meilleurs films illustrant le voyeurisme !
Chris46

579 abonnés 978 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2019
" Fenêtre sur cour " grand classique de Alfred Hitchcock .

C’est l’histoire d’un reporter-photographe nommer L.B Jeffries ( James Steward ) qui est contraint de rester chez lui à cause d’une jambe cassé . Il passe ses journée clouer dans son fauteuil roulant à observer par sa fenêtre ses voisins pour tuer le temps . Jusqu’au jour ou il trouve le comportement de l’un de ses voisins suspect . Il est persuadé qu’il a assassiné sa femme . Avec l’aide de sa fiancée Lisa Fremont ( Grace Kelly ) il va tenter de connaître la vérité ...

" Fenêtre sur cour " est un grand classique du cinéma sortit en 1955 signé par le maître du suspense monsieur Alfred Hitchcock en personne . Ce film fait partit des meilleurs films de sa filmographie . L’histoire est vraiment prenante avec ce type en fauteuil roulant coincé dans son appartement à observer ses voisins qui va soupçonner son voisin d’avoir tuer sa femme . Il va observer nottament grâce à une paire de jumelles ses nombreux faits et gestes pour tenter d’en savoir plus sans se faire repéré et tout au long du film on va être tenu en haleine pour savoir si il a tuer sa femme ou si il ne s’agit en fait que d’un énorme malentendu et tout le long du film on ne va cesser de douter grâce à un très bon suspense mener de main de maître par Alfred Hitchcock qui laisse planer le doute . Alfred Hitchcock va insuffler à son film une tension constante et une certaine angoisse nottament que les personnages se fassent repérer par le voisin surtout que le personnage principale est en fauteuil roulant et qu’il ne peut pas faire grand chose pour se défendre si jamais il est découvert et qu’on s’attaque à lui . Un suspense , une tension et une angoisse qui ne cesse de grimper tout le film pour atteindre son paroxysme dans le dernier quart d’heure du film

spoiler: notamment quand le personnage de Grace Kelly va décider d’aller voir ce qu’il se passe dans l’appartement du voisin


. Même si le début du film est un peu longuet ( le temps de faire connaissance avec les personnages , de voir leurs relations et de mettre en place l’histoire ) une fois que l’intrigue est véritablement lancer on ne décroche plus jusqu’à la fin pour connaître la vérité et avoir le fin mot de l’histoire . Comme le personnage principal on se laisse aller au voyeurisme en observant ce voisin et comme lui on a envie d’en savoir plus et il y a une vrai sensation d’immersion nottament grâce à la réalisation de Alfred Hitchcock qui film comme si on regardait à travers les jumelles du personnage ce qui donne une ambiance assez unique au film . Le film a un rythme assez lent mais jamais ennuyant on reste captivé tout le long par l’intrigue . Le film contient également quelques petites touches d’humour sympathiques

spoiler: notamment la scène où l’aide soignante du personnage principale essaye d’imaginer comment le voisin c’est débarrassé du corps de sa femme au grand dégoût du personnage principal . C’est assez marrant de voir la tête qu’il tire . Ou encore la scène finale quand le personnage principale se retrouve cette fois ci à son grand désaroi avec les deux pieds dans le plâtre après sa lutte avec le voisin quand il a enfin réussi à découvrir son petit jeu

. L’histoire se déroule principalement dans le même décor qui est l’appartement du personnage principal situé dans un immeuble ( un superbe décor d’immeuble avec tout ses balcons et ses fenêtres ) et qui donne une sensation de huis clos où l’on se sent piégé comme le personnage principal dans cette appartement à observer les voisins . Et ce décor où l’on peut observer tout les voisins donne une ambiance assez unique au film .
Le film est porter par un très bon casting avec à sa tête l’acteur James Steward qui est vraiment très bon et crédible dans le rôle de ce reporter suspicieux déterminé à connaître la vérité sur son voisin qu’il soupçonne du meurtre de sa femme . A ses côtés la charmante Grace Kelly parfaite également dans le rôle de sa fiancée qui va l’aider à tenter de découvrir la vérité et c’est elle qui va prendre tout les risques pour tenter de connaître le fin mot de l’histoire vu que le héros principal est coincé dans son fauteuil roulant et qu’il ne peut pas faire grand chose mis à part observer . C’est plutôt une idée originale ( surtout pour l’époque ) de mettre la femme dans le feu de l'action et l’homme en observateur . Le duo James Steward / Grace Kelly fonctionne très bien .

Pour résumer " Fenêtre sur cour " est un grand classique du cinéma qui est toujour aussi efficace , prenant et captivant malgré le poid des années .
septembergirl

664 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2014
Un huit-clos à l'intrigue incontestablement originale et intéressante. Cependant, l'enquête policière manque d'énergie et, suspense et tension ne sont, dans l'ensemble, pas suffisamment présents. Quelques petites faiblesses qui font de ce film une réalisation moins prenante que les chefs d'oeuvre de l'angoisse : "Psychose" et "Les Oiseaux". Il s'agit, malgré tout, d'un film policier à voir absolument pour sa mise en scène si singulière et novatrice !
elbandito

390 abonnés 992 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 avril 2013
Une jambe brisée, un photographe est cloué dans son appartement new-yorkais. A force d’observer la cour de son immeuble, il finit par se persuader que son voisin d’en face a tué sa femme et demande à sa petite amie de l’aider. Hallucination ou vérité ? Ode au voyeurisme, allégorie sur les apparences, éloge du couple comme duo de complices. Hitchcock filme ce huis clos captivant avec brio.
Yannickcinéphile

2 879 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2016
Bon, faut être franc, ce film n’est pas vraiment le meilleur d’Alfred Hitchcock, même s’il est un de ses plus célèbres.
Certes, la mise en scène est incontestablement originale, et on retrouve la qualité du réalisateur. Plan recherché, rien n’est laissé au hasard, on sent de l’intelligence, de la précision, encore une fois on ne peut rien reprocher au travail technique d’Hitchcock. Il maitrise en plus bien le huis clos, composant, dans cette fameuse cours, un petit univers plein de relief, porté par quelques très bons effets, notamment dans l’usage de l’obscurité et des éclairages. A noter une bande son un peu faible qui ne participe pas énormément de l’ambiance.
Ce travail technique est donc peu critiquable. L’histoire elle est un peu décevante par rapport au réalisateur et à certains excellents souvenirs qu’on peut avoir de son cinéma. Pas énormément de suspens, une intrigue un peu molle avec une enquête qui manque de gros moments forts, et de tension, si ce n’est dans l’excellente dernière partie. Pour le reste le film séduit par son caractère ludique, qui permet de tenir, par l’humour introduit, et par quelques dialogues bien écrits. Il ne faut pas se mentir, Fenêtre sur cour n’est pas si mal en terme d’histoire, mais on reste loin du suspens et de la tension de La Corde par exemple.
Le casting est emmené par un duo d’acteurs fameux. James Stewart est plutôt bon, mais son personnage aurait mérité d’être un peu plus dégrossi. Reste que l’acteur est convaincant, surtout très à l’aise pour traduire le côté « comique » de son rôle et de sa situation. Face à lui Grace Kelly est lumineuse, mais elle aussi aurait mérité un personnage plus dégrossi, même s’il gagne vraiment en intérêt dans la dernière partie. A noter quelques seconds rôles moins connus mais très juste, comme Judith Evelyn, et bien sûr la présence, loin de Perry Mason, de Raymond Burr.
Au final Fenêtre sur cour reste avant tout un incontournable pour ce qui est du travail de mise en scène. On a une démonstration technique, mais derrière Hitchcock offre un film un peu paresseux, au suspens plus fade que de coutume, et manquant de peps et de tension. 3.5
Chevalier du cinéma
Chevalier du cinéma

282 abonnés 338 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 juin 2013
Fenêtre sur Cour d’Alfred Hitchcock est certainement un de ses films les plus célèbres et mémorables de sa longue filmographie. Un thriller sur le voyeurisme doté d’un suspense tendu et porté par deux stars du cinéma que sont James Stewart et Grace Kelly. Sa jambe gauche étant cassée, le reporter-photographe L.B. Jeffries est contraint de rester chez lui dans une chaise roulante. Homme d’action et amateur d’aventure, il s’occupe à étudier les comportements de ses voisins et leur habitudes quotidienne dans son immeuble de Greenwich Village. Et ses observations l’amène à penser que son voisin d’en face, Lars Thorwald, a assassinée sa femme. Sa fiancée, Lisa Fremont, ne le prend au début pas du tout au sérieux mais finit par se prendre au jeu. Sortie en 1955, Fenêtre sur Cour n’a aujourd’hui pas pris une seule ride depuis toutes ces années et reste toujours aussi prenant et efficace. Alfred Hitchcock réalise ici un incroyable film de style, un huis clôt prenant place dans un immeuble où la caméra s’amuse à espionner les habitants et leurs habitudes quotidiennes et nous, spectateurs, prenons un malin plaisir à les observer tout comme le personnage de James Stewart. La réalisation de ce thriller est parfaite, l’utilisation intelligente de la vison subjective, avec les jumelles ou avec l’appareil photo, permet de créer une ambiance unique dans ce film, un suspense intense et parfaitement maîtrise par Hitchcock qui n’est pas pour rien le maître du suspense au cinéma. Le décor du film qui ne change pas pendant tout le long-métrage est l’immeuble avec toutes ses fenêtres qui est magnifique et procure une sensation d’enfermement dans ce film, ce qui peux créer une certaine angoisse. Fenêtre sur Cour est avant tout un film majeur d’Hitchcock, un de ses plus célèbre qui met en scène deux de ses acteurs fétiches, d’abord James Stewart qui jour L.B. Jeffries, l’acteur est comme à son habitude superbe dans son rôle et ensuite il y a la majestueuse, la magnifique, celle qui illumine le film par sa présence, Grace Kelly, la somptueuse blonde « hitchcockienne » qui tient ici le rôle de l’héroïne principale quasiment car c’est elle qui prend tous les risques, c’est elle qui va dans l’appartement du tueur. L’homme est remplacé par la femme dans ce film pour les situations délicates et dangereuses. Grace Kelly sublime le film dés sa première scène dans ses vêtements magnifiques, sa chevelure blonde, bref une grande actrice inoubliable. Fenêtre sur Cour est indéniablement un chef d’œuvre d’Alfred Hitchcock et du cinéma. Je termine donc cette critique sur une citation du réalisateur à propos de son film : « Si vous n’éprouvez pas une terreur délicieuse en voyant Fenêtre sur Cour, pincez vous, vous êtes probablement déjà mort. ». Magnifique !
Vladimir.Potsch
Vladimir.Potsch

23 abonnés 389 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 février 2008
Truffaut et bien d'autres considèrent ce film comme un chef d'oeuvre, pour des raisons principalement formelles. Etude sur le voyeurisme, sur le spectacle de cinéma, maîtrise de la mise en scène etc... Mais le film échoue à véritablement passioner. L'histoire entre James Stewart et Grace Kelly est bien ennuyeuse, et lassantes finisssent par devenir les scènètes dans les appartements "visités" par le journaliste voyeur. A ne vouloir à aucun prix aérer son histoire, en restant confiné dans l'appartement et la cour, Hitchcok tombe dans le même travers que pour La Corde. Dans les deux cas il réussit un tour de force formel mais ce aux dépends de l'intrigue, coincée dans un dispositif par trop contraignant. D'où une interprétation un peu forcée de James Stewart dans La corde, et sans particulière conviction dans Fenêtre sur cour. La psychologie est assez sommaire, les personnages à peine ébauchés (comme par exemple ce copain détective privé). Hitchcock est plus à l'aise, sauf pour l'excellent CRIME ETAIT PRESQUE PARFAIT, où l'intrigue prenait le pas sur la forme, quand il film en extérieurs, où son inventivité trouve de multiples occasions de s'exprimer (cf LA MORT AUX TROUSSES).
Quand à l'histoire criminelle, elle cloche par son caractère trop évident et cinématographique (Stewart voit à chaque fois des choses troublantes...), encore heureux que Raymond Burr réussisse un "méchant" convainquant, une des clés de la réussite d'un film selon Hitchcock.
Félix F

302 abonnés 2 425 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 octobre 2014
Surement pas le meilleur de ce chère Alfred. Le huit clos en lui même est bon, mais le suspens laisse à désiré et on à du mal à s'éprendre du héro. Le film reste quand même appréciable mais à beaucoup trop vieillis selon moi.
AMCHI

6 943 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 février 2017
J'ai eu la chance de découvrir le cinéma de Hitchcock très jeune et il est devenu l'un des mes cinéastes préférés, en revoyant ses films c'est souvent avec plaisir mais dans le cas de Fenêtre sur cour cette nouvelle vision est plutôt une déception. Je trouve que l'habituel suspense inquiétant de Hitchcock ne fonctionne pas pleinement ici, l'intrigue est astucieuse mais le film comporte des petites longueurs qui font que plusieurs passages du film m'ont un peu ennuyé ; le couple Stewart/Kelly est élégant et fonctionne à merveille, la musique est jolie (moins belle que celle de Herrmann) et c'est surtout la façon de filmer tout cela qui est l'originalité de Fenêtre sur cour. Pourtant la sauce n'a pas pris dans ce nouveau visionnage même le décor en studio (assez charmant) m'a gêné.
Redzing

1 449 abonnés 4 906 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 septembre 2025
Immobilisé à la suite d'un accident, un photographe de choc s'ennuie à mourir dans son appartement. Mais avec la chaleur de l'été, les voisins de la cour laissent leurs volets ouverts, et c'est l'occasion pour notre protagoniste de jouer les voyeurs pour tromper l'ennui. Jusqu'à ce qu'il soit témoin de ce qu'il pense être un meurtre...
"Rear Window" est un véritable tour de force en terme de mise en scène. Alfred Hitchcock propose une intrigue policière filmée du point de vue du seul personnage statique, et du seul appartement où il ne se passe pas grand chose ! Un concept qui sera repris à diverses sauces dans les décennies qui suivront, en serait-ce que par Brian De Palma.
Jouant avec des plans larges et des zooms serrés, avec les suspicions de nos héros systématiquement minées par un policier méticuleux, le réalisateur parvient à construire un suspense très efficace. Cela peut presque apparaître anti-spectaculaire vu d'aujourd'hui, avec par exemple la quasi absence de musique (hormis les sons intradiégétique).
Pour autant "Rear Window" était très ambitieux pour son temps, offrant par exemple des décors monstrueux (toute la cour et l'immeuble sont reconstitués en studio). Et toute la logistique qui va avec.
Le film apporte également une réflexion pertinente sur le voyeurisme. Faut-il envahir la vie privée des gens, si cela permet de les sauver ou de les punir à juste titre ? Tout en offrant une mise en abîme du cinéma. Ce protagoniste voyeur peut être vu comme une représentation du spectateur, prenant plaisir à observer les détails intimes... ou d'un réalisateur cherchant à filmer ce qu'il perçoit du monde. Le scénario est d'ailleurs dans son ensemble très soigné, avec de nombreuses joutes verbales ou touches humoristiques savoureuses.
Et au milieu de tout cela, le tandem James Stewart / Grace Kelly. Il est le photographe de l'extrême, cloué depuis des semaines dans un fauteuil, à la recherche de l'aventure là où il la trouve. Elle est la riche jeune femme travaillant dans la mode, qui peut difficilement vivre comme lui, mais en est néanmoins amoureuse. Mise à part le fait que 20 ans séparent les acteurs, leur couple est éclatant. Surtout Grace Kelly, malicieuse et sublime.
conrad7893

351 abonnés 1 679 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 novembre 2012
un film suspens par le roi du suspens
pas le meilleur je pense d'Hitchcok.
Par contre il arrive à nous tenir en haleine dans un décor unique, une cour d'immeuble.
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