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sword-man
104 abonnés
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4,5
Publiée le 9 juillet 2011
Un film étonamament moderne, par son sujet du voyeurisme, jusque dans certains dialogues sur le sujet. La mise en scène d'Hitchcock peut paraitre simple, mais diablement efficace, tout comme son montage plus malin qu'il n'y parait. Hitchcock a construit un vrai univers à partir d'une façade d'immeuble, soit pas grand chose. Un véritable tour de force. Quand au suspense, j'ai bien cru que mon coeur allait s'arrêter. Un film mainte fois copié, jamais égalé.
En 1955, le maître du suspens, Alfred Hitchcock, sort un nouveau thriller assez spécial. En effet, ce dernier est un huis-clos ouvert sur l'extérieur. Etonnant, n'est-ce pas ? "Fenêtre sur cour" est l'adaptation de la nouvelle "It Had to Be Murder" par John Michael Hayes. Il y est question d'un photographe, L. B. Jeffries, qui est coincé chez lui à cause d'une jambe cassée. Il passe son temps à observer ses voisins jusqu'au jour où il remarque le comportement étrange de l'un d'eux. Rapidement, Jeffries va suspecter que l'homme au comportement étrange a tué sa femme. Comme il sait si bien le faire, Hitchcock met en scène une film à suspens. Le début est d'abord drôle, on découvre les voisins, on apprend un peu qui ils sont. On apprend aussi à connaitre Jeffries, interprété par un James Stewart en grande forme, et sa compagne Lisa Fremont, interprétée par une Grace Kelly tout en charme. Puis, vient le moment où Jeffries commence à avoir des soupçons, la tension commence alors à monter. On ne sait pas s'il faut croire le photographe voyeur qui prend clairement plaisir à observer la vie de ses voisins, ou la voix de la raison qui voudrait que tout cela ne soit que simples suppositions, rien de plus. Pour autant, même avec la monté de la tension, le film ne se dépare pas de son humour. Dans ce récit, on suit plusieurs histoires en une. Chaque voisin a ses propres occupations, de la jeune ballerine au compositeur, et chacun apporte sa touche au film. Jusqu'à la fin, le doute persiste et le suspens s'intensifie (en partie grâce à la très bonne BO). Le personnage principal a beau ne quasiment pas bougé du film, on ne s'ennuie pas une seconde. On est prit dans ce jeu à essayé de découvrir la vérité, à en savoir plus sur les voisins. Le spectateur laisse alors libre cour à son côté voyeur qu'il refoule depuis si longtemps... ou pas. "Fenêtre sur cour" est un très bon thriller, qui n'a pas presque pas prit une ride, et qui pour une fois nous fait penser que ce n'est finalement pas si mal d'espionner les autres.
Cette plongé dans l'obsession et le voyeurisme signé Alfred Hitchcock, le tout dans un unique cadre est captivante et fascinante. On y suit Jeff, un photographe de presse à la jambe cassée, cloué dans son fauteuil roulant, il use son temps à "espionner" ses voisins. Sa fiancé et sa concierge lui font remarquer que c'est du voyeurisme. Peu à peu, il se met à suspecter un de ses voisins qui aurait assassiner sa femme. Puis tombant peu à peu dans l’obsession, il va se renfermer sur lui même. L'idée est excellente et le scénario très bien construit, nous offrant une fin très réussi. Ce qui frappe, c'est la reconstitution, elle est sublime que ce soit dans la chambre ou la cour, avec toutes les fenêtres qui s'ouvrent sur une vie et qui racontent une histoire. Fenêtre sur cour est captivant, chaque détails est important, la mise en scène de Hitchcock est excellente, les personnages sont fascinant et chaque fait et geste de leur part nous intéresse. Le duo d'acteur est formidable, Grace Kelly n'aura jamais été aussi séduisante et James Stewart est impeccable. Un très grand film, fascinant par la mise en scène, l'intrigue et le charme de ses interprète principaux. Un très grand film.
Hitchcock joue ici sur la gourmandise du voyeurisme, avec un héros forcé à l'immobilité et cherchant un moyen d'action, dans un huis clos à front renversé (le héros enfermé, l'assassin dehors). Comme toujours, James Stewart est impeccable et bien secondé par Grace Kelly en blonde hitchcokienne iconique. Le film oscille entre amusement et malaise avec un brio évident, et la mise en scène s'avère diablement efficace.
Un film qui aurait pu être réussi. L'enquête avance très lentement, pour ennuyer le spectateur au bout de 20 vingt minutes. Quel dommage ! L'histoire, le scénario valent le coup de voir le film, et c'est d'ailleurs son seul mérite. Le sujet, plutôt original, aurait pu être bien mieux traité. Ça se regarde, mais on a pas forcément envie de le revoir. Comme quoi, Hitchcock n'a pas fait que des chef d'œuvres.
Fenêtre sur cour est à la fois un des grands classiques de l’âge d’or hollywoodien et une œuvre ouvertement expérimentale. Avec ce film, Hitchcock a réussi à livrer une réflexion très fine sur le cinéma tout en réalisant un film à suspense comme il en dirigera beaucoup au cours de sa brillante carrière. A la différence des autres oeuvres du maître du suspense comme Mais qui a tué Harry ? ou encore Psychose, Fenêtre sur cour est en effet un film correspondant sans trop de peines aux canons "commerciaux" de l’époque : photo technicolor, couple de stars et scénario très enlevé unissant intrigue policière et comédie romantique. Un film qui, pris au premier degré, offre déjà un plaisir de spectateur immense. Les dialogues du film se révèlent drôles et efficaces notamment à travers les réparties de l’infirmière Stella, ou l’humour noir typiquement hitchcockien - les blagues sur le cadavre-. La richesse thématique du scénario est également impressionnante puisque le film passe en revu les différentes facettes de l’amour, au travers des habitants de l’immeuble : passion, jalousie, solitude, haine.. Au centre du film, on trouve ainsi un élément de l’intrigue qui n’existait pas dans la nouvelle originale : la relation complexe unissant Jeffries et Lisa. Avec Fenêtre sur cour, Hitchcock prend aussi le contre-pied des clichés traditionnels puisque le personnage masculin est bloqué dans sa chaise roulante, donc passif, alors que le personnage féminin est actif et prend l’initiative. Serait-ce, à sa manière, un film féministe d’un cinéaste que l’on a souvent qualifié de sadique vis-à-vis de ses personnages féminins ? Mais au-delà de cet aspect purement dramatique, le film vaut aussi bien sûr pour la passionnante réflexion qu’il propose sur le cinéma, réflexion doublée d’une prouesse technique puisque tout le film est tourné dans un seul décor, reconstitué en studio. En effet, Fenêtre sur cour est un film sur le regard, donc sur le cinéma, sur la fascination de l’image commune à tous les êtres humains. Le personnage de Jeffries est donc très riche : il est à la fois un voyeur-spectateur, un cinéaste et un cinéphile. C’est un voyeur : dès qu’il est seul, il ne peut s’empêcher de regarder indiscrètement par la fenêtre. C’est un cinéaste : il imagine et il met en scène une histoire. C’est aussi un cinéphile : il observe, il interprète. Fenêtre sur cour est donc un film sur l’amour irrésistible pour les images qu’éprouvent tous les êtres humains : le personnage de James Stewart entraîne ainsi progressivement dans son voyeurisme sa fiancée et son infirmière. "Nous devenons une race de voyeurs" dit Stella au début du film : nous sommes tous des Jeffries. Ce qui explique sans doute la fascination que le film continue d’exercer sur les cinéastes et cinéphiles du monde entier : David Lynch - dont Fenêtre sur cour était un des films préférés - n’a-t-il pas appelé le voyeur de Blue Velvet Jeffrey ? Ainsi, ce film de Hitchcok offre une vision nouvelle du cinéma dans un huis-clos alliant humour noir, thriller policier, et comédie romantique, avec un James Stewart extraordinaire et une sublime Grace Kelly. Un grand classique qu'on se doit de regarder.
Une histoire convaincante et prenante servit par de très bon acteurs et une sublime Grace Kelly. La mise en scène et les cadrages sont parfaits.Un monument du cinéma. Du très grand Hitchcock.
Un bon film mais pas le meilleur Hitchcock tant sans faux. Même si la mise en scène du maitre est excellente et le principe du scénario bon lui aussi, on ne suit qu'avec un intérêt mitigé les aventures du héros et de son amie, surtout que leurs personnages restent un peu superficiels. Néanmoins, il y a quand même quelques très bonnes scènes et James Stewart est excellent. Ca reste un classique.
Une superbe oeuvre orchestré par le plus grand maitre du suspense! Après une sorte de satire sociale où l'on voit les petites habitudes et les défauts des voisins de James Stewart, excellent au demeurant, et de l'être humain lui même, on entre dans un thriller brillant où chaque détail est mis en valeur et ou le suspense prend le spectateur et ne le lache qu'au denouement presque trop rapide... On ajoute à cela la beauté et le charme de Grace Kelly et on obtient un magnifique film comme souvent chez Hitchcock!
Fenêtre sur cour est l'un des films les plus célèbres et les plus acclamés d'Alfred Hitchcock, et c'est justifié. Ce film sait vraiment être captivant (jamais on ne pourra reprocher à Hitchcock de ne pas savoir rythmer ses films), et vivant, ayant l'ingéniosité de ne jamais sortir de l'appartement de James Stewart, et de tout nous faire vivre par son point de vue, à travers sa fenêtre. La réalisation dynamise avec réussite le récit, les acteurs sont vraiment très bons, et surtout, la gestion de la tension est excellente (ah cette fin !). Donc un excellent film, je n'ai pas grand chose à redire dessus.
Ce huis clos d'une très grande qualité impressionne par sa paranoïa exacerbée tout au long du film.Stewart & Kelly sont exceptionnels et parviennent a nous transmettre leur tension. Du très grand suspens, du très grand Hitchcock.
Excellent huit-clos, filmé avec une manière très particulière mais très intéressante. Hitchcock nous livre un film de toute beauté très raffiné en matière de réalisation et servi par un superbe duo d'acteurs principal. Honte à moi (mais il faut bien commencer quelque part), c'est seulement le deuxième Hitchcock que je regarde après Les Oiseaux qui ne m'avait pas tellement emballé. Mais celui-ci est un coup de maître, il faut l'avouer avec sa réalisation bien propre à lui, Hitchcock arrive à créer un suspens différent de ceux qu'on peut apercevoir maintenant, ce qui le rend unique en son genre. Le jeu d'acteur est parfait, c'est un plaisir de voir Stewart et Kelly observer le voisinage durant ces quasi-deux heures de film. Après avoir été subjugué par celui-ci, j'ai hâte de voir ce que vont donner ces autres films dont j'ai beaucoup entendu parler très positivement. Un 4,5 bien mérité, j'ai eut une légère hésitation qu'en au fait de mettre 5 mais j'attend de voir quelques autres films du maître pour le comparer à son niveau. Franchement un film à voir, ou à revoir, une des nombreuses perle du XXème siècle.
Un huit-clos, déjà ce thème qui déborde d'imagination, et entre les mains de ALFRED HITCHCOCK nous avons un résultat: Un EXCELLENT FILM ! Une forte intrigue, des passages aux sommets du stressant, un final énorme et culte. DU GRAND CINEMA !