Quel bluffeur ce Hitchcock !Ce film n'en est pas un,c'est un pur exercice de style. Difficile à faire et fort intéressant sur le plan technique mais c'est quasiment tout ce qu'il y a à en dire de positif. L'ennui est permanent car si l'histoire est digne de ses petits courts métrages; eux au moins ont le mérite d'être courts. Choisir James Steward pour un tel rôle à contre emploi ne pouvait que donner des regrets. Grace Kelly,très belle ,très froide et peu mobile est toujours agréable à regarder, mais son jeu reste faible comme d'habitude. Les décors sont tellement artificiels qu'ils portent un peu plus atteinte à l'invraisemblance du scénario. Quant au vrai Technicolor,quel gâchis de l'avoir utilisé ici compte tenu de son inutilité et de son prix. On voit bien que le héros est fixe, comme nous spectateurs, mais cette histoire de caméra subjective triche en permanence puisque l'on voit plein de choses même quand « Jeff » dort. Pour meubler, l'humour y est largement pratiqué ;il est anglais certes ,mais vraiment trop enfantin. Toutes ces petites histoires vues de loin sont caricaturales et manquent de classe. Le fait de passer l'alliance d'une morte au doigt de Lisa pour forcer un peu plus son ami à l'épouser ne me fait pas rire du tout. Le pompon étant la fin laide et grotesque ,ces flash avec la caméra à l'intérieur des yeux,le photographe qui change les ampoules sans se carboniser les doigts et la chute par la fenêtre...Trop,c'est trop et en plus je ne suis pas voyeur. Heureusement Hitchcock ce n'est pas que de la technique et quand il met du souffle ou de l'amour dans ses films,là il n'y a plus qu'à admirer et s'enthousiasmer. Avec ses 10 plus beaux films,il restera inoubliable.
Bon petit Hitchcock, la mise en scène est prenante car tout se déroule dans le même lieu c'est un huis clos, l'idée est très bonne d'avoir mis un Stewart immobile car cela lui permet de se méfier d'un drame sans vraiment le vouloir, mais ce n'est pas le meilleur Hitchcock.
Ce film est une véritable imposture. Il suffit de regarder les 15 première minutes du film pour connaître la fin. On peut prédire la prochaine avec que la précédente ne finisse. Je peux comprendre que le public des années 50 est pu être...diverti par ça, mais réveillez-vous ! En 2010 il est impossible de trouver quelque chose d'intéressant à ce film. Aucun frissons, aucun suspense, que des événements prévisibles dès que l'on a finit de lire le synopsis. Le film aurait pu mérité une étoile pour la réalisation (car Hitchcock est réalisateur et surtout pas scénariste) mais trop de personne on déjà énormément, surestimé ce film.
Alfred Hitchcock nous emmène une nouvelle fois dans son univers de suspense. En effet, dans « Fenêtre sur cour », le suspense monte au fil du film. Jusqu'à la fin où ça devient quasiment insupportable. James Stewart est toujours aussi excellent, dans son rôle de photographe commère. Grace Kelly est la grâce tombée du ciel. Une beauté à l'état pure. Excellente actrice aussi. Ces acteurs servent un très bon scénario. On ne s'ennuie pas une seconde, contrairement à ce que l'on pourrait croire avant le visionnage. Enfin, le jour où Hitchcock vous ennuiera, il faudra s’inquiéter. En clair, un très bon film servi par le maître du suspense. A voir absolument !
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4,5
Publiée le 13 décembre 2024
Avec "Rear Window" (1954), Alfred Hitchcock prouve qu'il ètait le premier cinèaste rèellement obsessionnel au travers de son discours sur le voyeurisme au cinèma! Et quelle leçon magistrale il nous offre encore à l'ècran! Pas seulement par des idèes d'immenses dècors d'appartements ou d'èclairage (les ampoules de flash) mais aussi et surtout par la construction des plans et de son ambiance si unique! Clouè dans son fauteuil roulant et dont l'appartement donne sur une cour intèrieure, James Stewart est de toute èvidence parfait! Le voyeur moderne est nè grâce à lui! A ses côtès, Grace Kelly (blonde èvidemment et fantasme absolu du maître) joue magnifiquement (comme dans le mythique "High Noon") les pots de fleurs! Toutes les qualitès requises d'un suspense fascinant en forme de huis-clos et formidablement bien ficelè par Hitch'! Bref, on retient son souffle jusqu'aux fameuses dernières images entre le plâtrè mateur Jimmy Stewart et l'inquiètant voisin Raymond Burr! Un incontournable du genre...
Hitchcock réalise avec « fenêtre sur cour » un classique de suspense avec ses acteurs fétiches que sont Grace Kelly et James Stewart . Il maitrise à la perfection ce huit clos prenant en jouant sur les émotions et les regards de l'acteur principal. Le tueur d en face (alias Raymond Burr qui deviendra Perry Mason dans la série célèbre du même nom) est superbement casté et fait peur dès les premières prises de vues .
Chaque détail et plan de caméra est étudié par le maître du suspense pour donner une tension instantanée. Quand on pense voyeurisme , on pense à James Stewart avec son plâtre et ses jumelles . Une fois le film visionné, regarder la fenêtre des voisins nous fera penser à lui .
Le décor est le film, le film est le décor, comme un tableau vivant. Un cas d école pour tous les cinéastes en herbe . Fenêtre sur cour est une œuvre majeure du cinéma qui a fait date. Encore une du maître du suspense anglais .
Seul bémol , le film est bien ancré dans les années 50 avec un rythme un peu lent et un peu trop de dialogue long ... mais ça reste un petit bémol .
En 1954, Alfred Hitchcock est au sommet de son art, multipliant les œuvres qui repoussent les limites de la mise en scène et du suspense. "Fenêtre sur cour" raconte l’histoire de Jeff, un photographe cloué chez lui à la suite d’une blessure, qui trompe l’ennui en observant ses voisins à travers la cour de son immeuble. Ce passe-temps anodin prend une tournure inquiétante lorsqu’il soupçonne l’un d’eux d’avoir commis un meurtre. À travers cette intrigue, Hitchcock explore avec une virtuosité rare les notions de voyeurisme et de perception, nous impliquant habilement dans ce huis clos oppressant où chaque détail a son importance. La mise en scène est d’une précision redoutable, transformant l’unique décor en un véritable terrain de jeu narratif. James Stewart incarne avec brio ce personnage curieux et vulnérable, tandis que Grace Kelly, lumineuse, apporte une élégance et une subtilité qui viennent contrebalancer l’atmosphère pesante du récit. Un chef-d’œuvre absolu du thriller et une maîtrise technique et narrative sans faille.
Avec Fenêtre Sur Cour, Alfred Hitchcock nous offre ici un film à suspens atypique. L'histoire nous fait suivre un reporteur photographe qui après s'être cassé la jambe se retrouve chez lui immobilisé. Petit à petit il va se passionner pour ce qui se passe derrière les fenêtres des voisins au point d'en devenir obsédé. Ce voyeur va entrainer avec lui son entourage dans les machinations qu'il se fait à travers ce qu'il voit jusqu'à aller trop loin. Ce huis clos astucieux est plaisant à suivre même s'il comporte quelques longueurs et qu'il se veut redondant. Il faut dire que l'on ne quitte pas cet appartement même si il se passe de l'action dans le voisinage. Tout l’intérêt de l'intrigue se joue dans les discussions entre les différents protagonistes. Les personnages sont agréables et interprétés par un superbe casting. Le charismatique James Stewart et la rayonnante Grace Kelly en tête d'affiches, secondés par Wendell Corey et Thelma Ritter. Ces quatre là vont douter, enquêter et se quereller ensemble jusqu'au dénouement final. Les dialogues qu'ils s'échangent sont central, ces derniers étant nombreux et pour la plupart du temps agréables à entendre. Hélas ce n'est pas tout le temps le cas et quelques passages sont un peu longs. Côté réalisation Alfred Hitchcock réussi à donner vie à ces façades, passant de fenêtres en fenêtres avec plus ou moins de discrétion, nous faisant à chaque fois découvrir de nouvelles choses. Les décors de ces bâtiments finissent par faire de nous un habitant de ce bout de quartier. Malheureusement les transitions ne sont pas aussi travaillés. La b.o. elle est plutôt discrète et plaisante même si on ne la gardera pas en tête. Reste une fin surprenante qui change de ton par rapport au reste du récit. Au final, Fenêtre Sur Cour possède de très belles qualités qui font que c'est un film maitrisé à voir même si tout n'est pas non plus parfait.
Parmi les films de Hitchcock, je placerai "Fenêtre sur cour" dans le haut du panier.
C'est en effet un film à suspense efficace. D'une part, parce que l'histoire en elle-même est redoutable : un photographe en fauteuil roulant espionne ses voisins pour tuer le temps et croit avoir découvert un meurtre dans l'immeuble d'en face. Il y a de la matière avec un tel pitch pour se jouer du spectateur, l'envoyer dans des impasses, le faire douter.
D'autre part, parce que le réalisateur a su ne pas tomber dans l'immobilisme qui aurait pu résulter de son unité de lieu. Au contraire, la caméra se ballade le long de la façade, des effets visuels miment la vision au travers de jumelles ou d'un objectif d'appareil photo, etc ...
De telle sorte que, malgré un personne principal qui ne bouge quasiment pas et donc un film qui se déroule exclusivement dans une pièce, on ne s'ennuie pas.
Pour réussir cela, il fallait également des acteurs suffisamment magnétiques pour attirer l'attention du spectateur et la conserver. Ce fut une bonne pioche lorsque Grace Kelly fut recrutée. Difficile d'imaginer quelqu'un d'autre reprendre ce rôle aujourd'hui. Elle a mis la barre très haut.
James Stewart, également, parvient à capter l'attention et à nous maintenir en haleine, malgré un personnage très tête à claques.
Et puis, j'ai une petite affection pour l'infirmière, peut-être le personnage avec les meilleures lignes de dialogues. Belle trouvaille, elle apporte des instants humoristiques bienvenus pour faire descendre la pression.
Mais ce que je retiendrai, c'est probablement ce final. Vite expédié mais diablement marquant.
Quel plaisir que de revoir « Fenêtre sur cour » (1955) d’Alfred Hitchcock. James Stewart est un grand reporter-photographe qui suite à une fracture de la jambe est cloué dans son appartement sous la chaleur de l’été. Il va pour s’occuper regarder ses voisins, un panel de la société. Certaines allers et venues vont l’intriguer et il passera de l’œil à une paire de jumelles puis au puissant téléobjectif de son appareil photo. Il va imaginer un meurtre et aura du mal à en parler à son infirmière (Thelma Ritter), son amie (la rayonnante Grace Kelly) et son copain de guerre devenu détective privé (Wendell Corey). Petit à petit la sauce va prendre et la chute – au sens propre du terme – clouera notre héros dans son fauteuil roulant les 2 jambes cassées, le sourire aux lèvres. Un film d’une très grande finesse remarquable par le décor et le montage. Un chef d’œuvre du cinéma qu’on savoure à chaque fois.