Fenêtre sur cour
Note moyenne
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520 critiques spectateurs

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Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 914 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 mai 2009
Encore un grand Hitchcock (j'ai toute la collection en DVD). Même si on peut juger ce film un peu vieilli, on reste admiratif devant la virtuosité du maitre pour nous emmener là où il veut. Et Grace Kelly, c'était vraiment une des plus belles femmes du monde de tous les temps. Se déguste avec délectation.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 janvier 2014
À l'origine, il y a une courte nouvelle de Cornell Woolrich (alias William Irish), parfaitement adaptée par le scénariste John Michael Hayes dont c'est la première collaboration avec Hitchcock. Suivront trois autres films associant les deux hommes : La Main au collet, Mais qui a tué Harry et L'Homme qui en savait trop. La matière dramatique de Fenêtre sur cour est un petit bonheur d'équilibre, délicieux cocktail d'humour et de suspense, composé de dialogues souvent irrésistibles (notamment la conversation sur le mariage moderne, au début du film). Structurée en mode huis clos, cette brillante comédie policière a d'abord constitué un défi technique pour Hitchcock : il a fallu construire un immeuble entier dans les studios Paramount, aménager une dizaine d'appartements et surtout orchestrer une narration fluide en partant de l'appartement du personnage principal, puis en essaimant vers la cour d'immeuble, de fenêtre en fenêtre. Le réalisateur a ainsi déployé une virtuosité technique qui n'a d'égale que sa direction d'acteurs. Tout est habile, lentement et posément maîtrisé. Le divertissement est élégant, amusant, captivant. On y retrouve deux thèmes fétiches d'Hitchcock : la dialectique innocence/culpabilité et le jeu sur les apparences, trompeuses ou pas, en matière criminelle comme en matière amoureuse. Le tout traité avec une ironie qui trouve son expression la plus jubilatoire dans la conclusion du film, ou plutôt dans les conclusions de chaque petite histoire développée au sein des appartements observés. Mais ce qui fait réellement de Fenêtre sur cour un grand film, ce qui transcende ce divertissement au demeurant excellent, c'est la double mise en abyme proposée par son dispositif narratif. D'une part, Hitchcock fait du personnage central un double du spectateur. Ce que L. B. Jeffries contemple dans la cour d'immeuble et les appartements est ce que nous contemplons à l'écran. En portant son intérêt d'une fenêtre à l'autre, il fait aussi comme le spectateur de télévision zappant d'une chaîne à l'autre. Le réalisateur nous tend ainsi un miroir, nous confronte malicieusement à notre propre voyeurisme, notre propre désir d'intrigues romanesques, qui devient parfois addiction, en brodant sur la notion de spectacle. D'autre part, Hitchcock se met lui aussi en scène, en quelque sorte, à travers ce même personnage central, installé dans un fauteuil face à une scène, un téléobjectif à la main, imaginant des drames dans un esprit obsessionnel et logique... Ou comment faire du métacinéma de façon intelligente et ludique à la fois. Enfin, la qualité du film doit beaucoup au charme de ses interprètes principaux : James Stewart et ses yeux bleus, Grâce Kelly et sa blondeur, son élégance, son classicisme, pure incarnation du fantasme personnel et professionnel du réalisateur... On notera aussi que le personnage du voisin suspect est interprété par Raymond Burr qui s'illustrera par la suite dans des séries TV, incarnant notamment L'Homme de fer et Perry Mason.
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juin 2013
"Fenêtre sur Cour" n'est pas mon Hitchcock préféré, même si sa partie "théorique" sur la représentation, sur l'espace et sur la position (et le rôle) du spectateur constitue certainement l'un des travaux les plus passionnants du Maître : c'est d'ailleurs curieusement l'un de ses axes de recherche qui a été le moins poursuivi (sauf par De Palma bien entendu, comme dans "Body Double"...) : même si c'est sans doute la "théatralité" de la mise en scène qui appelle ce commentaire, je trouve que c'est chez Resnais - qui n'est pourtant pas un cinéaste "hitchcockien" - que l'expérience a été renouvelée avec le plus de pertinence. "Fenêtre sur Cour" bénéficie en outre de la lumière éblouissante de Grace Kelly, qui n'a a jamais été aussi belle que filmée par Hitch, bien entendu, et du délicieux marivaudage entre elle et un James Stewart hilarant, même dans la posture du pervers qui justifie l'intrigue. C'est d'ailleurs un aspect peu commenté du film que de voir comment Hitchcock conçoit la construction d'un couple grâce à la complicité qui naît d'une aventure partagée : ce n'est pas du romantisme classique, mais c'est assez convaicant, pour le coup ! Le vrai problème que me pose "Rear Window", c'est que la lisibilité des situations, corollaire indispensable de l'exercice auquel se livre Hitchcock en superposant parfaitement le spectateur-voyeur et le personnage-voyeur, plaque une distance - théâtrale, on le voit - sur l'intrigue, que l'utilisation de focales différentes (le regard nu, puis les jumelles, puis enfin le zoom hyperdimensionné du photographe, symbole phallique suppléant à l'impuissance sexuelle du voyeur) ne résout pas complètement. Voici donc un film parfaitement admirable sur le plan théorique, une traduction parfaite des liens entre l'impuissance et la fascination voyeuriste, qui, très logiquement, ne constitue pas un "pur spectacle" aussi jubilatoire que les autres chefs d'oeuvre de la même époque.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 décembre 2020
Deux préalables, le premier c'est qu'il faut éviter de suranalyser le film parce que très franchement, ceux qui se figurent qu'Hitchcock a voulu nous pondre une thèse… bon. Ensuite nous sommes tous plus ou moins voyeurs (à des degrés divers et au gré des circonstances) et Hitchcock se contente de le montrer. Alors sinon on est au cinéma, parce que toutes ces petites fenêtres évidemment grandes ouvertes sur des destins divers et variés… c'est forcément du cinéma, mais quel cinéma, il faut voir comment Hitchcock nous filme ça, l'énigme policière est simple mais réellement transcendée par la caméra (ou par les yeux de Stewart, mais c'est la même chose) pour la rendre intéressante. Le film n'est cependant pas sans défauts, l'intro est trop longue, le personnage de la masseuse est rébarbatif, et le côté "porte-manteau" de Grace Kelly peut agacer, et puis le dénouement est un peu faible. En revanche Stewart est en pleine forme et c'est un vrai plaisir de le voir jouer
Danny Wilde
Danny Wilde

133 abonnés 502 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 avril 2016
Sous ses airs de thriller, ce film est surtout une étude de moeurs vénéneuse, implacable et fascinante. Hitchcock a particulièrement bien décrit le comportement et le caractère du photographe cloué dans son fauteuil roulant incarné par Stewart, habitué à saisir les images de la réalité et à observer, devenant un voyeur traquant ses voisins au téléobjectif et assouvissant des fantasmes personnels dans lesquels, entre pour une part, une certaine frustration sexuelle. Tout un microcosme social se révèle sous la caméra d'Hitchcock, dans un décor de cour intérieure d'immeuble, cadre quasi clos construit comme un piège et laissant apparaître l'ambiguïté des apparences. Ce décor construit à échelle réelle dans les studios de la Paramount, reste l'un des plus célèbres du cinéma, à l'instar de la maison de Psychose, et Hitchcock en virtuose de la technique, peut y donner libre cours à ce talent. Comme Psychose ou Sueurs froides, le film précipite d'un coup le spectateur au sein de l'intrigue criminelle comme s'il était aspiré par elle, devenant à l'image du héros photographe, un adepte du voyeurisme ; Hitchcock surveille l'inéluctable descente de cette intrigue construite comme une spirale à l'atmosphère envoûtante et au suspense soutenu, où il se joue des nerfs du spectateur. C'est la vie quotidienne qui bascule dans le cauchemar éveillé. James Stewart y est constamment remarquable, Grace Kelly y est d'une beauté absolument rayonnante, le ton érotique est latent, avec notamment la chemise de nuit transparente, mais aussi plein de sous-entendus, la perfection dramatique de ce film se terminant un peu de façon abrupte et trop classique, mais sinon, c'est un pur chef d'oeuvre, l'un de mes Hitchcock préférés, et l'un des 5 ou 6 très grands films du Maître.
fandecaoch

1 151 abonnés 2 232 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mars 2013
Fenêtre sur cour : Un classique du grand maitre du suspense : Alfred Hitchcock. Et il y a de quoi car on peut dire oui, ce film est vraiment bon et maitrisé. De part son intrigue particulièrement intéresse. Vraiment, j’ai bien aimé l’idée du gars qui est bloqué chez lui a cause d’une jambe dans le plâtre et qui va comme ça observé ces voisins avec il faut le dire, un peu de voyeurisme. Et il va découvrir et soupçonné son voisin dans face qui aurait assassiné sa femme. Et la va se lancé une partie d’espionnage a la recherche d’indice et tout ça, du bord de sa fenêtre. Vraiment, intrigue prenante et captivant, avec comme toujours chez les Hitchcock du suspense et un final des plus palpitants avec un bon moment d’adrénaline. Donc voila, une intrigue bien ficelé et intéressant a suivre (qui na jamais regarder ses voisins ^^). Et puis voila, les personnages sont sympa a suivre, il y a un assez bon rythme, il y a juste deux, trois longueurs a cause de dialogue (sert soigné mais un peu long) ou des scènes pas trop intéressent, mais rien de grâce qui gâche le film. La réalisation est toujours aussi magistrale avec une superbe mise en scène qui marche du feu de dieux, avec aussi un très bon décor, il y en a que un lieu (le quartier) car l’intrigue se passe que dans un lieu mais il est très réussit et bien utilisé. Et pour finir, les acteurs sont quand a eux très convaincant et on retrouve l’excellent James Stewart au casting (comme dan beaucoup d’Hitchcock). Voila, un incontournable de la grand carrière de Hitchcock.
titicaca120

432 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 octobre 2011
chef d'oeuvre absolu,un huis clos machiavélique, très tendu,difficile à supporter pour le spectateur,toutes les scènes sont magnifiquement filmées par le maitre du suspens,à voir et revoir inlassablement.
Bruno65
Bruno65

60 abonnés 825 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 avril 2016
Franchement un pas terrible Hitchcock.L'intrigue tourne en rond et lasse vite,l'ennui arrive vite aussi.Et la fin est plutôt moyenne voire limite grotesque.Un film très surestimé de mon point de vue!
yohanaltec
yohanaltec

107 abonnés 767 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 novembre 2012
Quel film ! Mais moi je vais plûtot dire quel chef-d'oeuvre. Je comprends pourquoi on nomme Alfred Hitchcock le maître du suspense et en même temps le meilleur réalisateur de tout les temps. J'en reviens pas comment Hitchock arrive à filmer pendant une heure et quarantes minutes un voisin entrain de regarder par la fênetre avec ses jumelles ou son énorme appareil photo de l'époque. Mais en tout cas, je ne peut dire qu'on ne s'ennuie pas une seconde dans ce Hitchcock. On retrouve des personnages efrayants comme le voisin d'en face qui est dangereux (je n'en dirais pas un mot de plus sur cette personne) mais Hitchcock nous offre aussi des personnages doux et attachants, comme le merveilleux acteur James Stewart, qui mérite toutes les récompenses qu'on lui donne en tant que meilleur acteur ou autre, avec une aide-soignante/infirmière qui est un personnage qui à du caractère mais qui peut être en même temps très effrayée, et une Grace Kelly qui tient le rôle de meilleure actrice dans ce film de Hitchcock. spoiler: En tout cas, la fin du film nous offrent des émotions énormes (de la peur), surtout quand le soi disant tueur va essayer de tuer James Stewart, et qui finit finalement avec deux plâtres au jambes au lieu d'un seul
Les fans d'Hitchcock adorent ce film, tout comme moi, et je pense qu'il marquera les films avec du suspense, et qui nous apprendra une bonne leçon, ne jamais regarder la ou il ne faut pas.
David F.
David F.

4 abonnés 42 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 avril 2013
Fenêtre sur cour reste sans doute le film le plus construit du réalisateur où chaque plan est maîtrisé à la perfection grâce à la construction de cet immense décor, dans les studios de la Paramount, d’un immeuble new-yorkais et de sa cour. Chaque fenêtre nous présente les habitants qui mènent leurs vies et que L. B. Jeffries observe de son appartement d’en face. Immobilisé suite à un accident, le photographe incarné par James Stewart va observer ses voisins et découvrir que le voyeurisme est un défaut qui peut révéler bien des choses qui auraient dû être caché. A partir d’un scénario tiré du roman de William Irish, Hitchcock réussi le pari du huis clos dans un appartement après celui sur un bateau avec Lifeboat. Comme toujours, Hitchcock dirige le suspense en maître en nous mettant dans une position de voyeur comme le personnage principal. Chaque petite fenêtre présente un voisin et sa situation : la danseuse sexy qui trouve du réconfort avec les hommes, le jeune couple marié, reflet de ce que Jeffries peut concevoir d’un mariage avec Carol sa petite amie où bien le compositeur au piano et surtout sa musique, qui jouera un rôle essentiel dans l’intrigue. C’est lui qui crée la musique d’ambiance du film au fur et à mesure de ses inspirations. On va de l’intrigue policière avec ce supposé meurtre de la femme du voisin à une comédie romantique entre Jeffries et Lisa. Celle-ci voulant être aimée malgré ces manières de fille de riche par « Jeff » qui n'a pas les mêmes valeurs qu'elle. Grace Kelly et James Stewart forment un excellent duo. Seconde participation chacun, sur un film du réalisateur, Grace révèle enfin tout son talent après des débuts mitigés dans Le crime était presque parfait et James dont le talent n’est plus à confirmer, tellement il nous donne ce qu’il faut voir sans rien faire. Tout se fait par les réactions sur son visage. N’oublions pas la touche d’humour noir de l’excellente Stella incarné par Thelma Ritter qui, malgré le drame qui se joue, se prend volontiers au jeu de Jeffries pour en apprendre un peu plus sur ce meurtre. Ce film est l’un des mieux réussi de son œuvre tant par sa mise en scène que par l’utilisation de la lumière et de la représentation de thèmes tels que le désir, le voyeurisme ou le rapport à autrui. Un film indispensable dans la continuité des chefs d’œuvre de son époque américaine.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 février 2020
j'ai revu récemment ce célèbre film de Hitchcock et mon opinion est qu'il fait partie de ces films qui ne vieillissent pas très bien, plombés par la manière de jouer et de parler des acteurs qui, près de 70 ans après, fait date; malheureusement, le scénario, un peu lent n'occulte pas le coté artificiel du jeu des acteurs James Steward s'en tire finalement mieux que Grace Kelly.
Restent quelques atouts, comme l'unité de lieu, puisque tout se passe vu d'une chambre ayant "fenètre sur cour" et cette observation de la vie des habitants de la cour, qui nous en apprend beacoup sur eux, juste grace à leur rmode de vie affiché ou deviné à travers une baie vitrée ou sur un balcon puisqu'on ne les entend quasimment pas parler. Le jeu de la caméra ( donc les yeux du voyeur) qui balaie les façades et fenètres, parfois les grossit quand le photographe utilise ses jumelles ou son téléobjectif, permet de suivre l'action....et donne lieu à des petites scènes amusantes comme celle du chien qui l'on descend dans un panier...quelques scènes de tension, à la Hitchcok ne suffisent pas sauver l'ensemble; Le dénouement est finalement sans surprise. On aurait aimé que les autres habitants de l'imemuble jouent un rôle plus actif dans le scénario.
Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 octobre 2008
Fenêtre sur cour est un suspens qui prend son temps. La première heure et demi en est même agaçante... Heureusement que Grace Kelly saupoudre son charme sur cet Hitchcock mineur.
Truman.
Truman.

273 abonnés 1 364 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 avril 2013
Très bon film d'Alfred Hitchcock comme d'habitude , l'histoire est intrigante et très prenante , le suspense a certes un peu de mal a décoller au début mais une fois lancé on ne décroche plus l'écran .
Les acteurs sont excellent et la mise en scène soignée sous forme d'un huit clos .
A voir absolument au moins une fois .
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 avril 2022
Pour ce film Hitchcock obtient des moyens énormes dont le plus impressionnant reste le décor ; il fait construire dans les studios de la Paramount l' immeuble d'en face soit 56m de long, 11m de large et 12m de haut ,pour 31 appartement dont 12 principaux entièrement meublés, avec électricité et eau courante ! Hitchcock se fait alors un malin plaisir à manipuler le spectateur, lui aussi impuissant mais surtout en obligeant à ne pas juger ce voyeur ; en effet, il ne peut être vicieux, il est journaliste, travailleur, à Grace Kelly comme fiancée, il est handicapé, et il est joué par James Stewart icône de la vertu américaine et pourtant sur le fond il épie de façon la plus méprisable qui soit, presque de façon sournoise à tel point qu'il est d'abord moqué par sa fiancée. C'est sur cette contradiction que le suspense et la morale se construit, et c'est bien là le génie de Hitchcock.
Site : Selenie
Spiriel
Spiriel

43 abonnés 318 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 novembre 2008
Petite perle de ludisme et d'humour. Cette fois-ci, Alfred s'adresse directement au spectateur, qui est représenté par ce génial Jimmy. Rear window, c'est plusieurs films. D'une part l'enquête d'un platré qui visiblement, VEUT voir un meutre dans sa cour, pour le distraire. Il y a aussi la vie de tous les jours de cette cour, où chaque élément renvoie au couple... et au problème principal de Jimmy, celui qu'il cherche à fuir justement, à savoir son couple avec Grace Kelly, plus belle que jamais (ca veut dire quelque chose!), qui trouve là probablement le seul rôle où on peut dire d'elle qu'elle est une bonne actrice. C'est un festival d'astuces cinématographiques que nous offre Alfred, les plans-séquences, l'utilisation des décors, regards-caméra... Bien sûr le film n'a pas la gravité et la richesse thématique de Vertigo, mais c'est avant tout une comédie. Et comment ne pas frissonner lorsque Jimmy est impuissant dans son siège alors que Grace est en danger (typiquement la terreur que recherche le spectateur qui va au cinéma), lorsqu'il est vu par le "méchant" (fantasme des films d'horreu) et lorsque ce dernier vient attaquer Stewart (après les livres dont vous êtes le héros, les films dont vous êtes le héros!). Quelques fous rires garantis donc, tant le second degré d'Hitchcock fait merveile.
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