Fenêtre sur cour
Note moyenne
4,4
24320 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

530 critiques spectateurs

5
183 critiques
4
222 critiques
3
81 critiques
2
38 critiques
1
5 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 novembre 2019
Le maître du suspense nous amène cette fois dans la cour d'un quartier résidentiel sur Greenwich Village à New-York ou plutôt dans les studios de Paramount à Los Angeles avec ce décor spécialement conçu pour le film.
L'intrigue principale est centrée sur un reporter perclus dans un fauteuil roulant après s'être cassé la jambe dans l'exercice de ses fonctions, pour tuer l'ennui et assouvir son fantasme du voyeurisme il observe ses voisins et leurs habitudes bien ancrées à travers sa fenêtre.
Il y a tout d'abord "Miss solitaire" qui est en proie à un sentiment de déréliction sentimentale et est obligée de simuler un repas galant pour se sentir vivante et désirée ne serait-ce qu'un instant, il y a aussi ce jeune couple marié qui emménage dans leur nouvel appartement avec des étoiles pleins les yeux, ce vieux couple original qui a un chien et qui dort à la belle étoile sur leur balcon, cette jolie danseuse d'en face qui trémousse son corps au grand plaisir de Jeff et qui cumule les conquêtes en pagaille, ce compositeur de talent qui semble également souffrir de solitude lorsqu'il revient alcoolisé d'une soirée ... Puis il y a ce couple étrange, une jolie femme alitée qui criaille sans cesse sur son mari à longueur de temps jusqu'à ce soir ou notre héros observe les allers-venus nocturnes de son suspicieux voisin qui trimbale une valise. Les conjectures vont se faire de plus en éloquentes au fur et à mesure de ses découvertes.
C'est dans ce micmac que Hitchcock, qui nous fait son petit caméo habituel, invite le spectateur à suivre le déroulement de l'histoire.
La trame et l'intrigue comme souvent avec lui aux commandes n'a rien de complexe, inutile de se triturer le cerveau pour dénicher le tueur on le devine rapidement, mais c'est dans la réalisation avec des acteurs brillants, une photographie au top et une idée simple mais originale qu'il arrive à séduire une fois de plus.
La vue subjective imposée par le réalisateur renforce fortement l'aspect voyeurisTe du film, se balader d'appartement en appartement avec des plans en plongée et contre-plongée m'a également plu car ça renforce l'immersion.
Autre point positif en total opposé d'un "Psychose" ou la musique stridente est vraiment le moteur du film, la, elle est mis en lumière de manière finaude et subtilement via le compositeur de l'appartement d'en face qui dicte le film au son du piano, je trouve le concept génial, même si évidemment le rendu sonore ne sera pas aussi mythique que "Psychose" et j'aurais préféré un peu plus de tension avec des compositions plus inquiétantes.
Le seul gros point négatif que je trouve à ce film, et de manière générale aux films d'Hitchcock, c'est la façon dont il effectue les mises en scène des rixes, on a toujours beaucoup de mal à croire et dans ce film elle est parachevée par le défenestration ridicule de Jeff avec des CGI dégueulasses, sachant que les effets spéciaux n'étaient pas au point à l'époque il aurait du trouver un autre stratagème sans avoir à faire aux CGI pour renforcer la crédibilité de cette scène, c'est son seul gros point faible en tant que Real'.
Ce qui ne m'a cependant pas empêché d'avoir passé un agréable moment et d’exécrer encore un peu plus ces foutus vis-à-vis.
 Kurosawa

677 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 octobre 2019
Attention, cette critique dévoile des éléments importants du film : "Fenêtre sur cour" est bien sûr un grand film sur le voyeurisme et les questions que le thème comporte – peut-on se mêler de la vie des gens, même si c'est pour leur bien ? Quelles sont les répercussions morales du voyeurisme ? Ce que l'on voit est-il forcément le miroir de notre vie ? – et sur le plan purement formel un travail minutieux et fascinant sur le champ-contrechamp. Il y a d'un côté celui qui regarde, Jeffries, un photographe interprété par le génial James Stewart, parfait en ce qu'il transmet une gamme d'émotions variées, à la hauteur de l'étrangeté de ce qu'il voit en face de son appartement, soit un homme aux agissements problématiques qui aurait assassiné sa femme. Tout le film tient sur cette question d'un même regard et de son contrôle jusqu'au moment où cette obsession maladive et dangereuse est démasquée dans une scène immense : tandis que Lisa, la petite amie de Jeffries, se trouve avec la police chez Thorwald, elle montre discrètement une bague – potentiel indice décisif – à Jeffries qui surveille l'action grâce à ses jumelles. Mais le geste de Lisa est perçu par Thorwald, qui regarde alors pour la première fois l'endroit où vit celui qui l'espionne : le champ-contrechamp ne se conçoit alors plus comme un moyen formel destiné à établir une relation voyant/vu mais fusionne les deux faces antithétiques d'une même nature – le regard – dans le but de précipiter le suspense. Du moment que Thorwald ignore qu'il est observé, le film s'emploie avec brio à décrire une suite de mouvements et de déductions; quand il sait qu'il est espionné, c'est un même enjeu qui est partagé et la résolution peut alors s'enclencher. Peu importe si les toutes dernières minutes de "Fenêtre sur cour" ne sont pas les plus réussies, une légère déception causée par quelques tentatives formelles peu opérantes, tant Hitchcock aura prouvé à quel point il sait anticiper toutes les réactions du spectateur et, par le biais de légers revirements de situations, comment il exerce une manipulation absolument jubilatoire. Mis en scène avec précision et exigence, "Fenêtre sur cour" est donc un formidable divertissement qui mêle avec maestria la peur et le jeu, le premier degré et l'ironie.
GyzmoCA

306 abonnés 2 682 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 août 2019
Hitchcock réalise avec « fenêtre sur cour » un classique de suspense avec ses acteurs fétiches que sont Grace Kelly et James Stewart . Il maitrise à la perfection ce huit clos prenant en jouant sur les émotions et les regards de l'acteur principal. Le tueur d en face (alias Raymond Burr qui deviendra Perry Mason dans la série célèbre du même nom) est superbement casté et fait peur dès les premières prises de vues .

Chaque détail et plan de caméra est étudié par le maître du suspense pour donner une tension instantanée.
Quand on pense voyeurisme , on pense à James Stewart avec son plâtre et ses jumelles .
Une fois le film visionné, regarder la fenêtre des voisins nous fera penser à lui .

Le décor est le film, le film est le décor, comme un tableau vivant.
Un cas d école pour tous les cinéastes en herbe .
Fenêtre sur cour est une œuvre majeure du cinéma qui a fait date.
Encore une du maître du suspense anglais .

Seul bémol , le film est bien ancré dans les années 50 avec un rythme un peu lent et un peu trop de dialogue long ... mais ça reste un petit bémol .
war m
war m

39 abonnés 447 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 juin 2019
En vérité, Fenêtre sur cour présente un centre d’intérêt immédiat : qui est en lui-même suffisant pour le faire entrer dans la catégorie des ouvrages sérieux, au-delà du simple divertissement policier.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 juin 2019
Ayant laissé un avis plutôt négatif sur Vertigo, ma conscience m'a poussé à rattraper le coup :)
Fenêtre sur cour et un petit bijou, que ce soit dans le jeu d'acteur, le rythme, le décor, l'intrigue qui même après plusieurs visionnages me tiens toujours autant en haleine.
Les personnages incarnent tous les genre de personnes qu'on connaît, on s'y attache donc
On retrouve plusieurs thématiques traitées avec un dosage intelligent, j'ai eu l'impression que le film était court, c'est plutôt bon signe !
Un gros coup de coeur pour la prouesse d'avoir réalisé l'intégralité du film sur un seul décor, on ne s'en lasse pas, c'est mené d'un main de maître (sans blague), c'est audacieux...
Bref j'adore et je regarderais encore et encore !
kroston
kroston

9 abonnés 297 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 juin 2019
Un incontournable , l'histoire est géniale , l'humour et le suspense omniprésent .
Grace Kelly est sublime et James Stewart parfait .
tout simplement merveilleux.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

145 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mars 2019
Grand classique de la filmographie d’Alfred Hitchcock, Fenêtre sur cour raconte l’histoire d’un photo-reporter cloué chez lui après s’être cassé une jambe. Ne sachant comment combler ses journées, il va développer une passion quasi-maladive pour la vie de ses voisins, jusqu’à soupçonner l’un d’entre eux de meurtre. Porté par le duo James Stewart/Grace Kelly, le long-métrage déroule son rythme assez tranquillement, sans grande surprise, jusqu’à un final un peu plus mouvementé. Non dénué d’humour, ce huis-clos sur le voyeurisme, presque entièrement composé de plans subjectifs, vus depuis l’appartement du protagoniste principal, reste un très bel exercice de style du maître du suspense.
Jahro
Jahro

68 abonnés 684 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 janvier 2019
C’est l’un des plus célèbres Hitchcock, et on ne s’en étonne guère tant il se démarque, ne serait-ce que par sa forme incroyable d’innovations. Tout issu d’un roman qu’il soit, c’est clairement du théâtre qu’il tire son inspiration, avec son unité de temps, de lieu et de protagonistes. Ici tout se passe dans une cour intérieure à Greenwich village. La caméra s’y pose sur les murs mitoyens, et saute d’une fenêtre à l’autre, au gré des envies, des bruits ou juste du hasard. En ça elle suit le regard d’un homme, grand reporter coincé dans un fauteuil avec une jambe dans le plâtre, qui observe ses voisins et leur invente une vie. Ca va de la triste femme seule qui espère l’amour, au compositeur dans l’attente d’un second souffle, du vieux couple transi de son chien, à la diva pot de miel pour ses abeilles de fans, sans omettre les plus dérangeants, ce couple qui s’insulte sans arrêt et se réduit bien vite à l’unique mari. Avec sa maîtresse et sa brave infirmière, notre héros forme un trio d’espions amateurs qui fait rire la police mais douter le spectateur. Grace Kelly est sublime, James Stewart magnétique et Thelma Ritter exquise. Le ton est particulier, tour à tour drôle, touchant, étrange ou franchement inquiétant ; il nous mène où le souhaite le metteur en scène, nous convie à monter des théories extravagantes avant que le final nous ramène sur terre. Nous tromper toujours, ne jamais nous perdre, c’est l’une des grandes forces du so smart Alfred, et ce film en est l’une des plus éclatantes illustrations.
Gentilbordelais

405 abonnés 3 618 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mai 2022
Hitchcock évoque le voyeurisme et le fantasme de tout un chacun (non sans humour) à travers ce scénario qui va dévoiler son étonnante surprise et un suspense crescendo. c'est surtout le prétexte de placer dans une lumière étudiée et tamisée, la beauté et la classe de G. Kelly face à l'acteur fétiche du réalisateur, J. Stewart. une leçon de cinéma en huit clos devenu un classique.
Chris46

582 abonnés 978 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2019
" Fenêtre sur cour " grand classique de Alfred Hitchcock .

C’est l’histoire d’un reporter-photographe nommer L.B Jeffries ( James Steward ) qui est contraint de rester chez lui à cause d’une jambe cassé . Il passe ses journée clouer dans son fauteuil roulant à observer par sa fenêtre ses voisins pour tuer le temps . Jusqu’au jour ou il trouve le comportement de l’un de ses voisins suspect . Il est persuadé qu’il a assassiné sa femme . Avec l’aide de sa fiancée Lisa Fremont ( Grace Kelly ) il va tenter de connaître la vérité ...

" Fenêtre sur cour " est un grand classique du cinéma sortit en 1955 signé par le maître du suspense monsieur Alfred Hitchcock en personne . Ce film fait partit des meilleurs films de sa filmographie . L’histoire est vraiment prenante avec ce type en fauteuil roulant coincé dans son appartement à observer ses voisins qui va soupçonner son voisin d’avoir tuer sa femme . Il va observer nottament grâce à une paire de jumelles ses nombreux faits et gestes pour tenter d’en savoir plus sans se faire repéré et tout au long du film on va être tenu en haleine pour savoir si il a tuer sa femme ou si il ne s’agit en fait que d’un énorme malentendu et tout le long du film on ne va cesser de douter grâce à un très bon suspense mener de main de maître par Alfred Hitchcock qui laisse planer le doute . Alfred Hitchcock va insuffler à son film une tension constante et une certaine angoisse nottament que les personnages se fassent repérer par le voisin surtout que le personnage principale est en fauteuil roulant et qu’il ne peut pas faire grand chose pour se défendre si jamais il est découvert et qu’on s’attaque à lui . Un suspense , une tension et une angoisse qui ne cesse de grimper tout le film pour atteindre son paroxysme dans le dernier quart d’heure du film

spoiler: notamment quand le personnage de Grace Kelly va décider d’aller voir ce qu’il se passe dans l’appartement du voisin


. Même si le début du film est un peu longuet ( le temps de faire connaissance avec les personnages , de voir leurs relations et de mettre en place l’histoire ) une fois que l’intrigue est véritablement lancer on ne décroche plus jusqu’à la fin pour connaître la vérité et avoir le fin mot de l’histoire . Comme le personnage principal on se laisse aller au voyeurisme en observant ce voisin et comme lui on a envie d’en savoir plus et il y a une vrai sensation d’immersion nottament grâce à la réalisation de Alfred Hitchcock qui film comme si on regardait à travers les jumelles du personnage ce qui donne une ambiance assez unique au film . Le film a un rythme assez lent mais jamais ennuyant on reste captivé tout le long par l’intrigue . Le film contient également quelques petites touches d’humour sympathiques

spoiler: notamment la scène où l’aide soignante du personnage principale essaye d’imaginer comment le voisin c’est débarrassé du corps de sa femme au grand dégoût du personnage principal . C’est assez marrant de voir la tête qu’il tire . Ou encore la scène finale quand le personnage principale se retrouve cette fois ci à son grand désaroi avec les deux pieds dans le plâtre après sa lutte avec le voisin quand il a enfin réussi à découvrir son petit jeu

. L’histoire se déroule principalement dans le même décor qui est l’appartement du personnage principal situé dans un immeuble ( un superbe décor d’immeuble avec tout ses balcons et ses fenêtres ) et qui donne une sensation de huis clos où l’on se sent piégé comme le personnage principal dans cette appartement à observer les voisins . Et ce décor où l’on peut observer tout les voisins donne une ambiance assez unique au film .
Le film est porter par un très bon casting avec à sa tête l’acteur James Steward qui est vraiment très bon et crédible dans le rôle de ce reporter suspicieux déterminé à connaître la vérité sur son voisin qu’il soupçonne du meurtre de sa femme . A ses côtés la charmante Grace Kelly parfaite également dans le rôle de sa fiancée qui va l’aider à tenter de découvrir la vérité et c’est elle qui va prendre tout les risques pour tenter de connaître le fin mot de l’histoire vu que le héros principal est coincé dans son fauteuil roulant et qu’il ne peut pas faire grand chose mis à part observer . C’est plutôt une idée originale ( surtout pour l’époque ) de mettre la femme dans le feu de l'action et l’homme en observateur . Le duo James Steward / Grace Kelly fonctionne très bien .

Pour résumer " Fenêtre sur cour " est un grand classique du cinéma qui est toujour aussi efficace , prenant et captivant malgré le poid des années .
weihnachtsmann

1 632 abonnés 5 767 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 janvier 2019
Le film a des furieux airs de « street scene » de King Vidor mais surtout de l’opéra de 1929 de Kurt Weil pour ceux qui connaissent.
Sauf qu’ici c’est véritablement moins passionné.
Le couple est peu intéressant et l’action est si lente qu’elle est plombante (témoin les longues scènes avant le véritable début).
En vérité la forme importe mieux que le fond et même si l’on est aussi voyeur que JS, la vérité ne nous marque pas davantage que ça.
P.  de Melun
P. de Melun

81 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 décembre 2018
Ce n’est surement pas le meilleur des Hitchcock mais ce huis arrive tout de même à nous tenir en haleine dans un lieu unique, une cour d'immeuble où chaque appartement représente une tranche de vie. Cette étude sur le voyeurisme, un peu dépassée, il faut tout de même l’avouer et un peu caricaturée n’est donc pas sans défaut mais on ne décroche pas trop, cherchant à discerner le vrai du faux dans cette histoire de meurtre supposée. Les relations amoureuses entre James Stewart et Grace Kelly (éblouissante) sont un peu surannées mais elles nous permettent de redécouvrir deux grands acteurs de cette époque. Un bon moment pour cinéphile en tout cas.
Ron Burgundy
Ron Burgundy

32 abonnés 351 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 février 2019
Ah la la l’un des chef d’œuvre d’Alfred Hitchcock! Fenêtre sur cour est un film suspense et un huit clos. Un reporter blessé est contraint de rester chez lui et pour pouvoir s’occuper il espionne ses voisins, mais il va soupçonner l’un d’entre eux d’être à l’origine d’un meurtre. Le film est captivant, on ne s’ennuie pas.
A voir absolument
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 juin 2018
Fenêtre sur Lisa
« Houston, we have a problem ».
Jeff a un problème mais ce n’est pas son accident ni sa jambe dans le plâtre. Ce n’est pas non plus son repos forcé dans un minuscule appartement. Son problème, c’est un problème de vue. Il est aveugle, il ne voit rien – une vraie taupe. Il ne voit pas que la plus belle femme du monde s’offre à lui. Elle a beau se parer des bijoux les plus somptueux et enfiler les robes les plus sophistiquées, Jeff ne la voit pas. Elle a beau cuisiner comme un chef, défiler comme un mannequin dans son appartement, prendre des poses lascives sur son canapé comme une chatte sur un toit brûlant, Jeff ne la voit pas : il reste de marbre, perché à 100 000. Jeff est sur la lune et il n’est pas décidé à redescendre. Il est bien là-haut. Il a ses jumelles et il s’amuse. Il regarde ce qu’il y a en face et ça lui plaît. Quand il espionne ses voisins, il y voit bien – trop bien d’ailleurs, au point de découvrir que M. Tout le monde est un meurtrier. C’est alors que Lisa intervient. D’abord incrédule, elle se prend au jeu, descend dans la cour, monte dans l’appartement d’en face et entre dans le cadre. Et là, le miracle se produit. Jeff la voit enfin. C’est à travers son appareil photo qu’elle prend enfin naissance sous ses yeux. Jeff est pris de tremblements. Les émotions le submergent. Ses yeux se dessillent, s’agrandissent et s’écarquillent. Il l’épouse du regard. Il l’aime. Il va pouvoir l’épouser.
J’aimerais saluer l’immense performance de James Stewart et de Grace Kelly. Lunaire et mélancolique, James a un côté touchant qui empêche de le considérer comme un goujat dans la première partie du film. Quant à Grace Kelly, c’est la grâce incarnée - comme un rêve qui prend vie. Elle est sophistiquée mais elle est capable de devenir une aventurière crédible en un tour de main. Elle est froide mais elle est également sensuelle et pleine d’humour.
Hitchcock dirige ses acteurs d’une main de maître. Il était certainement amoureux de Grace Kelly et lui fait une magnifique déclaration d’amour à travers ce film. Il semble lui dire : « Moi aussi je suis derrière ma caméra, et moi aussi je t’aime, Grace ». On voit d’ailleurs le cinéaste travailler auprès du compositeur de la chanson « Lisa » dans le film. Mais si Lisa ressemble à Grace Kelly, Jeff ne ressemble pas tout à fait à Alfred Hitchcock ; car si l’un se contente de lui offrir une alliance, l’autre lui offre l’éternité cinématographique sur un plateau d’argent… C'est un cadeau dont on mesure aujourd'hui la portée : l'image de Grace Kelly s'approchant comme un ange de James Stewart pour l'embrasser restera gravée à jamais dans l'esprit des cinéphiles...
Romain C.
Romain C.

97 abonnés 867 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mai 2018
Un excellent film d'Hitchcock sur le voyeuriste ,très bien filmé et toute les scènes sont filmé de l'appartement du personnage principal ce qui est originale même 63 ans après . C'est un policier/thriller en huit-clos avec de l'humour principalement noire.
Le sujet est encore un peu originale mais à l'époque sûrement bien plus .
L'histoire comporte des rebondissements et quelques surprises avec des théories créant le doute un temps puis n'arrive plus à nous faire changer d'avis (attendre quelques lignes pour la fin) en restant claire et cohérent .
Le scénario est formidable.
La fin est bonne mais comparé à Psychose que j'ai vu très récemment qui a une super fin celle là ne créer pas une vraie surprise (je n'en dit pas trop pour ne pas gâcher mais elle n'est pas époustouflante pour le génie du genre.
Un très bon dialogue.
Par moments ,le fait qu'il date de plus de 60 ans se voit comme le nez au milieu du visage .
James Stewart ,Grâce Kelly ,... sont très crédibles .
Un jeu d'ombre et de lumière très impressionnant qui fait son effet.

Un huit-clos d'Hitchcock très bien menée avec du suspens un temps puis une fin plutôt décevante.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse