Fenêtre sur cour
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530 critiques spectateurs

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Topaze87
Topaze87

12 abonnés 681 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 septembre 2023
Un Hitchcock bien en-deçà des meilleurs tout en restant correct. La mise en place est très ennuyeuse et le film reste plan-plan malgré une bonne mise en scène.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

167 abonnés 1 793 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 septembre 2023
Le maître du suspense s’ingénie à nous faire prendre place dans son fauteuil de metteur en scène ; le spectateur sera le voyeur ; celui qui attend que se passe quelque chose pour celui qui attend cloué sur son fauteuil roulant. Dès les premiers plans, Hitchcock ballade en voyeur sa caméra dans une cour d’immeuble offrant une grande promiscuité ; promiscuité accentuée par les stores levés et fenêtres ouvertes des chaudes journées et nuits d’été. C’est donc un huis clos ; nous serons dans un appartement ouvert sur cette cour durant tout le film. La caméra nous fait faire le tour du propriétaire ; on verra de loin les différents appartements et voisins cohabitant dans cette cour, puis on finira par James Stewart suant, endormi et immobile dans son fauteuil roulant. Il se réveille, et son premier réflexe celui dont le métier est d’observer les autres, il est photographe de presse ; est de scruter attentivement la cour d’immeuble. La caméra reprend son même chemin circulaire ; mais notre regard pénètre l’intérieur des appartements et l’intimité des voisins ; nous serons aussi les voyeurs au regard aiguisé jugeant et interprétant tous les événements, jusqu’à ce qui pourrait être un fantasme. Et tout le film sera comme cela… un film indispensable.

Pour compléter, Jérémy Gallet : « Fenêtre sur cour est fidèle à l’orthodoxie hitchcockienne, car il ménage un suspense savamment distillé et en même temps diablement méta-cinématographique, offrant une réflexion sur le regard, à travers un personnage cloué, qui devient une sorte de média entre le spectateur et le metteur en scène : à la fois objet de spectacle et curieux de tous ceux qui s’offrent à ses yeux. La fragmentation des intérieurs sur lesquels l’œil du héros se promène dissémine de potentiels films, déclinés en autant de situations correspondant à l’amour, qu’il s’agisse du désir, incarné par une jeune femme en petite tenue, de la scène de jalousie, en passant par l’étreinte d’un couple, qui baisse ensuite le store, ou de la solitude d’une dame mimant un repas aux chandelles. Le photographe immobile lui répond et synchronise son geste avec celui de cette voisine, levant son verre à l’unisson de leur manque affectif.
L’immobilité de Jeffries est suffisamment polysémique pour exciter notre réflexion : d’une part, elle figure une sorte d’indécision sentimentale que souligne le premier long dialogue piquant avec l’infirmière Stella ; d’autre part, elle le force à voir ce qu’il ne devrait pas voir, mais auquel il prend goût, devenant une sorte de projection symbolique du spectateur, tel que Hitchcock le construit par le simple effet du suspens ; enfin, elle permet, grâce à une translation autobiographique, de configurer les fantasmes du réalisateur, dont le héros prolonge le regard en s’attardant sur une femme quasiment dévêtue, bientôt affublé, pour poursuivre ses investigations, d’un téléobjectif à la forme phallique. Cet objet psychanalytique, noteront les plus facétieux, retient Lisa et Stella qui, à leur tour attirées par le spectacle, entreprennent d’épier les faits et gestes d’un inquiétant voisin.
Mais il y a plus troublant encore : la première apparition quasiment surnaturelle, face caméra, de Grace Kelly : on ne saurait oublier l’intensité incandescente de ce visage penché sur le voyeur, lui offrant l’accomplissement de ce qu’il désire, même si les deux personnages sont nettement séparés par leurs projets. Et la mise en scène le souligne, car tandis que la caméra saisit souvent Lisa dans un environnement de couleurs chaudes, Jeffries demeure, par contraste, engoncé dans un vêtement d’une froideur monochromée, en l’occurrence une chemise bleue. »
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Kymani Alger
Kymani Alger

38 abonnés 547 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 juillet 2023
Fenêtre sur cour à l'un des concepts les plus farfelues du cinéma mais il est génial ! Du début à la fin nous un énorme suspense et nous enquêtons en même temps que Jefferies par la fenêtre. Le film peut paraître bizarre mais il faut le voir car c'est un CHEF D'ŒUVRE !
TUTUR29
TUTUR29

51 abonnés 1 355 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 avril 2023
Je n'avais encore jamais vu de film d'Hitchcock et comme il faut bien commencer quelque part, j'ai inauguré avec Fenêtre sur cours. Et quelle découverte ! C'est un huis clos avec un pitch de base qui n'est pas très sexy, mais les dialogues très bien écrits ainsi que notre instinct de voyeur et notre imagination (comme celle du personnage) fait que nous sommes complètement absorbés par l'intrigue, jusqu'à un dénouement assez spectaculaire. Quelques répliques sont placés vraiment au bon moment et sont vraiment hilarantes accessoirement. Bref, un huis clos stressant, drôle et divertissant, une petite pépite. Le seul reproche qu'on peut lui faire est de ne pas avoir "Les Voisines" de Renan Luce dans sa soundtrack LOL
Tanguy Faucon
Tanguy Faucon

11 abonnés 112 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 février 2024
Le film suit le personnage de Jeffries, un photographe immobilisé chez lui à cause d'une fracture de la jambe. Il commence à espionner ses voisins à travers la fenêtre de son appartement, et devient obsédé par l'une de leurs activités suspectes. Il en informe sa petite amie Lisa, qui finit par le rejoindre dans son enquête, jusqu'à ce que les choses tournent mal.

Ce qui rend ce film si fascinant, c'est la maîtrise de la mise en scène du réalisateur. Tout le film se déroule dans un seul appartement, et pourtant, l'histoire est constamment en mouvement. La caméra suit les mouvements des personnages à travers les fenêtres, créant une tension constante qui ne faiblit jamais.

Mais le véritable triomphe de "Fenêtre sur Cour" est la façon dont Hitchcock arrive à manipuler les émotions du public. Tout au long du film, il joue avec nos peurs et nos doutes, créant une tension qui ne se relâche jamais. La scène finale est un véritable chef-d'œuvre de suspense, et reste l'une des plus mémorables de l'histoire du cinéma.

Ce film est incontournable pour tous les amateurs de cinéma. C'est un véritable tour de force de mise en scène et de suspense, porté par un casting exceptionnel et une histoire captivante. Si vous ne l'avez pas encore vu, alors n'hésitez plus, et plongez dans l'univers fascinant de ce classique du cinéma.
Fgiraut
Fgiraut

8 abonnés 29 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 février 2023
Photographe voyeur et éblouisseur. Contre-champ/champ/contre-champ ou de la subjectivité du regard immobile cadré ; quand l'observé fait irruption et pousse l'observateur dans le champ de l'observation.
Bernard D.
Bernard D.

131 abonnés 613 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 janvier 2023
Quel plaisir que de revoir « Fenêtre sur cour » (1955) d’Alfred Hitchcock. James Stewart est un grand reporter-photographe qui suite à une fracture de la jambe est cloué dans son appartement sous la chaleur de l’été. Il va pour s’occuper regarder ses voisins, un panel de la société. Certaines allers et venues vont l’intriguer et il passera de l’œil à une paire de jumelles puis au puissant téléobjectif de son appareil photo. Il va imaginer un meurtre et aura du mal à en parler à son infirmière (Thelma Ritter), son amie (la rayonnante Grace Kelly) et son copain de guerre devenu détective privé (Wendell Corey). Petit à petit la sauce va prendre et la chute – au sens propre du terme – clouera notre héros dans son fauteuil roulant les 2 jambes cassées, le sourire aux lèvres.
Un film d’une très grande finesse remarquable par le décor et le montage. Un chef d’œuvre du cinéma qu’on savoure à chaque fois.
TwentyEight
TwentyEight

7 abonnés 152 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 décembre 2022
Tout est parfait dans ce film. Les acteurs sont sublimes, la musique que joue les voisins, les plans des différents appartements.

Tout est calculé ça se voit.
I'm A Rocket Man

396 abonnés 3 864 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 novembre 2022
Pfff. j'ai été déçu par ce film... il y a quelques jours j'ai regardé 'Sueurs froides' et j'avais tellement aimé ça que j'ai voulu continuer les classiques d'Hitchcock mais là je me suis ennuyé... l'enquête est longue à se mettre en place & le scénario n'est pas aussi surprenant que dans 'Vertigo' fait que je suis ressorti de ce film avec une sensation de raté... c'est triste à dire mais c'est vrai... reste la belle présence de la magnifique Grace Kelly qui a au moins apporté un peu de glamour à ma soirée !
Surfeurfou974
Surfeurfou974

13 abonnés 300 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2022
Fenêtre sur cour dans son titre français, un des films iconiques de Alfred Hitchcock le maître du suspense pendant 1h50 ce film se déroule presque en huis clos dans une chambre l’imagination de l’acteur joué par James Stewart le pousse à croire qu’un meurtre a eu lieu dans l’immeuble Grace Kelly est tout simplement magique, le film était un peu lent au début mais il faut se remettre dans le contexte, 1954 ! Ensuite le suspense prend au tripes, les effets spéciaux sont fantastiquement dépassés mais il sans doute très bien réussi pour l’époque on regarde ce film avec amour comme un chef-d’œuvre de l’histoire du cinéma
Stena Dbc
Stena Dbc

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 octobre 2022
Jeunes acteurs très crédibles dans leur rôle. Et heureux d'avoir pu visionner une oeuvre de hafsia herzi, une actrice et réalisatrice remarquable.
Caverneux Boutonneux
Caverneux Boutonneux

9 abonnés 55 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 août 2022
Alfred Hitchcock est un cinéaste qui m'a toujours un peu laissé froid.
Non pas qu'il maîtrise mal sa mise en scène, par tous les Dieux que cet homme était doué et que je ne suis pas le premier à le scander !
Mais seulement voilà, je suis un petit con issu des années 2000 qui trouve que son cinéma a quand même pas mal vieilli dans certains effets (le plus flagrant étant Les Oiseaux, ça a totalement plombé mon visionnage et je n'ai pas réussi à rentrer dedans).
C'est pourquoi après une bonne demi-douzaine de ses films que je me suis enfilé, il était temps pour Fenêtre sur Cour et je n'avais pas spécialement beaucoup d'attentes.
Mais seulement voilà, je suis un petit con. Et être un con ça implique de salement se planter de temps en temps.

Ce qui fait à mon sens la grandeur de ce Rear Window, c'est paradoxalement son pitch intimiste où on va rester tout le film dans le même appartement et suivre le point de vue du protagoniste.
Les questions du mensonge et de la confiance en l'autre sont au centre de l'intrigue, et pour le coup Hitchcock peut s'éclater avec un artifice qui m'a scotché pendant tout le film : la suggestion.

Cette suggestion permet d'éviter de s'attarder sur certaines choses qui auraient été un enfer à tourner avec les moyens techniques de l'époque, et d'un coup on touche selon moi à quelque chose de véritablement intemporel.
Cette suggestion invoque par conséquent le pouvoir d'attraction, et c'est sur ce point qu'on se rend compte que l'on n'a pas affaire à une pastèque en terme de mise en scène.
L'air de rien, les exercices de style de ce genre sont loin d'être évident. Et si le monsieur s'est déjà essayé au huit-clos avec le très bon Rope, il arrive ici à une quintessence remarquable.
En ce qui concerne de trouver une excuse à ce concept on n'a qu'à dire que le protagoniste est en fauteuil roulant. À partir de là on peut dire qu'il s'ennuie et observe les gens et des trucs bizarres. Et il a un téléphone pour appeler des connaissances. Et il a aussi une infirmière à qui il peut se confier.
Rien de révolutionnaire, que de l'efficacité. L'exposition est brillante parce que soudaine et claire sans être lourde ni invraisemblable. Dès le début on a les thématiques, les motivations et ne reste que l'intrigue à déballer. Imparable. Parfait.

Le régal ne se limite pas qu'à son scénario bourré de retournements de situations qui nous tiennent en haleine pendant près de deux heures (qui passent comme une seule), mais par la cohérence absolue de la thématique au cœur de l'intrigue : le point de vue.
Il n'est pas forcément question que du point de vue de Jeffries à travers sa fenêtre. On peut même carrément y voir une mise en abîme où nous sommes Jeffries et notre écran est sa fenêtre.
Finalement, le spectateur a quelle place dans cette histoire ?
Quelle hauteur de vue lui est accordée ?
Nous demeurons de ce spectacle des juges corrompus par le doute d'une affaire de meurtre qui ne tient qu'à un fil. Et on en vient à se dire que Jeffries est juste paranoïaque, comme ses compagnons le pensent. Et des fois on se dit qu'il a peut-être raison, comme ses compagnons le pensent.
Le film nous regarde constamment en nous posant inlassablement la même question :

Et toi, t'en penses quoi ?

Un film avec une telle hauteur de vue, c'est rarissime.
Et c'est ce qui fait de Rear Window un chef-d'œuvre total.
Parfait, sans la moindre faille dans son plan, au propos aussi brillant que pertinent.
Donc je m'excuse auprès du maître, et je tâcherai de reconsidérer ses films pour la majesté qu'ils dégagent et dont pour moi Fenêtre sur Cour en est le point d'orgue. Il serait impensable aujourd'hui de pondre un truc comme ça, et quelque part c'est ça aussi le génie de son auteur.
Xavier D
Xavier D

87 abonnés 1 167 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 août 2022
Un modèle du genre, ce huit clos, d'où on se retrouve, comme le charismatique James Stewart, qui a d'ailleurs un rôle très physique, a avoir envie de jouer les voyeurs. Même si parfois cela peut porter préjudice. Comme être le témoin d'un meurtre, ou que l'on le soupçonne. La présence féminine de Grace Kelly, arrange visuellement les choses, autre en tous cas, que ce suspense, réalisé par un maître en la matière. Un humour délicieux est aussi présent que la crainte. Ce chef d'œuvre joue sur tous les tableaux !
iof
iof

7 abonnés 148 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 février 2025
Un des meilleur film d'Alfred Hitchcock. James Stewart impeccable en infirme alité qui assiste, impuissant à agir, au crime depuis sa fenêtre. Et Grâce Kelly au sommet de sa beauté, en comparse au service de la justice. Jubilatoire.
Isaac L
Isaac L

12 abonnés 121 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2022
Quatrième film de Alfred Hitchcock que je visionne, Fenêtre sur cours est un bon thriller, et ce malgré ses défauts.
Le pitch de base est très original, car il permet au spectateur de s'imaginer plusieurs fins possibles. Les décors sont impressionnants et la multitude de personnages et de figurants vivant dans cette habitation donnent l'impression d'observer un véritable environnement. La photographie est splendide ; nottamment les crépuscules. ; et la musique fonctionne bien, même si elle aurait pû être un peu plus stridente pour mieux accompagner cette ambiance suspicieuse. Le duo James Stewart et Grace Kelly fonctionne à merveille, de même que leur relation de couple. Le premier est ; de part son accident et ce à quoi il assiste ; attachant et empathique. Et là seconde brille par son charme et sa malice. L'enchaînement de péripéties est extrêmement bien mené et ces séquences bénéficient d'une mise en scène qui oscille entre une pluralité de points de vue, ce qui à pour conséquence d'insuffler à l'œuvre de la tension et du suspens. Je suis cependant rester sur ma faim en ce qui concerne la conclusion du film. En effet, l'usage de CGI laids et affreux n'est pas vraiment pertinent. Je ne critique pas la qualité ; on est dans les années 50 quand même ; mais bel et bien l'usage de CGI. Il aurait mieux valu essayer autre chose, un autre dénouement, car ces effets spéciaux entravent un peu la qualité de ce long métrage. Pareil pour les scènes d'actions, elle sont très molles et peu entraînantes : elle ne font que ralentir le film, et donc la tension.
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