Une superbe oeuvre orchestré par le plus grand maitre du suspense! Après une sorte de satire sociale où l'on voit les petites habitudes et les défauts des voisins de James Stewart, excellent au demeurant, et de l'être humain lui même, on entre dans un thriller brillant où chaque détail est mis en valeur et ou le suspense prend le spectateur et ne le lache qu'au denouement presque trop rapide... On ajoute à cela la beauté et le charme de Grace Kelly et on obtient un magnifique film comme souvent chez Hitchcock!
Seulement 4,5 parce que j'ai été déçue par la dénouement. J'ai néanmoins était complètement prise par ce film, à tel point que je parlais toute seule devant mon écran pour prévenir le personnage principal que son tueur était en route. J'ai trouvé que les petites scénettes de la vie du voisinage étaient très sympathiques, apportant une touche de nostalgie-romantisme (la femme qui s'invente un dîner romantique seule m'a notamment touchée). Mais encore une fois, le dénouement est extrêmement décevant. Je m'attendais à une révélation, une explication aux faits et gestes suspects de Thorwald. Au contraire, on nous confirme tous les soupçons et les thèses de Jeff, Lisa et Stella. Bref, un très bon film avec de très bons acteurs, une très bonne idée de départ et de très bons cadrages mais qui aurait mérité un meilleur scénario de fin.
Très bon film d'Alfred Hitchcock comme d'habitude , l'histoire est intrigante et très prenante , le suspense a certes un peu de mal a décoller au début mais une fois lancé on ne décroche plus l'écran . Les acteurs sont excellent et la mise en scène soignée sous forme d'un huit clos . A voir absolument au moins une fois .
Alfred Hitchcock nous emmène une nouvelle fois dans son univers de suspense. En effet, dans « Fenêtre sur cour », le suspense monte au fil du film. Jusqu'à la fin où ça devient quasiment insupportable. James Stewart est toujours aussi excellent, dans son rôle de photographe commère. Grace Kelly est la grâce tombée du ciel. Une beauté à l'état pure. Excellente actrice aussi. Ces acteurs servent un très bon scénario. On ne s'ennuie pas une seconde, contrairement à ce que l'on pourrait croire avant le visionnage. Enfin, le jour où Hitchcock vous ennuiera, il faudra s’inquiéter. En clair, un très bon film servi par le maître du suspense. A voir absolument !
Fenêtre sur cour reste sans doute le film le plus construit du réalisateur où chaque plan est maîtrisé à la perfection grâce à la construction de cet immense décor, dans les studios de la Paramount, d’un immeuble new-yorkais et de sa cour. Chaque fenêtre nous présente les habitants qui mènent leurs vies et que L. B. Jeffries observe de son appartement d’en face. Immobilisé suite à un accident, le photographe incarné par James Stewart va observer ses voisins et découvrir que le voyeurisme est un défaut qui peut révéler bien des choses qui auraient dû être caché. A partir d’un scénario tiré du roman de William Irish, Hitchcock réussi le pari du huis clos dans un appartement après celui sur un bateau avec Lifeboat. Comme toujours, Hitchcock dirige le suspense en maître en nous mettant dans une position de voyeur comme le personnage principal. Chaque petite fenêtre présente un voisin et sa situation : la danseuse sexy qui trouve du réconfort avec les hommes, le jeune couple marié, reflet de ce que Jeffries peut concevoir d’un mariage avec Carol sa petite amie où bien le compositeur au piano et surtout sa musique, qui jouera un rôle essentiel dans l’intrigue. C’est lui qui crée la musique d’ambiance du film au fur et à mesure de ses inspirations. On va de l’intrigue policière avec ce supposé meurtre de la femme du voisin à une comédie romantique entre Jeffries et Lisa. Celle-ci voulant être aimée malgré ces manières de fille de riche par « Jeff » qui n'a pas les mêmes valeurs qu'elle. Grace Kelly et James Stewart forment un excellent duo. Seconde participation chacun, sur un film du réalisateur, Grace révèle enfin tout son talent après des débuts mitigés dans Le crime était presque parfait et James dont le talent n’est plus à confirmer, tellement il nous donne ce qu’il faut voir sans rien faire. Tout se fait par les réactions sur son visage. N’oublions pas la touche d’humour noir de l’excellente Stella incarné par Thelma Ritter qui, malgré le drame qui se joue, se prend volontiers au jeu de Jeffries pour en apprendre un peu plus sur ce meurtre. Ce film est l’un des mieux réussi de son œuvre tant par sa mise en scène que par l’utilisation de la lumière et de la représentation de thèmes tels que le désir, le voyeurisme ou le rapport à autrui. Un film indispensable dans la continuité des chefs d’œuvre de son époque américaine.
Un des meilleurs d’Hitchcock peut-être, le meilleur je ne pense pas. Le film a beaucoup de mal à démarrer je trouve même si les discussions du début permettent de mieux cerner les personnalités de tous les personnages du film. Bon par contre après ce passage un peu lent mais pas inintéressant pour autant, Hitchcock arrive à nous plonger dans une enquête super intéressante. Une enquête plus qu’originale puisque le personnage joué par James Stewart doit mener son enquête de sa fenêtre comme il est cloitré chez lui. Par la suite il y a de nombreux rebondissements avec des indices que nous avons et que Jeff ne connait pas. On se doute de quelque chose mais on ne sait pas qui l’on doit croire Jeffries ? Le détective Tom Doyle ? Lisa Fremont ?... A partir de là on se met vraiment dans l’enquête et on essaye de trouver ce qui a pu se passer nous-même. Enfin le final nous éclaire car rapide et concis, et nous donne des sueurs froides jusqu’au dernier moment. Un film à suspense plus que réussit donc pour Hitchcock qui enlève le point négatif du début qui n’en est plus tellement un. James Stewart est grandiose, Grace Kelly est magnifique et parfaite dans le rôle, et Thelma Ritter nous apporte une petite touche d’humour tout au long du film dans son rôle d’infirmière. Un film à voir car vraiment cool.
Quel régal! Alfred Hitchcock est le maître du suspens, et il le montre une nouvelle fois avec Fenêtre Sur Cour. Là où il est brillant, c'est en faisant d'une histoire des plus simples 2 heures de bonheur. Il réussit à tenir en haleine le spectateur devant un homme coincé dans son fauteuil roulant qui passe ses journées à épier son voisinage à partir de sa tour de contrôle ( son appartement) . Ajoutez à cela une petite intrigue policière, deux acteurs formidables et une pincée de sonorités hitchcockiennes , et vous aurez Fenêtre Sur Cour. A ceux qui critiquent le scénario insuffisamment poussé pour traiter du sujet apparent du voyeurisme, je rétorquerai que "Hitch" n'a sûrement jamais pas eu cette prétention de traiter de tels sujets en profondeur, et heureusement d'ailleurs. En somme, excellent film dont la place parmi les monuments de l'histoire du cinéma est largement méritée à mon sens.
Une jambe brisée, un photographe est cloué dans son appartement new-yorkais. A force d’observer la cour de son immeuble, il finit par se persuader que son voisin d’en face a tué sa femme et demande à sa petite amie de l’aider. Hallucination ou vérité ? Ode au voyeurisme, allégorie sur les apparences, éloge du couple comme duo de complices. Hitchcock filme ce huis clos captivant avec brio.
A l'époque où le film est sorti il devait être considéré comme un chef d'oeuvre, vu la technique de réalisation , la mise en scène . Mais l'histoire ni même le film n'ont pas transcendé. Trop lent. Pas de réel suspens. Qui oserait aller enterrer un chien dans une cour ouverte sur 100 fenêtres. Faut être bourré à mort. La scène de fin est bourré de faux raccords et peu réaliste. Le mec à le temps de faire 3 photos du tueurs avec un temps de pose d'1min. c'est abusé. En plus les voisins qui regardent soudainement chez lui après quelques flash pourtant d'habitude ils semblent bien occupés. Le mec quand il se bagarre avec son tueur, je n'ai pas compris comment il réussi à s'agripper, à tourner...bref et puis l'autre tueur comment joue mal quand il pousser sa victime... Bref cette séquence est mal tournée à mon avis.
L'un de mes Hitchcock favoris, sans nul doute ! Et pourtant, ce film est un peu....statique ! Un héros cloué dans un fauteuil, ayant pour toute occupation d'épier ses voisins grâce à ses objectifs photographiques, et qui envoie sa fiancée jouer les casse-cous à sa place. Mais c'est là que réside tout le génie du grand Alfred : sans effets spéciaux extraordinaires et sans décors majestueux, un impression de malaise s'intalle petit à petit, doucement, sans faire de bruit. Tout est suggéré, jamais explicitement montré. Voici toute la force de ce film ! Près de deux heures de spéculations infernales sur un acte aussi horrible que le meurtre d'une femme par son propre époux, et sur le devenir du cadavre. Un must-see, au moins une fois ! 4,5/5
J'ai été un peu déçue par ce film après avoir vu "Psychose". La fin est finalement sans surprise et le huit clos m'a pesé. La mise en scène reste toutefois originale mais la vision "à distance" des protagonistes finit par devenir pénible. Bref, pas de coup de coeur pour ce film.
Grâce à une excellente maîtrise du suspense (et, au bout du compte, des nerfs du spectateur), Hitchcock parvient à faire de ce film un classique du cinéma des années 50, malgré un scénario relativement prévisible et une intrigue qui semble avancer assez lentement. En effet le décor est long à planter, l' "action" réelle du film est très réduite et pourtant, le doute instillé dès les premières minutes avec la découverte de cette étonnante arrière-cour et ses habitants plus mystérieux les uns que les autres permet de ne pas s'ennuyer un seul instant, et de sortir de ce film rincé, rincé par les minutes qui s'égrennent à épier chaque recoin des fenêtres voisines, à chercher la petite bête, à attendre un rebondissement voire l'issue... peut-être fatidique ! C'est ça la véritable force du film : nous faire passer de spectateur passif à personnage à part entière du long-métrage, en nous propulsant à la fenêtre du personnage principal, invités à se concentrer sur les histoires de meurtre et de suspicion dans ce quartier au départ si paisible...
Deux préalables, le premier c'est qu'il faut éviter de suranalyser le film parce que très franchement, ceux qui se figurent qu'Hitchcock a voulu nous pondre une thèse… bon. Ensuite nous sommes tous plus ou moins voyeurs (à des degrés divers et au gré des circonstances) et Hitchcock se contente de le montrer. Alors sinon on est au cinéma, parce que toutes ces petites fenêtres évidemment grandes ouvertes sur des destins divers et variés… c'est forcément du cinéma, mais quel cinéma, il faut voir comment Hitchcock nous filme ça, l'énigme policière est simple mais réellement transcendée par la caméra (ou par les yeux de Stewart, mais c'est la même chose) pour la rendre intéressante. Le film n'est cependant pas sans défauts, l'intro est trop longue, le personnage de la masseuse est rébarbatif, et le côté "porte-manteau" de Grace Kelly peut agacer, et puis le dénouement est un peu faible. En revanche Stewart est en pleine forme et c'est un vrai plaisir de le voir jouer
Personnellement, "Fenêtre sur cour" n'est pas mon Hitchcock préféré, ce qui induit donc que je ne trouve pas qu'il soit le meilleur de son auteur. Je suis bien plus friand de "Vertigo", "Psycho", "Les oiseaux", "Les 39 marches" ou "L'homme qui en savait trop" (version de 56) dans sa riche et excellente filmographie. Cependant, je ne pense pas non plus que celui-ci soit mauvais, loin de moi cette idée, c'est dire le talent du bonhomme à la silhouette mythique. Mais là je ne vous apprends rien. On ne peut dénigrer, dans "Fenêtre sur cour", la nouvelle leçon de mise en scène que Sir Alfred nous donne. Absolument tout se déroule en huis-clos, dans l'appartement d'un excellent James Stewart cloué à son fauteuil par la force des choses, et qui passe son temps à épier la vie dans l'immeuble d'en face, soupçonnant qu'un meurtre s'y est tramé. Avec ces fenêtres qui représentent des cadres au sein même du cadre, le film se voit comme une métaphore du cinéma : Stewart est le spectateur rivé à son fauteuil, et ses voisins sont les acteurs du spectacle. La façade de l'immeuble peut même se voir comme la grande toile blanche. Les joutes verbales entre l'acteur principal et la sublime Grace Kelly sont savoureuses, l'opposition hommes/femmes mise en exergue aussi, et le Maitre du Suspense prouve une nouvelle fois son attrait pour les scénarios aussi bien ficelés qu'intelligents, jouant sur le mystère et la suggestion. Mais, puisque l'on parle de suspense, ce film-ci n'est pas son plus intense, n'est pas son plus prenant, et le rythme, peut-être trop théâtral à mon gout pour du Hitchcock, n'est pas des plus nerveux. Et puis il est a noté également, vers la fin du film, quelques erreurs très rares de la part du cinéaste britannique pour être soulignées (des images restées accélérées alors qu'elles n'auraient pas du l'être !). Mais "Fenêtre sur cour" reste un très bon film, un thriller incontournable du cinéma classique Hollywoodien. Retrouvez toutes mes critiques, avis et analyses sur mon blog ou ma page facebook, Chronique Mécanique. Merci !