Voyage à Tokyo
Note moyenne
4,3
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80 critiques spectateurs

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vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2014
Un film subtil, délicat et bouleversant qui dresse un portrait universel des relations familiales. Ozu nous offre une chronique acide sur la disparition des notions de respect et d'humilité dans le Japon des années 50. Avec beaucoup de finesse et d'ironie, parfois avec humour, il raconte une histoire banale qui vient toucher au cœur et qui est servie par une mise en scène très cadrée, très précise, en caméra fixe à travers des plans tableaux absolument superbes. Les acteurs, dans la retenue au début, font évoluer avec délice leurs interprétations et délivrent une prestation d'ensemble très convaincante. A peine pourra-t-on regretter l'absence de péripéties dans la narration, mais le tout est une vraie splendeur, très touchante.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 novembre 2014
Encore un grand Ozu. On reconnait tout de suite la marque de fabrique de ce grand réalisateur Japonais par la puissance de l'implicite. Les dialogues sont d'une simplicité absolument inouïe, de même pour le scénario.. Pourtant on assiste à un chef d'oeuvre. Tout est dans l'expression des visages, les intonations, le regard... Le film monte en puissance au fur et à mesure que l'on comprend la psychologie des personnages. Puis on est touché par l'émotion la plus pure avec un dénouement qui nous prend par les tripes.
Uncertainregard
Uncertainregard

140 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 octobre 2014
Considéré comme la plus appréciée des oeuvres d'Ozu, c'est en effet un très joli film sur une famille on ne peut plus banale qui va connaitre les choses naturelles de la vie. Toute l'histoire tient dans le synopsis. On passe 1h à Tokyo à voir ces deux personnes agées encombrer leurs enfants avec une superbe scène de beuverie du grand-père qui n'avait pas touché à l'alcool depuis longtemps. Puis le retour à Onomichi avec cet évènement dramatique qui va de nouveau réunir la famille. Il faut le dire, il ne se passe rien ou vraiment pas grand chose. Les dialogues sont plats, on reste confiné dans les décors des petites habitations japonaises et pourtant une certaine magie opère. C'est doux et très finement réalisé avec beaucoup de rigueur dans le déplacement des acteurs et leurs expressions. Ca parle beaucoup nourriture, boisson et biensur la famille comme toutes les conversations que nous connaissons dans les notres. Bref, ça mérite le coup d'oeil même si je n'y vois pas grand chose de plus qu'un portrait de famille et que je n'ai pas été subjugué comme je peux l'être par un Kurosawa...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 mai 2014
Une autre merveille d'Ozu : précis jusqu'à l'extrême, minutieux jusqu'à l’obsessionnel, simple autant que beau, coulant doucement comme les jours qu'il décrit et décrivant avec tendresse mais néanmoins justesse la société qu'il croque. Le fameux plan au ras du sol est parfaitement maîtrisé par son inventeur et son style statique est au sommet. A recommander avec Ukigusa (la deuxième version) et Le Gout du Saké.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 février 2014
Voyage à Tokyo est un film qui sait prendre le temps, sans se faire ennuyeux et qui nous propose des plans particulièrement bien construit. Les personnages parviennent à se faire attachant, à tour de rôle, ce qui ajoute une grande part de complexité à ce film qui démontre brillamment qu'être une famille n'est pas une chose aisée. La culture japonaise est joliment mise en avant. Parfois, on s'interroge sur les actions des uns et des autres, le choc est-il culturel ? Ou peut-être qu'en connaissant parfaitement cette culture les actions nous choqueraient tout autant ? Il est parfois difficile de faire la part des choses.

Un vrai moment de cinéma, de réflexion et de poésie.
Un film a voir.
Louis Morel
Louis Morel

61 abonnés 850 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 décembre 2013
Ozu peint ici la beauté et la sincérité d'une famille tiraillée et décomposée par la modernité, un peu long mais très poétique...
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 octobre 2013
Pour évoquer la déliquescence familiale, et celle d’une société japonaise repliée sur elle-même, Ozu prend les précautions de la sagesse. Sa mise en scène suit le rythme du temps, des journées, et ne s’appesantit jamais sur la noirceur de ses personnages. Il les montre tels quel, avec suffisamment de pertinence, pour ne pas avoir à en rajouter. Le genre de film qui ne se fait plus, et d’autant plus précieux
Les bonus
Des illustrations autour du film, des commentaires sur le travail d’Ozu et un retour sur les lieux du tournage, donnent lieu à de nouvelles interprétations. Eclairant !
Pour en savoir plus
NeoLain

5 888 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 octobre 2013
Le film le plus célèbre d'Ozu fut son premier à sortir en France. Voyage à Tokyo, retenez bien ce titre. Suivez deux personnages âgées qui rendent visite à leurs enfants vivants dans la capitale du Japon. Ils prendront le train et vous de même, car c'est votre billet de séjour dans le parchemin de l'authenticité d'Ozu et sa délicatesse de raconter une histoire forte. Palpable, réel, un chef-d'oeuvre de plus pour ce réalisateur.
Antonin T.
Antonin T.

38 abonnés 48 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 octobre 2013
Il arrive que l'on puisse parler de "chef-d'oeuvre" sans galvauder le terme. C'est le cas avec "Voyage à Tokyo"
Flore A.
Flore A.

36 abonnés 518 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 juillet 2013
Une histoire simple et universelle magnifiquement écrite, mise en scène et interprétée. Beaucoup de tendresse, d'émotion et de mélancolie dans ce superbe film d'Ozu.
ferdinand
ferdinand

17 abonnés 453 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 juillet 2013
Vu pour la première fois à la télévision - après Apostrophes, il y avait le ciné club de C.J. Philippe, époque bien révolue...- puis revu au cinéma. C'est un des chefs d'œuvre du cinéma mondial. C'est une grande joie de le revoir parfaitement restauré, et d'admirer une fois de plus comment , partant de situations spécifiquement japonaises, décors, comportements, courbettes, éternels sourires, Ozu parvient à l'universel. Fascinant et bouleversant.
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 mai 2013
Possédant une filmographie impressionnante, Ozu n'est pas comme Kurosawa : il est plutôt le cinéaste de l'intimiste, où la famille et l'émotion sont primordiales dans ses histoires. Lorsqu'on regarde ce film, on est frappé par le choix du cadre qui est très intéressant : Ozu utilise à fond le surcadrage, caméra posée sur le sol, qui donne une vue sur plusieurs pièces à la fois et pour finir sur la rue ou un paysage. Il n'hésite pas à planter la caméra dans chaque pièce afin que le spectateur se sente comme chez lui, où toutes les allées et venues des personnages sont montrées ; cela ressemble au concept de la télé-réalité ( en plus digne ), où le spectateur est lui-même maître des lieux et rentre dans l'intimité des personnages. Ses cadres extérieurs sont encore fixes et renvoient au design de carte postale. Ce qui cloche avec Ozu, c'est sa difficulté à créer un rythme, surtout dans une histoire ne concernant que la famille. Il y a bien un conflit entre générations, mais le cinéaste donne une lente cadence au film, ce à quoi le spectateur a du mal à suivre et son attention devient fantômatique. Le jeu d'acteur est également un peu responsable de cette lenteur, sans être vraiment juste. Le film d'Ozu est à voir essentiellement pour sa construction du cadre, mais pour ce qui est de la narration il est assez moyen.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 décembre 2012
Ce qui frappe lors de la vision du Voyage à Tokyo, c'est la douceur, la justesse et la maîtrise de la mise en scène. Yasujirō Ozu refuse manifestement tout spectaculaire, tout pathos au profit d'une grande pudeur ( spoiler: le déclin de la santé de la mère, de même qua sa mort reste hors champ
). Cette économie de moyens, d'effets permet la captation du moindre détail des plans. Ozu, pourtant très conservateur (il a ressenti des difficultés pour se détacher du muet) donne un film à la fois très moderne (dont le propos reste d'actualité) et très classique (les traces du muet sont ici très présentes). En effet, les visages des acteurs (tous géniaux, dont la très belle Setsuko Hara) rayonnent d'un curieux rictus expressionniste, vestige du cinéma muet, qui trouble le spectateur. Ozu aime les plans fixes et larges (les personnages vus de loin, de profil). Ces plans permettent de sur ajouter la solitude de ces acteurs dans un paysage japonais loin des clichés connus. Certaines scènes sont dignes des plus grands chefs d'oeuvre (beau plan du vieux couple sur la digue dont la démarche de la vieille traduit la fin d'un monde, moment où cette dernière verse une larme sur le veuvage subi par leur belle fille). Plus que des enfants égoïstes n'aimant pas leurs parents, Ozu montre plutôt que la jeunesse est prise dans l'évolution technologique d'une société qui veut devenir compétitive (tout le monde se dit déborder (ce qui est plus ou moins vrai), gagner une guerre économique après l'humiliation d'une défaite de ses soldats. Ceci est très visible lors de l'arrivée conjointe des informations par télégramme ou par téléphone où la technologie de l'époque prend le pas sur l'aspect humain (un fils arrive après la mort de sa mère). "Nous ne savons pas dans quel quartier nous sommes!" "Un fils mort nous rend triste, un fils vivant s'éloigne de nous" dit le père. C'est toute la problématique du Japon d'après guerre semble t-il, la perte et destructuration de la cellule familiale, l'expansion industrielle au détriment de l'humain (davantage que le simple égoïsme des enfants envers leurs parents). Si Voyage à Tokyo est dominé par des plans d'intérieur, les rares scènes de paysage ou de Tokyo et de sa banlieue nous interpellent aussi. Nous voyons des immeubles en construction, des usines crachant leurs fumées... Un monde se construit, celui de la famille s'affaiblit, l'indifférence guette (la scène où le couple ne peut dormir, gêné par les bruits festifs de jeunes, pourtant dans une cure thermale!). Les deux vieux ne sont plus que des fantômes. Finalement, le personnage de la belle fille est le plus important ; il fait le lieu entre la structure familiale et la société moderne. Seule reliquat de leurs fils mort, elle est la plus respectueuse des personnages. Malgré une copie de mauvaise qualité et la (relative) lenteur du film, Voyage à Tokyo est un film émouvant, d'une grande richesse formelle, un quasi chef d'oeuvre tout simplement d'une simplicité inversement proportionnelle à son propos sociologique.
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 août 2012
L'Occident a découvert tardivement l'oeuvre d'Ozu avec ce "Voyage à Tokyo" qui est devenu emblématique des thèmes et du style du maître... ce qui ne signifie pas qu'il s'agisse de son meilleur film pour autant. On peut penser qu'il y manque cette touche d'humour un peu trivial qui est le nécessaire contrepoint de ses belles histoires de résignation face à la cruauté de la vie, ou que, paradoxalement, ce pur mélodrame est un peu plus pauvre en émotions que d'autres chefs d'oeuvre de la dernière période d'Ozu. Sans doute un peu long, "Voyage à Tokyo" offre à tout spectateur un tant soit peu patient plusieurs moments de pure transcendance, tant grâce à l'impressionnante subtilité de sa description de l'effritement des rapports parents-enfants avec le temps, que de par la magnifique mise en scène d'Ozu - qui est son inimitable signature (Ah, ces plans de paysages urbains scandant et commentant subtilement l'évolution du récit ! Ah, ces fameux "plans au ras du tatami" !). Mais ce qu'on recherche quand on regarde un film d'Ozu, ce sont ces moments mystérieux, inexplicables, quasi aléatoires - car non "dictés" par la science du récit ou par la mise en scène - où les larmes nous montent aux yeux, où la douleur, la simple et divine douleur d'être humains nous serre la gorge. Dans ce "Voyage à Tokyo", ce sont les scènes finales avec un Ryû Chishû face à un avenir de solitude ou encore celles avec la sublime Hara Setsuko qui n'arrive pas à faire le deuil de son mari mort à la guerre qui nous marqueront à jamais
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 3 août 2012
Un voyage que je pensais captivant et finalement j'ai été très déçu. Le rythme est vraiment lent, certains acteurs (comme le grand-père)
parlent comme s'ils venaient de commencer leur métier, l'histoire est certes poétique mais manque d'accroche. Un voyage (en tout cas pour moi) c'était des paysages magnifiques une découverte de la ville. Au lieu de ceci, je me suis ennuyé et impossible de regarder les deux heures du film. Mais il y a quand même quelques bonnes scènes et les discussions sur la famille sont vraies et assez intrigantes.
Je ne sais pas comment noter un film qui a eu 8.3 sur IMDB!
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