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Matthieu Chaperon
16 abonnés
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4,0
Publiée le 5 mai 2021
Pas mal de critiques vraiment sévères pour un film qui, si il n'est pas parfait, est tout de même très bon. Concernant celles sur le scénario, il ne faut pas oublier que c'est une comédie, qui a pour but de faire rire, et qui ne se prétend donc pas crédible. Lorsque spoiler: Jean-Paul Belmondo maîtrise une bonne dizaine d'allemands à lui seul dans la librairie juive, c'est volontairement absurde, et il s'agit à mon sens d'une erreur d'interprétation du film et de ses objectifs si on lui reproche un manque de réalisme dans ce genre de scènes. En revanche, je rejoins les critiques sur le fait que certains passages, dans la seconde partie, soient un peu lourds et pour le coup vraiment trop faciles. spoiler: Le face à face entre Hitler et Belmondo est également un peu décevant.
Mais pour le reste, pas le temps de s'ennuyer avec des répliques hilarantes et des scènes exceptionnelles à la pelle (du Gérard Oury quoi...). Je recommande vivement pour un bon moment de détente!
Le scénario initial commence bien, mais il s'embourbe et fini par devenir n'importe quoi... Mais ça reste un assez chouette film, qui fait quand même passer un bon moment ! On profite également de la remarquable performance de Belmondo.
Le film n'est pas exempt de qualités. Il contient au moins une séquence d'anthologie. Il s'agit de celle se déroulant dans la librairie juive avec les nazis qui brûlent les livres. Ce qui donne la possibilité à Bébél de réaliser quelques gags plutôt réussis et des plans osés (ce gros plan sur un dentier!) et peut-être kitsch, mais aussi assez délirants et osés pour ce genre de film. Un autre point où le film est osé, c'est avec Hitler, et aussi avec sa sœur, personnage qui a un rôle important sur la deuxième partie du film qui est quelque part la moins maîtrisée. On est quelquefois un peu gêné pendant le film, si on pense à la direction d'acteur. Belmondo fait du Belmondo. On pourrait presque deviner ses dialogues et mimiques à l'avance. Il n'est pas très surprenant: nous sommes un peu en routine. Là où la direction d'acteur pêche, c'est pour le personnage du petit garçon, qui est prétexte à l'histoire principale du film, mais qui quelque part est un petit peu nunuche. Et d'ailleurs, le petit ourson qui est bien sympathique fait quelque part un peu tache et pourrait faire penser à un film pour enfants, ou tout au moins film pour la famille. Au total nous ne sommes pas dans la lignée de chefs-d'œuvre comme la Grande Vadrouille ou Le Corniaud par exemple. Notamment dans sa deuxième moitié, ou le film devient un petit peu autre, pour la partie qui se termine et se déroule dans la maison de campagne d'Adolf Hitler. Cette deuxième partie correspond presque à un autre film. Cela n'est pas forcément très gênant, mais on sent bien un autre film. Cela reste quand même plutôt bien troussé, ce qui permet un moment sans trop réfléchir. À noter que le film essaie de ne pas être complètement noir sur les méchants Allemands : le film essaie de montrer qu'il y avait quelques Allemands pas complètement méchants avec le personnage de l'as de la Première Guerre mondiale, copain de Belmondo.
Un Belmondo parfait dans une histoire touchante arrosée de gags originaux, de quelques répliques drôles, d'une musique magnifique de Vladimir Cosma, et vous obtenez L'as des as, une comédie sympa de Gérard Oury, malheureusement ressemblant beaucoup trop à la grande vadrouille sans la surpasser, ce qui gâche beaucoup le plaisir et m'empêche d'accorder à ce film une cinquième étoile.
Un peu par hasard le soir de la mort de Jean-Paul Belmondo je tombe sur L'As des as qui est diffusé comme hommage, en salles ce fut l'un de ses plus grands succès. Je ne l'avais pas revu depuis un bout de temps et je tombe sur une comédie qui garde son charme intact avec un rôle qui va comme un gant à Bébel, parfaite incarnation du héros français. Plein de charme, grande gueule et malin, il est accompagné avec justesse par Rachid Ferrache dans la peau du gamin attachant. Ce qui est très appréciable, c'est le rythme de ce film, Gérard Oury a trouvé le bon tempo car les situations s'enchaînent rapidement que ce soit l'ouverture débutant en plein vol durant la 1ère G.M. puis on se retrouve en 1936 à Berlin durant les J.O., il n'y a aucun temps mort. Les scènes comiques font mouche, les dialogues sont amusants aussi, les seconds rôles sont bons, la musique de Cosma est jolie, les paysages sont enchanteurs malgré la présence de Nazis. Du coup c'est du divertissement très réussi. Car sans être un film génial, c'est tout de même un bon exemple de cinéma populaire de qualité. De plus même le personnage d'Adolf Hitler est rigolo ainsi que sa sœur (tous les 2 incarnés par le même acteur allemand Günter Meisner).
1982, l'époque de bebel et de ses exploits surhumains: Gérard Oury tente une comédie avec Jean-Paul Belmondo (Le Professionnel, Un homme et son chien), mais ne réussit guère à produire le même intérêt qu'avec Louis de Funès et Bourvil. Quelque peu distrayant...
Je m’attendais à une comédie, mais ce film a rapidement pris une tournure d’un film d’action. Gérard Oury filme une fois de plus la seconde guerre mondiale de manière sympa. Je le déconseille aux moins de 7 ans. 3/5
Les derniers films de Gérard Oury manquent de rythme : le comble pour une comédie. Ainsi, les dialogues ne font pas mouche, l'ennui s'installe, la direction d'acteurs est inexistante, le ridicule n'est pas loin... Dans L'as des as, Belmondo se croit au Théâtre de boulevard en jouant de façon outrancière par sa diction et ses gesticulations. Un film à gros budget qui fait peine à voir tant la mise en scène est mollassonne et impersonnelle. Un ratage complet.
Ce film est une sacrée bouffonnade. Une sorte de grande vadrouille sans De Funes et Bourvil. L'histoire est assez calamiteuse et quelques scènes sont même grotesques. Reste un peu d'aventure au milieu des montagnes et quelques moments qui font sourire mais c'est pas glorieux.
Alors que les JO de 1936 à Berlin s'apprêtent à démarrer, l'entraîneur de l'équipe de boxe française va se retrouver dans une série de rebondissements, avec pour toile de fond une famille juive en cavale. Gros succès populaire à sa sortie, "L'As des as" est pourtant un film assez faible. On peut saluer l'idée de se moquer du nazisme et de l'anti-sémitisme, mais le scénario s'avère vite poussif et artificiel. Entre la manière dont le héros est happé dans l'intrigue, ou des péripéties annexes à peine utilisées (la soeur d'Hitler, quel intérêt ?), il est difficile de croire que c'est Gérard Oury à la manœuvre. D'autant plus que la mise en scène manque souvent de dynamisme et de rigueur, et que de nombreux gags sont trop gros ou auraient pu être davantage développés. Le film bénéficie cependant de l'énergie de Belmondo, dans son rôle habituel de cogneur-séducteur au grand sourire, qui porte cette histoire sur ses épaules. L'acteur mouille en outre la chemise, notamment dans quelques cascades sympathiques. Mais cela ne suffit pas pour en faire une grande comédie !
Pendant les JO de Berlin et en pleine période de montée du nazisme, G. Oury réalise un film d'aventures mené tambour battant. A la fois spectaculaire et grâce au flegme comique de Belmondo, ce divertissement, au sujet grave, est de bonne facture. Avec en prime, une petite touche d'émotion.