Sauve qui peut (la vie)
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soulman
soulman

140 abonnés 1 422 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mai 2023
Ce retour à la production commerciale à la fin des années 70 est l'occasion pour Godard de se réinventer avec génie, tant sur le fond que sur la forme. Les rapports sociaux sont traités avec une grande lucidité, aussi bien dans le monde de l'entreprise que dans celui du sexe et on ressent tout le désarroi du cinéaste à-travers le personnage interprété par Dutronc, dont l'agressivité et l'indécision permanentes reflètent les états d'âme de l'auteur de "Masculin Féminin".
Portrait saisissant d'une société dévorée par le fric, "Sauve qui peut (la vie" est une œuvre essentielle de cette fin de siècle.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

94 abonnés 4 359 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 février 2024
Le Godard de cette période n'est déjà plus le trublion de "Pierrot le fou" et "A bout de souffle". Moins spontané, moins caustique, c'est un Godard sombre, artistiquement et intellectuellement, un Godard peu séduisant qui réalise "Sauve qui peut (la vie)".
Le film déroute au début par son dessein indéfini puis déplait par son austérité esthétique et dialectique.
Du style chaotique du cinéaste finit toutefois par se détacher le coeur du sujet: l'impossible, l'incompatible, selon Godard, relation homme-femme. C'est illustré dans un premier temps par les rapports brutaux et injurieux, entre Paul Godard (J.Dutronc) et sa maîtresse Denise (N.Baye). Dans le seconde partie du film -indépendante- spoiler: l'apparition d'Isabelle Huppert, interprétant une prostituée,
porte le débat vers la sexualité dans un langage très cru, pornographique, auquel Godard, de retour au cinéma après ses années d'experiences vidéo, ne nous avait pas habitués.

Si les invectives de Paul à l'endroit de Denise -qui le lui rend bien- mais aussi de son ex-femme et de sa fille ne donnent pas de l'homme, dans sa relation de couple ou de famille, une image flatteuse, comme s'il n'était pas à la hauteur, on verra que le genre masculin est, par la suite, spoiler: à travers les fréquentations de la prostituée Isabelle,
encore plus éreinté. spoiler: Où les hommes, mus par des fantasmes pervers, réduisent la femme au rôle d'esclave sexuelle humiliée.

Cette vision abrupte, entre excès et lucidité, ce constat volontiers provocateur et sévère confinent quasiment au désespoir. Le thème n'est pas indifférent mais la sécheresse du style et du ton, l'absence d'humour et de dérision rendent le film peu avenant, c'est le moins qu'on puisse dire.
No Quarter
No Quarter

9 abonnés 556 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 octobre 2024
Un film quasi expérimental, dont le propos nous échappe. La forme est assez imbuvable. Qu'il s'agisse des images, du son (montage volontairement décalé en avance ou en retard de phase) ou du montage (très perturbant). Au niveau des actrices et acteurs, seule Nathalie Baye s'en sort avec aisance et talent. Mais quelle purge!
Chilly M
Chilly M

33 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juin 2023
Ce film est sûrement l'œuvre la plus singulière de Godard avec une perf incroyable de Jacques Dutronc
nicolas diot
nicolas diot

20 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juin 2023
À travers ce film, Godard dépeint notre appartenance au sexe au coeur de la société d'une main de maître
Jean-Charles Chauveau
Jean-Charles Chauveau

1 critique Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 décembre 2023
Un film sombre, lucide et impitoyable où Godard, avec une liberté de ton inédite, dévoile un monde sordide voire abject et les rapports d'oppression qui en découlent . Un brin pédant et narcissique peut-être, mais Godard nous offre quelques scènes subversives, fulgurantes et inoubliables !
Jean-luc G
Jean-luc G

89 abonnés 901 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 mai 2026
La disparition de Baye a donné l'occasion de découvrir ce film d'un enfant terrible, récompensé pour elle d'un césar de second rôle. Ils sont trois à donner du corps à ce récit, Dutronc, les yeux baissés, cigare au bec, et Huppert, délurée comme toujours dans les scènes les plus chaudes. Les trois sont touchants.
Donner son corps, c'est bien le terme pour des scènes impudiques, limites soft porno de série B. On peut être mal à l'aise devant ce machisme dominant qui parait archaïque et dépassé.
Et si Godard exposait crument ce qui se pensait tous bas dans les chaumières, y compris en Suisse?
La chair est ici triste et déprimante.
Reste une rare puissance de création, d'images incongrues qui illuminent l'écran quelques instants, le son désynchronisé, le scénario qui n'existe que le jour du tournage, bref on est chez Godard, tout est permis, y compris d'alterner le sublime et le sordide.
streaming - mai 2026
Christian RZ
Christian RZ

90 abonnés 288 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 avril 2026
Irrévérencieux, loufoque, parfois drôle, pas très saisissable, une rareté bien en avance de tout ce qui se produisait à la fin des années 70
Mr. Historia
Mr. Historia

9 abonnés 18 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 mai 2026
Sauve qui peut (la vie) est une expérience de cinéma que j’ai davantage subie que traversée. On peut reconnaître à Godard une volonté claire de sortir des codes narratifs classiques et de proposer une forme éclatée, expérimentale, notamment à travers une mise en scène fragmentée et des plans parfois très saccadés, qui attirent ponctuellement l’attention. Mais malgré ces intentions formelles, je suis resté à distance du film du début à la fin. Le récit m’a semblé confus, difficile à suivre, et je n’ai jamais réussi à m’attacher aux personnages ni à comprendre réellement leurs trajectoires ou leurs objectifs. L’ennui s’est installé assez vite, accompagné d’un sentiment de confusion presque constant. Certaines scènes et certains dialogues m’ont également mis mal à l’aise, notamment des remarques sur les corps d’enfants que j’ai trouvées dérangeantes, d’autant plus qu’elles sont prononcées sans second degré apparent. Au final, le film relève pour moi davantage de l’expérience intellectuelle que du plaisir de visionnage. Je peux en reconnaître l’intérêt formel et l’audace, mais il ne m’a pas parlé émotionnellement et je ne pense pas y revenir.
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