La Féline
Note moyenne
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51 critiques spectateurs

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Observator84
Observator84

9 abonnés 103 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 septembre 2019
Ce film à mes yeux métaphorique est absolument fascinant, l'inaccessible quête de la femme envoûtée, presque sauvage, qui entraîne dans un abîme surréaliste. Un récit en forme d'amour magique, des scènes particulièrement torrides donnent à l'ensemble une dimension mystique et passionnante. La féline tapie dans la ville comme dans l'homme, n'attendant que le moment pour surgir, extraordinaire. On pourrait également y voir un film axé sur l'exploration de la dimension sauvage de l'être humain, et plus particulièrement de la femme, qui se mue en panthère noire au gré des passions dévorante qu'elle ne peut accepter sans le sacrifice de sa vie. Un film devenu culte qui, même s'il n'est qu'un remake, est à mon sens largement à la hauteur de la version originale.
Rodrigue B
Rodrigue B

27 abonnés 220 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mai 2019
David Bowie en ouverture/fermeture accompagne la toute première séquence du film qui nous plonge directement dans une ambiance mystérieuse annonçant également une pincée d'érotisme ! 40 ans avant Paul Schrader, Jacques Tourneur assumait l'histoire de « La féline ». Si l'oeuvre de Tourneur était déjà brillante, Schrader va plus loin ! Déjà ne serait-ce que pour la remise à neuf, le film de Schrader a toutes les raisons d'exister mais grosse évolution également : les acteurs ! Notamment la magnifique Nastassja Kinski décidément aussi jolie que talentueuse ! Kinski est à son heure de gloire, elle enchaîne les gros contrats : Schrader venant entre Roman Polanski et Francis Ford Coppola... Malcolm McDowell excelle dans un rôle inquiétant, un de plus ... Le duo fonctionne à merveille !
Reconnaissons qu'il n'y eut pas de décennie plus inventive que les années 80 dans le domaine du fantastique ou de l'épouvante. Schrader traite l'histoire dans un cadre intimiste mettant plus l'accent sur le mystère et l'attirance que peut ressentir chaque personnage l'un pour l'autre que sur les effets gores ! Le gore n'est pourtant pas totalement absent, les quelques scènes ensanglantées sont d'ailleurs bien nécessaires et renforcent la dimension tragique de la romance impossible découlant de l'intrigue. Le film vieillit très bien car il n'en fait pas trop ! Un jeu habile de mouvement de caméra donne l'illusion de transformation, de mouvement bestial... Les deux acteurs apportent beaucoup, les regards dénués de toute humanité que les deux artistes peuvent lancer auraient bien mérité un oscar ! La qualité du film se base sur une recherche toujours plus poussée d'effets visuels sans artifices mais efficaces. Sans artifices... ? Pas tout à fait ! Je suis un réel fan des techniques débrouillardes des années 70-80 utilisées pour les transformations ou autres effets, celles-ci me paraissent toujours plus efficaces que celles de notre temps ! Aussi j'admire tout particulièrement la séquence des prémisses de la transformation de McDowell et la transformation de Kinski, deux scènes très impressionnantes. Quand on sait que ce film a presque 40 ans, on déplore un constat de recul en matière de créativité ! Paul Schrader travaille chacun de ses plans et nous offre un film riche, un grand moment de cinéma ! Impossible de ne pas penser au chef-d'oeuvre « Le loup-garou de Londres » très actuel à l'époque, il paraît incontestable que Schrader s'en inspire mais il s'agit bien de deux oeuvres bien différentes et originales. Si l'érotisme n'était pas absent chez Landis, il aura encore plus de place ici.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2019
Un très bon film fantastique. Une bonne référence à la série manimal . La panthère noire est une sublime femme féroce.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 16 janvier 2019
Un film assez spéciale, voir certaines scène assez glauque. Franchement vous ne louper pas grand chose. mais bon pour ceux qui veulent le regarder Bon film à tous !
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2019
Entre 1976 et 1982, Paul Schrader est un homme qui compte à Hollywood. Scénariste reconnu, il a écrit en quatre ans rien de moins que les scénarios de "Taxi Driver" (1976) et de "Raging Bull' (1980) pour Martin Scorsese sans oublier celui d' "Obsession" pour Brian de Palma (1976). Il a aussi effectué des débuts de réalisateurs plus que prometteurs avec "Blue Collar" (1978) et "Hardcore" (1979). Porté par la vague disco et l'esthétique MTV, chaîne diffuseur de clips en continu, il propose en 1980 "American Gigolo" qui permet à Richard Gere d'être propulsé au rang de star mondiale. Le film remporte un solide succès au box-office mais la critique renâcle quelque peu face à ce qu'elle juge comme un long clip principalement destiné à mettre en avant la plastique et les exploits sexuels de l'escort-boy interprété par Gere. La musique de Giorgio Moroder, pape du disco et découvreur de Donna Summer ne contribue pas à crédibiliser le projet aux yeux de l'intelligentsia. On commence donc à reprocher à Paul Schrader, fils de calvinistes rigoristes, un goût trop prononcé pour l'épate et un manque de discernement quant au choix de ses sujets quand il n'est pas cornaqué de près par un réalisateur. En un mot, on lui conseille gentiment de se cantonner au rôle de scénariste, le seul où il fait jusqu'alors autorité. Se moquant comme d'une guigne de ce premier avertissement, Schrader enfonce le clou en osant s'attaquer à "La Féline" de Jacques Tourneur (1942), emblème intouchable de la parfaite maitrise du noir et blanc au service de la diffusion du sentiment d'angoisse par le biais de la suggestion. Paul Schrader aura beau immédiatement derrière donner un gage de sérieux avec une biographie de l'écrivain japonais Yukio Mishima très réussie mais à la portée forcément confidentielle, il n'accèdera plus jamais vraiment à la reconnaissance critique et doucement sa carrière de réalisateur s'enfoncera jusque dans le marais des direct to video. Près de quarante ans après la sortie de "La Féline", il convient de porter un jugement dénué de la partialité contextuelle de l'époque. Tout d'abord il faut saluer l'effort de Schrader de conserver le postulat initial voulu par Tourneur pour en offrir ensuite une autre lecture. Nastassia Kinski, fille de l'acteur autrichien fantasque Klaus Kinski âgée de 22 ans fait alors un démarrage de carrière en fanfare. Dirigée par deux réalisateurs à très forte personnalité, sa beauté incandescente vient d'éclater au monde dans "Tess" (Roman Polanski en 1979) et dans "Coup de cœur" de Francis Ford Coppola (1982). Si comme dans la version de Tourneur, le récit s'articule autour de l'éveil à la sexualité d'une jeune femme encore vierge, apeurée à l'idée de voir se déclencher une malédiction familiale qui veut que dans sa fratrie, la montée du désir s'accompagne de l'instinct de mort matérialisé par la transformation en panthère noire tueuse, Schrader se veut plus ambigu quant aux réelles intentions d'Irena Gallier (Nastassia Kinski). C'est donc à dessein qu'est introduit le personnage de Paul Gallier interprété par Malcom McDowell, frappé de la même malédiction. Le dilemme cornélien auquel est soumis Irena lui intime de renoncer à toute vie amoureuse si elle veut éviter les conséquences criminelles qui en découlent ou alors de franchir le tabou de l'inceste si elle veut laisser s'exprimer ses pulsions. Pour faire ressentir au spectateur le combat incessant entre innocence et sensualité qui agite Irena, Paul Schrader ne pouvait sans aucun doute trouver plus convaincante que Mademoiselle Kinski dont la performance n'a pas pris une ride. Certes pour habiller le difficile cheminement d'Irena qui n'aura de choix que dans la radicalité, Paul Schrader a choisi une esthétique de son temps qui pouvait en 1982 être jugée un peu trop kitsch par les adeptes d'un classicisme pur et dur. Mais n'est-ce pas aujourd'hui ce qui fait l'originalité du film ? La musique de Giorgio Moroder par exemple ne s'avère pas aussi envahissante qu'on aurait pu le craindre et l'ancien disc-jockey italien parvient même à trouver des envolées aériennes ou hypnotiques tout-à-fait en phase avec le propos. Peut-être la scène de la piscine qui constituait le moment fort où tout le savoir-faire de Jacques Tourneur était à l'œuvre dans la version de 1942 aurait-elle dû ne pas être reproduite ? Ainsi il aurait pu complètement marquer sa totale indépendance par rapport à son glorieux aîné. Mais on absoudra Paul Schrader qui montre une fois de plus que sa vocation de réalisateur n'est pas surfaite.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juillet 2018
Pas aussi abouti que le très grand film de Jacques Tourneur, ce remake réalisé par Paul Schrader mérite tout de même largement le détour. En effet, la mise en scène fait preuve d'une grande élégance et d'une bonne dose d'érotisme, il y a la beauté et le charme de Nastassja Kinski, l'histoire propose pas mal de mystère et la BO signée Giorgio Moroder est assez envoûtante par moments.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 juillet 2018
Sexualité, mythologie et abstraction forment un cocktail détonnant dans cette version de "Cat People" signée Paul Schrader. Tout en laissant jaillir d'impressionnants éclats de violence, le film reste très mystérieux durant sa première heure, préférant miser sur le hors-champ et sur des sous-entendus. L'opacité relative est renforcée par l'interprétation de la sublime Nastassja Kinski dans sa manière d'être immédiatement séduisante mais de garder en même temps une certaine retenue; elle incarne presque à elle seule la grande thématique du film, à savoir refréner ses désirs afin d'empêcher l'explosion du chaos – la domination animale dans un monde humain. Très beau d'un point de vue plastique et mis en scène avec originalité, le film peine pourtant à décoller de son scénario en optant pour une démarche plus explicative dans la seconde partie, dans laquelle la dimension organico-fantastique donne trop facilement les clés de la transformation, du rapport entre l'homme et la panthère. On comprend alors trop bien les relations entre les personnages et l'issue devient dès lors transparente : à cet égard, les dernières minutes se révèlent décevantes car attendues. Plaisant dans l'ensemble et ponctué de quelques moments de cinéma forts, "Cat People" porte toutefois en lui un potentiel qui aurait pu l'amener plus haut.
AliceL
AliceL

6 abonnés 82 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 octobre 2017
Doublement travaillé par la nature phobique d’un cinéaste dont l’éducation protestante associe la sexualité au péché et par les bouffées libertaires d’une époque en plein questionnement identitaire, « La Féline » est un film retors et profond, parsemé de fulgurances visuelles, qui dépasse largement le cadre du remake tendance d’un classique. A l’instar de « the Thing » de Carpenter, c’est l’occasion pour Paul Schrader de se confronter à ses thématiques les plus intimes tout en les ouvrant à une universalité nouvelle. Voir à leur donner une résonnance politique et métaphysique d’une force rare.
La malédiction du peuple léopard qui ne peut se conserver que par l’inceste, forme superlative de l’endogamie, peut ainsi illustrer cette phobie profonde de l’Amérique puritaine qu’est la peur du mélange des races. Un paradoxe se présente pourtant : si ce qui caractérise la famille des hommes félins, c’est bien cette double nature, et si leur félinité ne leur est accessible que dans le péché exogamique, l’inceste n’assure leur survie qu’au prix de leur originalité. En gros, seul l’inceste, qui les exclut de l’humanité, les y intègre. Le frère et la sœur font à cet égard des choix opposés : comme il accepte son appartenance à la race des félidés, il décide de vivre sous l’apparence humaine ; elle, par contre, espère authentifier son humanité dans l’expérience amoureuse – elle prend donc le risque de la félinité. Mine de rien, le film pose là un dilemme fondamental et existentiel : l’humanité doit-elle être vécue dans un réseau de relations, au risque que cette confrontation avec l’altérité fasse dériver l’individu de son identité première, ou doit-elle au contraire être vécue dans l’identification à une essence – faut-il être homme par ressemblance (mais avec quoi d’autre, incestueusement, qu’un fraternel alter-ego, un entre-soi qui dévitalise) ou faut-il participer de manière actuelle à l’humanité , en s’y associant – quitte à y perdre son apparente unité identitaire et se laisser déborder par son moi profond, aussi dangereux puisse-t-il se révéler ?) « La Féline » ne se limite donc pas à une rêverie sur le tabou de l’inceste : Schrader le renverse et l’interdit reste donc fondateur de la vie amoureuse
La fable des hommes léopards met ainsi en œuvre une réflexion sur la sociabilité : ou bien l’humanité sera vécue comme retrouvailles avec soi-même, et alors elle cache sa bête noire, sa fureur animale, tout simplement sa richesse. Ou bien on considère la rencontre avec l’autre, avec l’altérité, comme l’occasion d’éprouver sa propre nature, dans sa totalité véhémente.
Les jaillissements de violence ou les chocs visuels (la mare de sang répandue aux pieds d’Irena qui fait allusion à sa prochaine défloration) ne sont pas gratuits, ici : ils ont le pouvoir de dévoiler, par leur vivacité inattendue, des aspects de nous-mêmes que nous ignorions : tout ce qui rapproche insidieusement notre monde du pays des hommes félins. « La Féline » joue tout autant sur la bestialité tapie en nous tous que sur le mystère de la sexualité féminine, évoquée ici non sans un certain effroi puritain. Il nous rappelle que cet effroi a baigné l’histoire de l’humanité, au point d’en faire les fondements de nos structures sociales (garder le pouvoir sur les femmes car elles font peur). Le film de Schrader éveille ainsi un vertige bien présent car sa fable repose sur la fascination de l’animalité. Le léopard, qui a en sa faveur un long passé iconographique et légendaire, semble propre a suggérer une extase bestiale, celle où l’individu échappe à sa personnalité, à ses désirs même par l’intempérance de ses appétits. Il y a bien quelque chose d’une bacchanale dans la magnifique promenade nocturne d’Irena nue au milieu du bayou. Et Schrader, abandonnant sa mise en scène dominatrice et hiératique (qui s’exprime volontiers par des mouvements rigides en surplomb), reprend l’idée de cette fureur animale, où la chute dans l’animalité transforme la perception, à travers de voluptueux travelling sinueux, qui confèrent au film une indéniable grâce inquiète, un trouble profond. Certes, les effets sont parfois un peu maladroits, le rythme un peu inégal, mais le voyage que propose « La Féline » nous entraîne dans ce « continent noir » qu’est la sexualité, avec une densité jamais égalée dans la carrière du cinéaste, l’ouvrant sur une véritable posture politique et esthétique.
peter W.
peter W.

56 abonnés 1 137 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 avril 2017
Je ne m'attendais pas à un film si mauvais, le niveau s'apparente à un quelconque slasher. L'histoire est vraiment mal travaillée, la seule ambition du réalisateur semble être de filmer Nastassia Kinski nue.
Une petite pensée pour les animaux qui vivaient dans ce genre de zoo je ne pensais pas que ça existait encore dans les années 80.
Alasky

454 abonnés 4 541 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 février 2017
Kitsch, genre de série B médiocre, mou et surjoué. Franchement à part Cat People, le titre de Bowie, je ne vois pas l'intérêt de ce film.
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 janvier 2017
Souvent présenté comme un remake du film de Jacques Tourneur des années 40, La féline n’a que peu de rapport avec l’original et peut donc être considéré comme une œuvre à part entière. Elle n’est d’ailleurs pas réellement un film d’horreur, mais bien plutôt un film d’auteur qui se base sur une histoire fantastique pour évoquer des troubles sexuels. On sent à chaque instant l’influence de Freud ou de Jung à travers cette histoire qui ose traiter de l’inceste, mais aussi des rapports de domination. Il est étonnant également que le film se termine par une scène de sexe au lieu du traditionnel affrontement avec le monstre sanguinaire. On notera la beauté des images et des décors, l’incandescence du jeu de Kinski, alors au sommet de sa gloire, ainsi que l’atmosphère magnifique déployée par la musique de Giorgio Moroder et David Bowie. Si le rythme est parfois un peu languissant, l’ambiance est telle que La Féline s’impose comme un grand film des années 80, à l’époque où Hollywood savait faire autre chose que des inepties avec super-héros franchisés.
Yannickcinéphile

2 880 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 septembre 2016
Pas mécontent de revoir ce film, que j’avais apprécié à l’époque, bien que l’ensemble ne m’ait pas pleinement convaincu.
Le problème du film, je crois, c’est qu’il a du mal à se départir pleinement d’un côté un peu « racoleur pour attirer le gogo », avec du coup pas mal de scène à l’utilité discutable. Le topless de O’Toole dans une séquence sans finalité est par exemple une de ces séquences qui n’a pas d’autres utilités que de remplir le quota nudité du film. Alors forcément, toutes ces petites scènes, pas forcément désagréables, mais qui ne nourrissent guère le récit, finissent par l’empeser, et La Féline aurait très bien pu tenir en 1 heure 30-40, soit un bon quart d’heure de moins, pour gagner en rythme, et être plus palpitant.
L’histoire n’est pas mal, même s’il s’agit à peu de chose près à une histoire de loup-garou à la sauce félin. Un peu lent donc et pas très fluide, le film est handicapé par sa narration, ce qui n’enlève rien à la poésie du récit qui est bien là, bien présente, et que quelques scènes spectaculaires viennent émailler judicieusement. La Féline est un métrage prenant malgré ses défauts, et il faut le reconnaitre, il le doit aussi à ses acteurs.
Ces derniers portent véritablement le film, avec une prestation mémorable de Nastassja Kinski, parfaite pour ce rôle sensuel et complexe. Sa composition est remarquable, et elle est entourée de solide acteur, avec là encore un Malcolm McDowell parfaitement choisi pour son rôle trouble. John Heard paraitra un peu fade, mais le piquant de certains seconds rôles, dont Annette O’Toole parvient à compenser.
Visuellement La Féline est, tout comme dans sa bande son d’ailleurs, estampillé années 80. La mise en scène un peu clipesque, les éclairages, la bande son planante avec du Bowie, tout cela sent réellement les années 80, et ce n’est pas du tout déplaisant. Le film accentue vraiment le côté sensuel et érotique de l’histoire, la violence n’apparaissant finalement que par petits épisodes, petits certes, mais volontiers sanglants. Mieux vaut être prévenu donc. En tout cas c’est très propre, même si la réalisation de Schrader n’est pas toujours ultra-lisibles, la faute à une tendance au montage un peu abrupt, clipesque quoi !
Pour moi La Féline reste un bon film de l’époque, un métrage ancré dans son temps qui reste luxueux et pertinent. Schrader signe un métrage marquant, à voir au moins une fois car c’est une expérience intéressante, même si le film n’arrive pas complètement à se débarrasser de certains airs de séries B avec son érotisme aux tendances racoleuses, et si la narration est imparfaite. 3.5
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 septembre 2016
Difficile de comparer ce film à celui de Tourneur qui jouait énormément sur la suggestion, là on est clairement dans l’explicite, ça joue sans crainte la carte du fantastique, après je trouve que tout ce qui tourne autour du mythe du loup-garou détourné en celui de la panthère noire ne tient pas vraiment, enfin je ne vois pas en quoi c’est légitime de nous dévoiler leurs racines, autant ne rien dire, surtout si c’est pour accoucher de scènes dignes d’une pub sous fond de Bowie (pas de doute on est dans les années 80), ce n’est pas étrange c’est juste WTF, on dirait qu’on va nous vendre un parfum. Hormis cela j’ai aimé l’ambiance générale et ce degré érotique, Kinski dégage une sensualité irrésistible (quelle présence !), assez pour être suffisamment intéressant et captivant, certes sans pour autant briller par sa subtilité mais plutôt par un mécanisme scénaristique efficace, toute la cruauté de l’amour et du ressentiment, l’instinct sauvage et insoumis se mesurant à la faiblesse du regard de l’homme, on fini par succomber … D’un sens fascinant mais tout aussi maladroit dans sa démonstration, une série B qui mérite cependant l’attention.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 août 2016
Le début est parfaitement risible. La scène de la prostitué qui rampe dans les escaliers et dont le soutien-gorge s'ouvre est parodique ! Les premiers dialogues tiennent du nanard, et les effets spéciaux sont plus que mauvais pour "l'accident". Mais chapeau pour avoir pris une vraie panthère ! Et la deuxième partie du film se suit bien, les 3 acteurs principaux jouant bien mieux que les secondaires, on retrouve du sérieux dans la mise en scène.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juillet 2016
En réalisant le remake du célèbre film de Jacques Tourneur, Paul Schrader savait bien qu'il allait se heurter à de nombreuses critiques. Intelligent comme il est, le cinéaste préfère garder une partie de l'essence du film de Tourneur pour la transformer à sa sauce, faisant de ce film une nouvelle vision de "La Féline", moins suggestive mais plus sensuelle et beaucoup plus démonstrative. Sachant qu'il ne pourra pas rivaliser avec Tourneur sur l'ambiance suggestive et angoissante, Schrader décide de mettre les pieds dans le plat et de tout montrer : la panthère, la transformation (hallucinante pour l'époque), le sang et bien évidemment la plastique de Nastassja Kinski, que l'on aura tout le loisir d'admirer durant une bonne partie du film. Film de son époque, "La Féline" version 1982 est une histoire où le sexe et le désir se mêlent à la mort alors que la jeune et virginale Irena découvre la malédiction qui pèse sur sa famille lorsqu'elle renoue avec son frère. Sensuel à souhait dans de nombreuses scènes, le film met en avant l'épanouissement sexuel d'Irena, libérant ainsi la bête qui est en elle. Le sous-texte n'est pas subtil mais Schrader l'embrasse complètement, faisant de cette "Féline" un moment de cinéma particulièrement réussi où la beauté de l'esthétique (certaines séquences sont de vraies merveilles) se conjugue avec celle de Nastassja Kinski, dominant le long-métrage de long en large, donnant le meilleur d'elle-même sous l’œil visiblement ravi du réalisateur qui se délecte de cette histoire d'amour et de mort, nous gratifiant au passage de quelques longueurs et lourdeurs dans un film traversé par de sacrées fulgurances qui en feront transpirer plus d'un. Et puis il y a la chanson de David Bowie, collant parfaitement à l'ambiance...
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