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JoeyTai
25 abonnés
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3,5
Publiée le 13 juin 2024
J'aime beaucoup ce genre de films, où un personnage ne comprend que très progressivement le sens véritable du matériau qu'il a accumulé. J'ai adoré Blow Up : un photographe finissait par découvrir un élément capital à force d'examiner et d'agrandir les photos prises dans un parc. "Conversation secrète" est de la même veine, mais un peu moins réussi à mon goût. Gene Hackman espionne, avec l'aide de son équipe, un couple dans un lieu public pour le compte d'un donneur d'ordre. En réécoutant les enregistrements, l'espion prend conscience de certaines choses lourdes de conséquences. Le rythme du film est lent et certains séquences trop étirées. Mais le suspense fonctionne, porté par le jeu de Gene Hackman, génie de la filature qui ne baisse jamais la garde. Il en ressort le portrait d'un homme dont le métier, véritable passion, bouffe littéralement la vie. La dernière séquence est inoubliable : se sachant espionné, il recherche des micros dans son appartement comme un enragé, traduisant sa peur viscérale de perdre le contrôle des choses.
"Conversation Secrète" est le troisième long métrage de Francis Ford Coppola, deux ans après la première partie de la saga du patriarche et réalisé la même année que le second épisode. L'influence d'Antonioni s'est plus que fait sentir sur les "élèves" devenus "maîtres" du Nouvel Hollywood, notamment à travers le célèbre "Blow Up". Eh oui, reprenez le principe de base en le recontextualisant (le photographe qui croit être tombé sur un meurtre remplacé par les écoutes illégales, référence au scandale du Watergate encore tout chaud) et vous obtenez un produit pur jus de son époque, c'est-à-dire clairement politisé tout en s'intéressant à ses personnages avant le déroulement de son histoire, plus un fil rouge limite prétexte. N'oubliez pas de montrer votre amour au genre (ici le film d'espionnage) et le tour est joué ! Non, sérieusement, s'il porte plusieurs stéréotypes d'un mouvement très créatif, "Conversation Secrète" possède également la patte d'un auteur, un vrai, qui dès les premières séquences inspire le respect de par les audaces de montage proposées et les choix de cadre, extrêmement bien choisis. La musique aide, magnifique, calme dans un univers de fous, amplifiant entre autres la beauté de la photographie. Gene Hackman est excellent, sobre, comme la réalisation d'ailleurs même si je lui préfère assez nettement le regretté John Cazale. Toujours est-il que "Conversation Secrète" se déroule autour du protagoniste interprété par Hackman et dénote à ce moment une continuité envers les autres films 70's même si l'étude de l'enfermement sur soi-même et de la paranoïa (encore !) semble un brin démonstrative, lassante et peu inventive. Que voulez-vous, il fallait bien surfer sur la vague du succès sans rien apporter de nouveau dans le domaine psychologique... N'empêche que Coppola fait preuve d'un vrai talent dans sa construction visuelle et que certaines images resteront encore un peu dans mon esprit.
Le prétendu chef d'oeuvre inspiré de "Blow up" d'Antonioni n'est pas aussi puissant que le film auquel je m'attendais. Gene Hackman se pose en personnage mutique, discipliné et saxophoniste. Son métier est d'enregistrer des conversations pour épier certaines personnes. Dans le film, il est question d'un couple qui a une conversation loin d'être banale. Cette conversation devient une obsession et une peur d'être la preuve motivant l'assassinat de ceux qu'il a écoutés. Tout le film sera basé sur cette impression de provoquer la mort indirecement. Coppola réussit un film minutieux ou chaque scène est appréhendée lentement et en détails. Cependant, avant d'arriver à une fin magistral, Coppola abuse de la méticulosité, il nous emprègne complètement dans la tête du personnage mais finit par nous lasser à la longue. Le film mériterait dêtre plus court, je trouve certaines scènes inutiles et trop soporifiques. A voir tout de même, c'est culte.
Ce film est une petite merveille de suspense ! Le tension est palpable dès le début et augmente progressivement... Coppola signe une réalisation soignée à l'intérieur de laquelle Gene Hackman est pleinement épanoui. L'histoire est riche sans être trop complexe et la gradation de l'intrigue est réellement parfaite.
Le chef-d’œuvre de Coppola, magnifiquement mis en scène et interprété. L'aspect humain prend une place grandissante dans ce qui n'est, au début du récit, qu'un travail de routine, au point de perturber la conscience du personnage principal. C'est un film éblouissant sur la paranoïa au quotidien et sur ses débordements. La fin est particulièrement réussie, démontrant la faiblesse d'un système à priori infaillible.
Encore un grand film signé Francis Ford Coppola ! Dénicheur de talents, Coppola savait avant les autres s'attacher les services d'acteurs hors normes.. Duvall, Harrison Ford, Gene Hackman.. Excusez du peu. Si en plus, vous rajoutez un chef-d'oeuvre de scénario alliant intelligence, mystère, finesse et audace politique, vous obtenez un film qui passe les années sans encombres. Du grand cinéma avec peu de moyens. Une leçon en quelque sorte.
Harry est un expert en surveillances et en écoutes. Travaillant aussi bien à la solde des forces de l'ordre que de clients privés, il est cette fois chargé d'enregistrer un jeune couple dans un parc. Mais il ne peut rester indifférent devant la teneur ambiguë de leur conversation, et se persuade qu'il va mettre en danger les tourtereaux s'il remet l'enregistrement à son client... Parfois un peu oublié car sorti entre les deux "Godfather", "The Conversation" est pourtant un film fort de Francis Ford Coppola, sorti très à propos à l'époque, en plein scandale du Watergate. Cependant soyez prévenus, il ne s'agit pas d'un thriller haletant, mais plutôt d'un polar paranoïaque lancinant, qui utilise les craintes et paradoxes de son protagoniste (un solitaire renfermé qui passe son temps à pénétrer la vue privée d'autrui) pour dénoncer les méthodes de surveillance et d'espionnage des gens ordinaires. Une critique toujours actuelle devant les méthodes de surveillance utilisées aujourd'hui par la NSA... Sur la forme c'est impeccable. Gene Hackman est à la fois touchant et inquiétant dans ce rôle d'expert fragile, dont la conscience le pèse plus qu'il n'y parait. Il est entouré de solides seconds rôle (John Cazale, Robert Duvall, et même un inquiétant et jeune Harrison Ford !). Coppola offre également de beaux moments de mise en scène, et un montage expérimental sonore et visuel percutant : la conversation qui se dévoile peu à peu par fragments, ou encore des images chocs dans le dernier acte.
Je n'ai pas du tout aimé. 2 heures de vide pour arriver à un résultat médiocre et bâclé à mon goût. Perso, je me suis ennuyé du début à la fin malgré le jeune casting d'acteurs connus. C'est long, c'est chiant, c'est inintéressant.
Tout simplement passionnant. Conversation Secrète représente à mes yeux le meilleur film de Francis Ford Coppola. L'originalité du sujet, à mi-chemin entre le Blow Up de Michelangelo Antonioni et le Blow Out de Brian De Palma présente une formidable étude de l'enregistrement et de sa valeur présupposée. Après un plan inaugural absolument magistral ( qui amène inévitablement le spectateur à revoir encore et encore Conversation Secrète pour l'étudier, le disséquer, le penser...) Coppola met en scène une discussion a priori anodine mais pour le moins complexe en définitive... séquence bruitée, sur-écoutée qui sera re-composée à l'infini par Harry Caul ( Gene Hackman, extraordinaire ), espion timide et talentueux qui va peu à peu sombrer dans la paranoïa la plus radicale. En seulement deux ou trois séquences principales ( la première donc, mais aussi la soirée festive dans le local de Caul et celle de l'hôtel...) Conversation Secrète s'articule dans une fluidité d'intérêts constants, véritable film du complot en forme de thriller puissamment psychologique. Un très grand film.
Un chef d'œuvre de Francis Ford Coppola. Un très beau film. Gene Hackman incarne un agent des services secrets. Harrison Ford interprète un rôle à contre-emploi. Robert Duvall tient le rôle d'un manipulateur. Le scénario est bien mené. Un pur moment de cinéma.
J'adore Gene Hackman mais là, je n'ai pas accroché du tout. Le film est long, long, trop long... avec des scènes inutiles. Et puis entendre dix fois la conversation de la bande enregistrée, c'est crispant. Une fin sans audace. Non, ce n'est le chef-d'oeuvre de Coppola. Super déçue.
Conversation secrète se veut un thriller psychologique, mais il peine à captiver. Malgré un concept intéressant basé sur l'espionnage et la paranoïa, le film tombe rapidement dans la lenteur, avec des dialogues qui manquent de profondeur et un scénario trop confus pour réellement impliquer le spectateur. La tension, censée être au cœur de l’intrigue, est mal exploitée, et les enjeux finissent par sembler flous et anecdotiques.
Coppola, en grand chirurgien de la nature humaine, s'intéresse à la paranoïa et signe l'un des films les plus aboutis sur le sujet. Ample, élégant, simple, touchant et parfois même terrifiant. À partir d'un pitch des plus simples, Coppola se permet d'habiles tours scénaristiques qui emporte le spectateur et l'histoire vers un dénouement des plus magistrales. C'était un pari risqué compte tenu du sujet, et de la sobriété de son traitement, qui est magnifiquement tenu par un auteur en pleine possession de ses moyens. Sans parler bien évidemment de Gene Hackman dont la composition est une fois de plus dense, impressionnante d'une grande justesse. Une autre pépite des 70's, véritable mine d'or du 7ème art américain.
1/ Pour l'agilité avec laquelle Coppola joue avec le mode de narration. Les retours au gré des rembobinement des bandes d'écoute ne viennent jamais perdre le spectateur ; 2/ Pour la volonté de presenter une histoire d'espionnage sous un angle totalement original ; 3/ Pour la qualité du portrait du personnage principal ; 4 /Pour la bande originale ; 5/ Pour John Cazale, et le tour jeune Harrison Ford.