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Gonnard
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1,5
Publiée le 14 mai 2012
Encore une palme d'or qui soulève la question des critères conduisant à une telle distinction. Plus que l'exotisme des percussions, des nuages d'opium et autres spécificités chinoises, forcément de mise à l'occasion d'un festival international, deux éléments majeurs justifient cette récompense. Le contenu politique pour commencer. Deux ans après la fin de l'URSS donc de la guerre froide, un film remettant en cause la répression communiste ne peut que susciter l'adhésion d'un jury largement occidental. Pas de quoi casser trois pattes à un canard cependant, l'Histoire fait simplement office de background permettant au trio infernal de donner libre cours à ses règlements de compte. En effet, vous n'apprendrez rien de bouleversant sur l'invasion japonaise ou la Révolution culturelle, mis à part les socio-clichés petit-bourgeois habituels. La critique n'en reste pas moins courageuse, le pays étant encore aux mains du parti et ne se distinguant pas particulièrement par son respect des droits de l'homme. Second atout décisif "d'Adieu ma concubine", le thème de l'homosexualité. Bien que central, il est traité par Chen Kaige avec une rare subtilité. Aucune allusion graveleuse à la : "Quel beau katana tu possèdes-là, puis-je le sortir de son fourreau ?". Non. Tout est sous-entendu, même s'il faudrait vraiment être une cruche pour penser à la fin du film qu'il n'y a pas anguille sous roche. On pourrait bien sûr trouver bien d'autres qualités à l’œuvre de Chen Kaige, que ce soit l'esthétique forcément singulière, l'usage du symbolique ou encore l'art de jouer avec les relations humaines qui n'aurait probablement pas déplu à Sartre. Pourtant, mon sentiment final est largement négatif. Après que les trois premiers quarts-d'heure aient étanché la soif de sadisme qui sommeillait en moi, je me suis surpris à trouver le temps long. Ces danses et ce maquillage m'ont rappelé l'ennui que j'avais connu lors du visionnage de "Farinelli", autre ode à la musique mais du côté de l'Occident. Et ces disputes perpétuelles entre les trois héros du film... oui, l'enfer c'est bien les autres, je n'ai plus aucun doute sur le sujet. Heureusement, "big moustache" était là pour me faire rire avec son jeu d'acteur d'une qualité très douteuse. Bref, je n'ai hélas pas apprécié.
Plusieurs évènements de l'histoire de la Chine, et une solide amitié qui ne résistera pas face à la montée du communisme et des sentiments amoureux (secrets) que l'un des deux à envers l'autre. Adieu ma concubine est un film à la mise en scène raffinée, étrange, avec de belles couleurs, une bonne utilisation de la lumière, de beaux maquillages, et qui nous permet surtout d'avoir un aperçu de ce qu'est l'opéra de Pékin avec ses coutumes et traditions.
Ce n'est pas possible, je ne peux pas mettre une étoile. Quelle lenteur ! On peut enlever 1h au film ça ne changera rien ! Trop de blancs, A deconseiller fortement sauf si vous aimez le théatre et la culture asiatique ps : j'aime l'asie en plus... Adieu Ce Film !
Ce film retrace la vie de deux comédiens, stars de l’Opéra de Pékin à travers 50 ans d’histoire chinoise, de 1924 à 1977, période de bouleversements majeurs en Chine. Entre romance quasi shakespearienne et manifeste de la politique chinoise du 20ème siècle, Adieu ma concubine offre une épopée visuellement magnifique avec des acteurs au jeu impeccable, avec le regretté Leslie Cheung. Palme d’or en 1993 pour cette fresque historique, Chen Kaige présenta au monde entier l’art de l’opéra chinois, genre très codifié.
OK, le film montre son âge aujourd'hui, son quart de siècle bien tassé. Mais que l'histoire est belle et touchante. Les acteurs sont impeccables et la photographie, alliée aux costumes, permet de s'immerger dans une histoire qui s'étale sur une longue période de temps, de voir la Chine évoluer, passant des derniers lambeaux de la féodalité à l'atrocité sans nom du communisme avec son cortège de misère, de nivellement vers le bas et de redéfinition de la société humaine (pour ne pas dire de destruction). Au milieu de tout cela, il y a 2 êtres, les héros de cette histoire intemporelle. C'est leur destin que l'on suit. On sait que cela finira mal, mais on s'accroche, et on n'est pas déçu. A voir à tout prix, pour la beauté des sentiments et la fresque historique.
Belle fresque de production Hong Kongaise ayant obtenue la palme d’or qui l’a fait connaître mondialement. C’est l’histoire de Chine en une chronologie déroulée sur 50 années, de la république des multiples gouvernements provisoires mettant fin au régime impérial millénaire, les coups de bâton avec sévérité nerveuse représente la société ancrée du passé. Le théâtre commença dès l’enfance corrigé par son exigence confucianiste, ce sera les talentueux artistes troubadours de l’opéra de Beijing. L’enchaînement des spectacles de musique et chant ensorcelé sur scène raconte l’histoire ancienne, des rois fondateurs futurs empereurs et leurs concubines adorées. Il y a un certain romantisme, un charme dans la mise en scène, la spécialité de son thème aborde l’homosexualité chez ces personnages historiques chinoises, souverains et courtisans qui fit l’histoire. L’ami et son camarade gay ne peut se sentir encore plus seul quand arrive l’entrée dans leur vie d’une prostituée dont le mariage change la donne à la relation, un triangle amoureux s’installe et n’échappera au vent de l’histoire. L’occupation japonaise jusqu’à la capitulation, la fin de la fin pour le régime républicain marqua enfin l’avènement communiste, pour mieux comprendre les dictatures qui ont régit ce pays, les persécutions perdurent à chaque changement de régime. Malgré la censure sur la révolution culturelle fera porter mon regard neutre, au même sujet que « M. Butterfly », la sexualité ambiguë efféminée d’un des personnages troubles mal dans sa peau. La revanche des serviteurs prennent le dessus sur les maîtres, le clash des idées politiques, recevoir des ordres ne fait qu’obéir tel un acteur d’opérette, le jeu du métier. La destinée finale politisée après l’aveu forcé m’attriste, les rideaux s’abaissent dans cette poésie mélancolique par un dessin hypnotique.
J'ai du mal à comprendre comment ce film a pu obtenir la palme d'or à Cannes en 1993. Je m'attendais à un truc scotchant, comme savent si bien le faire les cinéastes chinois et hong-kongais.Et je me suis plantée en beauté. Déjà le début: c'est mignon de nous faire comprendre que oui le boulot au cirque de Pékin, c'est duuuuuuuuur, mais à quoi bon nous servir des séquences de fessées de gamins soi-disants désobéissants? A exciter les sadiques? Bref, une première partie pitoyable, bien sanguinolente et pathétique à souhait. Ensuite, vient le couple Xiaolou/Juxian: je t'aime, je t'aime plus, on s'enguirlande, oups je perds le bébé chéri (encore de l'hémoglobine, c'est censé être un drame ou un slasher?), oups les cocos arrivent au pouvoir, vite qu'on baisouille à quimieuxmieux avant qu'on finisse fusillés, puis règlement de compte devant tout le monde pour dire que oui, Juxian c'est trop une tasspé, elle a pourri notre amitié amoureuse gnagnagna...
Seuls bons moments: le traitement de l'homosexualité entre Douzi et le "tyran de l'opéra", les trahisons, les reconstitutions historiques et le jeu de Leslie Cheung qui sauvent le film.
A voir en journée si vous êtes d'humeur et en forme, et surtout amateurs de mélodrames pur jus et exotiques. Les autres passez votre chemin, et compensez par "Epouses et concubines", dans lequel Gong Li joue mieux que dans ce navet primé.
Un véritable chef d'oeuvre, tant par l'interprétation que la réalisation. ça fait bien longtemps que je l'ai vu, et très vite revu, et encore revu. Les trois fois, je me rappelle le cinéma, et la salle vide, rien que pour moi ou presque. C'est triste que l'un des plus beaux films de l'histoire du cinéma n'ait pas eu de succès dans la petite ville où j'habitais à l'époque. D'autres commentateurs ont largement expliqué l'histoire, les acteurs, les décors. Tout est somptueux. Je peux comprendre la difficulté d'apprécier un tel film, si on ne s'intéresse ni aux gens, ni à l'opéra chinois, ni à l'Histoire de la Chine du XXème siècle. Je m'intéresse aux trois, et en historienne, je vois d'abord ce film dans le contexte historique de la Chine des années 1920 à la mort de Mao. S'il y a un film chinois à voir, c'est celui-là. Quelques années plus tard, l'inoubliable interprète qu'est Leslie Cheung est mort par suicide à Hong Kong. Fin tragique d'un merveilleux comédien.
"Adieu ma concubine", le chef-d'oeuvre de Chen Kaige date de 1993 et se présente comme un vibrant hommage à l'Opéra de Pékin. Grâce à ce film, Kaige présente au monde cet art typique de son pays, un art codifié où rien n'est laissé au hasard. Douzi et Shitou en sont les héros principaux, s'étant rencontrés enfants lors de leur rude apprentissage à l'école de l'Opéra. Soutenue par une image majestueuse, l'histoire est fascinante et nous conte, à travers ces deux personnages, les bouleversements que la Chine subira au cours d'un demi-siècle. Alors que, durant leur jeunesse, les amis vivaient dans l'ancienne société qui prônait la souffrance comme le seul moyen de surmonter les drames de l'existence et de s'en rendre maître, ils partagent, par la suite, le sort de la population lors de la Révolution culturelle et de l'émergence du communisme, causes majeures de leur propre déchéance et de celle de leur art. Cette évolution du système politique chinois est admirablement rendue, mieux que la relation ambiguë entre les personnages principaux, dont l'un se mariera et l'autre brûlera de douleur de se voir ainsi délaissé pour une femme. D'autre part, l'apparition du nouvel ordre politique va entraîner l'inexorable disparition des vestiges de l'ancienne société et être la cause d'affreux débordements, de même que de sombres trahisons, ce que le cinéaste nous dépeint avec talent. Ce film fut évidemment censuré et interdit en Chine, avant que le succès international ne le rejoigne à Cannes, où il reçut la Palme d'or en 1993, ex-aequo avec " La leçon de piano " de Jane Campion. Un film magnifique où se mêlent, dans une mise en scène grandiose, réalité et fiction, peinture de la Chine à travers 50 ans de son histoire et amours conflictuels entre deux hommes et une femme. Ce film a également pour mérite d'allier le souffle de l'épopée à l'intimité de ce drame sentimental.
Un film chinois de trois heures fantastiques: première heure, on suit un jeune élève apprend l'opéra traditionnel chinois. Ils l'apprennent violemment et c'est assez... choquant. Après cette première heure passée, on arrive vingt ans plus tard où les deux meilleurs amis deviennent deux des acteurs les plus reconnus du pays. Un des deux est jaloux qu'une femme aime son compatriote. Malheureusement, cette heure-ci est beaucoup trop ennuyante et chiante à visionner. Heureusement que la troisième heure arrive énormément plus sombre et dramatique que les deux autres. On est dans l'époque de l'arrivée de l'armée japonaise en Chine et ensuite, la dictature de Mao qui s'installe. En résumant tout ça, on peut dire que le film est une grande fresque historique de l'opéra traditionnel chinois à travers les heures les plus sombres du pays. Les costumes sont magnifiques et la musique aussi. Mais c'est un peu trop ennuyant comme tous les films du genre. Pas forcément à voir excepté si on aime le cinéma asiatique.
La destin lié de deux comédiens de l'Opéra de Pékin à travers les soubressauts de l'histoire chinoise des années 20 aux années 70. Une fresque romanesque somptueuse, même si elle souffre de certaines longueurs. Palme d'or en 93.
Le réalisateur transpose avec grâce et talent l'histoire d'un amour impossible entre ces deux hommes en prenant comme fil conducteur l'opéra fameux de la concubine. Partant de l'enfance où les sentiments amoureux sont déjà forts, il maîtrise avec une grande douceur cette période trouble de l'identité sexuelle et nous emmène plus tard à l'âge d'homme dans une Chine qui se transforme et où le héros va vivre dans la réalité l'opéra qui va transcender son amour unilatéral conduisant au travers des scènes magnifiques de chant à la tragédie.