Adieu ma concubine
Note moyenne
3,9
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88 critiques spectateurs

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Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 novembre 2025
Film multi-primé et considéré aujourd'hui comme un classique du cinéma chinois, "Adieu ma concubine" est une oeuvre ambitieuse. Elle nous raconte l'histoire de deux acteurs/chanteurs d'opéra évoluant dans les tourments d'une Chine ayant connu de nombreux bouleversements (occupation japonaise, Kuomintang, Communisme).


Avant même le contexte, ce sont l'amitié et l'amour qui sont au centre d' "Adieu ma concubine". Et la violence du contexte historique est souvent atténué par la présence d'une forte touche poétique.
C'est un long métrage extrêmement ambitieux. Presque une fresque shakespearienne bien mis en scène par Chen Kaige.


Malheureusement, la longue durée du film se fait ressentir. L'histoire ne m'a pas toujours passionnée et j'ai trouvé l'ensemble assez froid en terme d'émotions.


Du coup, ce ne fut pas la grande expérience cinématographique attendue. Loin d'un "Vivre ! " de Zhang Yimou à l'approche similaire.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 octobre 2025
Les critiques dits professionnels d'aujourd'hui, mettront toujours l'homosexualité en avant. Alors qu'en réalité, elle n'est qu'un détail et ne concerne qu'un seul des deux personnages principaux. Ce à quoi "Adieu ma concubine" aspirait, c'est d'être une chronique de l'Histoire contemporaine de la Chine, s'étalant sur un peu plus de 50 ans. De l'époque des Seigneurs de guerre jusqu'à la mort de Zedong. Le tout via le prisme de deux chanteurs d'opéra. Le problème, c'est qu'il se plante dans les grandes largeurs. Tout est survolé, pour ne pas dire expédié. Notamment en ce qui concerne les 27 années durant lesquelles la Chine a vécu sous le joug du communisme meurtrier de Mao. Comme le thème numéro 1 est abordé en deux coups de cuillère à pot, tu peux alors te douter que tout le reste ne sera que pur remplissage. Bingo ! T'as bien compris le truc ! Surtout que ça s'étend sur plus de 2h40. Je te laisse alors tout le loisir d'imaginer tout l'ennui auquel tu dois faire face. Mais encore ? Aucun personnage intéressant, pas de jeu convaincant et pas de réelle mise en scène. Seule la reconstitution historique mérite quelques points. Palme d'Or ex-aequo en 1993 avec "La leçon de piano"... oui y a eu des années comme ça...
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2021
Inscrivant en toute subtilité le récit d'un duo symétrique dans les évolutions politico-sociétales de la Chine, ce drame historico-sentimental se démarque par son impeccable mise en scène, son élégante esthétique et ses mises en abyme symboliques. Cependant les tourments dépeints obéissent à une logique redondante, pesant sur l'émotion qui n'affleure véritablement que lors de l'inévitable dernière tragédie dont la force résume les liens inextricables entre des protagonistes incarnés avec une profonde conviction par un casting de haute tenue. Délicate et pudique, cette épopée intime dénuée de didactisme, prône résilience et foi en l'art à travers les parcours intensément sincères et douloureux d'âmes en quête de vérité. Dense.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 août 2023
Un grand drame shakespearien à la mode Confucius. Dans ce long mélodrame, à la mise en scène complexe et ambitieuse, alternent les scènes de foule spectaculaires avec des scènes intimistes d'une beauté formelle remarquable. Une nouvelle fois, que l'on se sent loin de cette culture ancrée dans trois millénaires d'histoire. La narration dans une longue première partie de la dureté de l'éducation des élèves de l'opéra de Pékin est d'une violence extrême à peine soutenable.
Gong Li une nouvelle fois, illumine l'écran, et fait craquer les cœurs. Leslie Cheung impassible sous son habit chamarré d'opéra est un condensé de frustration homosexuelle.
Le petit bémol reste une longueur excessive, et une certaine retenue dans la partie historique autour de la révolution culturelle. Paradoxalement, le scénario du trio ( un homme et une femme amoureux du même homme) relativement facile à suivre, arrive à perdre le spectateur sur la fin.
Le revoir en petit écran sera encore plus rédhibitoire. Et gâcherait la qualité de la photographie en milieu fermé.
Cinéma 1 - aout 23
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 18 janvier 2011
J'aurais du me méfier. L'opéra chinois , une variante de la torture du même nom , sert de fil conducteur pour évoquer les périodes successives de l'histoire contemporaine de la Chine . C'est interminable , d'un ennui mortel , comme le prouve la récompense cannoise ... Du même réalisateur courez voir "L'empereur et l'assassin" , un film prenant et magnifique .
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 juin 2021
Enfant Douzi se voit confier par sa mère à l’académie de l’opéra de Pekin. Il y fait la rencontre de Shitou qui va le prendre sous son aile pendant leur formation et les brimades quotidiennes de leurs maîtres. Plus tard il deviennent amants et acteurs principaux du classique de l’opéra chinois « adieu ma concubine » leur histoire croise celle de leur pays, l’occupation japonaise, la montée du communisme. Ils vont s’éloigner, se déchirer, victimes d’une relation vouée d’avance à l’échec et des aléas de la vie. C’est un film à la plastique merveilleuse, le cadre, la photo, les décors et les costumes, tout fait merveille à l’écran. C’est aussi un film très dense, jouant sur les petites histoires dans la grande, un manière de faire que j’apprécie. Parmi les nombreux sujets traités, la fin de l’art ou tout du moins son contrôle dans une société totalitaire est celui qui m’a le plus intéressé. C’est une grande fresque dramatique, un film puissant et fascinant.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 août 2023
Un film difficile au premier abord, et qui pourtant nous parle de l’Histoire de la Chine, de ses soixante dernières années, en abordant tous les pans de son évolution, à travers un opéra mythique « Adieu ma concubine ». De l’art, du grand art, dans tous les sens du terme
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juin 2021
Le cinéma asiatique offre fréquemment des spectacles à la beauté singulière, d'une dynamique radicalement différente à celle de nos latitudes. C'est aussi le cas dans la dimension du drame et, en l'occurrence, Adieu Ma Concubine représente une gageure habilement relevée, traduisant les tiraillements de la société chinoise sur 50 ans dans la relation pleine d'ambiguïtés de deux partenaires de théâtre. Si l'on adhère à la longue mise en place de l'intrigue, on finit par se laisser bercer dans une atmosphère teintée d'irréel, mais confrontant la Chine à son passé mouvementé avec beaucoup d'à-propos. Bel ouvrage, au-delà même de l'esthétique.
willyzacc
willyzacc

97 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 octobre 2015
Retraçant un grand pan de l'Histoire de la Chine par le biais du parcours de ces deux orphelins dont toute la vie tourne autour de l'opéra, *Adieu ma concubine* est une longue fresque de près de 3 heures. Une longueur que l'on ressent par moment, malgré la prestation sans faille de Leslie Cheung. De plus, il est difficile pour quelqu'un de non initié de comprendre l'opéra de Pékin et malgré la beauté de la mise en scène et de certaines séquences le film ne m'a que trop peu touché. Un peu déçu...
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juin 2025
Il y a des films dont la beauté assène et dont la perfection épuise. Adieu ma concubine, souvent élevé au rang de chef-d’œuvre, est l'un de ceux-ci. Le film de Chen Kaige s’avance ainsi comme un monolithe de cinéma : épopée historique, mélodrame, théâtre de marionnettes, tragédie de la scène et de la vie. Et pourtant, ce gigantisme fait écran. Quelque chose résiste. Non dans le rejet, mais dans un échec plus troublant encore : celui d’un film admirable, mais inatteignable.

Ce que l’on voit d’abord, c’est la densité des intentions. Un siècle d’histoire chinoise condensé dans le miroir cruel d’une amitié déchiré. Tout y est saturé : les cadres se veulent somptueux, les mouvements de caméra chorégraphiés, chaque plan cherche à incarner la grandeur tragique. Mais cette grandiloquence, aussi maîtrisée soit-elle, finit par ne plus être dans ma zone proximale d'appréciation. Alors, l’image se ferme sur elle-même. Le regard ne peut plus y circuler. Le sens y est déjà déposé, installé, monumentalisé. L’émotion n’advient plus.

La tragédie, pourtant, est là. Douzi se confond peu à peu avec son rôle de concubine Yu : il devient lui-même spectacle, il devient rôle, et c’est cette dissolution de l’individu dans l’art, est ce qui devrait nous broyer. Mais rien ne se fend. Tout reste lisse, la douleur n’est jamais rugueuse. Elle est transmise par les filtres du cérémonial, par les masques du théâtre. Il y a un excès d’intelligence dans cette mise en scène, trop de conscience du tragique pour qu’il puisse surgir de lui-même.

Et l’histoire, bien sûr, vient ajouter son poids. Guerre sino-japonaise, Révolution culturelle, trahisons politiques : tout défile comme sur une frise de musée. Là encore, le souci de bien faire, de tout dire, de tout inscrire, étouffe la moindre trace de tremblement.

Le paradoxe du film, et sa limite, tient peut-être dans son propre rapport à l’opéra. Car si le théâtre est ici dénoncé comme enfermement, répétition mortifère, le film reproduit pourtant ce même geste de figuration. Il mime l’opéra jusque dans son esthétique. Chen Kaige ne filme pas l’opéra : il filme comme l’opéra.

On peut ne pas aimer Adieu ma concubine non parce qu’il serait mauvais ou médiocre, il est au contraire d’une rigueur rare, d’une ambition indiscutable mais précisément parce qu’il semble ne jamais douter. Il avance avec la certitude d’un monument, mais ne laisse jamais cette faille qui permettrait au spectateur d’y trembler, d’y habiter.

Il n’y a là ni rejet ni provocation. Mais le constat, doux-amer, qu’un film peut tout avoir ampleur, complexité, maîtrise et malgré cela, ne pas vibrer en moi. Qu’un film peut fasciner sans émouvoir. Que le raffinement peut devenir une armure. Et que l’art, lorsqu’il prétend tout dire, peut finir par ne rien transmettre d’irréductible. Il ne manque rien à Adieu ma concubine.
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 avril 2021
Prenez les costumiers de La Cage aux folles et les obsessions sexuelles de Fatal Attraction. Ajoutez ensuite une gigantesque dose de sado masochisme et vous obtiendrez quelque chose de remarquablement similaire à Adieu ma concubine. Les 50 premières minutes se concentrent uniquement sur les mauvais traitements infligés aux enfants des deux personnages principaux. Aucun des personnages n'est sympathique car tous agissent comme s'ils étaient fous. L'obsession sado masochiste de tous les personnages montre sa vilaine petite tête à de multiples reprises. Les deux personnages principaux accueillent le despotisme avec une gracieuseté quasi fanatique et structurent leur existence entière pour faciliter cette répression. La mort du maître est involontairement hilarante. Toute l'intrigue secondaire du conflit a pratiquement fait dérailler l'intrigue principale de l'histoire. Le film échoue lamentablement à gagner la sympathie du spectateur pour les personnages. Le personnage principal féminin renonce à son amour et elle se suicide. Le film avance ensuite de 11 ans pour laisser entendre que l'un des personnages principaux se suicide. Tout cela m'a semblé tellement bon marché qu'il s'agissait d'une façon de gagner de la sympathie à peu de frais à la toute fin du film. Donc en gros si vous aimez regarder des hommes habillés en femmes qui chantent à des hauteurs de voix fracassantes qui ont dû nécessiter l'inhalation d'un dirigeable entier rempli d'hélium alors Adieu ma concubine est peut-être pour vous...
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mars 2021
Palme d’Or au Festival de Cannes en 1993 (ex æquo avec La leçon de piano de Jane Campion), Adieu ma concubine nous fait vivre sur près de 3 heures le destin tragique d’un trio constitué de deux artistes de l’Opéra de Pékin et d’une ancienne prostituée, qui vont être tour à tour témoins, acteurs et victimes des vicissitudes de l’Empire du Milieu des années 20 aux années 70. S’il est parfois compliqué de se retrouver dans ce récit riche et foisonnant qui multiplie les flash-back et les références à l’histoire chinoise, la fascination opérée par le personnage de Dieyi, qui se spécialise dès son plus jeune âge pour le rôle de la concubine dans la pièce de théâtre qui donne son nom au film, et qui finira par tomber amoureux de son partenaire de scène, est bien réelle. Les décors, les costumes et les maquillages sont somptueux. Ambigu, riche et d’une grande beauté.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 août 2023
Cette grande fresque se déroule sur cinquante ans, retraçant la vie de deux amis acteurs de l’opéra de Pékin dans différents moments clés de l’histoire de la Chine du 20ème siècle. C’est souvent très intéressant et la mise en scène est très travaillée, tant par la qualité d’une image qui joue superbement des couleurs et de la lumière que par celle du choix des plans et des mouvements de caméra. Cette très belle évocation se limite à cela, au sens où la forme prime sur le fond, où la psychologie des personnages manque à mon sens de finesse, nuisant à l’éclosion de l’émotion ; il en est de même pour le regard sur les évènements politiques qui paraissent bien théâtralisés. Le film manque aussi de fluidité narrative et souffre de quelques longueurs.
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 juillet 2023
Palme a Cannes plus que méritée pour cette longue saga Chinoise qui au travers de son théâtre traverse une époque des années 20 au communisme d après guerre. Une romance bien particulière sert aussi de fil conducteur, malgré sa longueur on reste captiver par cette histoire. Excellent
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2011
"Adieu ma concubine" montre la Chine et la révolution communiste comme on l'a rarement vue au travers de l'existence de deux chanteurs d'opéra traditionnel. De l'éducation à coups de bâtons à la révolution culturelle en passant par l'occupation japonaise, le film est très critique envers la société chinoise. Il souffre quand même de quelques petites incohérences, et surtout les scènes d'opéra sont totalement répétitives (... et casse oreilles...).
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