Pauvre péplum ! Genre maudit du cinéma, boudé par l'ensemble de la critique depuis ses origines et proprement vilipendé depuis que les producteurs italiens au mitan des années 1950 et pour une courte décennie se sont emparés des canons du genre fixés par Cecil B DeMille, spécialiste du genre à Hollywood depuis le muet. Guidés par l'appât du gain et galvanisés par un succès inattendu, les petits moguls italiens comme ils le feront plus tard avec le western spaghetti, tireront sur la corde jusqu'à la faire craquer après avoir épuiser le filon en faisant se côtoyer les corps musculeux et huilés des Hercule, Samson ou Maciste avec les héros issus d'autres univers tels Zorro, Tarzan ou Dracula. C'est justement "Les travaux d'Hercule" de Pietro Francisci qui en 1958 déclenche ce nouvel âge d'or du péplum musculeux. Bénéficiant de la présence de Steve Reeves, le scénario très librement inspiré des Argonautiques d'Apollonios de Rhodes utilise tout à loisir la mythologie grecque pour mettre en avant la musculature harmonieuse de l'ex-Monsieur Univers de 1950 qui a judicieusement traversé l'Atlantique pour relancer une carrière cinématographique qui ne parvenait pas à décoller à Hollywood où jouer les utilités en arrière-plan dans des comédies musicales comme "Les hommes préfèrent les blondes" d'Howard Hawks (1953) semblait son seul horizon possible. A Rome pas besoin d'être passé par l'Actor's Studio pour incarner Hercule dont le personnage s'accorde très bien de la mine hiératique d'un Steve Reeves qui n'a juste qu'à gonfler ses pectoraux pour impressionner la gent féminine et les jeunes garçons ébahis par une telle débauche de puissance. Si le film bénéficie de la photographie de Mario Bava qui donne une certaine magnificence à ce déploiement de décors rutilants, on détecte très vite ce qui peut agacer les esthètes ne voulant envisager le cinéma que sous un angle artistique et intellectuel. L'absence totale de cohérence historique, les dialogues débités sans réelle conviction par des acteurs inexpérimentés ou encore la narration et la réalisation s'inspirant franchement de l'esprit roman-photo n'ont donc guère aidé le péplum de ces années-là à se faire une place de choix dans les encyclopédies cinématographiques. Pourtant ces mêmes défauts révèlent avec le recul une absence de prétention, une naïveté et pour tout dire une fraîcheur que l'on se prend à regretter devant la suffisance qui nimbe certaines productions actuelles guère plus ambitieuses. Se rappeler que l'on a été un enfant et passer un moment au sein de cette mythologie de carton-pâte peut-être une bonne thérapie contre la morosité qui gagne. On appréciera pour les plus matures, les présences très accortes de Sylvia Koscina et de Gianna Maria Canale.
Premier film centrer sur le héros et demi-dieux, un premier dont le but originel aurait été de compter ses exploits lui ayant fait réputation et honneur. A l'arrivée nous avons un mélodrame sur fond de romance dont l'objectif principal n'aura franchement pas été respecter puisque sur 12 travaux, on en voit à peine 3. spoiler: Un lion à l'attaque dont on ignore réellement s'il s'agit bien de Némée pour un taille tout à fait normale, un taureau de Crète qui s'apparente plus à un bison avec un final (pour les 2) bien décevant. Quant aux Amazones, seules séquence complète du film, elle l'est tellement qu'elle fait naître les longueurs dont on se serait volontiers passer. A l'arrivée donc, ces travaux sont gâchés par un manque cruel de moyens, encore et toujours, pourquoi nommer ainsi un film s'il on n'en respecte même pas la base ? Pour le jeu, très ironique de voir un demi-dieu si sage, serviable et poétique et dont la musculature (de la star de l'époque Steve Reeves) ne lui sert finalement pas. La scène finale, dont l'affiche est centrée, se résume à 10 sec pour une action catastrophe dans l'unique décors d'ampleur du récit pour une utilité égale à 0. Visuellement justement, si ces fameux travaux sont oublier, décors et costumes sauvent le peu qu'il y à sauver, heureusement que le numérique ne soit pas encore né, il en auraient été aussitôt gâchés. Héraclès ne brille pas pour sa première, à voir s'il le sera par la suite.
Un film assez mauvais en général malgré des décors beau, des costumes travailler et certains effets spéciaux plutôt réussis, le reste n'est que déception
Les acteurs sont assez plats, le rythme de l'histoire est bien trop rapide à certains moments et trop lente dans d'autres sans réussir à trouver le juste milieu, et la complexité de l'histoire n'aide pas tellement elle est mal raconté et exploité
De plus je ne comprend pas vraiment le titre puisque le film semble mélanger la légende de la toison d'or et celle des 12 travaux de Hercule (il n'en accomplis que d'ailleurs pendant le film), l'effet que cela produit est que ça nous perd complètement nous spectateurs qui attendions de voir Hercule et sa légende de ses 12 travaux et on se retrouve avec un fouillis pas possible avec des légende Grec qui se mélange les unes après les autres sans vrais connexion et sans vrai intérêt scénaristique donc un ennui total...
Si le scénario ne tient pas vraiment les promesses du titre, ce péplum coloré, réalisé par un spécialiste du genre, conserve un certain charme, désuet et naïf. La distribution est excellente, et le film se voit sans déplaisir, même s'il a tout de même pris un sacré coup de vieux.