Programme de deux films de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet : Toute révolution est un coup de dés (1977, 10′) et Chronique d’Anna Magdalena Bach (1967, 93′).
"J'avais entendu parler d'Eudaldo, un peintre chilien, auteur d'un millier de toiles, disparu depuis longtemps. On m'avait donné une adresse au bord de la Loire, au numéro 640 d'une route qui n'existait déjà plus. Personne n'était venu ici depuis des dizaines d'années. Tout était resté là, comme si quelqu'un avait fui."
Italie, années 90. Zena, 16 ans, fille du médecin du Pape et petite-fille d'un ancien fasciste, est admise à Villa Bianca, dernier recours de la bonne société italienne pour "soigner" les déviances d'une génération rebelle. Elle y rencontre trois adolescents avec lesquels elle se lie d'amitié : Marzia, une jeune fille nymphomane, Alfonso, un jeune homosexuel fantasque, et Adriano, enfermé dans un mutisme attachant et terrorisant.
Zeynep est accusée d'avoir provoqué un accident de voiture pour nuire à son petit ami. Elle s'enfuit de Berlin pour rejoindre la maison de ses parents en Turquie.
Adapté du roman éponyme portugais de Augustina Bessa-Luis, et inspiré de faits réels, le film décrit la relation entre une jeune autrice et sa tante, dans la campagne septentrionale portugaise, au milieu du XXème siècle. La jalousie et l’admiration entre les deux femmes sont admirablement retranscrites dans le long métrage.
A Minsk, capitale de la Biélorussie, dans leur appartement standard, un gentil couple se caresse, se dispute, sort dans la chaleur d'une soirée d'été, passe au garage d'un ami où on répare leur voiture... Et là, tout dérape. Ils sont au mauvais endroit au mauvais moment. Ballotés au gré des heurts qui les dépassent, ils vont vivre une nuit en enfer. Mais pas seuls car nous sommes en août 2020 et Minsk est secoué par des manifestations violentes contre le pouvoir ubuesque de Loukachenko. La répression aveugle et sauvage frappe sans merci.