Le petit Jean ne porte pas encore le patronyme de Roucas lorsqu’il naît au début des années 50 à Marseille. Jean Avril, de son vrai nom, prendra le pseudonyme de Roucas plus tard, en hommage au quartier de son enfance, Roucas-Blanc. Rapidement, il abandonne les bancs de l’école pour se consacrer à la scène, et arpente les cabarets de la Cité Phocéenne, avant de monter vers la Capitale, en 1975.
Repéré deux ans plus tard par Stéphane Collaro, il collabore sur ses célèbres émissions Collaroshow, Cocoboy et Cocoricocoboy, dans les années 1980 où il interprète des sketchs et parodie des hommes politiques. En 1985, l’humoriste tient son premier grand rôle au cinéma dans Le Gaffeur de Serge Pénard aux côtés de Jean Lefebvre et Denise Grey. Malheureusement, le film est considéré comme un navet et il licencie son agent de l’époque, puisqu’au même moment, ce dernier lui avait fait refuser l’un des rôles principaux de Subway de Luc Besson.
Refroidi par cette expérience, il se tourne vers la télévision et la radio, où il remplace Coluche sur Europe 1 avec Les Roucasseries (1986 à 1994) et fait la même année ses premiers pas au théâtre dans Mission Double zéro. Après avoir tourné dans la série Le Bonheur d’en face en 1989, Jean Roucas traverse une longue traversée du désert où il est même pris en main par une association qui vient en aide aux artistes dans le besoin.
En 2005, il participe à l’émission de télé-réalité Première Compagnie et publie son autobiographie dans laquelle il raconte ses déboires avec l’alcool. Il collabore ensuite avec le Théâtre des Deux Ânes où il co-écrit des pièces avec Jacques Mailhot, son directeur, mais leur collaboration cesse en 2015, suite à propos polémiques de Jean Roucas sur François Hollande.
Cette même année, il annonce ne plus soutenir le Front national suite aux conséquences néfastes de son engagement politique sur sa carrière et prend sa retraite médiatique, en 2018.