Né au Royaume-Uni, Johannes Roberts développe très tôt un intérêt pour le cinéma populaire, influencé par les films d’horreur des années 1970 et 1980. Il commence sa carrière en réalisant des longs métrages indépendants à petit budget, ce qui lui permet d’affiner un style efficace et tendu. Son travail se caractérise par une mise en scène directe et un goût marqué pour le suspense.
Progressivement, il se fait remarquer dans le cinéma de genre international avec ses premiers films (2004 - 2005) : Hellbreeder, Darkhunterset et Forest of the Damned. Malgré des moyens limités, Roberts parvient à créer une atmosphère oppressante et à exploiter au maximum ses décors. Ces œuvres lui servent de laboratoire créatif, où il apprend à gérer la tension et le rythme narratif.
Johannes signe ensuite F, Roadkill, Storage 24 et The Door, mais c'est avec le film de requins 47 Meters Down (2017) qu'il accède à la reconnaissance internationale. Le thriller horrifique rencontre un succès commercial notable et confirme le talent de Roberts pour le suspense claustrophobique. Il y démontre une réelle maîtrise de la peur psychologique, renforcée par un environnement hostile et confiné.
Une suite, 47 Meters Down: Uncaged, sort en 2019, toujours sous sa direction. Johannes Roberts poursuit sa carrière avec The Strangers: Prey at Night (2018), suite de The Strangers. Il y rend hommage au cinéma d’horreur des années 1980, notamment par son usage de la musique et de la mise en scène stylisée. Le film se distingue par une approche plus visuelle et presque chorégraphique de la violence.
Roberts continue d’explorer les codes du genre tout en affirmant une identité personnelle. Aujourd’hui, il est reconnu comme un artisan solide du cinéma d’horreur contemporain. En 2021, il signe Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City, reboot de la série de films Resident Evil. Quatre ans plus tard, il revient aux animaux tueurs avec Primate, qui suit un groupe d’amis en proie à singe ultra-violent sur une île.
Laurent Schenck