Pendant l’été 1975, Pier Paolo Pasolini termine le montage de son dernier film, « Salò ou les 120 journées de Sodome ». Son œuvre suscite de fortes polémiques et provoque des débats par la radicalité des idées qu’il y exprime. Au mois d’août, le négatif original du film est dérobé et une rançon importante est exigée. Prêt à tout pour récupérer son film, Pasolini va se laisser enfermer dans une terrible machination qui le conduira à sa perte.
A Rome, pendant une manifestation qui tourne à l’affrontement entre de jeunes révolutionnaires et des policiers, un agent et un étudiant trouvent la mort. L’arme qui a tué l’étudiant n’appartenait pas à la police. Le juge d’instruction cautionne d’abord la thèse des forces de l’ordre : l'étudiant aurait été tué par un autre manifestant, le policier par un étudiant membre d’un groupe extrémiste.