Avec son noir et blanc soigné, ses lumières contrastées et ses cadres impeccables, le film regarde du côté de la peinture flamande sans pour autant être figé dans un passé révolu. Il y a quelque chose de très moderne dans le jeu de Sandra Hüller qui relie cette histoire au présent et à la condition des personnes queer.
Attachant et dérangeant, The Good Sister laisse volontairement un sentiment d'inachevé, contraignant le spectateur à se débrouiller avec sa propre conscience. Le rappel qu'en matière délictueuse se tenir du bon côté n'est pas toujours évident.
Un conte horrifique alpin qui travaille d’abord la touffeur de son atmosphère, quitte à en oublier les raisons politiques derrière le malheur des habitants.
Doublement récompensé au dernier Festival du film francophone d’Angoulême par le Valois de la mise en scène pour Julien Gaspar-Oliveri et le Valois de l’acteur pour Diego Murgia, ce premier long métrage apporte, avec sa force brute et sa sensibilité à fleur de peau, une nouvelle pierre à l’édifice des œuvres qui osent aborder l’inceste et font avancer le débat public.
Après "Wiñay", le réalisateur bolivien Álvaro Olmos Torrico revient avec un deuxième long-métrage où il met en lumière le conflit entre préservation des traditions et modernité au sein d’une communauté quechua de Bolivie.
João Nicolau, fidèle à son goût pour le mélange des genres et les visions incongrues, part d’une nouvelle de R. L. Stevenson, située au XIXe siècle, traitant des difficultés de la vie d’artiste, puis dynamite le récit avec un ludisme effréné. Liberté et loufoquerie à tous les étages.
Certes, "Fjord" n'a pas la flamboyance de certains des précédents films de Cristian Mungiu, mais il confirme la puissance de son cinéma. Loin de l'avoir dénaturé, son escapade norvégienne montre qu'il demeure, en explorant l'intime, l'un des plus fins observateurs de la société.
Après avoir contribué à plusieurs films réputés, Yoshitoshi Shinomiya, grand artisan de l’anime, vole de ses propres ailes avec son premier long métrage, une fable de résistance et de beauté dont la richesse visuelle et poétique compense le flou artistique du récit.
Dans son premier long métrage, la réalisatrice mexicaine traite avec humanité le bouleversement provoqué par les violences sexuelles à travers l’amitié de deux nageuses, éprouvée lorsque l’une d’entre elles est victime d’une agression.
Le premier long-métrage de la réalisatrice, et premier long-métrage réalisé par une femme soudanaise, propose une réflexion nuancée sur les rapports de force patriarcaux, capitalistes et coloniaux par le biais d’un récit quasi-merveilleux.