Ce n’est pas tous les jours qu’on éprouve devant un film, à ce point-là, un sentiment de jubilation du côté gauche des neurones politiques. (…) Bel exercice de liberté, ma foi, qui capte à merveille les moindres frémissements de l’air d’un temps où nul ne sait plus à quel saint se vouer.
Cela commence par le tournage au Sénégal d’une adaptation cinématographique de Médée, puis se poursuit avec la première du film à Berlin. Une vision subtile et nuancée.
Thomas Anders Jensen, spécialiste du burlesque absurde, est fidèle à lui-même dans cette farce à la fois violente et nostalgique. Les Pieds Nickelés sont toujours vivants.
Déjà remarqué pour son originalité et ses audaces narratives, Alexandre Koberidze surprend encore avec son troisième long-métrage, une docu-fiction minimaliste interprétée par son père, qu’il filme avec un vieux téléphone en train de battre la campagne géorgienne. Une aventure sensorielle et picturale de trois heures.
À travers les activités d’un groupe de délinquants dans une petite ville portugaise, on constate que le rap et le trafic de drogue sont devenus l’espéranto de toutes les cités du monde. Un « gansta film » version portugaise.
Dans un sublime nouveau documentaire, Werner Herzog accompagne l’aventure d’un scientifique doux rêveur, persuadé d’être sur la piste d’une nouvelle espèce d’éléphants.
Après une première partie décevante, autant sur le plan critique que commercial, le second volet de la fresque historique de Pathé vise plus juste, en se concentrant sur le face-à-face entre de Gaulle et Roosevelt. Mais toujours au profit d’une hagiographie du futur père de la Ve République.
Subtilement incarné malgré quelques ressorts convenus, ce drame intime, signé Aitor Arregi et José Mari Goenaga, décrit l’arrivée d’un vieil homme gay dans une maison de retraite où il doit cacher son homosexualité.
À Beyrouth, une femme de 60 ans et un migrant soudanais de 25 ans tombent amoureux. Sur fond de guerre et de chaos politique, Danielle Arbid signe une puissante métaphore d’un pays au bord du gouffre.
le film assume fièrement sa charge politique, incarnée dans une confrontation finale avec une antagoniste sans équivoque, dont le patronyme renvoie autant à Christine Boutin qu'aux années sida.
Pour son film présenté en sélection Un Certain regard lors du dernier Festival de Cannes, Lætitia Masson s’est inspirée de sa propre histoire, de sa bataille pour l’intégration de son fils dans la société. L'Odyssée d'une mère pour intégrer son fils lourdement handicapé dans la société.
Kane Parsons signe son premier long-métrage pour le cinéma, après une carrière précoce sur YouTube qui l’a érigé en prodige de l’horreur sur Internet. Au-delà du simple hommage, Backrooms prolonge l’univers horrifique devenu un phénomène de masse.