« Toutes les séquences ont été effectuées en une prise et sont donc entièrement spontanées », explique le coréalisateur Ahmed Hamidi. D’où la vérité criante et très touchante qui irradie le film, tourné avec davantage de moyens que le précédent.
Ce film d’animation péruvien érige l’héroïne en figure féministe, met aussi en avant la culture et les traditions incas encore peu présentes dans ce type de cinéma, tout en évoquant le funeste rôle des conquistadors européens.
Inégalement joué (Stéphane Demoustier a choisi beaucoup d’acteurs non professionnels), « La Chaleur » dégage un certain charme dans sa façon de filmer l’adolescence et le désir, mais rate la scène qui fait vriller l’action. À partir de là, on suit avec moins d’intérêt les déboires du héros.
S’il apporte quelques idées horriblement amusantes au récit, dont la comédienne française Souheila Yacoub domine le casting – et fait le job -, on regrette le cumul de poncifs, de situations vues et revues et de manque d’originalité dans ce « Evil Dead Burn ».
Le parti pris – montrer ce passage comme une chaîne à différents maillons – est éloquent et le propos très émouvant. Certaines scènes sont insoutenables par leur violence. Dommage que le jeu de certains acteurs soit outré et la mise en scène parfois artificielle.
Car la mer, les animaux, et même l’île de Maui sont des effets digitaux - donc dessinés sur ordinateur -, dans ce film tourné en partie en studio et à Hawaï. Reste le casting, lui bien réel : si la jeune Catherine Laga’aia a du chemin à faire en termes d’art dramatique, elle chante remarquablement bien.
Le long-métrage comporte quelques longueurs (notamment les scènes en boîte de nuit, purement esthétiques), mais aussi des moments romantiques ou très drôles. Comme cette séquence avec ce père qui regarde ses poules en admirant leur « sérénité »...
Oscillant entre comédie romantique et fresque contemporaine, tout dans ce long-métrage, est bien dosé et on ne s’ennuie jamais. Il croque l’époque avec subtilité. Et cette love story improbable, jamais mielleuse, nous fait du bien.
S’il y a pas mal de bonnes idées dans « Permis de détruire » - le néo corse plus corse que les Corses - le scénario enchaîne malheureusement les clichés et les situations caricaturales.
Outre ce récit vu et revu qui sert la soupe aux préados, « Supergirl » multiplie les fautes de goût : des effets spéciaux tape-à-l’œil qui évoquent des univers mille fois croisés ailleurs, des comédiens qui forcent leur jeu au maximum – que ce soit Matthias Shoenaerts, Jason Momoa ou celle qui incarne l’héroïne, Milly Alcock.
Rien à dire sur la réalisation, visuellement impressionnante, ni sur le jeu des comédiens. Mais la structure du film, avec un début ultra-violent auquel succèdent d’interminables échanges verbaux, répétitifs et guère passionnants durant 1h15, ne pousse guère à s’accrocher au récit qui s’étire au bout de l’ennui...
Comédie quasi-punk, hantée par la nostalgie et les destins qui vacillent, « Un champ de fraises pour l’éternité » suscite, entre deux fous rires jaunes, une jolie dose d’espérance, façon « énergie du désespoir ».