Fallait-il vraiment ressusciter la bande d’agents de stars, au risque de transformer un joli souvenir en copie sans saveur ? Après visionnage, on peut le dire : oui, ça valait le coup.
On sent l’influence de Michael Haneke dans le plaisir à faire souffrir le spectateur, le message surligné et l’impression de pesanteur qui se dégage de l’ensemble.
Est-ce parce que l’idée d’un fantôme communiquant avec un enfant en détresse a déjà été traitée dans l’indépassable film de M. Night Shyamalan : le Sixième Sens ? Ce long-métrage de Christine Paillard laisse un sentiment de « déjà-vu. »
Malgré des conditions de tournage pour le moins inconfortables, Flush affiche une réalisation étonnamment ambitieuse, portée par une superbe photographie, une musique électro énergique et un montage nerveux. Primé dans de nombreux festivals à travers le monde, cet ovni arrive enfin en salles, avec la ferme intention de faire rire, frissonner et, surtout, de retourner la tête de ses spectateurs.
Entièrement centré sur l’histoire d’amour entre ces deux adolescents, ce premier long-métrage de Félix de Givry, connu jusque-là comme acteur chez Olivier Assayas et Mia Hansen-Love, affiche un classicisme qui ravira les amateurs de Claude Chabrol.
Comment se faire écouter des politiques quand on est un scientifique... et comment accepter la part que joue la nature avec son lot de catastrophes dans la vie des hommes? Autant de questions très actuelles qui rendent ce film historique particulièrement passionnant.
Un film euphorisant, dont les vingt premières minutes consacrées aux répétitions sont les plus savoureuses, entre un Noel qui pose les fondations de la tournée, et un Liam fidèle à sa nonchalance, qui se pointe après tout le monde, chante impeccablement, balance une vanne et disparaît. Pour le reste, le documentaire célèbre surtout Oasis de façon élogieuse, entre des extraits de concerts et des portraits de fans, sans aller plus loin dans l’intimité des Gallagher.
Comment réagir, quel regard poser sur un proche que l’on aime mais qui s’est rendu coupable de faits graves ? Le film pose la question de façon frontale, et cherche à interpeller chaque spectateur plutôt qu’à apporter des réponses. Efficace.
La soprano italienne d’origine éthiopienne Mariam Battistelli incarne une Eurydice merveilleuse. Mais pourquoi diable les réalisateurs (Paolo Gep Cucco et l’ancien chanteur, aujourd’hui metteur en scène, Davide Livermore) ont-ils opté pour ces décors numériques dignes d’un jeu vidéo ?
C’est une histoire de sororité comme il y en a des milliers en France, face à la violence des déserts médicaux et celle des hommes, dans un pays qui a enregistré (à la mi-août) 87 féminicides depuis le début de l’année.
Cette approche a permis à ce film indépendant, tourné dans un dialecte régional du sud de la Chine (le teochew), de devenir le troisième plus gros succès en Chine en 2026, et l’un des mieux notés de la décennie dans le pays.
Avec sa sensualité et sa beauté plastique, ce film-ci – adapté de Tre ciotole, un roman de la grande romancière italienne Michela Murgia (Accabadora) – est habité par un magnifique goût de vivre et de créer.
Souvent contemplative, parfois terrifiante, cette libre adaptation du best-seller de Peter Heller nous prouve que Ridley Scott n’a rien perdu de sa maestria visuelle.
Au-delà de sa fluidité narrative, le film du Canadien Jérémy Comte frappe par sa virtuosité de mise en scène avec un sens frappant de la composition du cadre, une capacité à saisir des textures, une ambiance, une sensualité diffuse et une magnifique utilisation du son.
Situé dans des décors naturels époustouflants de beauté glacée, "Fjord" est un thriller familial passionnant tant par son énigme centrale que par sa description minutieuse d’une société déchirée entre deux visions du monde irréconciliables.