Ce deuxième volet prolonge l’esprit du premier film – à savoir un divertissement simple et généreux, qui change agréablement des productions calibrées.
Mais contrairement à ses modèles (on pense à "Short Cuts" de Robert Altman ou "Magnolia" de Paul Thomas Anderson), Élie Wajeman ne réussit pas à maintenir le même niveau d’intérêt d’une histoire à l’autre.
Le Dernier viking joue ainsi un peu trop avec les virages émotionnels pour que l’on parvienne à réellement accrocher à son récit, vécu comme une performance artistique démonstrative plutôt qu’un récit spontané.
Épique, intimidant, parfois terrifiant comme lors de la séquence du Cyclope ou de l’escale chez Circé, ce pavé de 2 h 50 revisite les grands épisodes du texte d’origine, tout en restant un film typiquement nolanien.
Avec de remarquables acteurs non professionnels, la cinéaste brosse un tableau sombre et saisissant, et réussit le portrait d’une femme qui reste malgré tout maîtresse de son destin.
Autre exploit et non des moindres : rendre Omar Sy totalement crédible dans son rôle à total contre-emploi – et rendons grâce à l’acteur d’avoir accepté le challenge. À découvrir.
D’une grande maîtrise technique, il offre aussi des mouvements de caméra acrobatiques et l’inventivité de la mise en scène est constante. Sébastien Vaniček signe un film nerveux et énergique, qui malmène le spectateur pendant près de deux heures : allergiques au genre s’abstenir !
Servi par une photographie soignée (de Paul Sprinz) et deux acteurs magnifiques (Valerie Pachner et Robert Stadlober) Seule la vie est ainsi bien plus qu’une célébration des pouvoirs réparateurs de l’humour.
C’est une petite comédie au goût doux amer, mélancolique et une critique à peine voilée d’une société basée sur le rêve et la frustration. Elle est défendue par trois comédiens qui ont le ton juste et la spontanéité de leur personnage.
Venu au cinéma sur le tard, le réalisateur de « L’Inconnu de la Grande Arche » réussit avec « La Chaleur » un grand film sur l’adolescence. Emblématique de sa démarche d’auteur, ce long-métrage n’en oublie pas le public pour autant.
Là où la bande dessinée touchait par sa sobriété et le traitement pudique de la maladie, Phuong Mai Nguyen y apporte une dimension plus colorée et vivante.
Au-delà des images sur des paysages gorgés de soleil, le réalisateur et le scientifique semblent poursuivre le même objectif : aller plus loin que notre regard pour deviner l’invisible.
Soulagement : le film de Craig Gillespie (ex-réalisateur de Moi, Tonya, dans une autre vie) propose un honorable divertissement sans prétention, certes bancal à plus d’un titre mais beaucoup moins abrutissant que la pochade de Gunn.
Toy Story 5 incite les enfants (et les autres) à délaisser leurs tablettes pour revenir à la vie réelle, avec ses frictions, ses difficultés, sa mélancolie. Petits et grands apprécieront la leçon, administrée avec ce qu'il faut de rire et d'émotion.