De l’Odyssée, Nolan a avant tout voulu retenir matière à allégories, entre réflexions psychologiques et exploitation somptueuse de décors naturels. La rencontre de la mythologie et d’une forme de science-fiction ? L’invitation est à prendre ou à laisser. Du pur Nolan, donc.
Thriller, comédie, peinture familiale, "The Last Viking" coche toutes les cases et en fait l’un des films les plus réjouissants de cette première moitié d’année.
Nourri d’un intriguant travail entre prises de vue réelles et 3D, le paradigme existentiel de Dupieux, qu’il décline à chaque film sans jamais radoter – ce qui en fait le cinéaste non seulement le plus prolifique mais le plus captivant de la France contemporaine – fait mouche, amuse autant qu’il déboussole.
Derrière l’idée de départ faussement farfelue, Cocotte dit beaucoup de choses de la société qui est la nôtre et qui mériterait plus souvent qu’on lui vole dans les plumes…
Car si les (bons) sentiments ne sont pas absents de son déroulé, c’est avant tout par son aspect thriller, ses coffres-forts “décodés” et détroussés à la chaîne, que ce Virtuose fait mouche (...).
[...] un post-adolescent [voit se] réaliser son rêve de voir son “crush” secret de longue date succomber à son prétendu charme. La demoiselle va même faire mieux, soudain obsédée par lui (d'où le titre du film, logique donc), quitte à ce que cela s'accompagne de comportements de plus en plus troublants, voire carrément inquiétants. Un dédoublement de personnalité dont Inde Navarrette, son incarnation à l'écran, s'acquitte à merveille.
En résulte le portrait d'une outsider évoluant tant bien que mal dans une Amérique en marge, qui préfère agir plutôt que de parler, taisant ses bleus à l'âme avec une dignité toute rugueuse. Outre les somptueux paysages du Dakota du Sud, The New West raconte également comment Tunion fait la force... d'autant plus lorsqu'elle est féminine.
Le réalisateur multiculturel va même jusqu’à revendiquer une envie de créer un nouveau genre, le gothic horror maori. Souvent troublant, parfois suffocant – et saignant ! –, Marama sort volontiers des sentiers battus et c’est tout son intérêt.
On aura rarement vu une si belle manière de lier art et érotisme, le tout dans un film jamais prétentieux, empreint d’une poésie aux relents mélancolique.
Le contrat est rempli avec son lot d’effets spéciaux efficaces et “gentiment” gore quand nécessaire, quitte à ce que le scénario flotte parfois un peu trop et des personnages un peu transparents. Ça suffira bien pour accompagner le maxi-pot de pop-corn…
Le documentaire, qui aura mis quinze ans à voir le jour, relève le défi haut la main, tout en comprenant bien vite qu’il chasse un fantôme et ce d’autant qu’il ne reste de Trannoy sinon quelques photos éparses et d’images en Super 8 en plus d’une interview audio. Saisissant.
Pour maintenir cette tension renforcée par l’isolement et le lien à la nature de ses protagonistes, elle sait pouvoir compter par la justesse du jeu de ses acteurs, Céline Sallette en tête (derrière une fausse sécheresse). Sauvage et beau donc.
Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n’y est pas… À cette réserve près qu’en la circonstance, le problème n’a rien à voir avec un canidé hurlant à la pleine lune mais plutôt un monstre dont les envies de fonder une famille et de connaître les joies de la maternité se manifestent par quelques méthodes que l’on qualifiera de peu orthodoxes (...). Elles auront en revanche amplement de quoi contenter les aficionados de Massacre à la tronçonneuse.