On se laisse donc prendre dans les mailles du filet jusqu’à la révélation finale (que l’on pouvait toutefois deviner), la partition du trio Anne Hathaway-Dakota Johnson-Josh Hartnett y étant pour beaucoup. Des points communs avec La Femme de ménage dans la mécanique du trio ? Oh, lui, eh, tout de suite…
Le tout emporté par une prestation gargantuesque de Tom Cruise, rappelant à bon escient que son talent d’acteur ne se résume pas à du muscle et quelques gadgets électroniques. Jouissif.
Qu'il arbore les traits de ce qui fut un homme jadis, plutôt qu'à un monstre issu des profondeurs ne change rien à l'affaire. Au contraire, il en "enfle" l'horreur. Vous montez à quel étage ?
Le film ne tombe jamais dans le pathos et infuse d’un humour calibré, venant saper l’irréfutable d’une réalité accablante, dévastatrice. On en sort remués.
De quoi enrager, se décourager et se dire que l’on serait bien mieux à cultiver des vignes et retaper un studio d’enregistrement en Provence. Ça tient vraiment à rien, des fois…
On l’aura deviné, Primetime ne cherche pas à faire dans la demi-mesure. C’est plutôt à coups de poing dans le plexus que son réalisateur, Lance Oppenheim, déroule la pelote de ses intentions. Le film va jusqu’à mettre mal à l’aise, ce qui est – semble, en tout cas – l’objectif visé, soulevant par la même occasion un geyser de questionnements et de réflexions.
S’enchaîne un ballet de dialogues finement écrits, servant peut-être un aspect théâtral trop appuyé. Le film a néanmoins le mérite de dériver gentiment vers le salace et brise (gentiment) les mœurs du couple.
De l’Odyssée, Nolan a avant tout voulu retenir matière à allégories, entre réflexions psychologiques et exploitation somptueuse de décors naturels. La rencontre de la mythologie et d’une forme de science-fiction ? L’invitation est à prendre ou à laisser. Du pur Nolan, donc.
Thriller, comédie, peinture familiale, "The Last Viking" coche toutes les cases et en fait l’un des films les plus réjouissants de cette première moitié d’année.
Nourri d’un intriguant travail entre prises de vue réelles et 3D, le paradigme existentiel de Dupieux, qu’il décline à chaque film sans jamais radoter – ce qui en fait le cinéaste non seulement le plus prolifique mais le plus captivant de la France contemporaine – fait mouche, amuse autant qu’il déboussole.
Derrière l’idée de départ faussement farfelue, Cocotte dit beaucoup de choses de la société qui est la nôtre et qui mériterait plus souvent qu’on lui vole dans les plumes…
Car si les (bons) sentiments ne sont pas absents de son déroulé, c’est avant tout par son aspect thriller, ses coffres-forts “décodés” et détroussés à la chaîne, que ce Virtuose fait mouche (...).
[...] un post-adolescent [voit se] réaliser son rêve de voir son “crush” secret de longue date succomber à son prétendu charme. La demoiselle va même faire mieux, soudain obsédée par lui (d'où le titre du film, logique donc), quitte à ce que cela s'accompagne de comportements de plus en plus troublants, voire carrément inquiétants. Un dédoublement de personnalité dont Inde Navarrette, son incarnation à l'écran, s'acquitte à merveille.
En résulte le portrait d'une outsider évoluant tant bien que mal dans une Amérique en marge, qui préfère agir plutôt que de parler, taisant ses bleus à l'âme avec une dignité toute rugueuse. Outre les somptueux paysages du Dakota du Sud, The New West raconte également comment Tunion fait la force... d'autant plus lorsqu'elle est féminine.