Michael peut être vu comme le portrait d’un artiste entièrement absorbé par la logique de production capitaliste : c’est l'histoire d'une ascension sans chute, qui ne retient du chanteur que sa facette la plus spectaculaire, celle d'une "making money machine".
Si le film n’est pas dénué de tendresse pour ses personnages, il manque de chair et de consistance dans sa manière de figurer le cheminement de son héroïne jusqu’au cœur du désert tchadien.
C’est surtout par sa manière de faire l’archéologie de ce discours sur la grève du sexe, en le saisissant dans son historicité, que le film se révèle intéressant.
L'intérêt d'Affection affection naît justement de cette dédramatisation qui installe un état d'incertitude déjouant les mécanismes conventionnels du mystère.
Comme souvent, Toledano et Nakache frottent jusqu'à un certain point leur programme comique à une matière politique, voire abrasive, avant de prendre la tangente. C'est toutefois l'intérêt du film : la fuite est ici littérale et devient son sujet.
La trilogie s’achève sur une immense manifestation d’étudiants à la télévision et l’idée d’une transmission. Loin de la démarche centipède de Cassavetes, qui consistait à s’enrouler dans les replis intimes des personnages jusqu’à la crise, Anja Breien part de cette dernière pour s’ouvrir sur un groupe, une époque et une communauté, transformant le drame intime en question politique.
L'inquiétude dans laquelle baigne le film constitue surtout une manière de saisir l’ambivalence mélancolique propre à l’innocence, dont la beauté se déploie toujours dans l’anticipation de sa perte.
Le film s’achève d’ailleurs sans que l’intrigue ait trouvé un point de fuite, la cinéaste décidant de libérer le destin de ses héroïnes des limites de l’intrigue.
Wives 2, l’échappée spontanée se transforme en rituel, tandis que la journée particulière est trouée par toutes les entraves qui n’arrivaient pas à percer la bulle du premier film.
La dynamique du slapstick achoppe sur une autre : celle d'un film conçu comme une vitrine accueillant le maximum de références, de jeux et de licences Nintendo.
Le regard de Borgli feint de se détourner des avatars de la société du spectacle pour, au fond, rejouer la même marotte dans une comédie sentimentale dotée d’un casting cinq étoiles.
Si les détails parsemés ici ou là témoignent de la singularité de la journaliste, le film adopte une forme trop rigide pour rendre véritablement compte de la densité de son existence.