On aime l’esprit, la jeunesse et la fraîcheur de cette pétillante comédie portée par Pauline Clément (de la Comédie-Française). Parfait pour le printemps !
Mélanie Thierry habite bien le flottement de son personnage, sa lente sortie de léthargie, face au bloc de certitudes que joue avec talent Éric Caravaca. On pense parfois aux univers bourgeois dépeints par Chabrol, toxiques mais feutrés, violents mais hypocrites, toujours au bord du fait divers.
Dans son registre de réalisme social, ce film bénéficie beaucoup du contraste entre l'extravertie Shirel Nataf (Mallorie), récemment vue dans Ma frère, et la réserve d'Héloïse Volle (Héloïse). Leur tandem, façon Auguste et clown blanc, fait vivre l'histoire et la rend attachante.
La poésie de L'image porte le récit avec une grâce émouvante, et Grégory Gadebois trouve ici un rôle marquant, qui fait rayonner son talent au-delà del’HexagonE.
Malgré l'absence de dialogues, leur aventure fait naître beaucoup d'émotions, et un certain émerveillement pour la beauté des décors.Du très beau travail.
L'histoire peut sembler mince, mais elle se raconte avec des couleurs, des saveurs,des sourires - bref, du talent. Le réalisateur se focalise sur l'étincelle de vie, de joie, qui peut, malgré tout, subsister dans un pays en difficulté. Cela donne une «rom-com» sucrée, mais avec du sucre de qualité.