Oui, "Le Diable s’habille en Prada 2" a été pensé pour plaire aux puristes de la première heure. Oui, c'est un excellent divertissement qui plaira sans doute un peu tout le monde.
[...] un film qui a autant de recul sur le personnage qu'il dépeint qu'un fan edit et dont la seule mission semble de redonner un coup de fouet aux ventes et aux streams de ses albums.
Cette tension, entre le désir d'un nouveau héros populaire et les réalités sombres et imprévisibles de ce que cela implique, transforme ce qui est par ailleurs un bon film policier, bien mis en scène, en quelque chose qui communique parfaitement avec son époque.
Porté par une distribution impériale (ajoutons les présences essentielles de Pierre Lottin et de Alexis Rosenstiehl, formidable en grand frère cool), le film, aussi drôle qu'émouvant, réussit l'exploit d'être plus qu'une simple bulle de nostalgie — dans une époque qui en dégueule.
On rit de bon cœur à plusieurs reprises, et visuellement, c'est plutôt réussi : quels que soient les emplois flous qu'occupent ces personnages dans le monde des médias, ils évoluent dans des pièces magnifiquement éclairées, avec des garde-robes bien fournies. Mais avec tout ce talent emmagasiné, j'aurais aimé être beaucoup plus touchée.
Le duo Phil Lord-Chris Miller retrouve le cinéma en prise de vues réelles avec Projet Dernière Chance, une épopée spatiale sensationnelle portée par Ryan Gosling.
À la frontière du cinéma des frères Farrelly et de Quentin Dupieux, le long-métrage étrange et très drôle de Nicolas & Bruno, réalisateurs en 2008 de La personne aux deux personnes et visiblement obsédés par le motif du double, ressemble à un cauchemar pour les détracteurs de Laurent Lafitte : le comédien ne semble jamais quitter l’écran.
Mêlant le thriller parano à une réflexion sociétale sur les rapports que nous entretenons à ces prédicateurs qui s'incrustent dans nos smartphones, Gourou expose un monde qui ne sait plus en qui ou quoi croire. Niney livre ici l'une de ses prestations les plus inquiétantes et habitées, affirmant un peu plus son goût pour des personnages de vampires paradoxalement très attirés par la lumière du jour.
Pour la première fois de la trilogie, le réalisateur de 71 ans abandonne l'ambiguïté de ses personnages pour plus de confusion et un résultat qui a de quoi laisser sceptique. Le spectacle d'"Avatar : De Feu et de Cendres" n'en reste pas moins grandiose par endroits, bouleversant dans ces fulgurances, mais délesté de l'humanité et de l'espérance qui transparaissaient dans les deux précédents opus.
On a craint que Smashing Machine serait un retour dans le rang d'un des réalisateurs les plus créatifs du cinéma américain de ces dix dernières années, prêt à empiler des statuettes à Hollywood aux côtés de sa superstar, mais le film est heureusement tout autre : flottant, mélancolique, capturant parfois son héros dans un état de si grande vulnérabilité (...).
Pas de quoi faire d'Omar Sy un love interest d'un nouveau genre pour le moment mais French Lover reste un galop d'essai intéressant qui rappelle que l'acteur césarisé n'hésite pas à mouiller la chemise, pour les beaux yeux du cinéma.
Le long-métrage de Paul Thomas Anderson n'est à ce titre pas seulement le plus ambitieux de sa carrière mais aussi son plus émouvant et, paradoxalement dans un moment où son pays semble au pied du mur, son plus ouvertement optimiste. C'est un film que l'Amérique d'aujourd'hui ne mérite pas mais qu'elle devrait saisir, comme un souffle de vie inespéré.
La seconde moitié est un peu moins drôle, s'enlisant dans l'inévitable besoin d'une "intrigue" et s'orientant momentanément vers des séquences oniriques surréalistes.
En gardant son récit à une échelle humaine et sa forme presque anodine, en dépit de ses enjeux grandiloquents, Évanouis constitue également un acte de résistance à un cinéma hollywoodien qui a perdu tout ancrage avec le réel, ne convoite que les étoiles, le passé ou le futur, délaissant l'innocence enfantine qui pouvait émaner de ses récits les plus brutaux.
Avec son Superman, James Gunn réussit le pari impossible de rendre l'Homme d'acier à nouveau excitant et installe un comédien très convaincant dans son costume : David Corenswet.
Y a-t-il quelque chose de particulièrement nouveau ? Pas vraiment. Nous savons maintenant à quoi ressemblent les films Jurassic. Il n'y a pas grand-chose à faire pour innover sur le modèle des films de dinosaures. Mais ce qui manque à Renaissance en termes de renouvellement, il le compense avec de la beauté et des sensations fortes.