Une comédie ado qui part sur un concept aussi prometteur que casse-gueule : quatre lycéens de 17 ans à Marseille héritent de 17 millions d’euros à la loterie. Problème : légaux, ils ne peuvent encaisser le billet… et évidemment, les ennuis ne tardent pas à se pointer.
Le résumé en vitesse ?
Tout part en vrille dès le départ. Le groupe se retrouve sur un yacht, tente des plans hasardeux pour toucher le jackpot, et entraîne leur prof puis une camarade majeure dans leurs combines. Entre chantage, détournements et plan machiavélique
, la tension est présente… mais trop scriptée pour vraiment décoiffer.
Ce qui frappe d’abord, c’est le casting : Abraham Wapler, Malou Khebizi, Sara Gançarski, Calixte Broisin-Doutaz, une vraie bouffée d’air frais français, ou marseillais, bien dirigés par Igor Gotesman (déjà derrière Five et Fiasco) — on retrouve son goût pour les bandes soudées, les dérapages et l’humour brutal.
Mais voilà le hic : les personnages sont souvent rayés trop vifs, leurs décisions abracadabrantesques, caricaturales. On ne se lie pas vraiment à eux — trop bêtes pour être attachants, trop maladroits pour émouvoir. Et le ton oscille sans conviction entre comédie déjantée et chronique d’adolescent en crise, ce qui nous laisse souvent froid.
À cela s’ajoute un rythme inégal. Le démarrage est énergique, avec les premiers dilemmes ados, achats fous et vannes potaches. Mais dès le troisième épisode, ça patine : chantages trop faciles, retournements téléphonés, galères rebattues… On attendait de la folie assumée, mais on reste souvent en-deçà, avec un sourire timide au lieu d’un éclat de rire franc.
La réalisation, elle, reste compétente. Cadrages nets, Marseille bien restituée (plages, écoles, cités), narration visuelle compréhensible. Le hic ? Il manque cette dose de chaos authentique qui aurait transformé l’ensemble en comédie franche et décomplexée.