Dans l'ombre des Tudors
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cameradine
cameradine

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Critique de la série
4,5
Publiée le 1 février 2016
Je ne sais par quoi commencer pour faire les louanges de cette passionnante mini‑série. La qualité du scénario peut-être. Wolf Hall ne revisite pas l'Histoire, mais donne à la voir autrement : les faits sont véridiques, mais nous adoptons ici le point de vue de Thomas Cromwell. C'était osé de la part de l'auteure des romans, Hilary Mantel, d'adopter la subjectivité de l'éminence grise d'Henri VIII, perçu habituellement comme un homme mauvais (imaginez le public français obligé de s'identifier au cardinal de Richelieu, lui aussi précédé d'une sale réputation !). Son portrait romancé est-il crédible au regard de l'Histoire officielle ? J'avoue que cela m'interpelle tout de même un peu. Mais après tout je ne suis pas versée en histoire de la Renaissance, et peut-être la vérité se situe-t-elle entre le portrait à charge que font la plupart des historiens de Cromwell et celui, plus positif, qu'en font la romancière et le scénariste. Quoi qu'il en soit, si l'on considère Wolf Hall comme une fiction à part entière, cela donne une formidable étude du pouvoir qui comporte de nombreuses résonances avec notre époque, et qui présente une galerie d'excellents personnages. Si dans les romans (Wolf Hall et Bring up the bodies) Cromwell est le narrateur, la série n'use point de ce procédé éculé au cinéma et à la télévision, mais le protagoniste est de (presque) toutes les scènes. Et il s'avère être un personnage beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît au premier abord. De basse extraction, il ne doit sa réussite qu'à son intelligence et à son charisme. Pas un charisme flamboyant (il n'est pas un jeune premier), il incarne plutôt « la force tranquille ». Nul ne saurait dire quelles pensées se cachent derrière le visage souvent impassible de cet homme de l'ombre, derrière ces regards soutenus et énigmatiques (une fois arrivé au bout de la série, on ne peut s'empêcher de se demander si on a bien interprété la signification de certaines scènes – par exemple, son intérêt pour Jane Seymour). Il n'a pas besoin d'utiliser la force pour impressionner ses adversaires, il lui suffit de quelques phrases habiles pour que ceux-ci perçoivent la menace et soient décontenancés. Il est intraitable, mais en même temps on sent qu'il a conscience de franchir la ligne rouge. Condamner la reine de manière aussi déloyale le répugne, mais il craint la versatilité du roi Henri, qui peut très bien le vouer lui aussi au billot s'il n'agit pas selon sa volonté (le dernier plan est à cet égard on ne peut plus éloquent). Mais Cromwell est un « survivor », depuis son plus jeune âge. C'est donc un personnage pétri de contradictions, car il est à la fois moderne (favorable à ce que la Bible soit accessible dans les langues vernaculaires, révolté par la dépravation des prélats et des moines…) et serviteur d'un despotisme archaïque. Son engagement pose question, et en même temps ce Cromwell est attachant (il dégage une certaine douceur malgré la dureté dont il est capable, c'est un bon père de famille). Un personnage des plus subtils, magistralement incarné par Mark Rylance. Tous les personnages sont traités avec la même exigence. Damian Lewis, dans le rôle d'Henri VIII, est certes inquiétant, mais montre une certaine vulnérabilité. Claire Foy est une Anne Boleyn arriviste, souvent méprisante, mais qui finit par susciter l'empathie. Thomas More (joué par Anton Lesser), qui refuse de cautionner l'autorité qu'Henri s'est octroyée en matière religieuse et le mariage avec Anne Boleyn, est également ambigu, et ses scènes d'affrontement intellectuel avec Cromwell sont déroutantes. L'intrigue est très dense (je dois dire que j'ai eu un peu de mal à m'y retrouver dans les personnages), d'autant qu'il n'y a pas beaucoup d'action au sens spectaculaire du terme (ce dont on se rend à peine compte !), mais c'est magnifiquement filmé. L'éclairage à la bougie, qui donne une impression de réalisme extrême et offre de magnifiques clairs obscurs, la reconstitution des décors et des costumes, donnent l'impression d'évoluer dans un tableau d'époque. La musique est belle. La mise en scène parfaitement maîtrisée. C'est une franche réussite.
vrecuim
vrecuim

12 abonnés 147 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 2 mars 2015
Presque une note maximale parce qu’il est rare de voir une série télé avec un éclairage naturel : par lumière du jour dans les intérieurs, et par les bougies dans les intérieurs la nuit. On est tellement habitué à la fée électricité qui verse 24h sur 24 et 7 jours sur 7 son écrasant éclairage qu’on a peine à croire qu’il était avant possible de vivre sans cette « modernité ». Les comédiens sont excellents, les décors dans ces éclairages font authentiques comme pas possible ! Cette mini série à thème politique dés le début laisse entrevoir notre complexe époque actuelle.
mahtan-ancalimon
mahtan-ancalimon

41 abonnés 651 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 25 février 2016
Wolf Hall est une série qui retrace l'ascension fulgurante de Thomas Cromwell. La série est analogue à celle de "Tudors", plutôt centré sur l'avocat du Roi Henry, cette vision est beaucoup plus dramatique et réaliste que la série sur le roi: les vêtements, l'ambiance, le jeu des acteurs, ... tout est de très bonne qualité.
Mark Rylance et Damian Lewis offre un jeu très intéressant et réaliste, cela appui encore plus l'ambiance de l'époque. Wolf Hall est un exemple de série ambitieuse et réussit.
sylvio41
sylvio41

16 abonnés 255 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 8 février 2016
Une série historique de très grande qualité comme les Anglais savent les faire, portant sur la même période et les mêmes personnages et intrigues que la non moins excellente série « Les Tudors ». On ne peut donc s’empêcher de comparer les deux séries et Wolf Hall a pu au moins égaler sa médiatique prédécesseuse en utilisant des choix de réalisation radicalement opposés mais tout aussi efficaces, en ayant su créer son univers propre, certainement plus proche de la réalité historique. On retrace la quête royale d’un héritier mâle qui entraîna la rupture avec Rome et la mise en place de l’église anglicane, mais ici on ne se concentre pas sur le personnage d’Henri VIII, joué par un Damian Lewis très inspiré par le personnage, loin du beau gosse hystérique interprété par Jonathan Rhys-Meyers, mais sur son obscur conseiller, Thomas Cromwell, fils de forgeron qui sut profiter de ses talents d’homme d’affaires, d’avocat et de fin négociateur pour parvenir au sommet de l’appareil d’Etat et jouer un rôle déterminant dans le contexte historique de l’époque. Inspirée des romans d’Hilary Mantel, la saison 1 nous montre les années d’ascension de Cromwell, de la chute de son protecteur le cardinal Wolsey jusqu’à l’exécution d’Anne Boleyn (1529-1536), années déterminantes où Cromwell parvint, par goût du pouvoir et par cupidité, à se rendre indispensable en supprimant tous les garde-fous qui restreignaient les pouvoirs du souverain, s’exposant du même coup à l’arbitraire des décisions royales. Comme dans toutes les productions historiques britanniques, on retrouve une magnifique reconstitution des décors et costumes d’époque avec un souci poussé du détail. Peter Kosminsky a fait des choix surprenants mais réussis, comme le fait de filmer caméra à l’épaule, ou encore l’éclairage naturel et à la bougie, tel qu’il était à l’époque, créant une atmosphère plus intimiste et magnifiant les expressions des acteurs au jeu épuré, tel Mark Rylance, habitué aux prestations théâtrales, particulièrement convaincant. La musique n’est pas omniprésente, toujours d’époque et bien choisie. Là où la différence avec « Les Tudors » est la plus marquée est, outre l’absence de sexe et de sang, le rythme qui est ici très lent, limite contemplatif, qui peut rebuter si on ne s’accroche pas. De même, les éléments du contexte historique sont loin d’être exhaustifs, ce qui peut être déroutant si on ne maîtrise pas la chronologie de cette période, car ici le réalisateur ne s’intéresse qu’à ceux qui ont joué un rôle important dans le parcours personnel de Cromwell. On attend en tout cas avec impatience la deuxième et dernière saison, celle de la chute du courtisan, qui devrait tenir ses promesses.
Cuzion
Cuzion

33 abonnés 215 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 6 juin 2016
C’est typiquement le genre de série que je n’aurai pas forcément regardé il y a pas mal d’années de cela mais là, quelque chose m’intriguait dans la bande annonce diffusée par Arte.
Alors, il est vrai que si l’on cherche l’adrénaline, ce n’est pas ici que l’on va trouver son bonheur. C’est même plutôt l’inverse, tout est très pausé.
Ici, on s’approche beaucoup plus d’une recherche psychologique du drame et d’un esthétisme réaliste de la situation. Pour cela, Wolf Hall est parfait et c’est ce qui m’a fait m’y accrocher.
On est dans les affaires d’Etat sans grandiloquence, tout en logique et en mesquineries qu’elles peuvent être.
Les décors, les costumes, la lumière et l’ambiance ajoutent à l’immersion du spectateur au cœur de cette cour royale d’Angleterre. Avec ce genre de série, je me dis vraiment « que ça devait être ça à l’époque ». Alors oui, ça n’est pas romantique ou fantastique, ça ne fait pas rêver mais je ne pense pas qu’une vie à la cour faisait rêver. Ça devait jouer gros dans tous les couloirs et préparer se coups aux moindres recoins.
C’est là que le jeu des acteurs (surtout le principal, Mark Rylance) est bon. On voit dans leurs expressions tout ce qui peut se tramer dans leurs têtes, les répliques ne servent pas dans plusieurs scènes, aucune musique, tout se joue dans les regards.
Pour tout ça, Wolf Hall est une grande série, en plus, une seule saison de 6 épisodes permet de pleinement s’immerger dedans et de se dire que cette ambiance ne sera pas gâchée par une suite. Donc, à voir.
Louis-Philippe de la Rochefoucauld
Louis-Philippe de la Rochefoucauld

24 abonnés 48 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 16 novembre 2021
Scénario impeccable, Acteurs extraordinaires, musique sublime et adaptée à l'époque et l' est image extrêmement travaillées , et filmé à la bougie très rare pour une série.

Mark Rylave est Thomas Cromwell, son est jeu d'acteur est époustouflant, son regard , son silence exprime tellement de choses...
Claire Foy Joue à ma connaissance une reine pour une première fois , car ensuite
c'est elle qui interprèteras Elizabeth ll dans la série
The crown .
Anne Boleyn est extrêmement bien interprétée sans oublier Henry VIII interprété par Damien Léwis de façon remarquable.
Tous les autres acteurs font également extrêmement bien le job.

De Plus, en qualité d'historien j'ai trouvé peu d'erreurs historiques. Pour ma part, c'est une vraie reconstitution , travaillée, réfléchis.

Seul le cercueil visible dans la série destiné a Anne Boleyn n'est pas véridique,car le gouvernement a l'époque n'avais pas prévu de cercueil et sa tête et son corps fut placé dans une caisse de flèches .

Mais cela reste un détail, j'ai rarement vu une série historique aussi bien aboutie et réalisée.

Un monde, une galaxie, un univers entre notre Germinal pitoyable version française 2021.

En revanche nous avons eu de série de qualité similaire en France comme L'allée du roi par exemple.

Vous l' aurez compris, cette série est un chef-d'œuvre, je voulais recommande plus que vivement.
Daniel Schettino
Daniel Schettino

31 abonnés 241 critiques Suivre son activité

Critique de la série
0,5
Publiée le 20 octobre 2017
Encore une série sur Henry VIII d'Angleterre ! Cela frise l’obsession. Je ne vois aucun intérêt à voir une histoire qu'on connait par cœur, tant les films et les séries auront été nombreux sur la vie de ce roi sanguinaire qui a opprimé son peuple avec la persécution et le massacre de centaines de catholiques, la perte irrémédiable du patrimoine anglais avec la destruction de nombreux monastères et églises catholiques, saccagés et brûlés. Et comment évaluer le vol et le disparition d'objets de grandes valeurs qui appartenaient à l'église catholique anglaise ? A part les Anglais qui vouent toujours un culte assez incompréhensible pour ce roi brutal, on se demande pourquoi en France sommes-nous obligés de subir ces innombrables séries et films ? La diffusion de "Dans l'ombre des Tudors" par Arte n'apporte rien de plus hélas, puisque les scénaristes tempèrent le rôle de Thomas Cromwell, alors qu'il était un des rouages acharnés de ce régime impitoyable. Alors que des dizaines de séries venant du monde entier ne sont jamais diffusées à la télévision française on nous sert encore cet épisode tragique de l'histoire anglaise en n'apportant aucune analyse critique. Mais de grâce sommes-nous obligés de suivre encore ces histoire édulcorées (presque romantiques) d'un cruel despote qui faisait régner la terreur dans son pays ? Et je ne parle même pas du triste sort réservé à ces femmes, Catherine d'Aragon, carrément recluse jusqu'à sa mort (donc emprisonnée), Anne Boleyn et Catherine Howard décapitées. A l'époque il n'y a avait pas le hashtag "Balance ton porc". Le jour où il y aura une série sans concessions, une série qui regardera enfin l'histoire en face, droit dans les yeux, on pourra se dire enfin que les Anglais ont fait un grand pas pour examiner cet effroyable règne.
Agnes L.
Agnes L.

227 abonnés 1 994 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,5
Publiée le 29 août 2025
C'est une bonne série anglaise, assurément même si j'ai préféré la série « Les Tudors », moins austère. Les anglais arrivent parfaitement à recréer ce 16ème siècle avec les décors, les costumes, les figurants et les éclairages. Bonne maîtrise de la mise en scène également et côté interprétation, rien à redire. Pourtant, je fais une grosse réserve sur la présentation de Thomas Cromwell et d'Henri VIII. Physiquement, ils n'étaient beaux ni l'un ni l'autre si l'on en juge par leurs portraits or les acteurs Mark Rylance et Damian Lewis ont des physiques avantageux. Certes, ce n'est pas essentiel mais ce qui l'est davantage, concerne leurs personnalités qui apparaissent autrement plus positives et sympathiques que l'histoire ne le révèle. Henri VIII n'était pas un monarque débonnaire et agréable à vivre mais un roi ivrogne, narcissique, sadique et coupeur de têtes au sens littéral. Quant à Thomas Cromwell, il est dépeint comme un homme fidèle à ses maitres et affable alors qu'il était surtout opportuniste, magouilleur et sans scrupules. Cet enjolivement par les anglais de leur propre histoire m'empêche de mettre une note plus élevée.
Gwode1
Gwode1

3 abonnés 12 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 29 janvier 2016
Excellente série comme les anglais peuvent en faire. La photographie est splendide. Superbe jeu d'acteur de Mark Rylance.
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
4,0
Publiée le 31 janvier 2016
Cette série de qualité aborde l’histoire du roi Henri VIII sous un angle nouveau, plus intime, voire plus intimiste que ce qui nous a été donné de voir. Les costumes, les décors, les éclairages, la reconstitution réaliste d’une époque sont ce qu’il y a de plus spectaculaire. L’action est essentiellement politique. Il y entre beaucoup d’analyse psychologique, ce qui donne une dimension humaine rare aux personnages et du sens à leurs attitudes, actions et comportements. On y suit pour l’essentiel le parcours de Thomas Cromwell, fils d’un forgeron qui aura, grâce à son intelligence et à son savoir-faire de juriste, l’heur de plaire à ce roi tourmenté et instable dont il deviendra le conseiller privilégié. L’ascension de Cromwell correspond précisément à celle d’Anne Boleyn, qu’il accompagne dans son ambition de devenir reine d’Angleterre en profitant de la relégation de Catherine d’Aragon déchue pour n’avoir pas su donner d’hériter au souverain. Henri VIII et Anne Boleyn sont des personnages cadrés aux personnalités bien trempées, merveilleusement interprétés. Pour une série télévisée, j’aurais souhaité que le personnage central de Cromwell eût plus de relief et d’affirmation bien que sa discrétion cauteleuse et craintive, son effacement même, correspondent probablement à ce qu’on pouvait percevoir de lui. Plutôt que de limiter le personnage à ses attitudes et comportements en retrait, j’aurais aimé qu’on pousse un peu le curseur de la personnalité profonde pour apporter un éclairage plus marqué sur les aspects de l’ambition, de l’orgueil, du calcul, de la cruauté et du cynisme de l’individu, trop en filigrane dans la réalisation.
w kzw
w kzw

12 abonnés 111 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,5
Publiée le 26 août 2025
Une série lente et fade aux antipodes de Les rois maudits.
Bien filmée mais soporifique, avec peu de scènes extérieures, des personnages peu ressemblants physiquement et moralement aux réels protagonistes.
La cruauté des uns et des autres est peu montrée ainsi que la réalité.
Le scénario et la caméra restent pudiques sur les corps, les sentiments, les exécutions.
La cruauté de Henry VIII et de Cromwell est adoucie par les propos et les perpétuels retours en arrière, l'absence du traitement réel des femmes et des condamnés. On dirait qu"''ils partent tous en exil ou en week end dans des résidences .
La renaissance mal vue d'un point de vue historique et dramatique.
12 épisodes lents où l'obscurité est bienvenue dans les scènes filmées et absente dans les faits.
une renaissance dans des temps bien obscurs et cruels, peu mise en exergue.
Maryse P.
Maryse P.

10 abonnés 91 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 20 décembre 2021
j'ai adoré cette série, déjà parce qu'elle m'a permis de mettre un visage sur les personnages du roman d'Hilary Mantel, et par conséquent de relire ce merveilleux roman avec plus de plaisir ... l'histoire de Cromwell me fascine depuis longtemps et je remercie Marc Rylance de lui avoir donné vie aussi magnifiquement , les autres acteurs sont parfaits également ... chef d'oeuvre absolu pour moi !
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 245 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 14 mars 2018
Très bonne interprétation des romans de Hilary Mantels permettant de connaître un personnage entre deux monde : entre le Moyen-Age qui disparaît dans le gothique, la Renaissance naissante et la Réforme triomphante, entre la royauté et le pape, entre la petite île qui s'affirme et le continent arrogant, entre un roi obsédé par sa descendance et des femmes qui souvent l'aiment, entre la prospérité déjà bourgeoise des affaires, la peste qui tue en masse, la brutalité des nobles et la pauvreté atroce du peuple, dans un monde où le coup de hache est vite parti. Claire Foy en Anne Boleyn est magique comme toujours. Damian Lewis en conseiller Cromwell (l'oncle du révolutionnaire) respire l'intrigue et l'intelligence de son siècle.
Topaze87
Topaze87

10 abonnés 633 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,0
Publiée le 22 août 2025
Une mini-série historique qui bénéficie d’une mise en scène soignée et d’une belle reconstitution mais qui en contrepartie souffre de sa lenteur.
Gil D.
Gil D.

1 abonné 37 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 22 août 2025
Voici une série d'une haute qualité historique brossant des intrigues de cour sous le roi Henry VIII d'Angleterre, on ne s'y ennuie pas et les acteurs jouent à la perfection, en particulier le héros Cromwell, le roi magnifiquement interprété, Ann Boleyn pétillante et puissante face à son destin tragique. Les costumes sont bons, le souci du détail de l'ameublement et des objets très recherché, l'ensemble est très réussi avec de l'émotion et on entre dans les personnages. En plus pour une fois contrairement à d'autres réalisateurs "modernistes" et anti historique on ne voit pas de chevaliers joués par des acteurs africains ou asiatiques, pas de princesses de couleur dans cette vieille Angleterre du XVIe siècle comme tant d'anachronismes servis par des réalisateurs qui font fi de l'histoire, ici l'historien s'y retrouve, vous lisez l'Henry VIII de chez Fayard en action. Seul petit reproche on aurait pu filmer quelques scènes de tournois ou de batailles comme autour de Calais, le camp du drap d'or, des chevaliers en armure aux chevaux caparaçonnés (les musées d'Angleterre regorgent de pièces conservées), un extrait de lecture de poèmes de l'époque, des scènes d'amour plus osées; Très bon cinéma.